Twerk

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Le twerk, prononcé [twɛʁk] (en anglais twerking), est une danse sensuelle qui incite à l'acte sexuel[1],[2],[3]. Le terme est un mot-valise formé à partir des deux lettres initiales de twist et les trois lettres finales de jerk, du nom des danses auxquelles il emprunte certains mouvements et déhanchés.

Entré dans l'Oxford English Dictionary en 2013[1], le twerking y est défini comme le fait de « danser sur de la musique populaire de manière osée et provocante en faisant des mouvements de hanches et en s'accroupissant »[1],[note 1]. Le danseur — généralement une femme[4] — secoue les fesses d'une manière provocante, alors qu'elle est accroupie[1].

Cette danse est une variation du mapouka et du soukous, des danses originaires de Côte d’Ivoire[5] et de la République démocratique du Congo[5]. Depuis la fin des années 1990, le twerk a été associée à la bounce music du Dirty South et a été diffusé par l'intermédiaire de vidéos de hip-hop grand public et des sites populaires de partage de vidéo-clips depuis le milieu des années 2000.

Description[modifier | modifier le code]

Le twerk est une danse où la personne bouge son corps, ou plus précisément secoue les hanches et les fesses dans un mouvement de va-et-vient, faisant penser à l'acte sexuel[5],[6].

Origines[modifier | modifier le code]

Les origines de la danse remontent au Bounce, une danse de La Nouvelle-Orléans[7]. Fannie Sosa, une professeur de danse à Paris[5], explique que « le Twerking [...] est une danse issue des diasporas africaines dont les populations ont été le plus souvent redistribuées et assignées aux périphéries urbaines, aux ghettos des grandes villes »[5],[8].

En 1993, le rappeur de La Nouvelle-Orléans DJ Jubilee (en) fait paraître son single Do The Jubilee All, chanson qui est le premier enregistrement où est utilisé le mot twerk (« Twerk baby, twerk baby, twerk, twerk, twerk »)[9].

En 1995, le rappeur Cheeky Blakk lui dédie une chanson intitulée Something Twerk. Alors encore dépourvu de toute connotation sexuelle, le verbe se retrouve rapidement inclus dans une multitude de chansons et les clips vidéos de la scène musicale de La Nouvelle-Orléans montrent à l’envi cette nouvelle danse. Popularisé par le milieu hip-hop, le twerk rejoint les clubs de strip-tease de Houston et d’Atlanta. Rapidement, le phénomène s’impose sur les pistes de danse américaines, mais aussi en Jamaïque et en Afrique de l’Ouest.

Diffusion[modifier | modifier le code]

Dans le monde[modifier | modifier le code]

Cette danse connait un certain succès, grâce notamment à des clips vidéos, comme « Express Yourself » de Nicky Da B, sorti en 2012[5], le clip de la chanteuse Miley Cyrus « We Can't Stop », sorti en 2013, ou encore Anaconda de Nicki Minaj, sorti en 2014.

La chanson de Miley Cyrus fit couler beaucoup d'encre, à propos de sa prestation scénique avec Robin Thicke lors du medley « We Can't Stop » / « Blurred Lines » / « Give It 2 U » présenté aux MTV Video Music Awards de 2013[10], à cause de l'attitude de Cyrus et de son twerk lors de cet événement. Ce medley fut d'ailleurs parodié par Tanja Dexters (miss Belgique 1998 et « Miley Cyrus flamande ») et par le présentateur Bart Verbeeck (alias Showbizz Bart (nl)), pendant la cérémonie des Story Awards 2013, à Hasselt en Flandre[11].

Le phénomène dépasse désormais les frontières du hip-hop. Le groupe de metal Mastodon collabore avec des danseuses de twerk dans son clip Motherload.

En France[modifier | modifier le code]

Le groupe de danseuses Twerk Syndicate a effectué une prestation de twerking en première partie de soirée sur la chaîne NRJ 12 dans l'émission Qui allez-vous croire ?[12]. C'est la deuxième fois qu'un spectacle de twerk est retransmis en direct à la télévision française[réf. souhaitée]. En 2009, Isabelle Giorgi, une candidate à l'émission La France a un incroyable talent, avait été jusqu'en demi finale dans cette discipline, et elle avait également fait des démonstrations sur des chaînes telles que W9 et NRJ12.[réf. nécessaire]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Traduction de la phrase : Dance to popular music in a sexually provocative manner involving thrusting hip movements and a low, squatting stance. Source : (en) Oxford English Dictionary.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d (en) « Twerk: Definition of Twerk in Oxford Dictionary - American English (US) », Oxford English Dictionary, Oxford University Press (consulté le 11 décembre 2013)
  2. (en) Définition de « Twerk », sur le site www.urbandictionary.com - consulté le 19 mars 2015.
  3. « Le "Twerking" entre dans le dictionnaire », sur europe1.fr,‎
  4. (en) Matt Miller, Bounce: Rap Music and Local Identity in New Orleans, University of Massachusetts Press,
  5. a, b, c, d, e et f « Twerking : le bootyshake version hard  » ; Caroline Lazard pour Le Nouvel Observateur, sur le site obsession.nouvelobs.com/ - 25 juin 2013.
  6. D’après Johanna Luyssen, journaliste à Libération, dans l’émission radio Entrez sans frapper, sur La Première, le 11 août 2015.
  7. Marie Ottavi, « Big Freedia : « Le "bounce" ne parle que de libérer le corps » », sur next.liberation.fr, Libération,‎ (consulté le 11 août 2015)
  8. Megan Levy, « Do you know how to twerk? (Or even what it is?) », The Age,‎ (lire en ligne).
  9. (en) Roni Sarig, Third Coast: Outkast, Timbaland, and How Hip-Hop Became a Southern Thing, Da Capo, (ISBN 978-0-306-81647-5, lire en ligne), p. 260.
  10. (en) Lauren Moraski, « Miley Cyrus' booty-shaking VMA performance gets quite the reaction », CBS News. CBS,‎ (consulté le 11 décembre 2013)
  11. Fabrice Staal, « Tanja Dexters, la Miley Cyrus flamande », Ciné Télé Revue,‎ (consulté le 26 mai 2014)
  12. « Twerk Syndicate », sur leprime.fr,‎ (consulté le 4 janvier 2015).

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • (en) Matt Miller, Bounce: Rap Music and Local Identity in New Orleans, University of Massachusetts Press, Document utilisé pour la rédaction de l’article

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Danses sensuelles

Liens externes[modifier | modifier le code]