Trepalium (série télévisée)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour le groupe de death metal français, voir Trepalium.
Trepalium
Genre anticipation
Création Antarès Bassis
Sophie Hiet
Production Katia Raïs
Acteurs principaux Léonie Simaga
Pierre Deladonchamps
Musique Thierry Westermeyer
Pays d'origine Drapeau de la France France
Chaîne d'origine Arte
Nb. de saisons 1
Nb. d'épisodes 6
Durée 52 minutes
Diff. originale
Site web arte.tv/trepalium

Trepalium est une série télévisée d’anticipation française en six épisodes de 52 minutes, créée par Antarès Bassis et Sophie Hiet, diffusée le 11 et le sur Arte.

Le titre de cette série s’explique par l’instrument de torture à l’origine du mot latin « travail », synonyme de souffrance[1].

Cette série est sélectionnée et présentée « hors compétition » au Festival de la fiction TV de La Rochelle en [2].

Katia Raïs a annoncé que Trepalium s’agissant d’une mini-série n’aurait pas de seconde saison[3] et que la prochaine série « s’intéressera au vieillissement de la population. L’idée est de prendre à chaque fois un symptôme du monde d’aujourd’hui et de le transformer dans un monde de demain. Sur une série de six épisodes. »[4].

Synopsis[modifier | modifier le code]

Dans un proche futur, la population est séparée en deux par un mur. D’un côté, la « Zone », avec les 80 % de chômeurs, de l’autre, la « Ville » hébergeant les 20 % d’actifs. Izia Katell (Léonie Simaga) vit dans la Zone où elle élève seule son fils. Elle est sélectionnée par le gouvernement pour devenir une « employée solidaire » à Aquaville, du côté des actifs. Elle va travailler chez Ruben Garcia (Pierre Deladonchamps), ingénieur en dépollution dévoué à son travail, qui vit avec sa femme Thaïs et sa fille devenue mutique.

Distribution[modifier | modifier le code]

Production[modifier | modifier le code]

Développement[modifier | modifier le code]

Grâce à leur moyen-métrage L’Emploi vide qui leur a donné l’idée de Trepalium[5], la série est un pari courageux pour les jeunes créateurs Antarès Bassis et Sophie Hiet parce que, tout contrairement aux Américains et aux Britanniques, ni les producteurs ni les scénaristes en France ne s’inspirent du récit d’anticipation ou de la dystopie[6]. L’histoire de la série remonte « déjà une dizaine d’années » pour une meilleure réflexion sur « la place du travail dans notre société, comment il va jusqu’à définir notre identité » étant donné que « le travail est synonyme de souffrance, il faut s’interroger », raconte Sophie Hiet, ce qui explique le titre de la série : « Trepalium » est un instrument de torture à l’origine du mot « travail » en latin[1]. Antarès Bassis rassure que c’est une idée sans « sombrer dans la débauche de technologie et de gadgets de science-fiction. Des films comme Bienvenue à Gattaca, Soleil vert ou Les Fils de l’homme ont été des sources d’inspiration importantes. Dans ces œuvres sans moyens spectaculaires, c’est le sens qui importe »[6].

Côté scénario, la plupart des médias comparent ceux de la pauvreté dans la « Zone » avec Hunger Games de Gary Ross et la richesse de la « Ville » avec Bienvenue à Gattaca d’Andrew Niccol.

Dans les années 2010, la productrice Katia Raïs admire l’ensemble du travail audiovisuel du réalisateur belge Vincent Lannoo, notamment le faux documentaire intitulé Vampires (2010), et lui envoie donc des scénarios : ce dernier les adore immédiatement « d’une part parce qu’ils étaient remarquablement écrits, et d’autre part parce qu’ils posaient les bases d’un monde futuriste qui restait à inventer »[7].

Le budget pour ce projet est un grain raisonnable, autour de 500 000 euros par épisode[8].

Distribution de rôles[modifier | modifier le code]

La nouvelle s’annonce, en que l’acteur Pierre Deladonchamps, césarisé du meilleur espoir masculin pour le film L'Inconnu du lac d’Alain Guiraudie en fin , est choisi pour le rôle principal de Ruben Garcia dans cette série de science-fiction, aux côtés de Léonie Simaga, Ronit Elkabetz, Aurélien Recoing, Olivier Rabourdin et Charles Berling[9].

Léonie Simaga, sociétaire de la Comédie-Française, regrette d’avoir préféré le rôle d’Izia Katell à la chargée de communication de la Première ministre : « Cela aurait été plus progressiste d’incarner une femme puissante, et pas une opprimée ! », avouera-t-elle[10].

Tournage[modifier | modifier le code]

Le siège du Parti communiste français, ayant servi comme décors pour Aquaville.
La cité des Dents de Scie de Trappes en Yvelines, ayant servi de décors[11].

Les prises de vues se déroulent à Paris et dans sa région, entre le et le [12], dont la Bibliothèque nationale de France dans le 13e arrondissement, le hall du siège du Parti communiste français dans le 19e arrondissement à Paris et le Centre national de la danse à Pantin en Seine-Saint-Denis pour donner une image d’Aquaville[13] — où résident les actifs et les membres du gouvernement — au profit des décors « très seventies » définissant le style rétrofuturiste d’où « les bâtiments sont tous une vision du futur… mais qui date du passé »[1]. En revanche, après une mûre réflexion, l'équipe opte le béton : « L’architecture béton, qui traverse les décennies des années 1960 à 1990, s’est finalement imposée à nous. Le Gouvernement et Aquaville n’ont pas le même type de béton, mais la cohésion passe par l’utilisation de cette même matière. On a aussi récupéré des motifs dans le béton, présents au Centre national de la danse, qui nous ont tapé dans l’œil. Ce module de dessins a été décliné »[13]. L'équipe du tournage se déplace également à Trappes dans les Yvelines pour filmer les décors de la cité ouvrière des Dents de Scie[11]. Quant au gigantesque mur qui sépare la « Ville » et la « Zone », alors inspiré de la barrière de séparation d’Israël par le directeur artistique François Gila Girard[13], un véritable mur a été construit dans une caserne à Senlis dans l’Oise[8] — faisant quarante mètres de long et six mètres de haut, avec d’immenses portes en métal et de miradors[14] — tandis que l’appartement de Ruben Garcia a été réalisé dans un ancien gymnase[15].

Pour rassembler la Ville et la Zone sur écran, le réalisateur Vincent Lannoo choisit « une mise à l’image avec des plans à l’épaule dans la Zone et des mouvements lents, rigides et posés dans la Ville. Petit à petit, ces deux genres se mélangent pour n’être plus que de l’épaule dans les derniers épisodes »[8], une idée qui déplait aux créateurs-scénaristes[16] qui veulent nous « faire peu à peu réaliser qu’il y a une même souffrance des deux côtés du mur. La mise en scène a choisi de montrer la douleur des actifs immédiatement. [Ils ont] imaginé de la révéler plus progressivement. C’est un choix plus radical, peut-être rendu nécessaire par le très grand nombre de personnages »[17].

Beaucoup d’effets spéciaux ont été utilisés pour l’ensemble de cette série : « On ne voulait pas être dans l’hyper-technologie, donc les gens pensent qu’on n’a pas eu recours à des effets spéciaux, mais tous les écrans, les projections sont des effets. Les décors ont été grandis, allongés. Décors, costumes et effets spéciaux sont les trois postes les plus importants sur Trepalium », confirme la productrice Katia Raïs[13].

Musique[modifier | modifier le code]

Thierry Westermeyer a été choisi pour composer la bande originale de Trepalium sous la réalisation de Vincent Lannoo-Bourton, sortie le [18].

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Diffusion internationale[modifier | modifier le code]

Après la présentation « hors compétition » au Festival de la fiction TV de La Rochelle en [2], la troisième édition du Direct to Series de Los Angeles se clôture le avec quatre séries françaises en avant-première, dont Trepalium en toute évidence[21],[22].

La première diffusion à la télévision a lieu tout d’abord au Portugal à partir du sur RTP2[20], avant que la première saison de cette série télévisée soit diffusée, ses trois premiers épisodes le 11 février et les derniers le , en Allemagne — sous le titre Stadt ohne Namen[23], littéralement « Ville sans nom » — et en France sur Arte.

Selon Paris Match du , la seconde saison n’aura pas lieu : la production « est en train de penser à une anthologie. On voudrait à chaque fois prendre un syndrome de notre société et le transformer en cauchemar demain », précise la productrice Katia Raïs[15].

Épisodes[modifier | modifier le code]

La série est composée de six épisodes d’une durée d’environ cinquante minutes.

Épisode 1[modifier | modifier le code]

Première diffusion
Réalisation
Vincent Lannoo
Audiences
  • Drapeau du Portugal Portugal : 76 000 téléspectateurs[24] (première diffusion)
  • Drapeau de la France France : 894 000 téléspectateurs[25] (première diffusion)
Résumé détaillé

Dans la « Zone », les habitants sont convoqués au checkpoint no 1, où on leur annonce que 10 000 personnes vont bénéficier d’un programme emplois solidaires et pourront aller travailler dans la « Ville ». La Première ministre se rend en personne dans la « Zone » pour l’annoncer. Cela fait suite à la libération du ministre du Travail, et mari de la Première ministre, retenu captif par les activistes et libéré à la suite d’une négociation. En réalité, on apprend que les 10 000 emplois solidaires sont une opération destinée à garder la confiance de la Banque Internationale, qui menaçait de ne plus financer la « Ville ».

Izia Castel et Jeff font partie des personnes sélectionnées.

Dans la « Ville », Thaïs Garcia est au bord du licenciement. Silas Garcia, son beau-père, est un haut placé dans l’entreprise Aquaville. Il apprend qu’il est gravement malade et qu’il aura besoin d’un soutien familial s’il veut subvenir à ses frais de santé et rester dans la « Ville ».

Thaïs demande à le rencontrer, mais il refuse. On apprend qu’elle souhaite en fait entrer dans son bureau pour voler des fichiers, pour le compte de son amant Hans qui lui fait miroiter une mutation dans une autre ville pour commencer une nouvelle vie à deux. Ils se font surprendre par un garde de la sécurité alors qu’ils s’embrassent, mais Hans parvient à le neutraliser. Il donne rendez-vous à Thaïs le lendemain à 19 heures avec les fichiers.

Ruben Garcia, le mari de Thaïs, reçoit une notification pour l’informer qu’il fait partie des sélectionnés et qu’il va devoir accueillir un zonard chez lui. Ruben et Thaïs sont un couple à la dérive, avec une fille Maëlle qui souffre de la maladie des « enfants mutiques ». Ruben pense qu’elle peut intégrer un programme de prestige (Phoenix), alors que Thaïs pense qu’elle ne sera bonne qu’à être envoyée dans la « Zone ».

À la suite du décès d’un directeur, Ruben Garcia souhaite obtenir une promotion. Pour cela, il a besoin du soutien de son père, Silas. Celui-ci est castrateur avec son fils et ne lui dit rien de son état de santé. Il finit par accorder à son fils son soutien, et l’invite à une réception où sera présent le président-directeur général de l’entreprise, ainsi qu’un rendez-vous entre Silas et Thaïs à 9 heures le lendemain.

Monroe Moretti reprend immédiatement ses fonctions de ministre du Travail. Il fait l’objet d’un entretien avec une agence des services de renseignement. Zoé, fille de la Première ministre qui assurait sa fonction durant son absence pendant sa captivité et qui est désormais directrice de la communication, lui fait part de ses réserves quant à la capacité de son père à redevenir ministre immédiatement.

On apprend que la femme des services de renseignement qui a interrogé Monroe Moretti est en fait de mèche avec Hans. Ils se retrouvent à l’aquarium. Hans lui délègue la tâche de récupérer les fichiers de Thaïs, puis l’informe qu’il est contraint de passer dans la « Zone », car les choses sont désormais trop dangereuses pour lui en « Ville ».

Izia arrive chez Thaïs et Ruben. Elle ressemble comme deux gouttes d’eau à Thaïs. Ruben ne sait pas trop quoi lui donner à faire, et lui confie la tâche de ranger les affaires de Maëlle dans une boite qui doit être retournée à une entreprise. Cela fera l’objet d’une altercation entre Izia et l’agent de cette entreprise, mécontent qu’Izia ait fait le boulot à sa place. Parmi les jouets, il y avait une poupée intelligente qui parle à laquelle Maëlle était très attachée. Izia la cache sous l’oreiller de Maëlle au lieu de retourner l’objet.

Au moment de son rendez-vous avec Silas, Thaïs est interpelée par les services de renseignement qui ont des soupçons sur elle. Elle désactive sa puce, et son mari en est informé. Il n’arrive pas à la joindre, à quelques heures de la réception très importante du soir.

Sans nouvelles de sa femme, il finit par demander à Izia de remplacer sa femme pour la réception.

Épisode 2[modifier | modifier le code]

Première diffusion
Réalisation
Vincent Lannoo
Audiences
  • Drapeau du Portugal Portugal : 32 900 téléspectateurs[27] (première diffusion)
  • Drapeau de la France France : 710 000 téléspectateurs[25] (première diffusion)
Résumé détaillé

Ruben ordonne à Izia, sa solidaire qui ressemble comme deux gouttes d’eau à sa femme, de l’accompagner à un cocktail auquel le directeur général d’Aquaville est présent. Il y officialise sa candidature pour le poste. L’image de famille idéale est néanmoins écornée par la nervosité d’Izia, et par une crise de mutisme de sa fille Maëlle. Le père de Ruben remarque tout de suite que la personne qui l’accompagne n’est pas Thaïs mais Izia. Pendant ce temps, Thaïs attend Hans à l’aquarium. L’amie de Hans est un agent infiltré des services secrets de la Ville l’aborde. Méfiante, Thaïs finit par reconnaitre qu’elle n’a pas la puce et qu’elle est surveillée. Son interlocutrice utilise son taser contre elle. Elle prévient immédiatement Hans, et fait exfiltrer Thaïs vers la Zone. Elle y est retenue captive et retrouve Hans qui lui avoue qu’il est avec les activistes et qu’il l’a utilisée pour s’infiltrer dans le bureau de son beau-père. À mille lieues d’imaginer cela, elle lui exprime son incompréhension et son dégout pour les zonards.

Voyant que sa femme n’est toujours pas de retour, Ruben ordonne à Izia de la remplacer à son travail. Celle-ci refuse mais finit par accepter en échange de 500 unités de monnaie par jour. Elle réussit bien sa journée, et gagne même un bonus. Cependant, elle est interrogée, car les services secrets, qui ont des soupçons sur Thaïs à la suite d’une dénonciation. Elle est cependant sauvée par l’activiste infiltrée dans les services de renseignement, qui fait en sorte qu’elle ne soit pas interrogée, et qui informe le réseau qu’Izia a remplacé Thaïs.

Ethan, dont on découvre qu’il est le père de Noah, aborde Izia à son retour dans la Zone. Elle refuse de lui parler et de l’aider, et lui dit qu’elle a bientôt l’argent suffisant pour payer un passeur pour lui permettre d’aller dans le Sud.

Dans la « Zone », Noah découvre que sa mère lui a menti au sujet de son père, et que celui-ci n’a pas gagné la grande loterie pour aller dans la « Ville ». Dégouté, il se laisse tenter par la drogue avec une autre adolescente de son âge, mais fait une overdose. C’est Robinson, le professeur, qui le sauve de justesse et prévient Izia. Celle-ci lui avoue qu’elle a remplacé Thaïs et qu’Ethan l’a abordée. À son retour chez elle, Lisbeth lui apprend que des voleurs lui ont pris toute sa monnaie pendant son absence. L’épisode se termine sur un plan d’Ethan et d’un de ses acolytes, et on comprend que c’est lui qui a commis le vol.

Parallèlement, inquiète de la faible popularité de sa mesure, la Première ministre lance un grand plan de communication autour des emplois solidaires. À cet effet, elle nomme Jeff conseiller spécial de son mari, le ministre du Travail Monroe Moretti. Mais celui-ci ne le voit pas d’un bon œil et manque de l’étrangler, dans une crise de colère que Zoé surprend. Zoé informe sa mère de ses doutes, mais celle-ci l’envoie balader.

Épisode 3[modifier | modifier le code]

Première diffusion
Réalisation
Vincent Lannoo
Audiences
  • Drapeau de la France France : 565 000 téléspectateurs[25] (première diffusion)
Résumé détaillé
Agent double, Izia est prise dans un cercle vicieux. Sa pire crainte est d’être découverte.

Épisode 4[modifier | modifier le code]

Première diffusion
Réalisation
Vincent Lannoo
Audiences
  • Drapeau de la France France : 520 000 téléspectateurs[28](première diffusion)
Résumé détaillé
Après l’ouverture du mur, la première ministre Passeron commence à perdre le contrôle de la ville. Son mari, le ministre du Travail Moretti, va payer cher sa trahison.

Épisode 5[modifier | modifier le code]

Première diffusion
Réalisation
Vincent Lannoo
Audiences
  • Drapeau de la France France : 520 000 téléspectateurs[28](première diffusion)
Résumé détaillé
Découvrant que sa bien-aimée travaille pour les Activistes, Ruben décide de renvoyer Izia dans la Zone pour tenter de l’oublier.

Épisode 6[modifier | modifier le code]

Première diffusion
Réalisation
Vincent Lannoo
Audiences
  • Drapeau de la France France : 520 000 téléspectateurs[28](première diffusion)
Résumé détaillé
Quand Passeron révoque la réforme, les réactions de la Zone deviennent ingérables. La vie d’Izia est en danger, et Ruben découvre un secret explosif sur le gouvernement.

Univers de la série[modifier | modifier le code]

Personnages[modifier | modifier le code]

Gouvernement[modifier | modifier le code]

Nadia Passeron (Ronit Elkabetz
Première ministre et épouse de Monroe Moretti, ministre du Travail, qui a été emprisonné dans la « Zone » pendant plus d’un an.
Monroe Moretti 
Ministre du travail et mari de Nadia Passeron. Après avoir été captif des activistes pendant plus d’un an, il reprend ses fonctions.
Zoé Passeron (Sarah Stern
Fille de Nadia Passeron et responsable de la communication de sa mère. Elle a remplacé son père pendant sa captivité au poste de ministre du travail.
Père de Nadia Passeron et de Sol.
Gene Mars (Florence Janas
Colonel chef des armées, activiste et petite amie de Hans.
Président de la Banque internationale.

Aquaville[modifier | modifier le code]

Ruben Garcia (Pierre Deladonchamps
Ruben est ingénieur en dépollution dans la société Aquaville, et, comme tous les Actifs, est entièrement dévoué à son emploi. Il vit dans la « Ville » avec son épouse Thaïs et sa fille Maëlle, sous les yeux de son père Silas qui le trouve faible. Tout changera en recevant la Zonarde Izia dans sa maison.
Thaïs Garcia (Léonie Simaga
Épouse de Ruben Garcia
Maëlle Garcia (Arauna Bernheim-Dennery) 
Fille de Ruben Garcia qui souffre de mutisme. Il était prévu qu’elle aille à l’école Phoenix.
Silas Garcia (Aurélien Recoing
Père de Ruben Garcia. Castrateur et tyrannique, Silas est l’un des plus importants d’Aquaville même s’il est l’éternel bras-droit du président-directeur général Bartholomé. Atteint d’une maladie, il ressent pour la première fois la faiblesse et, en pleine frayeur, demandera violemment de l’aide à son fils.
Bartholomé (Charles Berling) 
PDG d’Aquaville.

Zonards[modifier | modifier le code]

Izia Katell (Léonie Simaga
Izia aimait follement Ethan qui est parti en lui laissant leur fils Noah qu’elle élève seule dans la « Zone » entre la peur et la méfiance autour d’elle. Un jour, elle est sélectionnée comme « employée solidaire » : une chance qui lui permettrait de quitter ce lieu cauchemardesque avec Noah pour rejoindre le Sud où l’emploi existe toujours. Cependant, ses projets semblent mis à mal quand son poste de domestique chez Ruben Garcia l’entraine dans plusieurs intrigues.
Jeff Larkham (Achille Ridolfi
Jeff est un zonard sans importance qui, comme Izia, devient employé solidaire. Identifié pour sa photogénie par Zoé, il deviendra le conseiller spécial de Monroe Moretti, dans l’opération de communication orchestrée par Nadia Passeron et Zoé. Il est très pieux.
Lisbeth Richard (Lubna Azabal
Compagne de Jeff, une prostituée au passé trouble, dure et pragmatique. Elle a vécu en ville jusqu’à ses 25 ans lorsqu’elle a été licenciée. Ancienne activiste.
Robinson (Olivier Rabourdin
Professeur de Noah, Robinson essaie de survivre les cours scolaire dans la Zone et est persuadé que l’éducation peut sauver l’humanité. Ami proche d’Izia, il cache un secret lourd.
Noah (Nemo Schiffman
Fils d’Izia Katell.
Vali (Aloïse Sauvage) 
Adolescente et amie de Noah.

Activistes[modifier | modifier le code]

Sol Passeron (Olivier Rabourdin
Leader des activistes qui prend la tête du gouvernement provisoire. Frère de Nadia Passeron.
Ethan/Boris 
Père de Noah. Ancien petit ami d’Izia Katell.
Hans Haënel (Tewfik Jallab
Petit ami de Gene Mars et chef de la division activiste à l’intérieur de la ville.

Accueil[modifier | modifier le code]

Audiences[modifier | modifier le code]

Les trois premiers épisodes de Trepalium ont été en moyenne suivis par 723 000 téléspectateurs, soit 3,4 % du public, dont 894 000 pour le premier épisode (3,5 %)[29]. Quant aux trois derniers, elle baisse avec une moyenne de 520 000 téléspectateurs (2,5 %)[30].

Accueil critique[modifier | modifier le code]

Sur AlloCiné, la note moyenne des spectateurs se révèle être, deux jours après sa première diffusion, de 2,9 pour 26 notes[31].

I.H.-L. de Studio Ciné Live ne cache pas son admiration en soulignant cependant : « Comment cette idée, si intelligente, originale et actuelle, a-t-elle pu engendrer une trame narrative aussi prévisible ? »[32] et J. Sedra du Contrepoints précise que « Trepalium est une formidable illustration de comment le Français lambda est supposé percevoir l’économie et la société (post-)moderne, quand ses seules sources d’information sont contrôlées par l’État (…) » et « réussit à être à la fois une œuvre de propagande et une œuvre critique qui tombe très juste quand il s’agit de dénoncer l’aliénation corporatiste et surtout la dépossession des individus de tout sens à leur propre travail »[33].

Nicolas Dufour du quotidien suisse Le Temps fait part de son point de vue en disant qu’« au final, l’exercice a la maladresse de ses ambitions. À viser si large dans l’anticipation, à l’exposer de façon tellement littérale, à vouloir tant insister sur le propos qui submerge personnages et intrigue, la série innovante d’Arte tourne vite à la démonstration pesante, trop insistante. La chaîne franco-allemande avait eu fin nez en acquérant la suédoise Real Humans, qui posait de nombreuses questions sur les relations futures entre robots et humains, tout en ménageant un large espace au thriller – peut-être un peu trop large, pouvait-on remarquer. Trepalium procède à l’envers, en voulant empiler les interrogations ouvertes par le postulat, en les étalant. Une anticipation qui se souligne trop elle-même »[34].

Côté négatif, Myriam Perfetti de Marianne voit plutôt cette « série décevante, au scénario aussi mince qu’un sandwich SNCF »[35].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Nominations et sélections[modifier | modifier le code]

Produits dérivés[modifier | modifier le code]

Sorties en DVD et disque Blu-ray[modifier | modifier le code]

En France, les DVD et Blu-ray sont édités par Arte Éditions.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Pierre Langlais, « Au siège du PCF, sur le tournage de « Trepalium », la future série d’anticipation d’Arte », sur Télérama, (consulté le 12 février 2016).
  2. a, b, c, d, e et f « Trepalium », sur Festival de la fiction TV de La Rochelle, (consulté le 12 février 2016).
  3. « Trepalium » : la série d'Arte n'aura pas de saison 2, sur terrafemina, (consulté le 16 février 2016).
  4. « Trepalium » saison 2 (Arte) : Quelle suite pour la série futuriste ?, (consulté le 16 février 2016).
  5. Sylvie Aghabachian, « Trepalium » : une série télé sur la valeur travail, sur Les Échos, (consulté le 18 février 2016).
  6. a et b Isabelle Poitte, « Trepalium » sur Arte : une série qui nous téléporte dans un futur glacial, sur Télérama, (consulté le 12 février 2016).
  7. « Entretien avec le réalisateur Vincent Lannoo », sur Arte, (consulté le 14 février 2016).
  8. a, b et c Marion Olité, « Sur le tournage de « Trepalium », l’ambitieuse série d’anticipation d’Arte », sur Biiinge, (consulté le 14 février 2016).
  9. Clément Cuyer, « Trepalium », Arte met « L'Inconnu du lac » en mode SF !, sur AlloCiné, (consulté le 12 février 2016).
  10. Marjolaine Jarry, « Léonie Simaga, la battante de « Trepalium » », sur TéléObs, (consulté le 12 février 2016).
  11. a et b « La cité des Dents de Scie de Trappes sur l'affiche de « Trepalium ». RDV sur ARTEfr jeudi prochain. », sur Twitter, (consulté le 18 février 2016).
  12. « Tournage de « Trepalium », la nouvelle série évènement d'Arte », sur Arte, (consulté le 12 février 2016).
  13. a, b, c et d Marion Olité, « Les impressionnants décors rétrofuturistes de « Trepalium » commentés par son créateur », sur Biiinge, (consulté le 16 février 2016).
  14. Marjolaine Jarry, « Trepalium », le making-of par Vincent Lannoo, sur TéléObs, (consulté le 14 février 2016).
  15. a et b Amandine Bourgoin, « Trepalium » sur Arte : Le travail, c'est la survie, sur Paris Match, (consulté le 13 février 2016).
  16. Flore de Bodman, « Séries : la jeune garde des scénaristes », sur TéléObs, (consulté le 14 février 2016).
  17. Marie Turcan, « Trepalium » : quand Arte envoie les chômeurs en enfer, sur Les Inrocks, (consulté le 14 février 2016).
  18. a, b, c et d « Thierry Westermeyer « Trepalium » (Musique de film) », sur Cristal Records, (consulté le 13 février 2016).
  19. a et b « Trepalium », sur musicMe, (consulté le 13 février 2016).
  20. a, b et c (pt) « Estreia: « Trepalium » », sur RTP2, (consulté le 13 février 2016).
  21. « Trepalium » et « Versailles » en avant-première américaine à Direct to Series, sur Île-de-France Film Commission, (consulté le 14 février 2016).
  22. (en) « List of premieres », sur Direct to Series, (consulté le 14 février 2016).
  23. (de) « Stadt ohne Namen », sur Arte, (consulté le 20 février 2016).
  24. [1]
  25. a, b et c [2]
  26. [3]
  27. [4]
  28. a, b et c [5]
  29. Kevin Boucher, « Audiences : « Section de recherches » leader en baisse, W9 en forme, « Trepalium » démarre correctement », sur PureMédias, (consulté le 12 février 2016).
  30. Charles Decant, « Audiences : TF1 en tête, "Once Upon a Time" plombe M6, « Trepalium » sur Arte en chute », sur PureMédias, (consulté le 19 février 2016).
  31. « Trepalium » : Critiques spectateurs, sur AlloCiné, (consulté le 13 février 2016).
  32. « « Trepalium », esclaves du travail », Studio Ciné Live, no 76,‎ , p. 119.
  33. J. Sedra, « Trepalium » : entre propagande et critique sociale, sur Contrepoints, (consulté le 19 février 2016).
  34. Nicolas Dufour, « Avec la série « Trepalium », Arte manque son entrée dans la fiction d’anticipation », sur Le Temps, (consulté le 13 février 2016).
  35. Myriam Perfetti, « Un « Trepalium » qui ne nous cloue pas... au pilori », sur Marianne, (consulté le 19 février 2016).
  36. «Trepalium» - Saison 1 - La série, sur Arte, (consulté le 13 février 2016).

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]