Trichey

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Trichey
Trichey
Vue générale.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Yonne
Arrondissement Avallon
Canton Tonnerrois
Intercommunalité CC Le Tonnerrois en Bourgogne
Maire
Mandat
Delphine Griffon
2014-2020
Code postal 89430
Code commune 89422
Démographie
Population
municipale
42 hab. (2015 en diminution de 2,33 % par rapport à 2010)
Densité 6,4 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 55′ 52″ nord, 4° 08′ 29″ est
Altitude Min. 225 m
Max. 343 m
Superficie 6,61 km2
Localisation

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Trichey est une petite commune française rurale située dans le département de l'Yonne en Bourgogne, région administrative Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Trichey se trouve dans la pointe est du département de l'Yonne ; la commune est limitrophe au département de l'Aube par Étourvy, et le département de la Côte-d'Or est à environ 10 km à l'est[1].

Tonnerre est à 17 km au sud-ouest par la route départementale D202 ; on y trouve la gare de chemin de fer la plus proche de Trichey. Cruzy, son ancien chef-lieu de canton, est à 15 km au sud-est. Ancy-le-Franc est à 23 km au sud, Chaource à 16 km au nord (Aube)[1],[2].

La commune n'est desservie que par de petites routes de campagne :

  • D95 (Trichey - Thorey et au-delà, la D952 Tonnerre-Arthonay-proximité de Bar-sur-Seine) ;
  • D202 (Trichey/Quincerot - Tonnerre) ;
  • D162 Quincerot (se prolonge sur Étourvy par la D27 jusqu'à Cussangy)[1].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Étourvy (Aube) Quincerot Rose des vents
N Quincerot
Arthonnay
O    Trichey    E
S
Mélisey Thorey Rugny

Généralités[modifier | modifier le code]

La commune totalise seulement 661 hectares de surface pour une quarantaine d'habitants, et n'inclut aucun hameau. C'est une commune essentiellement rurale, avec un taux d'urbanisation de 0,6%[3]. de Son relief est assez profondément marqué dans les craies du Crétacé supérieur[4] par la vallée du Landion qui sépare la commune en deux dans l'axe nord-sud ; cette vallée reçoit de nombreuses petites vallées latérales elles aussi assez profondément creusées. Entre plateaux et vallées, les coteaux abrupts montrent un dénivelé moyen de quelque 50 à 60 m d'altitude[1].

Géologie[modifier | modifier le code]

La carte géologique de la commune[5] montre une composition simple.

J9[5] sur les plateaux correspond au calcaire du Portlandien, Jurassique supérieur[6]. C'est un calcaire clair, massif, de la barre supérieure du Tithonique[7]

Sur les coteaux est indiqué J8 - C7[5]. J8 correspond au Kimméridgien, soit une roche marno-calcaire faite de calcaires tendres en alternance avec des marnes à Exogyra (par exemple Exogyra virgula ou Nanogyra nana, espèces de petites huîtres)[6] ; C7 correspond à des calcaires siliceux lités du Sénonien[7].

Dans le fond de la vallée principale se trouve un étroit ruban d'alluvions[5].

A l'ouest et au sud, les deux taches jaune clair marquées « LP » correspondent à des plaques de limons des plateaux (Quaternaire) recouvrant localement la craie du Crétacé. Ces plaques, typiques de la bordure Est du bassin Parisien, sont des formations argilo-limoneuses provenant de la décomposition du calcaire[8].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Il y a peu d'eau à la surface de la commune. Un petit ruisseau prend source dans le village ; c'est la branche sud du Landion, divisé à sa naissance. Cette branche, peut-être saisonnière, est longue de environ 3 km ; depuis le village elle coule vers le nord et rejoint à Étourvy dans l'Aube l'autre branche du Landion, en provenance de la limite de Quincerot (commune voisine au nord-est) avec Étourvy. Le Landion est un affluent de l'Ource, elle-même affluent de la Seine[1].

Outre ce très petit cours d'eau, la carte d'état-major montre la source dite fontaine de Grivet, à environ 850 au sud de Trichey, près de la route de Rugny (côté ouest).

Toponymie[modifier | modifier le code]

Formes successives connues du nom :

  • Treicheium, XIe siècle (cart. gén. de l'Yonne, II, 29) ;
  • Strichiacum, 1101 (cart. gén. de l'Yonne, I, 206) ;
  • Tricheium, 1332 (abbaye de Reigny) ;
  • Triché, 1340 (cart. du comté de Tonnerre, arch. de la Côte-d'Or)[9].

Histoire[modifier | modifier le code]

L'abbaye de Quincy, fondée en 1133 à 1 km au nord de Tanlay par les moines de Pontigny, est à 10 km au sud de Trichey[1]. De rayonnement variable au fil des siècles, elle a abrité jusqu'à environ 150 moines et devait alors être une institution de poids dans la vie locale.

Les registres paroissiaux de Trichey commencent en 1747[10].

Jusqu'en 1792 Trichey faisait partie du diocèse de Langres, de la province de l'Île-de-France, de l'élection de Saint-Florentin et du baillage d'Ervy[11].

En 1839, 265 personnes vivaient sur la commune[12]. Le maire s'appelait Hugot, son adjoint Guenin, le prêtre Chupier et l'instituteur Boudrey[13]. En 1862 un château de Grivet est mentionné comme détruit ; il en reste de nos jours le nom donné à la source dite « fontaine de Grivet » (voir paragraphe « Hydrographie »)[14].

Faisant partie du canton de Cruzy-le-Châtel de longue date[15], en 2000 Trichey entre dans la communauté de communes du Tonnerrois créée cette année-là. Le 1er janvier 2014 toutes les communes de cette communauté de communes sont absorbées par la nouvelle communauté de communes Le Tonnerrois en Bourgogne.

Économie[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
         
    Delphine Griffon[16]    
L’horloge de la mairie

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[17]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[18].

En 2015, la commune comptait 42 habitants[Note 1], en diminution de 2,33 % par rapport à 2010 (Yonne : -0,47 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
237249278245245265256256237
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
219211211201189186180168156
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
143139126112101101917290
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2015
856848665753503942
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[19] puis Insee à partir de 2006[20].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Aventin-de-Troyes possède encore des parties du bâtiment du XIIe siècle. Elle est bâtie sur un plan d'un parallélogramme irrégulier, avec une annexe à gauche de la nef. Sa nef mesure 20,80 m x 5,90 m. Sa largeur au niveau de l'autel est de 8,10 m. Sa hauteur varie : 6,15 m dans la nef (assez basse), 6,90 m à l'autel. Elle est munie d'une tour carrée au-dessus du porche. Autour des combles de la nef se trouve un cordon de modillons en console, du XIIe siècle. Au sud de la nef s'ouvre une baie très étroite en lancette et chanfreinée. Autour des combles du chœur se trouvent des modillons rustiques plus anciens et un chapiteau du XIIIe siècle à crosses. De chaque côté du chœur voûté sur des nervures de la fin du XVe siècle, s'ouvre une baie à nervures dans le style gothique flamboyant (1420-début XVIe siècle. Le chevet droit est percé d'une baie du XIIIe siècle[21].
  • Sur le mur d'une maison proche de l'église, se tient un chapiteau sculpté de branches et de feuillages, trouvé dans la terre en face de l'église[21].
  • Quantin (et d'autres) signalent pour Trichey des cercueils de pierre trouvés aux Ouches[21], quoiqu'un lieu-dit de ce nom n'apparaisse pas dans les cartes historiques (Cassini, cartes d'état-major anciennes et récentes, ....)

Dans les environs se trouvent nombre d'autres lieux d'intérêt, tant local (à Étourvy l'église Saint-Georges, les lavoirs et le moulin à farine et à huile, atelier de forge et charronnage à Cruzy, etc) qu'à rayonnement plus large (château de Tanlay - 14 km au sud, château de Meaulnes à Cruzy, château d'Ancy-le-Franc, musées et monuments à Tonnerre,...).

Protections environnementales[modifier | modifier le code]

Une grande partie de la commune de Trichey est incluse dans la zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) continentale de type 2 du « Massif calcaire du Tonnerrois oriental et Armançon »[22], soit 30 001,77 hectares sur 44 communes au total. Cette ZNIEFF vise de façon générale une portion de la vallée de l'Armançon et un large secteur de plateaux calcaires d'âge jurassique supérieur et moyen. Le couvert végétal comprend des massifs forestiers faits essentiellement de feuillus, et des cultures intercalées ; des prairies occupent les fonds de vallées, les coteaux présentent des pelouses sèches et des fruticées. La surface communale d'environ 559 ha[1] concernée par cette ZNIEFF sur Trichey, inclut presque tout le terrain, habitat compris, au sud de la route D202, excepté le terrain (env. 4,6 ha compris par la boucle que fait cette route à la sortie de Trichey en direction de Quincerot : à cet endroit la limite nord de la ZNIEFF suit le chemin de la ferme Saint-Nicolas (située sur Quincerot)[23].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Maximilien Quantin, Dictionnaire topographique du département de l'Yonne : comprenant les noms de lieux anciens et modernes, Paris, imprimerie impériale, , 167 p. (lire en ligne).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f et g Trichey, carte interactive sur geoportail.fr – cartes IGN. Couches « Cartes IGN classiques », « Limites administratives » et « Hydrographie » activées. Vous pouvez moduler, désactiver ou supprimer chaque couche (= carte) dans l'onglet de "sélection de couches" en haut à droite, et en ajouter depuis l'onglet "Cartes" en haut à gauche.
  2. Trichey sur la carte de google.fr.
  3. « Établissement de Plans de Prévention des Risques naturels concernant les mouvements différentiels de terrain liés au phénomène de retrait-gonflement des argiles dans le département de l’Yonne », sur infoterre.brgm.fr, BRGM, (consulté le 17 août 2017).
  4. Spéléo-club de Chablis, « L'Yonne : Géologie et hydrologie », sur scchablis.com (consulté le 17 août 2017), p. 19.
  5. a, b, c et d Trichey, carte géologique interactive sur geoportail.fr – cartes IGN. Couches « Cartes géologiques » et « Limites administratives » activées.
  6. a et b Joëlle Masson, « Armançon, carte géologique », sur svt.ac-dijon.fr, (consulté le 17 août 2017).
  7. a et b « Formations stratigraphiques et abréviations utilisées dans les figures (section Drac) », sur geol-alp.com (consulté le 17 août 2017).
  8. M. Donsimoni, « Carte géologique harmonisée du département de la Meuse - notice technique », sur infoterre.brgm.fr, BRGM, (consulté le 17 août 2017), p. 40.
  9. « Dictionnaire topographique de la France », sur cths.fr, Comité des Travaux Historiques et Scientifiques (consulté le 17 août 2017), p. 130.
  10. « Quincerot, histoire et patrimoine », sur quincerot.fr (site de la mairie de Quincerot) (consulté le 18 août 2017).
  11. Quantin 1862, p. 130.
  12. Quantin 1839, p. 104.
  13. Quantin 1839, p. 94.
  14. Quantin 1862, p. 63.
  15. Quantin 1839, p. 75.
  16. Conseil général de l’Yonne, Ma Commune, consulté le 3 janvier 2014.
  17. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  18. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  19. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  20. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  21. a, b et c Maximilien Quantin, Répertoire archéologique du département de l'Yonne, vol. 1, Paris, Imprimerie impériale, (réimpr. Res Universis, 1991), 291 p. (lire en ligne), p. 250-251.
  22. « Massif calcaire du Tonnerrois oriental et Armançon » - 260014961. Fiche et cartographie ZNIEFF Natura 2000.
  23. « Cartographie de la ZNIEFF du « Massif calcaire du Tonnerrois oriental et Armançon » », sur inpn.mnhn.fr (consulté le 18 août 2017).