Tricholome prétentieux

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Tricholoma portentosum

Tricholoma portentosum, le Tricholome prétentieux, est une espèce de champignons (Fungi) basidiomycètes de la famille des Tricholomataceae. Cette espèce est originaire de l'ensemble de l'écorégion paléarctique et du Nord-Ouest du néarctique. Son mycélium entretien une symbiose mycorhizienne principalement avec le Pin sylvestre et plus largement avec d'autres espèces de Pins, et fructifie en troupe en fin d'automne où le champignon est relativement courant, voire abondant. Il est assez difficile à différencier de certains de ses congénères gris du genre Tricholoma dont il partage la silhouette charnue caractéristique, les lamelles échancrées, la sporée blanche et la chair immuable d'une couleur identique. Seuls les fibrilles de son chapeau et des reflets jaunes dans ses lamelles et à la base de son pied pourront le distinguer à coup sûr d'espèces toxiques telles que le Tricholome de Josserand auquel il peut être mêlé. Du point de vue taxonomique, il est proche du Canari. Des points de vue populaire, biologique et chimique, il est proche du Petit-gris. Champignon comestible réputé et reconnu au goût iodé, le Tricholome prétentieux est apprécié sur l'ensemble de l'Eurasie où il est parfois récolté en masse. Ses composants sont comparables aux autres Tricholomataceae et, à ce titre, il constitue un apport correct en fibres et moyen en protéines. Il se révèle être un faible bioaccumulateur de métaux lourds et un bioaccumulateur moyen concernant la radioactivité. Quant à sa mise en culture, les expérimentations de laboratoire sont prometteuses.

Taxonomie[modifier | modifier le code]

Photographie de deux champignons, l'un vu d'en haut, avec un chapeau gris ardoise s'éclaircissant vers la marge, l'autre vu d'en dessous avec un pied et des lames blanc teinté de jaune
Tricholoma portentosum - dessus-dessous.

Cette espèce est initialement décrite sous le nom Agaricus portentosus par le Suédois Elias Magnus Fries dans son ouvrage monumental de , à la base de la mycologie moderne : Systema mycologicum et ses addentum[1],[2]. Il la décrit ainsi : « pileo [...] inaequali viscido lineolis innatis nigricantibus virgato [...] »[3], ce qui peut être traduit par « chapeau [...] irrégulièrement visqueux et marqué de rayures linéaires noires [...] ». Le genre Agaricus est alors d'une définition bien plus large qu'actuellement, se rapprochant de celle de l'ordre des Agaricales.

Cette espèce est une première fois classée dans le genre Tricholoma par le Jurassien et fils spirituel de Fries, Lucien Quélet, dans son ouvrage Les champignons du Jura et des Vosges de [4], qui change d'avis en et la place dans son nouveau genre, Gyrophila.[5], détricoté depuis. En , à partir des exemplaires nord-américains, William Alphonso Murrill inclut l'espèce dans le genre Melanoleuca lors de sa recombinaison[6] ; un genre à l'étude difficile de nombreuses fois fortement remanié[7]. L'espèce est enfin replacée au sein des Tricholoma par Auguste Sartory et Louis Maire dans leur Synopsis du genre Tricholoma de [8] et est aujourd'hui reconnue comme une parente essentielle de ce genre[9],[10].

Synonymie[modifier | modifier le code]

Charles Horton Peck a décrit[11] en une espèce nord-américaine sans tons jaunes sous le nom de Tricholoma niveipes, dont la synonymie demeure incertaine[12].

Étymologie et dénominations[modifier | modifier le code]

Dénominations scientifique et vulgarisée[modifier | modifier le code]

Le nom scientifique du genre Tricholoma provient du grec ancien θρίξ, τριχός, trix, trichos (« cheveux ») et λῶμα, lôma (« frange »), en raison des fibrilles ornant le chapeau de nombreuses espèces de ce genre[13] ; l'épithète spécifique portentosum est issue du latin portentosus (« merveilleux, prodigieux »)[14], à cause de ses qualités gustatives[15].

Le nom normalisé « Tricholome prétentieux[16] », parfois simplifié en « Prétentieux[17] », est une traduction littérale incorrecte du nom scientifique. Une vulgarisation plus respectueuse du choix de Fries aurait plutôt donné « Tricholome prodigieux ». Selon André Marchand, mycologue français réputé des années 1960, 1970 et 1980, l'épithète « prétentieux » est un anthropomorphisme absurde sans lien avec la morphologie modeste de ce champignon[18].

Dénominations vernaculaires en français[modifier | modifier le code]

Ce champignon est désigné, par comparaison avec le Petit-gris, « Petit-gris d'automne[17] », « Bise d'automne[17] », « Bise d'hiver[18] », « Petit-gris jaune[19] » et « Gris de fer[20] ». Le nom « champignon des mousses[21] » rappelle son biotope de prédilection, les pinèdes moussues. Il est également nommé « Nératou[22] » en occitan, et « Noirot[22] » en français, en raison de son chapeau noir ou encore, pour la même raison, « Charbonnier[23] », ce dernier nom désignant également le Petit-gris et la Russule charbonnière.

Dénominations dans les autres langues[modifier | modifier le code]

  • (be) « Падзялёнка[24] »
  • (ca) « Fredolic gros[25] »
  • (cs) « Čirůvka havelka[26] »
  • (de) « Schwarzfaseriger Ritterling[18] » (le Tricholome à chapeau fibrillé de noir)
  • (da) « Grå ridderhat[27] » (le Tricholome gris)
  • (en) britannique : « Coalman[28] » (le Charbonnier) ; américain : « Sooty head[29] (la Tête brûlée)
  • (es) « Capuchina[30],[31] » (le Capuchon) ; « Carbonera[31] » (le Charbonnier) ; « Tortullo[31]  »
  • (eu) « Ziza ilun-hankahorixka[32] » (le Tricholome sombre à pied jaunâtre)
  • (et) « Triibuline heinik[33] » (le Tricholome strié)
  • (fi) « Viiruvalmuska[34] » (le Tricholome strié)
  • (gl) « Tortullo[35] »
  • (hu) « Szürke pereszke[36] » (le Tricholome gris)
  • (it) « Tricoloma portentoso » (le Tricholome prodigieux). Noms dialectaux : « Cicalotto » (Sienne, Ligurie), « Castagnolo » (Massa-Carrara), « Perrupato gruossu » (Cosenza)[37].
  • (ja) « シモフリシメジ[38] », (Shimofuri shimeji, Shimeji de la saison des gelées)
  • (ka) « შავჩოხა[39] » (Shavchokha, le Tricholome noir)
  • (lt) « Juosvažalis baltikas[40] » (le Tricholome strié)
  • (nl) « Glanzende ridderzwam[41] » (l'Agaric chevaleresque brillant)
  • (pl) « Gąska niekształtna[42] » (le Tricholome difforme)
  • (ru) « Рядовка серая[43] » (le Tricholome gris)
  • (sv) « Streckmusseron[44] » (le Mousseron des bois)
  • (uk) « Рядовка темно-сіра[45] » (le Tricholome gris-foncé)
  • (zh) « 灰口蘑[46] » (Huī kǒumó, le Tricholome poussiéreux).

Systématique[modifier | modifier le code]

Dans sa définition actuelle, le genre Tricholoma se distingue par un sporophore charnu à silhouette conique-obtuse, dite « tricholomatoïde », dont le pied et le chapeau ombiliqué ne sont pas séparables. La chair est principalement blanche et immuable. Ses lamelles sont échancrées et sa sporée est blanche. Ce sont des champignons ectomycorhiziens à fructification essentiellement automnale[41],[47].

Ce champignon appartient au sous-genre Tricholoma qui comprend des espèces à la surface du chapeau visqueuse ou sèche, plus ou moins glabre et généralement fibrillée radialement, tomenteuse ou squameuse[41].

T. portentosum est placé au sein de la section nommée Tricholoma par les anglosaxons[41],[48] et Equestria par les latins[49],[50] avec pour espèce-type Tricholoma equestre, le Canari. Cette section regroupe des espèces à la cuticule fibrillée ou squamuleuse, de couleur blanchâtre, grisâtre verdâtre mais principalement jaune, ou, à tout le moins, aux lamelles présentant des reflets jaunes.

Une étude phylogénique de portant sur des spécimens de Tricholomes récoltés en Europe du Nord montre que, au sein de cette section, T. portentosum se trouve dans une position intermédiaire entre les espèces à la cuticule sèche grise ou jaune incarnées par Tricholoma virgatum et les espèces à la cuticule visqueuse verdâtre à jaunâtre incarnées par Tricholoma sejunctum[51].

Description[modifier | modifier le code]

Macroscopie[modifier | modifier le code]

Le Tricholome prétentieux est un champignon de taille moyenne au chapeau de 30 à 110 mm de diamètre, conique à campanulé s'étalant avec l'âge mais gardant souvent un mamelon central. Il est brillant gris clair à gris noir avec des stries radiales plus foncées nettement visibles (les fibrilles), la marge étant souvent d'un gris un peu plus clair, voire teintée de jaune citron avec l’âge. La cuticule est visqueuse par temps humide et se pèle facilement. Ses lamelles blanches, épaisses et échancrées, intercalées de lamellules, présentent des reflets jaunes se fonçant en jaune citron chez les spécimens âgés et rosissant une fois gelées. L'impression des spores est blanche. Le pied est cylindrique mesurant de 30 à 120 mm de haut sur 10 à 30 mm de diamètre, il est blanc jaunissant avec l'âge et souvent profondément enterré. Nettement fibreux, le pied peut s'ouvrir de bas en haut en effectuant une pression entre deux pouces, les morceaux fendus s'enroulant alors progressivement en spirale. La chair du sporophore est épaisse et blanche à grisâtre ; elle a une odeur de farine fraîche et une saveur identique mêlée d'huître[52],[41],[53],[18]. Elle montre une réaction verte au Chlorure de fer(III)[19].


Microscopie[modifier | modifier le code]

Les spores mesurent de 6,0 à 7,5 μm de long par de 3,5 à 4,5 μm de large. Elles sont lisses et arrondies à légèrement ellipsoïdes à oblongues en vue latérale avec un appendice hilaire prononcé. Les basides, quant à elles, sont en forme de massue et mesurent de 22 à 40 μm de long pour de 5 à 7,5 μm de large. Elles ne comportent pas de boucles de conjugaison. Les lamelles présentent des cystides irrégulières sur leurs faces (pleurocystides), celles-ci ne dépassant jamais l'hymenium, mais aucune sur leur arrête (cheilocystides). D'autres sont également présentes sur le stipe (caulocystides). La cuticule, d'une épaisseur pouvant atteindre 300 μm, est constituée d'hyphes étroites et cylindriques, plus ou moins parallèles et couchées, quelques unes émergeantes, mesurant de 1,5 à 6,0 μm de large et pigmentées de brun. Quant aux hyphes du stipe, d'une morphologie similaire, cloisonnées et non bouclées, elles mesurent de 3,0 à 9,0 μm de large[41],[54].


Variétés[modifier | modifier le code]

Trois variétés sont décrites depuis la France par Marcel Bon ; basées sur des critères morphologiques ou écologiques. Une variété décrite depuis des exemplaires Nord-américains de l'État de New-York est également valide ; la variété avellaneifolium ayant été élevée au rang d'espèce sous le nom Melanoleuca avellaneifolia[10] :

  • Tricholoma portentosum var. portentosum, la variété type.
  • Tricholoma portentosum var. album Jacquet. ex Bon, [Illustrations 1], à chapeau blanc (variété proche de T. columbetta)[55].
  • Tricholoma portentosum var. lugdunense Bon, [Illustrations 2], à chapeau blanc aux nuances jaunes et sans fibrilles ni pigment gris[55].
  • Tricholoma portentosum var. boutevillei Bon, , à chapeau sombre aux mèches circulaires squamuleuses, poussant au pied des chênes et des hêtres sur sol calcaire[9].
  • Tricholoma portentosum var. centrale Peck, , à chapeau jaune pâle ou jaune verdâtre, brun fuligineux au centre et à lamelles striées irrégulièrement de lignes plus pâles[56]

Confusions possibles[modifier | modifier le code]

La distinction du Tricholome prétentieux par rapport aux autres Tricholomes d'apparence semblable est considérée comme difficile. Ses meilleurs traits distinctifs sont un chapeau gris foncé à brun nettement fibrilleux dont la cuticule se pèle facilement, des reflets jaunes dans les lames ainsi que la base du pied jaunissant avec l'âge. Voici quelques espèces pouvant prêter à confusion[53] :

En Europe[modifier | modifier le code]

  • Le Tricholome de Josserand, également nommé Tricholome faux-prétentieux (Tricholoma josserandii), espèce proche la plus problématique au biotope similaire et poussant parfois au milieu de T. portentosum. De nombreux cas d'intoxications par confusion avec le Tricholome prétentieux sont répertoriés dans la littérature médicale et mycologique : plusieurs dans le Nord de l'Italie[57] ainsi que de nombreux dans le Rhône et la Loire durant les années [20], deux dans les Landes, un en Haute-Loire en [58] et un autre à Durango en Espagne en [59]. Ces intoxications se traduisent par des gastro-entérites lourdes mais ne nécessitant pas d'hospitalisation. L'espèce se différencie par l'absence de reflets jaunes dans les lamelles et le pied ainsi que sa cuticule lisse, non visqueuse et difficilement pelable, une couleur rouge sur son pied et son odeur de farine rance marquée[53],[58].
  • Le Petit-gris (Tricholoma terreum), bon comestible, également sous les pins mais à la cuticule souvent feutrée, aux lamelles et au pied sans reflets jaunes et présente parfois une cortine (un voile blanc reliant le pied au bord du chapeau)[53]
  • Le Tricholome gravé (Tricholoma scalpturatum), comestible, à lamelles et chapeau jaunissant, mais chapeau plus petit, au centre foncé et présentant des écailles en vieillissant[53],[60].
  • Le Tricholome à marge rouge (Tricholoma orirubens), comestible, à lamelles rougissantes et base du pied bleuté[53],[60].
  • Tricholoma atrosquamosum, comestible, au chapeau à écailles noires, à lamelles et pied blanc sans reflets jaune, à odeur poivrée et au goût légèrement fruité[60].
  • Le Tricholome vergeté (Tricholoma virgatum), impropre à la consommation, à chapeau présentant également des fibrilles radiales mais absence de jaune dans les lamelles et goût amère ; sous épicéa[53].
  • Le Tricholome à odeur de savon (Tricholoma saponaceum), impropre à la consommation, a un chapeau humide et sans fibrilles[53].
  • Le Tricholome disjoint (Tricholoma sejunctum), impropre à la consommation, finement fibrillé, à lames très larges et très émarginées. Sa cuticule tire généralement sur le jaune mais sa variété coniferarum est parfois noirâtre ; la base du pied étant alors rosissante[18].
  • Le Tricholome tigré (Tricholoma pardinum), très toxique, au chapeau à peau écailleuse et poussant sur sol calcaire ; aux lames et au pied non jaunissant (pied pouvant néanmoins jaunir une fois écrasé)[53].
  • L'Amanite phalloïde (Amanita phalloides) , mortelle, peut pousser au sein de biotopes similaires. Il est donc nécessaire d'y prendre garde. Son chapeau également vergété peut prêter à confusion, mais sa volve et son anneau permettront une discrimination efficace[18].


En Amérique du Nord[modifier | modifier le code]

Photographie de cinq champignons récoltés et couchés sur une table blanche à proximité d'un ruban métreur. Un d'entre eux est coupé longitudinalement et laisse apercevoir sa chair blanche. Leur chapeau gris est fibrillé tout comme leur pied crème. Les lamelles crèmes, que l'on devine vieillies par le stockage, ne présentent pas de traces jaunes, tout comme leur pied.
Tricholoma mutabile (Minnesota, USA)
  • Le Tricholome à odeur de savon (Tricholoma saponaceum), impropre à la consommation, a un chapeau humide et sans fibrilles innées[12].
  • Tricholoma mutabile, pendant américain de l'européen T. joserandii, décrit depuis la Californie, à cuticule sombre et à lamelles sans traces de jaune[61].
  • Tricholoma marquettense, également proche de T. josserandii, décrite depuis le Michigan, à lamelles sans reflets jaunes et à la base du pied rosissant[61].
  • Le Tricholome tigré (Tricholoma pardinum), très toxique, au chapeau à peau écailleuse et poussant sur sol calcaire ; aux lames et au pied non jaunissant (pied pouvant néanmoins jaunir une fois écrasé)[53].

En Asie[modifier | modifier le code]

Tricholoma sinoportentosum est une espèce proche décrite depuis la Chine en sur des stations d'Épicéa du Yunnan et du Tibet. Ses sporophores ressemblent à ceux de T. portentosum qui possèdent également des fibrilles sombres rayonnantes, une cuticule visqueuse et des lamelles colorées de jaune. Tricholoma sinoportentosum peut être discriminé de T. portentosum par des tons brun jaunâtre du chapeau au lieu des tons brun grisâtre à presque noir, par des spores plus larges, et par des basides serrées[62].

Écologie et biologie[modifier | modifier le code]

Photographie présentant une vue éloignée d'un champignon au chapeau noir que l'on devine difficilement au milieu de la mousse verte avec en arrière plan de la Callune et des troncs gris de conifères
Tricholome prétentieux sur de la mousse, en lisière d'une forêt de Pins sylvestres (Haute-Loire, France).
Photographie rapprochée de lamelles où l'on aperçoit une myriade de minuscules insectes noirs
Lamelles colonisées par des Collemboles.

Le Tricholome prétentieux est une espèce tardive qui apparaît dès les premières gelées en troupe dans les forêts de Pins de septembre à décembre. Ses pieds sont souvent organisés en ronds de sorcière et parfois soudés à la base (connés)[41].

Ectomycorhizien, il est le plus souvent associé au Pin sylvestre dans les forêts pures ou mixtes, pauvres en humus sur sol acide et sablonneux sec, de préférence dans des peuplements jeunes avec une couverture de lichens bien développée (Cladonio-Pinetum). D'autres Pins sont également fortement appréciés tels que le Pin maritime en Espagne et le Pin rouge du Japon. Il est parfois en association avec des Chênes sur sol pauvre, acide et sain (Dicrano-quercetum). Enfin, on le rencontre plus rarement associé à l'Épicéa et au Hêtre sur les sols sablonneux ainsi qu'au Tremble et aux Bouleaux[52],[63],[41],[64].

Le Monotrope sucepin est une plante dite mycohétérotrophe : il se nourrit de la sève élaborée de conifères par l'intermédiaire du mycélium de différents Tricholomes dont le Tricholome prétentieux[65].

Parmi les mycophages pouvant se nourrir du Tricholome prétentieux, outre les limaces[66] nombreuses en fin de saison souvent humide, les écureuils profitent largement de son abondance dans les forêts du Nord-Ouest de l'Amérique du Nord où il n'est pas rare d'observer des restes de repas éparpillés sur des monticules de mousse et des morceaux de champignons secs accrochés aux branches des buissons voisins ou coincés sous de l'écorce[67]. Cette espèce est remarquablement exempte d'attaques de larves d'insectes, ce qui est sans doute dû en partie à sa fructification tardive. Cependant, au moins une espèce lui est intimement inféodée : Docosia gilvipes. Il s'agit d'une mouche de la famille des Mycetophilidae qui, au stade larvaire, liquéfie rapidement la chair du sporophore[68].

Distribution[modifier | modifier le code]

Tricholoma portentosum est une espèce holarctique et d'après un étude phylogénique de 2017, il semble y avoir une similarité génétique sur les trois continents[51]. En Europe de l'Ouest, ce champignon reste commun en Écosse[48], en France[52] ainsi qu'au Nord de la péninsule ibérique[63],[41] et en Italie[49]. C'est également une espèce courante en Europe centrale dont l'Allemagne, la République tchèque, la Slovaquie et la Slovénie[69] comme en Europe de l'Est dont l'Estonie[70], la Biélorussie, la Bulgarie, l'Ukraine et la Russie[69]. Pareillement, il est assez facile de la rencontrer dans l'Est de l'Amérique du Nord[71] dont le Québec[12], le New Hampshire, le Massachusetts, le Maine et le Connecticut[67] ainsi qu'en Asie dont la Russie, le Kirghizstan, la Chine et le Japon[64],[69]. Néanmoins, cette espèce est en déclin depuis les années aux Pays-Bas[41] où elle est maintenant rare, comme en Grande-Bretagne[48], en Suisse[54] et en Belgique, dans ce dernier pays elle est classée comme « espèce en danger »[72].

Comestibilité, usages et propriétés[modifier | modifier le code]

Selon les mycologues français[53], la FAO[69], l'ANSES française[17], le DFI suisse[73] et le SPF Santé publique belge[74], il s'agit d'un bon comestible. Le mycologue André Marchand le qualifie de « merveilleux comestible », et le juge « d'une grande sapidité et de consistance impeccable »[18]. D'ailleurs, l'épithète portentosus, signifiant « merveilleux », est donnée par Fries en , non pas en raison de sa morphologie, mais par rapport à ses qualités organoleptiques[15].

Selon le grand chef cuisinier français Régis Marcon de Saint-Bonnet-le-Froid[22], le Tricholome prétentieux est l’emblème mycologique de sa région, l'Auvergne. Très apprécié localement, sa récolte et sa consommation sont pourtant relativement récentes. En effet, avant les années , les communautés rurales ne le consommaient pas malgré son abondance. Et ce n'est qu'à la demande des négociants que la cueillette se fit[23]. Ce champignon est par contre largement consommé dans les Vosges au moins depuis le XIXe siècle[75], et il est aujourd'hui courant de le rencontrer sur les étals des marchés de France[66]. Avec le Petit-gris, le Tricholome prétentieux fait partie des champignons les plus cueillis au Nord de la Péninsule ibérique[76],[63]. À titre indicatif, ce sont en moyenne 500 tonnes de ces deux espèces qui sont récoltées chaque année en Espagne, essentiellement à destination des consommateurs catalans[77]. Mais comme en France, son usage est disparate ; par exemple, la population de Cantabrie le délaisse alors que ses poussées peuvent y être abondantes[30]. Les mycophages italiens, allemands, tchèques et slovaques le récoltent également en masse[18]. Il est aussi consommé en Slovénie, en Biélorussie, en Bulgarie, en Ukraine, en Russie, au Kirghizstan, en Chine[69] et au Japon[64].

Afin de le cuisiner, Régis Marcon lui enlève sa cuticule d'une part pour le nettoyer en raison des nombreuses aiguilles de pin collées, et d'autre part car sa peau est mucilagineuse et colle au palais. Aussi, cette préparation permet de lever le doute quant à la présence éventuelle du toxique Tricholome de Josserand, difficilement pelable. Il le prépare comme des moules marinières avec une cuisson rapide (2 à 3 minutes)[22]. Ce champignon présente une odeur et une saveur farineuse iodée et développe un goût d'huître à la mastication[22],[66]. Jeune, il se prête facilement à la conserverie[66] et se congèle bien, même s'il prend un peu d'amertume avec le temps[78].

Que ce soit en France[17], en Belgique[74] ou en Suisse[73], le Tricholome prétentieux est autorisé à la vente en frais, en sec et en conserve. Concernant la vente de champignons frais sur les marchés français, des arrêtés locaux prévoient parfois des vérifications préalables systématiques (Strasbourg) ou irrégulières (Besançon, Saint-Étienne) ou le classent dans la catégorie « sans contrôle prévu » (Perpignan, Rhône)[21].

Constituants[modifier | modifier le code]

Dessin technique montrant des hexagones, un pentagone et des lignes auxquels sont raccordés des triangles noirs ou rouges et les lettres O et H
Structure chimique du portenstérol, métabolite secondaire de T. portentosum.

La chair fraîche du sporophore contient 93 % d'eau, 3,64 % de glucides, 2,12 % de protéines, 0,81 % de cendres brutes, 0,38 % de matières grasses et a un pouvoir calorifique de 112 kilojoules par 100 grammes environ[76]. La part de fibres alimentaires dans la matière sèche est d'environ 45 %, la teneur en protéines d'environ 16 %, dont 61,8 % sont des acides aminés essentiels avec la leucine, l'isoleucine et le tryptophane. Ce champignon est particulièrement riche en acide glutamique, molécules responsables de son odeur. Selon le SCCD, l'exploitabilité biologique du mélange de protéines contenu est supérieure à celle de la plupart des mélanges de protéines végétales mais inférieure à celle du lait, des œufs et de la viande. La teneur en matières grasses est de 5,7 % du poids sec, dont plus de 75 % d'acide oléique (acide gras mono-insaturé), d'acide linoléique et d'acide stéarique (acide gras poly-insaturé)[63]. Quant aux métabolites secondaires, T. portentosum est composé de nombreux stérols, et plus spécifiquement d'ergostérol et de portenstérol[79].

Ces constituants sont comparables à ceux obtenus chez les Tricholomataceae et autres champignons sauvages comestibles. Seules les proportions d'acides gras insaturés et polysaturés sont inversées, en faveur de l'acide oléique pour T. portentosum, caractéristique partagée avec Tricholoma terreum, le Petit-gris. Vu les quantités de lipides présentes dans le champignon frais, ce paramètre n'a pas d'intérêt du point de vue nutritionnel, mais il importe du point de vue chimio-taxonomique et par conséquent de la différenciation taxonomique au sein de la famille Tricholomataceae[63].

Bioaccumulation[modifier | modifier le code]

Métaux lourds[modifier | modifier le code]

Les chapeaux et pieds du Tricholome prétentieux et autres Tricholomes comestibles provenant de zones non polluées des régions du sud et du nord de l'Europe peuvent être considérés comme des aliments à faible risque du point de vue de l'apport tolérable en mercure (Hg)[80]. Concernant le plomb (Pb) et le cadmium (Cd), T. portentosum s'avère être un très faible bioaccumulateur[81].

Radioactivité[modifier | modifier le code]

Des analyses radiologiques effectuées par le laboratoire de la CRIIRAD sur des Tricholomes prétentieux récoltés en Ardèche en montrent une radioactivité au Césium 137 de 630, 20 et 8 Bq/kg de matière sèche, ce qui correspond respectivement à 36, 2,2 et 0,4 Bq/kg de matière fraîche. Ces résultats hétérogènes sont moyens en comparaison avec les autres espèces analysées lors de cette étude avec un minimum de 50 Bq/kg sec pour des Trompettes des morts d'Isère et de Savoie et un maximum de 2 200 Bq/kg sec pour des Petits-gris de la Drôme. Quant au Césium 134, ses activités sont inférieures à la limite de détection, qui est de l’ordre de 2 Bq/kg sec, ceci étant dû à sa faible longévité. En France, il n'existe pas de limite applicable à la contamination radioactive des aliments produits sur le territoire national. En revanche, depuis , selon l'Union européenne, un aliment provenant de Biélorussie ou d'Ukraine ne doit pas dépasser 600 Bq/kg frais ; quand, depuis , selon une règlementation française, un aliment provenant du Japon ne doit pas dépasser 100 Bq/kg frais[82].

Potentiel thérapeutique[modifier | modifier le code]

Il n'existe pas de rapport d'usage médicinal traditionnel pour T. portentosum. Comme d'autres basidiomycètes, le champignon contient cependant certaines molécules actives (polysaccharides, composés phénoliques) qui font l'objet de recherches dans le cadre du développement de nouveaux produits biotechnologiques[83]. Plusieurs études in vitro de ces composés ont montré des activités antitumorale[84], antibiotique (contre les bactéries à Gram positif), antifongique (contre Cryptococcus neoformans)[85] et fibrinolytique[86].

Essai de mise en culture[modifier | modifier le code]

En , une équipe de chercheurs japonais a expérimenté la mise en culture de trois espèces de Tricholomes mycorhiziens considérées comme comestibles au Japon : Tricholoma portentosum, T. saponaceum et T. terreum. Ayant formé des ectomycorhizes avec des semis de Pinus densiflora in vitro, les champignons ont été maintenus en culture ouverte en pot pendant trois ans dans des conditions de laboratoire. Tricholoma portentosum et T. saponaceum ont produit plusieurs fois des corps fructifères. Pour T. terreum, qui a produit un seul corps fructifère au cours de la troisième année, il s'agit du premier rapport de production de champignons dans des conditions contrôlées. L'observation morphologique des fructifications a montré qu'elles étaient matures, c'est-à-dire que le chapeau, la tige, les lamelles et les basidiospores étaient bien formés. Ces résultats suggèrent que la culture de ces trois Tricholomes comestibles est envisageable[64].

Illustrations des variétés[modifier | modifier le code]

  1. Illustrations de la variété Tricholoma portentosum var. album Jacquet. ex Bon, sur le site de la Société Mycologique d’Alès.
  2. Illustrations de la variété Tricholoma portentosum var. lugdunense Bon, sur 123pilzsuche.de

Références[modifier | modifier le code]

  1. (la) Elias Magnus Fries, Systema Mycologicum, vol. 1, (lire en ligne), p. 39.
  2. (la) Elias Magnus Fries, Icones selectae hymenomycetum nondum delineatorum, (lire en ligne), p. 21.
  3. (la) Elias Magnus Fries, Epicrisis Systematis mycologici, (lire en ligne), p. 26.
  4. Lucien Quélet, « Les champignons du Jura et des Vosges. Avec planches (tome II). », Mémoires de la Société d'Émulation de Montbéliard, vol. 25,‎ , p. 338.
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Bibliographie[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

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