Tsapiky

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Tsapiky
Origines stylistiques cérémonies rituelles
Origines culturelles Fin des années 1970 ; Madagascar
Instruments typiques guitare électrique, basse électrique, accordéon, synthétiseur, chant
Popularité Très élevée au sud de Madagascar dans les années 1970 aux années 2000
Scènes régionales Madagascar
Voir aussi musique malgache

Le Tsapiky (ou tsapika) est un genre musical originaire de Madagascar.

Histoire[modifier | modifier le code]

Il est né plus précisément dans la région de Tuléar, au sud-ouest de l'île, dans les années 1970. Le tsapiky est lié initialement à des cérémonies rituelles, qui peuvent durer plusieurs heures, voire quelques jours. Il se caractérise par une grande variété de caractéristiques musicales, mêlant rythmes rapides, énergique et saccadés et ambiances plus feutrées.

Un des représentants en France du Tsapiky est Damily, musicien d'origine malgache. L'ethnomusicologue Julien Mallet est un des spécialistes actuels de ce genre musical. Il rapporte notamment :

« Musique de toutes les occasions, de tous les lieux, des bals poussières en brousse, des boites en villes, des stades de foot, du quotidien, musique proche de la transe, toujours virtuose mais surtout musique de cérémonie exténuantes sur trois jours, la culture du tsapiky convoque autant les ancêtres que l'érotisme de tout le corps[1]. »

— Julien Mallet

Origines et évolution[modifier | modifier le code]

Né dans les années 1970 [2], le tsapiky a intégré les guitares électriques dans les années 1980 [3]. Le tsapiky a véritablement commencé à connaître un niveau d'engouement national au milieu des années 1990[réf. souhaitée]. Il a fallu attendre la sortie en 2000 de la compilation « Tulear Never Sleeps[4][source insuffisante] », sur le label Earthworks, pour que le genre rencontre une notoriété internationale[non neutre][réf. nécessaire]. Cette compilation, cependant, met en valeur le tsapiky « traditionnel », tel que celui qui était exécuté dans les villages ruraux vingt ans auparavant, plutôt que le style amplifié, synthétisé et remixé, diffusé massivement sur les radios et représenté par des stars nationales comme Tearano, Terakaly, Jarifa et Mamy Gotso.

Caractéristiques musicales[modifier | modifier le code]

Le tsapiky a pris naissance à partir de la musique traditionnelle de la région de Tuléar, et a été récemment adapté aux instruments modernes tels que la guitare électrique, la guitare basse et la batterie. Plus rapide que les autres rythmes malgache, cette musique dispose d'un style de jeu de guitare inspirée par les compositions du « Marovany » traditionnel, mais l'influence de la musique des « townships » sud-africain est évidente par les duos de guitares et le chant polyharmonique, souvent interprété par des chanteuses qui répètent des variations sur un court refrain tout au long de la chanson.

Place dans la société malgache[modifier | modifier le code]

La musique Tsapiky est pratiquée à toutes sortes d'occasions solennelles dans le Sud, que ce soit les célébrations collectives ou des funérailles.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Faire danser les morts : le Tsapiky de Madagascar », sur France Musique (consulté le 21 février 2016)
  2. Denis-Constant Martin, « Madagascar. Tsapiky, panorama d’une jeune musique de Tuléar, orchestres électriques, accordéons, fanfare, guitares acoustiques… . Enregistrements (2000) et textes de présentation de Julien Mallet, 2004 », Cahiers d’ethnomusicologie. Anciennement Cahiers de musiques traditionnelles, no 18,‎ , p. 327–329 (ISSN 1662-372X, lire en ligne, consulté le 9 février 2019)
  3. Anne Bocandé et Anne Bocandé, « Le tsapiky malgache fait danser les vivants et les ancêtres », sur Africultures, (consulté le 9 février 2019)
  4. « Various - Tulear Never Sleeps », sur Discogs (consulté le 21 février 2016)

Sources[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]