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Tyran quiquivi

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Pitangus sulphuratus

Tyran quiquivi
Description de cette image, également commentée ci-après
Pitangus sulphuratus
Classification COI
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Classe Aves
Ordre Passeriformes
Famille Tyrannidae

Genre

Pitangus
Swainson, 1827

Espèce

Pitangus sulphuratus
(Linnaeus, 1766)

Répartition géographique

Description de l'image Pitangus sulphuratus map.svg.

Statut de conservation UICN

( LC )( LC )
LC  : Préoccupation mineure

Le Tyran quiquivi (Pitangus sulphuratus) est une espèce de passereau de la famille des Tyrannidae, native de l'écozone néotropicale. C'est la seule espèce du genre Pitangus.

Le nom latin de genre Pitangus vient de pitanguá, nom donné à l'oiseau par les Amérindiens Tupis. C'est un des oiseaux les plus populaires du Brésil et de la Guyane où il occupe les villes et les jardins du littoral[1].

Description

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L'oiseau mesure environ 22 ou 23 cm. Sa poitrine et son ventre sont jaune vif. Cet oiseau porte un bandeau blanc au-dessus de l'œil. Il ne présente pas de dimorphisme sexuel.

Son chant trisyllabique permet de l'identifier facilement. Il est aussi à l'origine de son nom vernaculaire dans bien des langues : bem-te-vi (Brésil), kiskadi (Portugal), kiskadee (en anglais). Son chant peut toutefois être bisyllabique ou monosyllabique. Écouter le chant

Les chants varient suivant les régions ce qui peut expliquer la variation des noms donnés localement à l'espèce.

C'est l'un des oiseaux néotropicaux qui chante en premier le matin.

Répartition

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Son aire s'étend à travers l'Amérique latine.

Reproduction

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un tyran quiquivi bravant un faucon

Le nid est fait de paille et de brindilles sur les branches d'arbres touffus. Dans les zones urbaines, l'oiseau peut utiliser aussi du papier, du fil ou du plastique et nicher dans les cavités des poteaux électriques. Sa forme est sphérique (25 cm de diamètre) avec l'entrée dans la partie supérieure.

La femelle pond environ 4 œufs blancs et allongés qui jaunissent rapidement. Le couple assume la couvaison.

L'espèce est monogame. Le territoire est vigoureusement défendu pendant la période de nidification. Il est fréquent de les voir faire des piqués sur les oiseaux de proie.

Alimentation

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un tyran quiquivi se désaltérant

Son alimentation est variée. L'oiseau peut consommer des centaines d'insectes par jour mais aussi des fruits (bananes, papayes, pommes, oranges, cerises de Cayenne...), des œufs d'autres oiseaux, des vers, de petits serpents, des lézards, des crustacés, des alevins des rivières et des lacs peu profonds. Il se nourrit également des parasites (tiques) des bovins. C'est aussi un prédateur des abeilles pouvant nuire à l'apiculture. Bien qu'il soit plus fréquent de le voir capturer des insectes au sol, il peut aussi les attraper en vol. Il attaque aussi le nid d'autres oiseaux comme le Sucrier à ventre jaune (Coereba flaveola).

Il joue un rôle important dans la dispersion des semences.

Dans certaines régions il lui arrive de migrer.

Espèce voisine

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Une espèce proche, Philohydor lictor, a parfois été placée dans le genre Pitangus. Elle est à présent dans le genre Philohydor selon la classification de référence (version 3.5) du Congrès ornithologique international[2] et le genre Pitangus reste ainsi monospécifique.

Sous-espèces

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Selon la classification de référence du Congrès ornithologique international ()[3] il se répartit en dix sous-espèces (ordre phylogénique) :

  • P. s. texanus van Rossem, 1940 — est du Texas et du Mexique ;
  • P. s. derbianus (Kaup, 1852) — ouest méso-américain ;
  • P. s. guatimalensis (Lafresnaye, 1852) — du sud du Mexique à travers l'Amérique centrale ;
  • P. s. rufipennis (Lafresnaye, 1851) — littoral colombien et vénézuélien ;
  • P. s. caucensis Chapman, 1914 — vallées du rio Cauca et Magdalena ;
  • P. s. trinitatis Hallmayr, 1906 — de l'est de la Colombie au Roraima et Trinité ;
  • P. s. sulphuratus (Linné, 1766) — au nord de l'Amazone ;
  • P. s. maximiliani (Cabanis & Heine, 1860) — aire répandue (au sud de l'Amazone) jusqu'à la forêt atlantique ;
  • P. s. bolivianus (Lafresnaye, 1852) — est de la Bolivie ;
  • P. s. argentinus Todd, 1952 — est du Paraguay, Uruguay, Rio Grande do Sul et Argentine.
  • Groupe d'étude et de protection des oiseaux en Guyane (2003) Portraits d'oiseaux guyanais. Ibis Rouge Editions, Guyane, Guadeloupe, Martinique, Paris, Réunion, 479 p.

Notes et références

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  1. Eudoxie JANTET, Encyclopédie des animaux de Guyane, chine, plume verte, , 160 p., p. 89
  2. IOC World Bird List (version 3.5) - Tyrant Flycatchers & cotingas « Copie archivée » (version du sur Internet Archive) (en)
  3. Congrès ornithologique international, consulté lors d'une mise à jour du lien externe.

Liens externes

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