Ty Segall

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Ty Segall
Description de cette image, également commentée ci-après
Ty Segall en 2016.
Informations générales
Naissance (31 ans)
Laguna Beach, Californie, Drapeau des États-Unis États-Unis
Activité principale Auteur-compositeur-interprète, guitariste
Genre musical Garage rock, rock psychédélique, garage punk, noise rock, lo-fi
Instruments Guitare, batterie, basse
Années actives Depuis 2004
Labels Drag City
Site officiel ty-segall.com

Ty Segall (né le 8 juin 1987) est un chanteur, guitariste et batteur californien né à Laguna Beach (Californie).

Multi-instrumentiste, il a fait de la guitare et la batterie ses instruments de prédilection, mais enregistre la grande majorité de ses albums seul[1]. Il en comptabilise à ce jour sept en solo plus un avec le Ty Segall Band, et ses nombreux projets parallèles (The Traditional Fools, Epsilons, Party Fowl, Sic Alps, The Perverts, Fuzz) et diverses collaborations musicales rendent compte d'un artiste prolifique.

Biographie[modifier | modifier le code]

Ty grandit dans le Comté d'Orange, à l’extrême sud de la Californie. Fils adoptif d'une mère musicienne et d'un père agent immobilier[1], il consacre beaucoup de temps à sa passion et fondera les Traditional Fools, The Superstitions (avec lesquels il enregistrera l'un de ses premiers disques, Halfnonagon[2],[3]) mais surtout Epsilons, formé autour de 2005 (alors qu'à 17 ans, il débarque à Los Angeles pour poursuivre ses études[1]), groupe orienté surf-garage qui connaîtra un certain succès, notamment avec l'album Killed ’Em Deader ’N A Six Card Poker Hand paru en 2007. Cette année marque un tournant dans la carrière naissante du jeune artiste, qui délaisse ses études pour se lancer alors pleinement dans la musique[4]. Il composera dès lors ce qui apparaîtra comme son premier album solo, Horn the Unicorn, EP aujourd'hui introuvable. Le reste des Epsilons formera les Moonhearts, avec lesquels Ty aura encore beaucoup affaire.

En 2008, il fait la rencontre du leader du groupe local Thee Oh Sees, John Dwyer. Celui-ci, impressionné par ses performances scéniques loufoques (il assiste à un concert où Ty assure guitare, tambourin et grosse caisse[1]), lui propose de l'épauler dans l'enregistrement d'un effort solo digne de ce nom. L'album auquel il donnera son nom sortira cette même année, mais le succès peine encore à se montrer. Il s'engage dès lors dans un véritable marathon créatif, publiant sans relâche sous de nombreux labels et à grand renfort de collaborations, par exemple Lemons (2009), un second disque solo cette fois bien accueilli par la critique et dans le même temps Reverse Shark Attack, avec Mikal Cronin, ex-Epsilons et actuel Moonhearts. Les années qui suivent sont marquées par la publication d'au minimum un album par an, ce qui lui vaut une solide réputation auprès de ses pairs et une notoriété outre-Atlantique toujours croissante[réf. nécessaire].

2012 est une année faste qui combine les parutions de Sleeper, son 5e solo, Slaughterhouse, fruit des tournées en compagnie de Mikal Cronin et Charlie Moothart, lui aussi connaissance de longue date, et enfin l'album Hair, écrit avec le guitariste Tim Presley qui officie sous le nom de White Fence.

L'année suivante voit paraitre Fuzz, premier LP d'une énième collaboration avec les anciens des Epsilons, alors que quelques singles et 7" avaient déjà été publiés en 2012[5]. Il y officie à la batterie.
Leur second effort, intitulé II, paraît le 23 octobre 2015[6].

Son album Manipulator, publié le 25 août 2014[7] fait son apparition dans les classements français[8] et anglais[9], en plus des charts américains. Il s'agit de son premier double-LP qui s'illustre notamment par la participation du producteur Chris Woodhouse (en)[10].

L'album Emotional Mugger sort le 22 janvier 2016[11].

En janvier 2017, il publie l'album Ty Segall, enregistré par Steve Albini[12].

Le 26 janvier 2018, Ty Segall publie le double album Freedom's Goblin[13]. Les sessions d'enregistrement ont lieu à Los Angeles, Chicago et Memphis, avec les producteurs Steve Albini, Lawrence « Boo » Mitchell, et F. Bermudez[14]. L'album contient une reprise d'Every 1's A Winner du groupe Hot Chocolate, avec des percussions assurées par Fred Armisen[15].

Discographie[modifier | modifier le code]

Les albums en gras désignent les LPs principaux de l'artiste

Albums studio
Parution Album Artistes annexes
2008 Halfnonagon The Superstitions
2008 Horn the Unicorn -
8 février 2008 Ty Segall -
14 juillet 2009 Lemons -
14 décembre 2009 Reverse Shark Attack Mikal Cronin
25 mai 2010 Melted -
20 juin 2011 Goodbye Bread -
28 avril 2012 Hair White Fence
26 juin 2012 Slaughterhouse Ty Segall Band (Emily Rose Epstein, Charlie Moothart et Mikal Cronin)
9 octobre 2012 Twins -
4 janvier 2013 Split (EP) Black Time
30 septembre 2013 Fuzz Fuzz (Charlie Moothart et Roland Cosio)
19 août 2013 Sleeper -
26 août 2014 Manipulator -
23 octobre 2015 II Fuzz (Charlie Moothart et Roland Cosio)
22 janvier 2016 Emotional Mugger -
27 janvier 2017 Ty Segall -
26 janvier 2018 Freedom's Goblin -
20 juillet 2018 Joy White Fence
Albums live
Parution Album Artistes annexes
2 février 2015 Live in San Francisco -
2011 Live in Aisle Five -
4 mai 2015 Live at Pickathon King Tuff
Compilations
Parution Album Artistes annexes
2011 Singles 2007-2010 -

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c et d (en)Ty Segall: A Portrait of the Artist as F***in’ Psyched!, David Bevan, Spin 16 octobre 2012.
  2. Un billet consacré à l'EP, sur Tumblr, daté de 2012, (consulté le 17/04/2015)
  3. Le disque référencé sur le site Discogs.com
  4. Une interview au site Thestoolpigeon.co.uk, datée au 24/06/2011, consulté le 17/04/2015
  5. Une interview du groupe au site Spin.com, datée au 04/09/2013, consulté le 17/04/2015
  6. Un article complété de deux singles, au site Voir.ca (daté au 23 juillet 2015)
  7. (en)Ty Segall Announces New Album Manipulator, Huge Tour, Jenn Pelly, Pitchfork, 9 juin 2014.
  8. Ty Segall, Manipulator, Chartinfrance.net.
  9. (en)Ty Segall, Manipulator Officialcharts.com
  10. (en) Cian Traynor, « Ty Segall - 'Manipulator'. The prolific Californian's latest is freaky, but it's his most focused yet » New Musical Express
  11. Xavier Ridel, « “Emotionnal Mugger” : l’excellent nouvel album de Ty Segall en écoute », Les Inrockuptibles, 14 janvier 2016.
  12. Carole Boinet, « Ty Segall : “J’ai foi en l’art, pas en l’humanité” », sur Les Inrockuptibles, (consulté le 21 février 2017)
  13. Hugo Cassavetti, « Critique album : Freedom's Goblin, Ty Segall », sur Télérama, (consulté le 5 février 2018).
  14. (en) Jon Blistein, « Ty Segall Reveals New Album Freedom's Goblin, Tour Details », sur Rolling Stone, (consulté le 5 février 2018).
  15. (en) Cosette Schulz, « Ty Segall, Freedom's Goblin », sur Exclaim!, (consulté le 5 février 2018).