Trimipramine

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trimipramine
Image illustrative de l’article Trimipramine
Énantiomère R de la trimipramine (à droite) et S-trimipramine (à gauche)
Identification
Nom UICPA (±)-3-(10,11-dihydro-5H-dibenzo[b,f]azépin-5-yl)-N,N,2-triméthylpropan-1-amine
No CAS 739-71-9
No ECHA 100.010.917
No CE 212-008-3
Code ATC N06AA10
DrugBank APRD00498
PubChem 5584
SMILES
InChI
Propriétés chimiques
Formule brute C20H26N2  [Isomères]
Masse molaire[1] 294,4338 ± 0,0182 g/mol
C 81,59 %, H 8,9 %, N 9,51 %,
Propriétés physiques
fusion 45 °C[2]
Solubilité 4,81 mg·l-1 (eau, 25 °C)[3][source insuffisante]
Écotoxicologie
DL50 250 mg·kg-1 (souris, oral)[4]
42 mg·kg-1 (souris, i.v.)[5]
200 mg·kg-1 (souris, s.c.)[4]
145 mg·kg-1 (souris, i.p.)[5]
LogP 5,43[3]
Données pharmacocinétiques
Biodisponibilité 40 %
Métabolisme hépatique
Demi-vie d’élim. 11 à 23 heures
Excrétion

rénale


Unités du SI et CNTP, sauf indication contraire.

La trimipramine est une substance chimique de la famille des dibenzoazépines et des méthanesulfonates. Elle agit en inhibant la recapture de la noradrénaline et de la sérotonine, comme anticholinergique central et périphérique et bloque les récepteurs dopaminergiques. Elle possède également des propriétés antihistaminiques, anxiolytiques, antipsychotiques, sédative, et analgésiques. C'est un antidépresseur tricyclique utilisé dans le traitement de certaines dépressions.

Trimipramine
Noms commerciaux
  • Surmontil (France, Italie, Pays-Bas, Grande-Bretagne, Suisse)
  • Stangyl (Allemagne)
Classe antidépresseur
Autres informations Sous classe :

Indication[modifier | modifier le code]

  • Dépression endogène et névrotique avec agitation proéminente et anxiété
  • Insomnie Dépressive et non-dépressive (y-compris pour un traitement à long terme)
  • Addiction à l'alcool et aux opiacés
  • Douleur chronique d'origine cancéreuse ou autre

Pharmacologie[modifier | modifier le code]

Le mécanisme d'action de la trimipramine diffère des autres antidépresseurs tricycliques. C'est seulement un inhibiteur modéré de la recapture de la noradrénaline et un faible inhibiteur de recapture de sérotonine et de dopamine.

Globalement, le spectre d'action et d'efficacité (la forte activité d'antidépresseur, la sédation et l'effet anxiolytique) et les effets indésirables (antihistaminique central, anticholinergique et anti-adrénergique) sont semblables à ceux de la doxépine (Quitaxon). La trimipramine ne change pas l'architecture normale du sommeil. En particulier, elle ne réduit pas le sommeil de REM ; les rêves s'éclaircissent pendant le traitement[6][source insuffisante]. Les cauchemars sont rares, mais peuvent être un effet indésirable (rare mais possible) de la molécule. Sa forte activité antagoniste au récepteur D2 récepteurs pourrait faire de la substance un neuroleptique atypique, mais des études[Lesquelles ?] sont en cours[Quand ?]. C'est également un produit efficace contre les douleurs chroniques de par l'action simultané sur les projections descendantes sérotoninergiques et noradrénergiques.

Contre-indications[modifier | modifier le code]

Contre-indications absolues :

  • traitement avec les inhibiteurs de la mono-amine oxydase (IMAO) ;
  • allergie connue ou hypersensibilité à trimipramine ou à d'autres tricycliques ;
  • delirium tremens aigu ;
  • Glaucome fermé non soigné de montage ;
  • Hypertrophie de la prostate avec rétention d'urine ;
  • Iléus Paralytique

Contre-indications relatives :

  • hypertrophie de la prostate sans rétention d'urine.

Abus et dépendance[modifier | modifier le code]

La trimipramine n'est pas une substance qui provoque une dépendance psychique. Lorsque le traitement est arrêté brusquement, les symptômes observés sont assez classiques : agitation, anxiété, insomnie, et parfois manie ou dépression. Ces symptômes de rebond peuvent être évités en réduisant la dose quotidienne de trimipramine progressivement d'environ 25 % chaque semaine. Si le traitement doit être arrêté brutalement pour des raisons médicales, l'utilisation d'une benzodiazepine (comme de la lorazepam, clonazepam, ou alprazolam) pour un maximum de quatre semaines pour tempérer le risque d'anxiété, mais pas au-delà.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Masse molaire calculée d’après « Atomic weights of the elements 2007 », sur www.chem.qmul.ac.uk.
  2. (en) « Trimipramine », sur ChemIDplus, consulté le 4 juin 2010
  3. a et b Meylan WM et al. (1996)
  4. a et b Bollettino Chimico Farmaceutico. Vol. 102, Pg. 753, 1963 PMID 14109587
  5. a et b Comptes Rendus des Seances de la Societe de Biologie et de Ses Filiales. Vol. 155, Pg. 307, 1961. PMID 13791028
  6. (en) Michael Schredla, Mathias Bergerb, Dieter Riemannb « The effect of trimipramine on dream recall and dream emotions in depressive outpatients » Psychiatry Research, volume 167

Lien externe[modifier | modifier le code]

  • Compendium suisse des médicaments : spécialités contenant Trimipramine