Tropez de Pise

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Icône de Saint Tropez

Saint Tropez de Pise (ou chevalier Torpès, ou Torpez, ou Caïus Silvius Torpetius) (disparu le 29 avril 68) est l'un des premiers martyrs chrétiens italien du Ier siècle, saint protecteur des marins et saint patron de Saint-Tropez.

Biographie[modifier | modifier le code]

Selon la légende, Caïus Torpetius nait à Pise en Toscane dans une famille patricienne. Il devient officier de l’empereur romain Néron (37-68), chef de sa garde personnelle, et intendant de son palais.

À l’occasion de la cérémonie d'inauguration du temple romain de Diane de Pise, le chevalier Torpès (converti au christianisme par l'apôtre Saint Paul de Tarse dont il avait assuré la garde durant sa captivité à Rome) professe sa nouvelle foi en un seul dieu (christianisme) devant Néron qui attribue la création du monde à la déesse Diane (mythologie romaine).

L’empereur lui ordonne de chanter un hymne à la gloire de Diane mais Tropez refuse d'abjurer sa foi chrétienne. Néron furieux fait flageller le chevalier (selon la légende, la colonne à laquelle il est attaché se brise et tue son bourreau Satellicus), puis le livre aux fauves (un lion et un léopard qui se couchent à ses pieds), enfin le fait décapiter le 29 avril 68. Selon la tradition, l'ami de Tropez, Andronic, recueille sa tête qui est vénérée au XIIIe siècle en l'église de San Rossore (it), près de Pise. Néron fait mettre son corps décapité dans une barque avec un coq et un chien chargés de le dépecer (selon un châtiment réservé habituellement aux parricides dont ces deux animaux sont les symboles). Le frêle esquif est livré au fleuve Arno sous le vent d'est puis aux caprices de la mer. La barque vient s'échouer le 17 mai 68 sur les plages d'« Héracléa » qui sera rebaptisé plus tard Saint-Tropez.

Selon la légende que la fantaisie populaire a plus ou moins façonnée[1], une matrone romaine du nom de Cèlerine, avertie par un songe, recueille le corps arrivé intact sur la plage. Le coq s’envole avec un brin de lin vers Cogolin et donne son nom à la commune et le chien part vers Grimaud au fond du golfe de Saint-Tropez. De pieux Celto-Ligures cachent le corps jusqu'à la fin des persécutions religieuses puis transportent le martyre dans une église bâtie spécialement en son honneur[2]..

Culte et fête de saint Tropez[modifier | modifier le code]

Le culte de saint Tropez protecteur des marins s'est développé dans toute la région de Saint-Tropez. Gênes et Pise possèdent des églises qui lui sont consacrées. Saint-Tropez fête son saint patron par une bravade annuelle traditionnelle le 16, 17 et 18 mai avec pour devise de la ville : « Ad usque fidelis » (en latin) « Fidèle jusqu'au bout » (en français).

Le 29 avril, date de la mise à mort de saint Tropez, un pèlerinage annuel a lieu à Pise ou sa tête est conservée et vénérée sous forme de relique dans une chapelle qui lui est dédiée[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Fernand Jena Ben, Le Pays de Saint-Tropez, Roudelet Felibren dóu Pichoun-Bousquet,‎ 1969, p. 31
  2. Gabrielle Sentis, Saint-Tropez, cité corsaire : l'histoire, les marins, la presqu'île, les bravades, les artistes, Impr. Guirimand,‎ 1980, p. 21
  3. Gabrielle Sentis, Saint-Tropez, cité corsaire : l'histoire, les marins, la presqu'île, les bravades, les artistes, Impr. Guirimand,‎ 1980, p. 22

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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