Tunnel de Foum Zabel

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Le tunnel de Foum Zabel (en tamazight ⵉⴼⵔⵉ ⵏ ⵣⴰⵄⴱⵍ) est un tunnel routier marocain.

Il est creusé par les sapeurs de la Légion étrangère, d'où son surnom de tunnel du légionnaire, de juillet 1927 à 1928[1].

Contexte[modifier | modifier le code]

La France commence la conquête du Maroc dans les années 1900. La résistance à la colonisation continue dans le nord du pays, en profitant du relief du Rif : c'est la guerre du Rif (1921-1926).

Pour permettre des déplacements rapides des troupes françaises, l'état-major décide de construire une route de 150 km à travers le massif montagneux, dite « route du Ziz », entre Midelt et Arfoud, en empruntant les gorges du Ziz[2].

Percement[modifier | modifier le code]

Les travaux sont confiés à la compagnie de sapeurs-pionniers du 3e régiment étranger d'infanterie[3].

Les gorges sont barrées par un massif de granit rouge, le Foum Zabel[2]. Un tunnel est décidé pour son franchissement. Les travaux d'aménagement du chantier commencent le 24 juin 1927[3], permettant un début du percement à partir d'octobre. Les légionnaires ne disposent pas de machines, mais grâce aux explosifs, le chantier progresse relativement vite et les 62 m du tunnel sont percés le 4 mars 1928[3].

Un légionnaire est mort durant les travaux de percement[2].

Description[modifier | modifier le code]

Le tunnel faisait 62 m de long, 3 m de haut et 8 m de large à son achèvement[4]. Sa hauteur a été augmentée dans les années 1950-1960[2].

Inscription commémorative[modifier | modifier le code]

Les symboles de la Légion qui ornaient une entrée du tunnel ont disparu lors des travaux des années 1950. Restent deux inscriptions, la première sur l'entrée nord[5] :

La montagne leur barrait la route.
Ordre fut donné de passer quand même.
La Légion l'exécuta.

et la seconde sur l'entrée sud :

Le tunnel fut percé en six mois par quarante légionnaires
L'énergie de leurs muscles
Et leur indomptable volonté
Furent leurs seuls moyens

Suivent les noms des sous-officiers et légionnaires qui participèrent au creusement[2].

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Légion étrangère, « De 1914 à 1945 », Site officiel de la Légion étrangère, publié le 21 mai 2010, consulté le 11 avril 2011
  2. a b c d et e Jacques Gandini, Foum Zabel : le tunnel du légionnaire, mis à jour le 8 février 2011, consulté le 11 avril 2011
  3. a b et c Jean-Paul Mahuault, L'épopée marocaine de la Légion étrangère, 1903-1934, L'Harmattan, 2005, (ISBN 2-7475-8057-1), p. 184
  4. Jean-Paul Mahuault, op. cit, p. 237
  5. Heinz Weil-Bernard, Contre moi de la tyrannie, Nouvelles éditions latines, 1991, (ISBN 2-7233-0425-6), p. 61