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Tulsi Gabbard

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Tulsi Gabbard
Illustration.
Portrait officiel de Tulsi Gabbard en 2025.
Fonctions
8e directrice du renseignement national
En fonction depuis le
(1 an, 4 mois et 1 jour)
Président Donald Trump
Gouvernement Administration Trump II
Prédécesseur Avril Haines
Représentante des États-Unis

(8 ans)
Élection 6 novembre 2012
Réélection 4 novembre 2014
8 novembre 2016
6 novembre 2018
Circonscription 2e district d'Hawaï
Législature 113e, 114e, 115e et 116e
Prédécesseur Mazie Hirono
Successeur Kai Kahele
Vice-présidente du Comité national démocrate

(3 ans, 1 mois et 5 jours)
Président Debbie Wasserman Schultz
Prédécesseur Mike Honda
Successeur Grace Meng
Membre du Conseil municipal d'Honolulu

(1 an, 7 mois et 14 jours)
Circonscription 6e district
Prédécesseur Rod Tam
Successeur Carol Fukunaga
Membre de la Chambre des représentants d'Hawaï

(1 an, 11 mois et 28 jours)
Circonscription 42e district
Prédécesseur Mark Moses
Successeur Rida Cabanilla
Biographie
Date de naissance (45 ans)
Lieu de naissance Leloaloa (Tutuila, Samoa américaines)
Nationalité Américaine
Parti politique Parti démocrate (2002-2022)
Indépendante (2022-2024)
Parti républicain (depuis 2024)
Profession Assistante parlementaire
Militaire
Religion hindouisme[1]
Résidence Kailua (Hawaï[1])

Signature de Tulsi Gabbard

Image illustrative de l’article Tulsi Gabbard Image illustrative de l’article Tulsi Gabbard
Directeurs du renseignement national
Représentants des États-Unis pour Hawaï

Tulsi Gabbard (prononcé en anglais : [ˈtʌlsi ˈɡæbərd][a]) est une militaire et femme politique américaine, née le à Leloaloa (Samoa américaines). Elle est directrice du renseignement national (DNI) de 2025 à 2026 et lieutenant-colonel de l'armée de terre de réserve des États-Unis.

Elle est d'abord représentante du deuxième district d'Hawaï à la Chambre des représentants des États-Unis de 2013 à 2021, en tant que membre du Parti démocrate. Elle se présente sans succès aux primaires du Parti démocrate pour l'élection présidentielle de 2020.

Tulsi Gabbard change peu à peu de bord politique : elle relaye régulièrement la propagande de guerre du régime de Bachar el-Assad[2] ; elle relaye aussi la propagande de Vladimir Poutine sans la remettre en question, y compris de la désinformation. En , elle quitte le Parti démocrate et se dit politiquement indépendante[3].

Puis, en , elle se rallie clairement à la candidature de Donald Trump pour l'élection présidentielle et participe activement à sa campagne, avant, en octobre, de rejoindre le Parti républicain[4]. Après 2021, elle relaie les mensonges sur de supposées fraudes électorales[2].

En , le président élu Trump la désigne pour devenir directrice du renseignement national dans son futur cabinet. Elle est confirmée à ce poste le . Le , elle annonce sa démission du rôle, effective le .

Famille et carrière politique locale

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Tulsi Gabbard naît à Leloaloa, aux Samoa américaines, et grandit à Hawaï[5]. Elle est la fille de Mike Gabbard (en) et Carol Gabbard (née Porter)[6] ; son père est sénateur d'État, un des trente-cinq membres du Sénat d'Hawaï, de confession catholique[7] et d'origine samoane et européenne[6], et sa mère est membre du State Board of Education (en) d'Hawaï[8] et une hindoue convertie[7]. Tulsi Gabbard se convertit à l'hindouisme, comme sa mère, durant son adolescence[7].

En 2002, Tulsi Gabbard est élue à la Chambre des représentants d'Hawaï pour un mandat[9]. Alors âgée de 21 ans, elle devient la plus jeune parlementaire de l'État d'Hawaï[10]. Elle rejoint l'Army National Guard d'Hawaï en 2003[9]. L'année suivante, elle sert douze mois en Irak[11] dans une unité médicale[7]. À son retour, elle travaille pour le sénateur démocrate Daniel Akaka[11]. Elle est déployée au Koweït en 2008[5].

Diplômée en commerce international[5] de la Hawaii Pacific University (en) en 2009, elle est élue au conseil municipal d'Honolulu en 2010[9], où elle représente le 6e district[12].

Représentante des États-Unis

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En 2011, lorsque la représentante Mazie Hirono choisit de se présenter au Sénat, Gabbard annonce sa candidature à la Chambre des représentants des États-Unis dans le deuxième district d'Hawaï pour lui succéder[13]. Si elle est conservatrice au début de sa carrière politique, s'opposant à l'avortement, au mariage homosexuel et à ce qu'elle appelle les « extrémistes homosexuels », elle dit avoir changé d'avis sur ces questions après avoir servi dans des pays oppressifs[Lesquels ?][14]. Quelques mois avant les primaires démocrates, elle est donnée perdante face au maire d'Honolulu, Mufi Hannemann. Elle remporte cependant la primaire avec 55 % des voix contre 34 % pour Hannemann[13]. Désormais grande favorite pour l'élection générale, elle démissionne de son mandat de conseillère municipale[12]. Le , elle est élue représentante avec plus de 80 % des suffrages[10]. Elle est la première personne de confession hindoue et la première femme samoane élue au Congrès des États-Unis[15],[5].

Elle est réélue en novembre 2014 avec près de 79 % des voix face à Kawika Crowley, son adversaire de 2012[1]. Lors des primaires démocrates de 2016 pour la présidence de l'Union, elle quitte la vice-présidence du Comité national démocrate pour soutenir Bernie Sanders, notamment pour ses positions en matière de politique étrangère[16]. Elle est réélue en novembre 2016 pour un troisième mandat, battant son adversaire, Angela Kaaihue, par 140 000 voix (81,2 % contre 18,8 %).

Après l'élection de Donald Trump en , elle rencontre celui-ci dans sa Trump Tower de New York[17]. Elle est considérée comme une potentielle membre de son cabinet[17]. Bien que démocrate progressiste, elle se rapproche sur certains points de Trump : elle critique notamment Barack Obama qui refuse de parler d'« islam radical »[pas clair] et vote pour une loi républicaine augmentant les contrôles sur les réfugiés en provenance d'Irak et de Syrie[16]. Elle est pressentie pour devenir ambassadrice des États-Unis aux Nations unies mais le poste est finalement proposé à la gouverneure Nikki Haley[7].

Ambition présidentielle

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Le , Tulsi Gabbard annonce qu'elle sera candidate à l'élection présidentielle de 2020, dans le cadre des primaires du Parti démocrate[18]. À cette occasion, des experts observent sur différents réseaux sociaux et médias basés à Moscou ce qu'ils pensent être une campagne de propagande russe en soutien à la candidate[19],[20]. Hillary Clinton l'accuse d'être appuyée par les républicains, à la satisfaction des Russes[21], ce à quoi Tulsi Gabbard répond qu'Hillary Clinton mène une campagne visant à détruire sa réputation[22].

Elle obtient des résultats décevants et ne parvient pas à dépasser la barre des 2 % des voix, excepté lors du scrutin organisé dans les Samoa américaines, où elle réunit 29,3 % des suffrages exprimés[23]. Largement distancée dans les sondages, elle se retire de la course le et apporte son soutien à Joe Biden[24].

Conformément à ce qu'elle avait annoncé lors de sa campagne présidentielle, elle n'est pas candidate à sa réélection au Congrès lors des élections de 2020[25].

Ralliement à la campagne de Donald Trump en 2024

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Lors de la campagne pour l'élection présidentielle de 2024, Tulsi Gabbard se rallie au candidat républicain Donald Trump en , et affirme dans une interview à CNN début qu'elle serait intéressée, en cas de victoire, d'occuper un des postes du cabinet présidentiel, notamment celui de secrétaire d'État ou celui de secrétaire à la Défense[26].

Directrice du renseignement national

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Le , le président élu Donald Trump annonce son intention de nommer Tulsi Gabbard au poste de directrice du renseignement national au sein de sa seconde administration[27].

Après une série d'auditions au cours desquelles elle est confrontée à une opposition non négligeable, le Sénat la confirme à ce poste le avec 52 votes « pour » et 48 « contre », aucun sénateur démocrate n'ayant voté en sa faveur[28],[29]. Elle prête serment le jour même dans le Bureau ovale devant la nouvelle procureure générale des États-Unis Pam Bondi, en présence de Donald Trump[28],[30],[31].

En tant que directrice du renseignement national, elle fait partie d'un groupe de très hauts responsables de l'administration Trump (John Ratcliffe, directeur de la CIA ; Mike Waltz, conseiller à la sécurité nationale ; Pete Hegseth, secrétaire à la Défense ; J. D. Vance, vice-président ; Susie Wiles, cheffe de cabinet ; Stephen Miller, souvent présenté comme l'idéologue de l'équipe de D. Trump), directement impliqués dans le scandale de la fuite d'un groupe de discussion du gouvernement américain. Le Sénat la reconvoque en dans le cadre de cette affaire ; elle confirme avoir été à l'étranger au moment des échanges, mais refuse de préciser au Sénat si elle utilisait alors son téléphone professionnel ou personnel[2].

Une fois à la tête du renseignement national, elle fonde une task force chargée d'améliorer la transparence et l'efficacité du renseignement américain et de « restaurer la confiance dans la communauté du renseignement et mettre fin à l'arsenalisation du gouvernement contre les Américains », appelée Director's Initiatives Group. Composée d'officiers de haut rang loyaux à la nouvelle administration et bénéficiant de prérogatives importantes, l'unité lance notamment ses propres enquêtes sur l'assaut du Capitole le , les origines de la pandémie de Covid-19 ou le syndrome de La Havane, ainsi que sur la réduction du budget de la communauté du renseignement[32].

Cependant, elle n'est pas associée à l'enlèvement de Nicolás Maduro en et perd en influence au sein de l'administration américaine. À partir de , elle est de plus en plus contestée au sein du camp républicain, notamment au Sénat, et fait l'objet d'appels à la démission. Selon Intelligence Online, elle conserve malgré tout le soutien de la Maison-Blanche[33]. The Wall Street Journal révèle début qu'elle fait l'objet d'une plainte déposée par un lanceur d'alerte[34], qui lui reproche d'avoir « empêché la diffusion d'une note de la NSA portant sur une conversation entre deux individus liés à des services de renseignement étrangers à propos de Jared Kushner »[33].

Le , elle annonce son départ du poste, effectif le , expliquant dans sa lettre de démission devoir soutenir son mari, « diagnostiqué d'une forme extrêmement rare de cancer des os »[35]. Reuters affirme qu'elle a été poussé à la démission, ce que la Maison-Blanche conteste[36].

Prises de position et propagande

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Elle promeut le désengagement américain dans la guerre civile syrienne et la fin des livraisons d'armes aux groupes rebelles, et rencontre Bachar el-Assad en [37]. Elle suscite des critiques en refusant de condamner les crimes de celui-ci[38]. Elle met également en doute les preuves de crimes de guerre commis par le régime syrien notamment l'attaque chimique de Khan Cheikhoun, en publiant un texte truffé d'erreurs factuelles, ainsi que l'attaque chimique de Douma, en reprenant la propagande de Damas[39],[40],[41],[42],[43].

Tulsi Gabbard se fait également le relais de la propagande du Kremlin[43], soutenue notamment par une agence de communication et des donateurs qui soutiennent Vladimir Poutine et Narendra Modi[44]. Elle critique les sanctions à l'encontre de la Russie, et ses déclarations sont sources de controverses, notamment lorsqu'elle partage de fausses informations issues de la propagande de guerre russe lors de l'invasion de l'Ukraine[45],[46].

En 2025, interrogée par le Sénat, elle reste néanmoins fidèle au soutien autrefois manifesté à Edward Snowden, quand elle avait, à la Chambre des représentants soutenu l'abandon des poursuites à son encontre. En , elle refuse de le qualifier de « traître », reconnaissant qu'il « a violé la loi », mais en révélant d'« énormes programmes illégaux et non constitutionnels »[2].

En , elle accuse l'ancien président Barack Obama d'avoir inventé de faux renseignements suggérant que la Russie a influencé la campagne de Donald Trump, ce qui constitue à ses yeux une tentative de « coup d'État ». Tulsi Gabbard dénonce une « conspiration » et réclame des poursuites judiciaires contre Obama et d'anciens chefs du renseignement[47].

Le , Tulsi Gabbard, dans une déclaration écrite soumise à une commission parlementaire du Sénat, soutient que l'Iran n'avait pas essayé de relancer ses activités d'enrichissement nucléaire détruites dans des frappes américano-israéliennes en qui avaient anéanti leur potentiel militaire. Elle contredit ainsi les déclarations du président Donald Trump sur l'un de ses objectifs de la guerre contre l'Iran[48].

Historique électoral

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Chambre des représentants des États-Unis

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Résultats dans le 2e district d'Hawaï[49]
Année Tulsi Gabbard Républicain Libertarien
2012 80,54 % 19,46 %
2014 78,75 % 18,65 % 2,60 %
2016 81,16 % 18,84 %
2018 77,4 % 22,6 %

Notes et références

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Références

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  2. a b c et d Piotr Smolar, « Donald Trump joue la diversion et attaque le journaliste américain auteur des révélations sur les plans militaires divulgués », sur lemonde.fr, (consulté le ).
  3. (en-US) Brad Dress, « Gabbard says she can't stay in ‘today's Democratic Party' », sur The Hill, (consulté le ).
  4. (en) Kaitlin Lewis Night Reporter, « Tulsi Gabbard turning Republican is "surprise" to Donald Trump », sur Newsweek, (consulté le ).
  5. a b c et d (en) « Faleomavaega congratulates Tulsi Gabbard as first Samoan woman elected to the U.S. Congress », sur samoanews.com, (consulté le ).
  6. a et b (en) Caroline Linton, « Tulsi Gabbard kicks off presidential campaign at Honolulu rally », sur cbsnews.com, (consulté le ).
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  9. a b et c (en) « GABBARD, Tulsi, (1981 - ) », sur bioguide.congress.gov (consulté le ).
  10. a et b (en) Dana Davidsen, « First Hindu elected to Congress », sur politicalticker.blogs.cnn.com, (consulté le ).
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  12. a et b (en) « Tulsi Gabbard resigns, open seat generates interest », sur hawaiinewsnow.com, (consulté le ).
  13. a et b (en) Kyle Trygstad, « Hawaii: Mazie Hirono, Tulsi Gabbard Win Primaries », sur rollcall.com, (consulté le ).
  14. (en) Adrienne LaFrance, « Tulsi Gabbard's Leftward Journey », sur civilbeat.org, (consulté le ).
  15. « De nouvelles religions au Congrès américain », sur lemondedesreligions.fr, (consulté le ).
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  22. (en) Lisa Lerer et Nicholas Casey, « How Tulsi Gabbard's Feud With Clinton Helped Extend Her Time in the Spotlight », sur The New York Times, (ISSN 0362-4331, consulté le ).
  23. (en) « American Samoa Primary Caucus Results 2020 | Live Election Map », sur www.nbcnews.com (consulté le ).
  24. « Tout savoir sur Tulsi Gabbard, qui vient d'abandonner la course à l'investiture démocrate face à Biden et Sanders », sur www.cnews.fr (consulté le ).
  25. (en) « Gabbard says she won't run for reelection to Congress in 2020 », sur politico.com, (consulté le ).
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  38. (en) Sara Boboltz, « Tulsi Gabbard Addresses Criticism Over Her Views On Syria's Assad », sur HuffPost, (consulté le )
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  40. « Omar Alshogre on CNN to highlight the war crimes in Syria » (consulté le )
  41. (en) A. B. C. News, « Tulsi Gabbard Claims to Have Met With Syrian President Bashar al-Assad », sur ABC News (consulté le )
  42. Christina Manduley CNN, « Congresswoman 'skeptical' Assad regime behind gas attack », sur CNN (consulté le )
  43. a et b La Rédaction, « L’actu de la semaine décryptée par Conspiracy Watch (semaine du 08/01/2024 au 14/01/2024) », sur Conspiracy Watch | L'Observatoire du conspirationnisme, (consulté le )
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  48. « La cheffe du renseignement américain contredit Donald Trump sur les activités d'enrichissement nucléaire de l'Iran », sur Franceinfo, (consulté le )
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Articles connexes

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Liens externes

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