Trois anneaux des Elfes

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Les trois anneaux des Elfes ou trois anneaux elfiques, aussi appelés les Trois sont, dans le légendaire de l'écrivain britannique J. R. R. Tolkien les trois anneaux de pouvoir possédés par les Elfes de la Terre du milieu. Ces anneaux sont :

Présentation[modifier | modifier le code]

Bien qu'ils aient été forgés grâce aux connaissances acquises auprès de Sauron, les Trois anneaux des Elfes ne furent pas créés par lui, et Sauron ne les toucha jamais.

Ces trois anneaux furent forgés pendant le Second Âge en Eregion (une région de la Terre du milieu) par l'Elfe Celebrimbor. Il les conçut avec son propre art, ainsi qu'avec la science qu'il acquit en travaillant, lui et les autres orfèvres du Gwaith-i-Mírdain, avec Sauron sur les neuf anneaux des Hommes et les sept anneaux des Nains. Celebrimbor créa les « Trois » après le départ de Sauron pour le Mordor, où ce dernier forgea en secret l'Anneau unique visant à contrôler les porteurs des Grands anneaux de pouvoir, (Les Sept et les Neuf), et donc les Trois. Au départ, Sauron n'a pas d'influence directe sur les porteurs des « Trois », sauf quand il porte l'Unique.

Les Elfes, en tant que « premiers-nés » des êtres immortels, avaient vu durant les guerres du Premier Âge disparaître beaucoup de beautés de la Terre du milieu, comme les grandes cités du Beleriand. Les Trois anneaux furent créés dans le but de maintenir et conserver le souvenir des temps anciens en Terre du milieu, et pour créer des œuvres au goût des Elfes.

Quand il créa l'anneau unique, Sauron mit une grande partie de son pouvoir dans celui-ci, afin de contrôler en pensée les porteurs de tous les anneaux de pouvoir, même les Trois qu'il n'avait pas conçus. Mais Celebrimbor s'en rendit compte et retira les anneaux. Les Trois furent l'une des causes principales du déclenchement de la guerre entre Sauron et les Elfes, où à la fin Celebrimbor fut tué. Ce dernier réussit cependant à donner les anneaux à d'autres porteurs secrets. L'histoire des Trois se divise à ce moment, et bien peu connaîtront l'identité des différents porteurs des anneaux des Elfes au fil des ans.

À la fin du Second Âge, après le Siège du Mordor par Elendil et Gil-Galad dans la guerre de la Dernière Alliance, Sauron est défait et l'Anneau unique est perdu ; les porteurs des Trois peuvent alors utiliser librement leur anneau.

Mais, à la fin du Troisième Âge (dans Le Seigneur des anneaux), l'Anneau unique est détruit et les trois anneaux elfiques perdent tous leurs pouvoirs. Les havres de paix qu'ils protégeaient (Fondcombe, la Lothlórien), sont replacés dans le cours du temps. Le temps des Elfes en Terre du milieu vient alors à son terme, les derniers seigneurs Noldor partant bientôt pour se rendre dans l'Ouest au-delà de la mer, emportant les Trois avec eux.

Narya[modifier | modifier le code]

Narya, aussi appelé l’Anneau de rubis (Red Ring en VO), l’Anneau de feu (Ring of Fire), Narya le Grand (Narya the Great) et « The Kindler » est un anneau d'or serti d'un rubis. Son nom provient du quenya nar, ce qui signifie « feu ».

D'après les Contes et Légendes inachevés, au début de la guerre entre les Elfes et Sauron, Celebrimbor donna Narya et Vilya à Gil-galad, le Haut-Roi des Elfes de race Noldor. Gil-galad confia Narya à son lieutenant qui le garda après la mort de Gil-galad.

D'après Le Seigneur des anneaux, Gil-galad reçut uniquement Vilya tandis que Círdan recevait Narya. Vers l'année 1500 du Troisième Âge, Círdan, reconnaissant Mithrandir (Gandalf) comme l'un des Maiar du royaume béni de Valinor, lui donna l'anneau pour l'aider dans sa tâche en Terre du milieu. Cet anneau avait le pouvoir d'inspirer les gens à résister à la tyrannie, à la domination et au désespoir (en d'autres termes, susciter de l'espoir chez les autres autour du porteur), en plus de donner de la résistance à la fatigue et la lassitude liée au temps qui passe. Avec lui, Gandalf est vu lancer des traits de lumière blanche[1].

Nenya[modifier | modifier le code]

Nenya, aussi appelé l’Anneau de diamant (Ring of Adamant), l’Anneau de l'eau (Ring of Water) ou l'Anneau blanc (White Ring) est un anneau de mithril serti d'une pierre blanche[2]. Son nom provient du quenya nén, ce qui signifie « eau ».

L'Anneau était gardé par Galadriel en Lórien, et possédait un éclat égalant celui des étoiles.

Le pouvoir de Nenya était la protection contre le mal. Il était dit que, comme la Lothlórien était protégée par Nenya, elle ne pouvait tomber que si Sauron en personne attaquait. Galadriel se servit de ses pouvoirs pour créer et entretenir la Lothlórien, mais l'anneau augmentait aussi en elle la nostalgie de la mer et le désir de retourner aux Terres Immortelles.

Après la destruction de l'anneau Unique, son pouvoir diminua avec celui des autres anneaux de pouvoir. Galadriel emporta Nenya sur un navire des Havres Gris en direction de l'ouest, accompagnée par les deux autres anneaux elfiques et leurs porteurs. Une fois l'anneau parti, la magie et la beauté de la Lórien diminuèrent et elle se dépeupla lentement. Lorsqu'Arwen mourut en l'an 121 du Quatrième Âge, la Lórien était déserte et en ruines.

Vilya[modifier | modifier le code]

Vilya, aussi appelé l’Anneau de saphir (Blue Ring en VO), l’Anneau de l'air (Ring of Air) et l'Anneau du firmament (Ring of Firmament) est un anneau d'or serti d'une pierre bleue. Son nom provient du quenya vilya, ce qui signifie « air ».

Quand Sauron dévasta l'Eregion, Vilya fut envoyé au Roi-Elfe Gil-galad loin en Lindon, où il fut ensuite donné à Elrond, qui le porta à partir de la fin du Second Âge et tout le Tiers Âge. Comme Gil-galad était le haut-Roi des Noldor au temps de la distribution des Trois, on pensa qu'il était préférable que le plus puissant des Trois lui revînt.

Vilya était le plus puissant des trois[3]. Son pouvoir exact n'est pas connu, mais l'on peut avancer qu'il possédait le pouvoir de guérir et de préserver[4]. Il y a aussi l'hypothèse que cet anneau permettait de contrôler des éléments mineurs : c'est ainsi qu'Elrond aurait déchainé un torrent d'eau contre les Nazgûl en manipulant la rivière entourant la vallée de Fondcombe. Dans la section « Les Anneaux de pouvoir », dernier chapitre du Silmarillion, on apprend que les étoiles brillaient au-dessus d'Imladris (Fondcombe) comme nulle part ailleurs, signe de la présence de Vilya et de son pouvoir[5].

À la destruction de Sauron, le pouvoir de Vilya s'affaiblit et il fut emmené par delà les mers par Elrond à la fin du Troisième Âge.

Création et évolution[modifier | modifier le code]

Critique et analyse[modifier | modifier le code]

Adaptations[modifier | modifier le code]

Les trois anneaux elfiques apparaissent dans les trilogies Le Hobbit et Le Seigneur des Anneaux de Peter Jackson. On peut les voir au doigt de Gandalf, Elrond et Galadriel. Le prologue de La Communauté de l'Anneau les présente au moment où ils furent forgés. La version longue du même film montre Galadriel présentant son anneau, Nenya, à Frodon.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Visible dans Le Retour du roi, quand Gandalf va secourir Faramir aux portes de Minas Tirith après que celui-ci a été attaqué par des Nazgûls au cours de sa retraite vers la cité, sous le regard de Pippin qui voit la scène des rempart de la ville. Extrait :

    « Mais les ombres noires s'étaient maintenant avisées de la présence du nouvel arrivant. L'une d'elles vira vers lui, mais, il sembla à Pippin qu'il levait la main, et il en jaillit un trait de lumière blanche. Le Nazgûl poussa un long cri plaintif et s'écarta ; (...) »

    J.R.R. Tolkien (trad. Francis Ledoux), Le Retour du roi, éditions Pocket, p. 106.
  2. Sûrement un diamant ; « adamant » signifie en anglais « inflexible », et c'est aussi un ancien synonyme cette pierre précieuse.
  3. Comme mentionné dans le dernier chapitre du roman Le Retour du roi.
  4. Il est écrit dans Le Silmarillion que Celebrimbor forgea les trois dans le but de guérir et de préserver, plutôt que d'accroître les forces de son porteur, comme les Sept et les Neuf.
  5. J. R. R. Tolkien, Le Silmarillion, Pocket, (ISBN 2266121022 et 9782266121026, OCLC 422030238), « Avant donc la fin du Troisième Âge, les Elfes surent qu’Elrond détenait l’Anneau de Saphir dans la belle vallée de Rivendell et qu’au-dessus de sa demeure les étoiles du ciel brillaient comme nulle part ailleurs. » ; p. 389.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]