Guerre vénéto-austro-ottomane

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Guerre vénéto-austro-ottomane
Description de cette image, également commentée ci-après
Guerre turco-autrichienne de 1716-1718. Huile sur toile exposée au Musée national hongrois
Informations générales
Date 1714-1718
Lieu Morée-Banat-Serbie-Valachie
Casus belli Attaque des Turcs ottomans sur la Morée
Issue Paix de Passarowitz
Changements territoriaux Morée-Banat-Serbie septentrionale-Valachie occidentale
Belligérants
Drapeau de l'Empire ottoman Empire ottoman Drapeau de la République de Venise République de Venise
Drapeau de l'Autriche Archiduché d'Autriche
Drapeau des chevaliers hospitaliers Hospitaliers
Commandants
Silâhdâr Ali
Canım Hoca Mehmed Pacha
Halil Pacha
Moralı Ibrahim Pasha (en)
Eugène de Savoie-Carignan
Manuel-François de Portugal
Charles-Alexandre de Wurtemberg Johann Matthias von der Schulenburg
Daniele Dolfin (amiral)
Andrea Pisani (amiral)
Forces en présence
120 000 hommes 70 000 hommes

Guerres austro-turques

Batailles

Peterwardein, Cap Matapan, Belgrade

La guerre vénéto-austro-ottomane, troisième guerre austro-ottomane ou septième guerre vénéto-ottomane se déroula de 1714 à 1718 et oppose l'Empire ottoman à la République de Venise alliée aux Habsbourg.

Les causes de la guerre[modifier | modifier le code]

À la suite du traité de Karlowitz signé en 1699, l'Empire ottoman avait dû reconnaître la perte d'immense territoires. Constantinople désire reconquérir la Morée, afin de mettre un terme à la menace que font peser les Vénitiens sur l'Empire ottoman. Les Turcs veulent profiter du mécontentement des Grecs contre le clergé catholique et la fiscalité vénitienne. Le , l'Empire ottoman déclare la guerre à la République de Venise, sous prétexte de certaines violations des législations turques par les marchands vénitiens. Il fallut cependant attendre l'été suivant pour que les opérations militaires débutent.

L'offensive ottomane[modifier | modifier le code]

En raison de leur supériorité navale, les Turcs reconquièrent la province vénitienne de Morée (Péloponnèse) qu’ils avaient perdue en 1684, en opérant une double opération par terre et par mer. Après ce succès, les Turcs s'apprêtent à attaquer les îles Ioniennes vénitiennes mais ils échouent devant Corfou, permettant ainsi aux Vénitiens de reprendre l'initiative.

La contre-offensive autrichienne[modifier | modifier le code]

Le , l'empereur Charles VI signe une alliance défensive avec Venise et lance un ultimatum à La Porte. Celle-ci avait parié sur la neutralité de l'Autriche. Elle rejette l'ultimatum et une armée de 120 000 hommes commandée par le grand vizir Silâhdâr Ali part de Belgrade pour attaquer la forteresse frontalière de Peterwardein. Eugène de Savoie lance la contre-offensive avec 70 000 hommes et surprend les Ottomans le à Peterwardein. Le grand vizir est mortellement blessé et la déroute est totale. Eugène de Savoie poursuit vers Temesvar. Après la défaite de l'armée de secours ottomane, la ville de Temesvar capitule le . Le maréchal von Mercy est nommé gouverneur du Banat. Il lance un raid sur Bucarest. En 1717, Eugène de Savoie et Mercy entament le siège de Belgrade. Halil Pacha tente de secourir la ville mais il est battu par Eugène de Savoie le si bien que Belgrade capitule deux jours plus tard. L'offensive autrichienne qui s'ensuivit sur la Bosnie fut freinée par les ravages de la malaria.

Dans le même temps, les Vénitiens tentent de récupérer leurs positions mais leur flotte est battue au cap Matapan en . Cette défaite voit s'envoler tout espoir pour les Vénitiens de récupérer la Morée.

Le traité de Passarowitz[modifier | modifier le code]

Tamis banat1718 1739.png

À la suite de la médiation des ambassadeurs britanniques et hollandais, les deux camps acceptent la paix. Le est signé le traité de Passarowitz entre l'Autriche, Venise et l'Empire ottoman. L'Autriche obtient le Banat de Temesvar, la Valachie occidentale et le nord de la Serbie. L'Empire ottoman conserve la Morée redevenue ottomane.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Lucien Bély, Les relations internationales en Europe - XVIIe-XVIIIe siècle, PUF, coll. « Thémis/Histoire », Paris, 1992 (ISBN 2130517552)
  • Georges Castellan, Histoire des Balkans, XIV-XXe siècle, Fayard, Paris, 1991 (ISBN 2702834922)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]