Triangle de Gonesse (métro de Paris)

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Triangle de Gonesse
Image illustrative de l’article Triangle de Gonesse (métro de Paris)
Vue du Triangle de Gonesse en 2018.
Localisation
Pays France
Ville Gonesse
Coordonnées
géographiques
48° 58′ 41″ nord, 2° 28′ 33″ est
Caractéristiques
Historique
Mise en service Horizon 2028
Architecte(s) Atelier Novembre
Gestion et exploitation
Code(s) de la station GA36 / 36TDG
Ligne(s) (M)(17)
(17) (horizon 2028)

Triangle de Gonesse est une future station de la ligne 17 du métro de Paris située sur le territoire de la commune de Gonesse, dans le département du Val-d'Oise.

Elle doit desservir le Triangle de Gonesse, espace de 750 hectares, dont 400 de terres agricoles et 280 à aménager, situé entre les aéroports du Bourget et de Roissy[1].

La construction de la ligne 17 a été déclarée d'utilité publique le [2].

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

La station est conçue par l'Atelier Novembre. La maîtrise d’œuvre est assurée par Sweco Belgium, Ingérop, AIA Ingénierie.

En octobre 2018, la station du Triangle de Gonesse obtient son permis de construire[3], mais celui-ci fait l'objet d'un recours d'opposants au projet EuropaCity[4]. La station devant s'inscrire dans ce qui est encore en 2018 une vaste plaine agricole, les architectes ont intégré le dénivelé du site et imaginé un bâtiment voyageurs très transparent doté d'un double niveau d'accès, qui devrait s'étirer sur 119 mètres de long[3].

Enjeux du projet[modifier | modifier le code]

La construction de cette station conditionne l'urbanisation de 300 des 700 ha du Triangle de Gonesse et la réalisation du projet EuropaCity et les projets connexes de cette zone[3].

Clé de ce projet d'urbanisation[5], la gare est contestée par les opposants au projet EuropaCity qui symboliquement occupent le siège de la Société du Grand Paris le [6].

Le tribunal administratif de Montreuil ordonne le la suspension des travaux pendant un an pour des raisons environnementales[7],[8], quelques jours après l'annonce de l'abandon du projet EuropaCity[9].

Le rapport de Francis Rol-Tanguy, remis au Gouvernement durant l'été 2020, estime sérieux le projet du Carma (« groupement de Coopération pour une ambition rurale et métropolitaine agricole ») de cultures maraichères auquel la Semmaris, une des sociétés relevant du périmètre de l'agence des participations de l'État, propose d'adjoindre un marché de gros pour les produits en circuit court, mais le rapport ne tranche pas l'avenir d'une gare tout en évoquant l'hypothèse, si elle était réalisée, d'une branche vers la gare de Villiers-le-Bel - Gonesse - Arnouville (RER D) de façon à relier la zone aéroportuaire aux bassins de population du Val-d'Oise[10].

Construction[modifier | modifier le code]

Les travaux de génie civil sont attribués au groupement d’entreprises européennes « Avenir ». Ce groupement est constitué de : Demathieu Bard Construction (mandataire), Impresa Pizzarotti & C. S.P.A., Implenia France SA, Implenia Suisse SA, Implenia Spezialtiefbau GmbH, BAM Contractors, GALERE, Wayss & Freytag Ingenieurbau AG (cotraitants)[11]. Le démarrage de la construction de la station est prévu en 2019 pour une livraison en 2028 dans le cadre de la mise en service de la section jusqu'au Parc des Expositions.

Opposition[modifier | modifier le code]

Du 7 au 23 février 2021, l'occupation de cet espace par des manifestants s'est faite dans le cadre d'une zone à défendre (ZAD). Les occupants demandaient l’abandon de la gare Triangle de Gonesse, car elle est prévue en plein champ, menace plusieurs hectares de terres agricoles et marquerait le départ de l’artificialisation de ces 280 hectares de terres. La friche occupée par l'ex-ZAD du triangle de Gonesse appartient à l’établissement public foncier d'Île-de-France (EPFIF), d’après le Collectif pour le Triangle de Gonesse (CPTG)[12]. La zone est évacuée sans heurt par la police pour permettre la reprise du chantier[13].

Le 25 mars 2022, le tribunal administratif de Cergy-Pontoise déboute neuf associations de défense de l'environnement dans leur recours visant l'octroi du permis de construire pour la future station[14].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Le Triangle de Gonesse », sur ville-gonesse.fr (consulté le ).
  2. Décret no 2017-186 publié au journal officiel du .
  3. a b et c Nathalie Moutarde, « Sur la ligne 17 nord, deux gares décrochent leur permis », sur lemoniteur.fr, (consulté le ).
  4. Alexandre-Reza Kokabi, « EuropaCity, grand projet inutile aux portes de Paris, vacille mais vit encore », reporterre.net, (consulté le ).
  5. Sibylle Vincendon, « Europacity : le gouvernement cherche la sortie », sur liberation.fr, (consulté le ).
  6. Anne Collin, « Les anti-EuropaCity s’invitent au siège de la Société du Grand Paris », sur liberation.fr, (consulté le ).
  7. Agence France-Presse, « La justice suspend les travaux de la ligne 17 du Grand Paris Express », sur francetvinfo.fr, (consulté le )
  8. « Les travaux de la ligne 17 Nord du réseau de transport du Grand Paris Express sont partiellement suspendus par le tribunal administratif de Montreuil », sur montreuil.tribunal-administratif.fr, (consulté le )
  9. « EuropaCity : le projet de mégacomplexe définitivement abandonné », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le )
  10. Sibylle Vincendon, « Le Triangle de Gonesse en hub du circuit court : un projet carré », sur liberation.fr, (consulté le ).
  11. [PDF]« La Société du Grand Paris attribue le premier marché de génie civil de la ligne 17 du Grand Paris Express », (consulté le ).
  12. Jade Lingaard, « Ecologie: terres à prendre et nouvelles zones à défendre », sur mediapart.fr, (consulté le ), p. 2.
  13. « Val-d'Oise : la ZAD du Triangle de Gonesse évacuée », sur francetvinfo.fr, (consulté le ).
  14. « Triangle de Gonesse: la justice déboute neuf associations contre le permis de construire de la gare », sur lefigaro.fr, (consulté le ).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]