Ugo Attardi

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Ugo Attardi
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RomeVoir et modifier les données sur Wikidata
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Distinction

Ugo Attardi (né le à Sori, dans la province de Gênes, en Ligurie et mort le à Rome) était un peintre, sculpteur et écrivain italien du XXe siècle.

Biographie[modifier | modifier le code]

Ugo Attardi est né à Sori, dans la province de Gênes, le 12 mars 1923. Son père, secrétaire du syndicat des travailleurs maritimes de Gênes, traqué par le fascisme, s’enfuit en Sicile, son pays natal, avec sa famille, pour y être aussitôt jeté en prison. « J’ai passé ma première enfance dans une bourgade de la province d’Agrigente : ce temps de l’enfance est scandé par d’innombrables crimes. Un de mes oncles, instituteur, est assassiné ; au couvent de la bourgade, depuis toujours les moines complotent le meurtre du prieur, et le nouveau prieur élu, organisateur du meurtre, subira le même sort des mains d’un autre prétendant ». Quelques années plus tard il s’établit, avec sa famille, à Palerme où il fréquente le Liceo Artistico. En 1941 il s’inscrit à la Faculté d’Architecture qu’il ne peut fréquenter à cause de la guerre. Jeune encore, et lui-même grand malade, il voit mourir de tuberculose son père. En 1945 il laisse l’Académie des Beaux-Arts, où il s’était inscrit l’année précédente, pour s’établir à Rome où il commence à peindre. « Le débuts à Rome ont été très difficiles. C’était une période de grandes fatigues, pleine d’expédients ; tout cela a été du en partie à mon caractère. Je ne savais pas naviguer sur le vagues de ce monde, j’étais orgueilleux et en même temps timide ». En 1948 il crée le mouvement marxiste d’art abstrait « Forma Uno », avec C. Accardi, P. Consagra, P. Dorazio, M. Guerrini, C. Maugeri, A. Perilli, A. Sanfilippo, G. Turcato. Cette expérience ne dure pas longtemps ; il s’agit plutôt d’une période de recherche nécessaire ; mais sa nature le pousse vers d’autres réalités et d’autres visions.

Les années 1950[modifier | modifier le code]

En 1952 et en 1954 il participe à la Biennale de Venise. Ses deux expositions romaines, en 1951 auprès de la Galleria Pincio et en 1956 auprès de la Galleria Tartaruga connaissent un très grand succès. Durant ces mêmes années Attardi commence son travail de graveur qui fait de lui un des graveurs italiens les plus complexes et le plus significatifs par sa maitrise du dessin et la force des contenus. En 1958 il collabore à « Città Aperta », magazine de politique et de culture et, à partir des premières années 1960, il participe à de nombreuses expositions en Italie et à l’étranger : Prague, Moscou, Los Angeles, Londres, Paris, Berlin, New York.

Les années 1960[modifier | modifier le code]

En 1961 il crée le mouvement « Il Pro ed il Contro » avec d’autres artistes et critiques d’art et il en participe à toutes les expositions jusqu’en 1965, année où le groupe se sépare. Après un séjour en Espagne, en 1965, il décide de relire les classiques de la littérature espagnole, et d’étudier les raisons de la chute de ce grand empire. Durant cette période s’annoncent les thèmes qu’il traitera par la suite dans son œuvres de sculpteur : la conquête, l’abus du pouvoir, le voyage. En 1968 Attardi crée ses premières sculptures en bois : sa première œuvre est le basrelief « Addio Che Guevara ».

Les années 1970[modifier | modifier le code]

Sa familiarité avec l’emploi d’autres langages le pousse à écrire, entre 1964 et 1967, le roman « L’Heritier Sauvage » publié en 1970 presque confidentiellement, mais aussitôt repéré par la critique et couronné par le jury littéraire le plus exigeant d’Italie, à l’unanimité, avec le Prix Viareggio en 1971. Le roman a été réédité en Italie par Rizzoli et, en France, par Robert Laffont. Dans cette même période il commence à travailler au premier des groupes en bois « L’arrivo di Pizarro», qu’il terminera en 1971. L’allégorie de la conquête du Nouveau Monde continue avec « Cortés et la beauté de l’Occident » (1974/1976) et avec le « Retour de Cristobal Colon » (1974/1980). Son œuvre graphique ainsi que ses sculptures dénoncent le thème complexe de la violence à côté de laquelle on retrouve toujours des créatures belles et parfaites, empreintes d’un incomparable mystère. À partir des premières années 1970 on trouve de nombreuses œuvres coulées en bronze. En 1978 est de nouveau invité à la Biennale de Venise.

Les années 1980[modifier | modifier le code]

En 1982 il expose à la Foire internationale d'art contemporain de Paris. En janvier 1983 le Centre Georges Pompidou consacre une manifestation et un ballet à ses sculptures. Les expositions personnelles se succèdent durant ces dernières années : en 1983 à Paris, en 1984 à la Galerie MR de Rome, en 1985 à Nice. Cette même année une grande rétrospective est organisée dans les salles du Musée de Palazzo Barberini à Rome. En 1986 et en 1987 il expose à l’Icaf de Londres et à l’Expo International d’Art Contemporain de Milan. En 1987 il réalise le monument « Pour la liberté » commandé par la UIL (Union italienne du travail) . En 1988, Attardi expose à la Gallery A Ginza de Tokyo. Une collection permanente a été constituée auprès du Yano Research Center de Tokyo. En 1989 il réalise le « Vaisseau de la Révolution », hommage italien au bicentenaire de la Révolution française, exposé à Rome sur la terrasse du Pincio et, ensuite, à Paris, dans l’Institut français d'architecture[1].

Ugo Attardi est mort le à Rome.

Expositions personnelles[modifier | modifier le code]

Œuvres dans des musées[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

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Grand Officier de l'Ordre du Mérite de la République italienne[2]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. La Révolution française, une idée pour une grande sculpture, suivi de Vincenzo Consolo: Part un vaisseau, traduit par Maurice Darmon, Catalogue de l’exposition Le Vaisseau de la Révolution, à Paris, septembre 1989, Carte segrete, Rome 1989.
  2. (it) [1] sur quirinale.it

Liens externes[modifier | modifier le code]