Twisted Sister

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Twisted Sister
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Twisted Sister, en 2007.
Informations générales
Pays d'origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre musical Heavy metal[1], hard rock[1], shock rock, glam metal[1], pop metal[1]
Années actives 19721989, 20032016
Labels Atlantic Records
Site officiel twistedsister.com
Composition du groupe
Anciens membres Jay Jay French
Eddie « Fingers » Ojeda
Dee Snider
Mark « The Animal » Mendoza
Mike Portnoy
A. J. Pero (†)
Kenny Neill
Mel Anderson
Wayne Brown
Michael O'Neill
Billy Stiger (†)
Keith Angelino (†)
Frank Karuba
Kevin John Grace
Tony Petri
Ritchie Teeter (†)
Joey Brighton (†)
Walt Woodward III (†)
Joey Franco
Twisted Sister - Nijmegen 2008

Twisted Sister est un groupe américain de glam metal, originaire de Long Island, à New York. Le groupe enregistre son premier album-démo, Ruff Cutts, en 1982, au label Secret Records.

Twisted Sister est surtout connu pour ses titres We're Not Gonna Take It et I Wanna Rock[2].

La formation classique du groupe est achevée en 1982 avec Dee Snider (chant), Jay Jay French (guitare), Eddie « Fingers » Ojeda (guitare), Mark « The Animal » Mendoza (basse) et A. J. Pero (batterie), et enregistre quatre de ses cinq premiers albums.

Le groupe se sépare en 1989 en raison d'une baisse de popularité. Il se reforme en 2003, sortant deux albums supplémentaires. Après la mort de Pero (batterie) en 2015, le groupe se sépare définitvement en 2016, après une tournée d'adieu.

Biographie[modifier | modifier le code]

Débuts (1972–1981)[modifier | modifier le code]

Twisted Sister, à Manchester, Royaume-Uni, en 2006.

Fondé en [1], à Long Island, à New York par le guitariste Jay Jay French, Twisted Sister est un groupe de glam rock influencé par Alice Cooper, Kiss et les New York Dolls[1]. Le groupe se dirige ensuite vers le heavy metal dans la fin des années 1970, avec l’arrivée de Dee Snider et d’autres musiciens. L’histoire du groupe démarre lorsque Eddie Ojeda décide de nommer le groupe Silverstar, puis passe une audition avec Wicked Lester, le futur Kiss. Ojeda préfère néanmoins rester dans le groupe Silverstar et à la suggestion du chanteur Michael Valentine, le groupe se renomme Twisted Sister. En 1973, Twisted Sister est composé de Eddie et Billy Diamond aux guitares, Michael Valentine au chant, Kenny Neill à la basse et de Mell Starr à la batterie. En 1975, Eddie Fingers, un ami de French, rejoint le groupe en tant que guitariste et second chanteur. Kevin John Grace remplace le batteur Mell Starr. Le groupe s’oriente vers le glam rock, influencé par David Bowie, Slade, Mott the Hoople, Humble Pie, et les New York Dolls. Twisted Sister se produit alors dans des petits clubs de New York.

En 1976, Dee Snider intègre le groupe comme chanteur principal et parolier. Après avoir remplacé le batteur Kevin John Grace par Tony Petri, Twisted Sister prend une direction musicale beaucoup plus heavy, influencée par des groupes tels que Motörhead, Alice Cooper et Black Sabbath. Avec l’arrivée Dee Snider, le groupe commence à établir sa réputation au niveau local. Un fan club, dénommé S.M.F.F.O.T.S. (Sick Motherfucking Friends of Twisted Sister), se crée. Quelques années plus tard, le nom du fan-club change pour S.M.F (Sick Mother Fuckers), nom qui deviendra un titre du groupe en 1984. Cependant, le groupe peine à trouver un label. Twisted Sister décide donc d’enregistrer et produire, en 1979, le single I'll Never Grow Up Now / Under the Blade, en créant le label Twisted Sister Records. L’année suivante, le groupe publie un deuxième single, Bad Boys (of Rock & Roll) / Lady's Boy. Les deux singles ont été produits par le légendaire Eddie Kramer (Led Zeppelin, Kiss, Jimi Hendrix, The Beatles, The Rolling Stones, David Bowie). Twisted Sister rencontre alors des difficultés avec les changements de line-up : en , le bassiste Kenny Neill est remplacé par Mark Mendoza et en , le batteur Tony Petri quitte le groupe pour rejoindre les Plasmatics. Ritchie Teeter le remplace, avant d'être remplacé remplacé, l’année suivante, par Joey Brighton. Joey Brighton ne reste qu’une année au sein du groupe avant de se faire remplacer par A.J. Pero. En 1982, le premier line-up stable du groupe est composé de Dee Snider, Jay Jay French, Eddie Ojeda, Mark Mendoza et A.J. Pero. Cette composition enregistrera les 4 premiers albums de Twisted.

Premiers albums et succès (1982–1984)[modifier | modifier le code]

Dee Snider, chanteur de Twisted Sister.

En avril 1982, Twisted Sister trouve signe chez Secret Records, un label britannique de punk. En juin de la même année, l’EP Ruff Cuts[3] sort, suivi par le premier album du groupe, Under the Blade. Malgré la mauvaise qualité sonore du disque, celui-ci rencontre un vif succès dans l’underground britannique. Il permet au groupe de se faire une renommée et de jouer en première partie Motörhead. Les musiciens de Twisted Sister se font également remarqué par leurs looks : ils jouent sur une image très féminine, des costumes de couleurs flashy, des maquillages grotesques à la Kiss en couleur. Une image très glam rock qui ne correspond pas au son heavy metal du groupe. Dee Snider déclarera même par rapport à cela : « Je ne pense pas que Twisted Sister soit « glam » car ça voudrait dire que nous sommes glamour, et nous ne le sommes pas. Nous devrions être appelés « hid » parce que nous sommes hideux[4]. »

Le label de Twisted disparaît et Atlantic Records signe le groupe pour produire les albums suivants. En , Twisted Sister sort son deuxième album You Can't Stop Rock 'n Roll. Le clip You Can't Stop Rock 'n Roll sort la même année et est le premier d’une série qui forgera l’image de Twisted Sister.

En 1984, le groupe explose et obtient une renommée internationale avec l’album Stay Hungry qui sort le . Ce disque est très bien accueilli par le public et la presse spécialisée[5],[6],[7], et c’est Metallica qui assure la première partie des concerts de Twisted Sister. L'album Stay Hungry dépasse la barre des deux millions d’exemplaires durant l’été 1985[8]. Les clips We're Not Gonna Take It et I Wanna Rock sont diffusés en boucle sur MTV. L’équipe du film Pee Wee's Big Adventure, réalisé par Tim Burton, décide de réaliser un clip avec Twisted Sister pour promouvoir le film[9]. Le titre composé pour l'occasion, Burn In Hell sort sur le label Warner Bros, et bien que ce soit à la base une comédie, le clip provoque un scandale chez un grand nombre de parents et d’enseignants. Twisted Sister devient alors le bouc émissaire des organisations conservatrices[réf. nécessaire]. Dee Snider se justifiera devant le Sénat Américain le , se faisant accueillir sous le nom de Monsieur Sister (extrait dans le documentaire Metal : voyage au cœur de la bête).

Déclin progressif (1985–1988)[modifier | modifier le code]

Le , Twisted Sister enregistre son quatrième opus Come Out and Play, qui n’obtient pas le même succès que le précédent. L’album reste néanmoins un succès et est certifié disque d’or. L'intro du titre d'ouverture, Come Out and Play, qui donne son nom à l'album, est un hommage au film Les Guerriers de la nuit de Walter Hill, sorti en 1979. Le titre fait référence à la scène où Luther, le leader des Rogues, nargue les Warriors en faisant du bruit avec des bouteilles de verre au bout des doigts en susurrant, "Warriors, come out to play !!!". Dee Snider s'inspire de cette scène en la transformant : "Twisted Sister...Come Out and play !!!"

Twisted Sister rencontre ensuite plusieurs lors de sa tournée promotionnelle, un manque de personnel causant l’annulation de plusieurs concerts. À la suite de la tournée, A.J. Pero quitte le groupe et se fait remplacer par Joey « Seven » Franco. En 1987, le groupe enregistre l’album Love Is For Suckers (qui devait être, à la base, l'album solo de Dee Snider), et qui s'avère un échec commercial. La nouvelle production donne à l’album un son beaucoup plus pop et ne fait pas l'unanimité du public. Par ailleurs, les membres du groupe ont abandonné leur maquillage, ce qui irrite particulièrement Dee Snider qui décide de quitter la formation en . La fin du groupe est annoncée officiellement en 1988[10].

Période de séparation (1989–1999)[modifier | modifier le code]

En 1992, le label Atlantic Records sort la compilation live Big Hits and Nasty Cuts qui retrace la période Under the Blade. Puis un autre live de l’époque de Stay Hungry sort en 1994 chez CMC International : Live at Hammersmith. En 1999, Spitfire Records publie Club Daze Volume 1: The Studio Sessions, un album de démos inédites enregistrées avant 1982.

Reformation et nouvelles activités (2000–2014)[modifier | modifier le code]

Twisted Sister au Hellfest 2010

En , soit deux mois après les attentats contre les tours jumelles, Twisted Sister se réunit pour donner un concert avec des groupes comme Anthrax, Overkill et d'autres. Ce concert sert à récolter des fonds pour différentes associations à la suite des événements du . Après quatorze ans d’absence, leur concert est un succès et le public réclame d’autres concerts, ce qui pousse les membres du groupe à renouer et les décide à reprendre l’histoire de Twisted Sister. La compilation Essentials sort en 2002 chez Atlantic Records et contient tous les meilleurs tubes du groupe. En 2003, Twisted Sister joue au Sweden Rock Festival, puis au Wacken Open Air. Le groupe retourne ensuite en studio durant l’année 2004 pour réenregistrer l’album Stay Hungry. La nouvelle version s’appelle Still hungry et comporte sept titres bonus. En 2006, Twisted Sister signe sur le label Razor And Tie et sort l’album A Twisted Christmas qui rencontre un énorme succès. La même année, Twisted Sister joue aux côtés de Scorpions au Festival d'été de Québec devant près de 80 000 personnes[11].

Twisted Sister au Hellfest 2013

Depuis leur réunion officielle en 2003, Twisted Sister donne quelques concerts chaque année, le plus souvent dans le cadre de festivals. Le sort le DVD A Twisted Christmas Live : A December to Remember, un concert filmé à l'occasion de la promotion de leur album de Noël[12]. Un CD/DVD est annoncé contenant un concert filmé quatre ans plus tôt ; il s'agit de Live At The Astoria sorti le [13]. Fin , le groupe sort un nouveau single intitulé 30 (dont un clip est tourné) pour fêter les 25 ans de l'album Stay Hungry, qui ressort dans une version remasterisée, accompagné d'un disque bonus contenant des démos de l'époque. Twisted Sister est alors en négociations pour l'enregistrement de leur nouvel album studio longtemps annoncé.

En 2010, la discographie des Twisted Sisters chez Atlantic Records sera rééditée avec un DVD bonus d'un concert. Le groupe se produit cette même année en France, lors d'un concert en compagnie de Motörhead au Festival Freewheel de Courpière dans le Puy-de-Dôme. Le , Twisted Sister joue devant 50 000 personnes au Sweden Rock, en Suède[14]. En , le groupe annonce la sortie du DVD A Twisted Xmas - Live In Las Vegas[15]. Le groupe participe plus tard au festival Hellfest, à Clisson en Loire-Atlantique, le vendredi le [16]. En , Twisted Sister organise une tournée pour le 30e anniversaire de leur album -Stay Hungry[17].

Décès d'A.J. Pero et séparation (2015–2016)[modifier | modifier le code]

Le batteur A.J. Pero meurt le pendant une tournée d'Adrenaline Mob. Twisted Sister décide alors de donner une dernière série de concerts (dont l'édition 2016 du Hellfest) et le festival Guitare en scène[18] de Saint-Julien-en-Genevois avec Mike Portnoy (Dream Theater, Adrenaline Mob) avant de mettre un terme à sa carrière quarante ans après sa formation. Le groupe joue son dernier concert le 12 novembre, 2016 à Monterrey[19].

Membres[modifier | modifier le code]

Derniers membres[modifier | modifier le code]

  • Jay Jay Frenchguitare solo, guitare rythmique, chœurs (1972–1987, 1988, 1997, 2001, 2002, 2003–2016)
  • Eddie « Fingers » Ojeda – guitare solo, guitare rythmique, chœurs (1975–1987, 1988, 1997, 2001, 2002, 2003–2016)
  • Dee Snider – chant (1976–1987, 1988, 1997, 2001, 2002, 2003–2016)
  • Mark « The Animal » Mendoza – guitare basse, chœurs (1978–1987, 1988, 1997, 2001, 2002, 2003–2016 ; remplacement en 1978)
  • A. J. Pero – batterie, percussions, chœurs (1982–1986, 1997, 2001, 2002, 2003-2015)

Chronologie[modifier | modifier le code]

Discographie[modifier | modifier le code]

Albums studio[modifier | modifier le code]

Albums live[modifier | modifier le code]

  • 1994 : Live at Hammersmith
  • 1999 : Club Daze Volume 1: The Studio Sessions
  • 2001 : Club Daze Volume 2: Live in the Bars
  • 2005 : Live at Wacken
  • 2008 : Live at the Astoria
  • 2011 : Live at the Marquee Club

Compilations[modifier | modifier le code]

  • 1992 : Big Hits and Nasty Cuts
  • 1999 : We're Not Gonna Take It (album)
  • 2002 : The Essentials (Twisted Sister)
  • 2003 : We're Not Gonna Take It and Other Hits
  • 2005 : The Best of Twisted Sister
  • 2009 : Stay Hungry 25th Anniversary Edition

EP[modifier | modifier le code]

  • 1982 : Ruff Cuts
  • 1983 : I Am (I'm Me)
  • 1983 : The Kids are Back
  • 1983 : You Can't Stop Rock n'Roll
  • 1984 : We're Not Gonna Take It
  • 1984 : I Wanna Rock
  • 1985 : Leader of the Pack
  • 1986 : You Want What we Got

Singles[modifier | modifier le code]

  • 1979 : I'll Never Grow Up, Now! / Under The Blade
  • 1980 : Bad Boys (of Rock n' Roll) / Lady's Boy
  • 1983 : I Am (I'm Me) / Sin After Sin (Live)
  • 1983 : The Kids Are Back / Shoot 'em Down (Live)
  • 1984 : You Can't Stop Rock'n'Roll / Let The Good Times Roll/Feel So Fine (Live)
  • 1984 : We're not Gonna Take It / The Kids are Back (Live)
  • 1984 : We're not Gonna Take It / You Can't Stop Rock'n'Roll
  • 1984 : I Wanna Rock / Burn in Hell (Live)
  • 1984 : I Wanna Rock / The Kids are Back
  • 1985 : The Price / S.M.F.
  • 1985 : Leader of the Pack / I Wanna Rock (Video Introduction
  • 1985 : King of the Fools (Edit) / Come Out and Play
  • 1986 : Be Chrool to your Scuel / Stay Hungry
  • 1986 : You Want What we Got / Shoot 'em Down
  • 1986 : You Want What we Got / Stay Hungry
  • 1987 : Hot Love / Tonight

Clip vidéo[modifier | modifier le code]

  • You Can't Stop Rock'n'Roll (1983)
  • We're not Gonna Take It (1984)
  • I Wanna Rock (1985)
  • The Price (1985)
  • Leader of the Pack (1985)
  • Be Cruel to Your School (1986)
  • Hot Love (1987)
  • Oh Come all Ye Faithful (2006)
  • Silver Bells (2007)
  • I'll Be Home for Christmas (2008)
  • 30 (2009)
  • I Saw Mommy Kissing Santa Claus (2009)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e et f (en) Eduardo Rivadavia, « Twisted Sister Bio », sur AllMusic (consulté le ).
  2. (en) « CD Gallery - Twisted Sister », Ultmetal.tripod.com (consulté le ).
  3. (en) Eduardo Rivadavia (by), « Ruff Cutts », sur AllMusic (consulté le ).
  4. (en) « Xbox S.M.F.s invited to Game with Fame with Twisted Sister on July 1st », sur Examiner, (consulté le ).
  5. (en) « Recess, Reassessed: Come Out and Play by Twisted Sister », sur Hellbound, (consulté le ).
  6. « Twisted Sister - Stay Hungry », sur spirit-of-metal.com (consulté le ).
  7. (en) Eduardo Rivadavia, « Twisted Sister - Stay Hungry », sur AllMusic (consulté le ).
  8. (en) « Twisted Sister - Stay Hungry », sur Metal Sickness (consulté le ).
  9. (en) « Twisted Sister in Pee Wee’s Big Adventure – Musician Movie Cameos », sur loudwire.com (consulté le ).
  10. « Love Is for Suckers: Twisted Sister: Music », Amazon.com (consulté le ).
  11. « Foule record et show canon », sur fr.canoe.ca, (consulté le ).
  12. (en) « Twisted Sister - A Twisted Christmas, A December to Remember [DVD] », sur Amazon (consulté le ).
  13. (en) « Live At The Astoria », sur Amazon (consulté le ).
  14. (en) « Twisted Sister Triumph in Front of 50,000 at Sweden Rock ; Press Conference, Live on-stage Video Available », sur Brave Words, (consulté le ).
  15. (en) « Twisted Sister's A Twisted Xmas - Live In Las Vegas To Be Released on CD, DVD, Digital », sur Blabbermouth, (consulté le ).
  16. « Twisted Sister », sur metalsickness.com/ (consulté le ).
  17. (en) « Twisted Sister Celebrates 30th Anniversary of Stay Hungry With Special Sayreville Show (Video) », sur Blabbermouth, (consulté le ).
  18. Laurent ORTEGA, « Jeudi 14 juillet », sur www.guitare-en-scene.com (consulté le )
  19. (en) Jeff Gilles, « Twisted Sister Play Last-Ever Concert, Black Sabbath End Final U.S. Tour », sur ultimateclassicrock.com, 14 novembre, 2016 (consulté le )/

Liens externes[modifier | modifier le code]