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Tripolis (Perrhébie)

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Tripolis
Carte de la Thessalie antique. Tripolis est située au nord).
Géographie
Pays
Fonctionnement
Statut
Union politique (en)Voir et modifier les données sur Wikidata

Tripolis, en grec ancien : Τρίπολις, signifiant en français : trois polis/cités, est une communauté de polis de la Perrhébie, en Thessalie antique[1].

Elle comprend les cités de Pýthion, d'Azoros et de Doliché[2].

Situées dans un bassin d'altitude, ces trois cités sont enserrées entre trois massifs montagneux qui délimitent son terroir. À l'Est, le massif de l'Olympe et du Bas-Olympe sépare la Tripolis de la mer ; au Nord, la massif du Titaros ; à l'Ouest les monts Cambuniens, qui forment ligne de crête séparant le bassin de l'Haliacmon en Macédoine et celui du Pénée en Thessalie. Au Sud, il faut franchir une barre rocheuse pour accéder au bassin d'Elasson, puis descendre la vallée du Titarèse jusqu'à la plaine thessalienne drainée par le Pénée.

La Tripolis est une voie de passage importante pour passer de la Thessalie au Sud vers le Macédoine au Nord ; les deux passages importants sont situés, le premier au Nord-Est du bassin, entre le massif de l'Olympe et le Titaros, le second au Nord-Ouest entre le Titaros et les monts Cambuniens ; ces passages ont été dès l'antiquité utilisés fréquemment et on en trouve la preuve dans les itinéraires militaires suivis par les armées.

Il faut signaler une troisième voie de passage, qui part du bassin de l'actuel bourg de Karya, situé entre le Haut-Olympe et le Bas-Olympe, et qui permet de descendre sur la côte égéenne ; là-encore, ce passage, bien que difficile, a été emprunté dès l'antiquité ; les deux plus célèbres opérations militaires sont la traversée du Bas-Olympe par le consul Marcius Philippus au printemps 169 av. J.-C. lors de la 3e guerre de Macédoine (Tite Live, Histoire romaine, XLIV, 2, 5) et l'expédition de Paul-Émile (Tite Live, Histoire romaine, XLIV, 35 ; Plutarque, Vie de Paul Émile, 15-16), en 168 av. J.-C., lorsqu'il entreprit de contourner le massif de l'Olympe pour prendre à revers les forces du roi de Macédoine, Persée, manœuvre qui aboutit à la victoire romaine de Pydna, laquelle mit fin à la 3e guerre de Macédoine et assura le triomphe définitif de Rome sur le royaume de Macédoine.


Notes et références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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  • Tite-Live, Ab Urbe condita libri [« Histoire de Rome depuis sa fondation »] (lire en ligne). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article.
  • Léon Heuzey, Le mont Olympe et l'Acarnanie. Exploration de ces deux régions, avec l'étude de leurs antiquités, de leurs populations anciennes et modernes, de leur géographie et de leur histoire. Ouvrage accompagné de planches, Paris, F. Didot, 1860.
  • Gérard Lucas, Les cités antiques de la haute vallée du Titarèse. Étude de topographie et de géographie historique, CMO 27, Maison de l'Orient et de la Méditerranée, Lyon, 1997.