Trilemme de Münchhausen

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Le trilemme de Münchhausen est un problème épistémologique et gnoséologique. Il s'agit d'une expérience de pensée déjà proposée par le philosophe sceptique antique Agrippa décrivant l'impossibilité d'établir une vérité absolue sur quoi que ce soit. En effet, toute tentative de fonder la connaissance sur une base solide tombe inévitablement sous un des trois écueils suivants :

  • la regressio ad infinitum, où chaque argument justifiant une connaissance doit à son tour être vérifié, et ceci à l'infini ;
  • la circularité logique, laquelle tente de justifier une thèse en l'employant implicitement ;
  • la rupture transcendante, ou argument ex cathedra qui fait appel à un principe supérieur à la vérité que l'on souhaite démontrer, qui ne peut d'aucune manière être critiquée. Il peut s'agir de Dieu en métaphysique, ou de l'axiomatique en mathématiques[réf. non conforme].

C'est le philosophe Hans Albert qui a baptisé ce problème trilemme de Münchhausen, en mémoire du baron de Münchhausen qui avait prétendu tirer son cheval et lui-même hors des sables mouvants par ses propres cheveux, sans aucun support extérieur[1]. Le problème est également connu sous le nom de trilemme d'Agrippa ou de trilemme de Fries.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Hans Albert, Traktat über kritische Vernunft, p. 15

Articles connexes[modifier | modifier le code]