Trident Media Guard

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Trident Media Guard[1]

Création 2002
Dates clés 2009 Vote de la loi Hadopi ; 2010 obtention du contrat correspondant
Fondateurs Alain Guislain et Bastien Casalta
Personnages clés Thierry Lhermitte
Forme juridique SA
Siège social Drapeau de France Nantes (France)
Direction Alain Guislain
Actionnaires Ouest Venture
Activité Informatique
Produits Conseil en systèmes et logiciels informatiques
Effectif 12
Site web http://tmg.eu/
Chiffre d’affaires 866.000 € (Chiffre d'affaires datant de 2007, aucune publication du CA réalisé depuis cette date)

Trident Media Guard (TMG) est une société française spécialisée dans le contrôle d'échange entre utilisateurs d'internet (P2P) et de la protection des droits d'auteur. Créée en 2002 par Alain Guislain et Bastien Casalta, elle est située à Saint-Sébastien-sur-Loire près de Nantes.

Elle vise à « fournir un service aux grandes sociétés d'édition du disque et du cinéma pour stopper les téléchargements illégaux sur les réseaux peer-to-peer ». À sa création, elle a bénéficié des fonctions d'incubateur d'Atlanpole, et d'une souscription importante de la part du capital-risqueur rennais Ouest Venture[2]. Thierry Lhermitte est entré au capital en juin 2009 et en est administrateur[3],[4].

Elle a été choisie, fin janvier 2010, par l'industrie de la musique et du cinéma pour relever les infractions au droit d'auteur sur Internet dans le cadre de la loi Hadopi[5],[6]. Dans ce cadre, elle a pour mission de relever les adresses IP procédant à un téléchargement illicite, puis d'envoyer ces informations à la Haute Autorité.

Depuis le début du mois d'avril 2010, TMG a mis en ligne 6 serveurs chargés de recueillir des informations sur les échanges de données utilisant des protocoles peer-to-peer[7].

En 2010, Trident Media Guard & Thierry Lhermitte ont reçu conjointement le « prix Orwell Mention spéciale internet » lors des Big Brother Awards France annuels[8].

Le 13 mai 2011, Bluetouff, sur le site Reflets.info, révèle l'existence d'un serveur non protégé de la société qui laisse fuiter des données personnelles[9] ainsi que des scripts de traitement de ces données. Cet incident lui vaudra un triple audit (CNIL, HADOPI et HSC, mandaté par les ayants-droit) et une coupure de l'interconnexion servant à communiquer les adresses IP des téléchargeurs à l'HADOPI. Les conclusions de ces audits ne seront jamais rendues publiques, seules celles de Bluetouff[10] le seront après qu'il aura présenté ses conclusions à la commission de protection des droits de l'HADOPI.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Trident Media Guard (TMG) : bloquer les téléchargements illégaux », L'Usine nouvelle,‎ (consulté le 12 février 2010)
  2. « La technologie du français TMG au secours des majors », Le Journal du Net,‎ (consulté le 12 février 2010)
  3. Guillaume Champeau, « Hadopi : Trident Media Guard sera à la pointe de la lutte anti-pirate », Numerama (consulté le 12 février 2010)
  4. Marc Rees, « Thierry Lhermitte fera-t-il fortune grâce au piratage ? », PC INpact,‎ (consulté le 12 février 2010)
  5. Stéphane Longi, « Hadopi : TMG désigné pour traquer les pirates », 01net.com,‎ (consulté le 12 février 2010)
  6. « HADOPI : Trident Media Guard choisi pour repérer les fraudeurs », DSLvalley,‎ (consulté le 12 février 2010)
  7. Olivier Robillart, « L'Hadopi lance ses serveurs-pièges anti-téléchargement », Clubic,‎ (consulté le 19 avril 2010)
  8. « Gagnant Orwell 2010 : Trident Media Guard & Thierry Lhermitte », Big Brother Awards France,‎ 2010 (consulté le 26 septembre 2010)
  9. Bluetouff, « Le honeypot de TMG », Reflets.info,‎
  10. Guillaume Champeau, « Ce que Bluetouff a dit à l'Hadopi sur TMG », Numerama,‎

Lien externe[modifier | modifier le code]