Travail social

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Le travail social est un emploi exercé, en majorité par des salariés mais aussi par des bénévoles, auprès de publics spécifiques présentant une vulnérabilité (pauvreté économique, handicap, isolement social, délinquance, âge jeune ou avancé, etc) et dans le cadre d'institutions soit publiques (services sociaux) soit privées, souvent associatives.

Depuis la fin des Trente Glorieuses, la diminution de la pauvreté cessait [A 1],[1] d'où un élargissement de missions du travail social à des publics de plus en plus larges et nombreux, y compris les personnes âgées avec des faibles retraites. Il passe de la prise en charge à l'accompagnement en même temps que son champ s'élargit.

L'intervention sociale bénévole ou caritative est à l'origine du travail social. Elle reste symboliquement une activité très importante dans l'expression de la solidarité entre tous. Avec la crise, son action s'est à nouveau fortement développée, au travers de tous les œuvres et organismes qui font appel à la générosité publique. Exemple : les Restos du cœur.

La solidarité publique est financée par l’impôt et les cotisations sociales. En France, le travail social est directement ou indirectement financé de cette manière (loi de finance, ONDAM, budget du Conseil Général, budget communal). De ce fait son financement, ses modes d'intervention sont au centre du débat politique dans l'ensemble des pays européens et nord-américains. L'évaluation permet à la fois de produire une approche de qualité dans laquelle l'usager donne son avis sur son accompagnement. Une pure vision comptable du coût de la prise en charge provoque l'usure et le découragement du professionnel, parce que son engagement à la base de la déontologie et l'éthique est dévalué comme simple facteur de coûts.

Définitions du travail social[modifier | modifier le code]

Les définitions en anglais expriment l'importance dans le travail social de la communauté et de la capacité de libération des personnes ou de la communauté. Les sociologues pour parler de cette capacité utilisent le terme anglais d'empowerment (le pouvoir-faire). Ceci dû aux dimensions sociétales différentes entre la culture anglo-saxonne et francophone.

ONU[modifier | modifier le code]

En 1959, les Nations unies définissent le travail social comme étant « une activité visant à aider à l’adaptation réciproque des individus et de leur milieu social, cet objectif est atteint par l’utilisation de techniques et de méthodes destinées à permettre aux individus, aux groupes, aux collectivités de faire face à leurs besoins, de résoudre les problèmes que pose leur adaptation à une société en évolution, grâce à une action coopérative, d’améliorer les conditions économiques et sociales ».

C'est la définition que l'on trouve sur la plupart des sites de travailleurs sociaux français.

Canada, Québec[modifier | modifier le code]

Activité organisée qui vise à aider l'adaptation des individus et de leur milieu social en utilisant des techniques pour permettre aux individus, aux groupes de faire face aux besoins et de résoudre leurs problèmes dans une société en constante évolution[2].

Wikipédia anglophone Royaume-Uni et États-Unis[modifier | modifier le code]

[3] Le travail social est une discipline professionnelle et académique engagée à la poursuite de l'aide sociale, le changement social et la justice sociale. Les travaux de terrain vers la recherche et la pratique pour améliorer la qualité de la vie et le développement du potentiel de chaque individu, groupe et communauté d'une société. Les travailleurs sociaux exercent des interventions à travers la recherche, la politique, l'organisation communautaire, la pratique directe et l'enseignement. La recherche est souvent axée sur des domaines tels que développement humain, politique sociale, administration publique, évaluation des programmes et du développement international et communautaire. Les travailleurs sociaux sont organisés au niveau local, national, continental et international dans des organismes professionnels. Le travail social, un domaine interdisciplinaire, comprend les théories de l'économie, l'éducation, la sociologie, la médecine, la philosophie, la politique, la psychologie et aussi bien qu'anti-oppressive et anti-raciste du discours.

International Federation of Social Workers[modifier | modifier le code]

La profession d’assistant social ou de travailleur social cherche à promouvoir le changement social, la résolution de problèmes dans le contexte des relations humaines et la capacité et la libération des personnes afin d'améliorer le bien-être général. Grâce à l’utilisation des théories du comportement et des systèmes sociaux, le travail social intervient au point de rencontre entre les personnes et leur environnement. Les principes des droits de l’homme et de la justice sociale sont fondamentaux pour la profession[4].

Termes proches[modifier | modifier le code]

Ces vocables ont un rapport étroit avec le travail social : pour la plupart ils font l'objet d'un article spécifique de Wikipédia auquel il faut vous renvoyer.

Thésaurus TESS ; Terme spécifique rattaché à Action sociale, autres termes proches : accompagnement social - animation sociale - médiation sociale - téléphonie sociale[5]

Autres termes : Intervention sociale - Assistance - empowerment - Conseiller d'insertion; voir également glossaire du social[6]

Champs d’intervention du travail social[modifier | modifier le code]

Le travailleur social est un terme générique qui englobe de nombreuses professions de l'aide ou de l'accompagnement, majoritairement les professionnels sont formés dans des centres de formation reconnus par le ministère de la solidarité ou/et le secrétariat d'État de la jeunesse. Trois professions dominent dans ce champ du travail social, l’assistant social, l’éducateur dont l'éducateur spécialisé, l'animateur socioculturel et le Conseiller en Économie Sociale et familiale. L'aide correspond à une vision traditionnelle du travail social, il s'exerce encore en institution pour des publics ayant un handicap ou des jeunes enfants ou des jeunes délinquants, ou une incapacité liée à l’âge. C'est le secteur médico-social et certains équipements sociaux (exemple : foyer de jeunes travailleurs[7]) L'accompagnement social s'exerce plutôt en milieu ouvert, ou dans les collectivités publiques, ou dans l'environnement de l'usager exemple Prévention spécialisée Le travail social, s'est vu concurrencé par de nouvelles pratiques soit de l'ordre du consulting - coaching soit du développement social, par exemple : Femmes relais en intermédiation culturelle[8]. L'activité du travailleur social s'exerce soit en collectivité publique ou en organisme public (État, conseil généraux, communes, CAF, hôpital public (secteur médico-social, budget annexe des hôpitaux) ...) soit pour un employeur privé généralement une association loi 1901. Dans cette situation l'organisme privé exerce une délégation de service public. Une convention avec la puissance publique détermine le champ et le type d’usagers bénéficiaires de cette intervention,

Le champ d'intervention du travail social associatif est inclus dans ce que l'on nomme le tiers secteur : 1er secteur État et collectivités territoriales, 2e secteur Entreprises, 3e secteur Mutuelles, Coopératives, Associations. Toutefois son activité s'adresse majoritairement aux publics en difficulté financière et/ou sociale ou marginalisés ou handicapés ou ayant une incapacité liée à l'âge (conseiller APA et EHPAD (maison de retraite). Les frontières sont floues entre d'une part les métiers du conseil, psychologue, conseiller en insertion qui peuvent avoir aussi une dimension d'accompagnement du projet personnel de l'usager et les métiers de l'aide qui vont du nursing à l'animation en institution ou au domicile de l'usager. Par exemple en Maison d'accueil spécialisée, le contenu des tâches est souvent identique entre l'aide soignant et l'aide médico-psychologique l'aide soignant[9] étant classé dans les fiches ROME comme un métier du soin et l'aide médico-psychologique[10] comme un métier du travail social.

Histoire du travail social en France[modifier | modifier le code]

Sous l'ancien régime, la charité d'une part et l'enfermement d'autre part sont toute l'action sanitaire (soin) et sociale. Son histoire est d'abord la question de sa spécificité par rapport au soin, (sa sécularisation et sa professionnalisation) et par rapport à la prison ou l'asile.

Le travail social va naître de la prise de conscience de la nécessité de protection des enfants et de protection du travail des femmes, au cours du XIXe siècle. Pour la France,on prend pour référence de la naissance du travail social, la création de l'école des surintendantes en 1919.

Article détaillé : Justice des mineurs en France.

Comparaison internationale[modifier | modifier le code]

L'action sociale est une prérogative propre à chaque pays. Les pays occidentaux ont connu un développement très important du professionnalisme, variable cependant en fonction du contexte, social, culturel et politique de chaque pays. Plusieurs auteurs spécialisés[11],[12],[13],[14],[15] se rejoignent pour distinguer parmi les pays industrialisés plusieurs modèles géographiques (ou types géo-culturels) de services sociaux et de politiques familiales et sociales:

  • un modèle dit social-démocrate, dans les pays scandinaves, avec un État-providence très développé à vocation universelle;
  • un modèle dit subsidiaire, ou corporatiste, dans les pays germaniques (Allemagne, Autriche, Suisse alémanique), privilégiant la responsabilité des échelons locaux, le caractère salarial par corps de métier pour la protection sociale, un fort conservatisme dans la répartition des rôles au sein de la cellule familiale, et une implication très forte de l’État dans les responsabilités parentales et la jeunesse (offices de la jeunesse ou Jugendamt);
  • un modèle dit libéral, ou individualiste, ou beveridgien, dans les pays anglo-saxons, organisé autour de la référence à un minimum vital pour toute personne travaillant ou non;
  • un modèle dit familialiste, dans les pays méditerranéens, ou la cellule sociale fondamentale et centre organisateur de la solidarité collective est la famille, avec historiquement une implication plus tardive de l’État.

La France, la Belgique et les Pays-Bas sont souvent considérés comme des modèles de transition, avec une tendance continentale pour les deux premières (et une nuance méditerranéenne en France), et une tendance davantage libérale aux Pays-Bas.

L’influence de l’Angleterre se fait sentir en France dès l’origine du travail social en tant que profession sous l'impulsion des protestants et de la philanthropie. L'Europe au travers du fonds social européen et du Droit européen est un facteur important d'une harmonisation en Europe.

La France a une tradition centralisatrice, avec une intervention importante de l'État organisant l'ensemble de l'action sociale et du travail social, même après la décentralisation. Le travail social est une intervention de service public, même quand ce service est rendu par une association, cette association ayant la plupart du temps une délégation de service public par convention, habilitation, agrément...

C'est moins le cas dans les pays où le poids du pouvoir local est plus important. En Allemagne, pays fédéral, une grande partie du travail social relève des Länder. Le travail social y a une dimension plus communautaire, plus locale, la communauté en Allemagne (Gemeinschaft) étant la communauté de tous les habitants d'un Kreis, ce qui correspond à une collectivité locale proche du canton en France. En Angleterre et aux États Unis le "social-community" correspond à une intervention plus centrée sur la communauté des habitants d'une même origine éthnique; les quartiers des villes y sont organisés en fonction de l'origine géographique des habitants. (Pour les Américains: Noirs, Hispaniques, Asiatiques, Italiens, Polonais ...) Le travail social communautaire peut être entendu soit comme un travail social local, comme le développement social urbain qui s'adresse à tous les habitants du quartier par exemple, ou comme un travail spécifique en direction de personnes à la fois habitants du même lieu géographique mais aussi formant une communauté de destin (car ils ont les mêmes origines, la même culture). Actuellement en France, La relégation sociale, l'absence de mixité sociale, en banlieue, font que la question sociale sur l'immigration, la délinquance des jeunes de la seconde génération, brouillent la vision d'un travail social identique pour tous, à partir du moment où les services publics ne sont plus présents dans les quartiers de relégation (banlieue ghetto[16]). Le Développement social urbain (DSU) même s'il pas de financement pérenne est le secteur de travail social qui créé les nouveaux métiers du social et les nouvelles dynamiques sur l'action politique et sociale du fait même que son approche philosophique fait de l'usager un partenaire de l'intervention sociale, pas uniquement un bénéficiaire[17]. La France a une autre particularité avec la laïcité républicaine à la suite de la loi de 1905, et a développé un service public ou parapublic (associatif) non confessionnel important. Les Églises sont moins présentes. Dans un pays comme l'Allemagne, le contribuable y paye des impôts pour l'Église de son choix, la tradition de l'intervention sociale veut que les Églises soient très présentes dans le travail social. La France et l'Allemagne ont construit un modèle social "rhénan" dans lequel la solidarité s'exprime au travers de l'État-providence, même si la crise actuelle de la dette de l'Euro met à mal ce modèle, il reste beaucoup plus développé que dans le monde anglo-saxon. Aux États Unis. le travail social a un financement privé beaucoup plus développé provenant des Églises elles-mêmes mais aussi des fondations philanthropiques des plus riches entreprises américaines.

Pays anglo-saxons[modifier | modifier le code]

Pour plus de détail, consulter Wikipédia en version anglaise (Social work) dans la rubrique autres langues.

La place de l'État y est beaucoup moins forte. Les travaux de l'école de Chicago, Howard Becker, Saul Alinsky, Erving Goffman notamment, ont fortement influencés la pratique de l'intervention sociale non seulement aux États-Unis mais aussi en Europe y compris en France. Le travail social se définit comme community work c'est-à-dire comme un travail communautaire. Saul Alinsky a écrit un manuel de l'animateur social qui a marqué le développement social des quartiers en France. Asiles de Goffman, s'inscrit dans l'antipsychiatrieet la critique des institutions d'enfermement. Dans ces institutions il se construit une interaction souterraine (non prévue par le management) entre internés et personnels d'exécution, qui permet aux internés de négocier un espace d'autonomie (de liberté) relative avec le petit personnel.

Dans Stigmate, il montre, comment le handicap est aussi socialement construit, comment il est une identité sociale, comment le stigmatisé peut adopter tout une palette de rôles sociaux pour contrôler l'information qu'il donne de son handicap aux personnes normales. Cacher son handicap, ou revendiquer un statut social à partir de son handicap.

Dans ce dernier rôle il peut se construire une identité fondée sur la lutte pour la reconnaissance culturelle et sociétale dans un groupe d'appartenance, Cette construction de l'identité sociale est au centre de la démarche d'empowerment.

Allemagne et pays germaniques[modifier | modifier le code]

Article connexe : Jugendamt.

Les pays germaniques (Allemagne, Autriche, Suisse alémanique) sont caractérisés par une structure fédérale, sans loi de séparation entre l'Église et l'État. Le travail social y est par conséquent marqué à la fois par la subsidiarité (implication prioritaire des échelons locaux, la coordination centrale n'intervenant qu'en dernier recours), la délégation au secteur privé, et la confessionnalité. En Allemagne la formation des travailleurs sociaux relèvent des Länder et la responsabilité de l'action sociale des communes (Gemeinde) ou des circonscriptions (Kreise), ce qui crée des disparités géographiques. Les Églises catholique et protestante sont considérées comme des associations de service et à ce titre financées par l'impôt; ce sont d'importants employeurs en Allemagne, essentiellement dans les hôpitaux, les associations de jeunesses - Jugendbewegung -, et dans le secteur du travail social.

Ces associations puissantes, traitant d’égal à égal avec les pouvoirs publics et regroupant une part importante des salariés et des financements du secteur social, caractérisent selon E.Archambault[18] le « modèle rhénan » que l’on retrouve aussi en Autriche, Belgique, Pays-Bas, Suisse. Ces associations en Allemagne sont dites « freie Träger » (responsables privés) de l’aide sociale, agissant aux côtés des pouvoirs publics (Jugendamt notamment) dits « öffentliche Träger » (responsables publics). Six associations accaparent l’essentiel de cette aide privée : trois sont confessionnelles, Caritas pour les catholiques, plutôt au sud du pays, l’Œuvre Diaconale (Diakonisches Werk) de l’église évangélique protestante, plutôt au nord, et l’organisme central des Œuvres Juives d’Allemagne ; l’une est d’origine syndicale, l’Œuvre des Travailleurs ; les deux dernières sont neutres, l’Association paritaire des œuvres sociales et la Croix Rouge[19]. Le financement des actions sur le terrain s’effectue par les communes, qui remboursent aux associations et fondations privées déclarées (« eingetragener Verein » abrégé en « e.V. ») ayant passé convention la part la plus importante (environ 85%) des dépenses d’aide et de protection de la jeunesse[19].

A l'échelon local, les offices de la jeunesse (Jugendamt) communs aux trois pays de langue germanique jouent un rôle « de plaque tournante et épicentre » dans le travail social, représentant beaucoup plus que par exemple l'aide sociale à l'enfance en France[20]. Dans la tradition sociale du système à maison, structure familiale historique caractéristique de ces pays, l'interventionnisme de l’État dans les relations parents-enfants reste encore aujourd'hui très marqué, considérant que les familles face à la complexité du monde « ne sont plus en mesure d'accomplir leurs devoirs sans l'aide de systèmes de consultations et de soutiens efficaces[21] ». Cette évolution des conceptions vers une responsabilisation croissante de l'enfant et un simple rôle de partenariat des parents sous contrôle public étroit, est consacrée par l'article 1626 du code civil allemand (Bürgerlisches Gesetzbuch, BGB)[22]. En outre, le Jugendamt joue un rôle considérable sur le plan judiciaire, disposant de pouvoirs très étendus à la fois de justice et de police. En Allemagne par exemple, le Jugendamt intervient de manière obligatoire dans toute procédure judiciaire en matière familiale (art.162 de la loi de procédure en matière familiale et gracieuse, FamFG) comme expert sur l'intérêt de l'enfant et comme partie à toute procédure au même titre que les parents (voire à leur place), disposant d’un droit de recours contre toute décision ; il intervient également dans toutes les autres matières civiles (tutelles, adoptions) et dans toute procédure pénale impliquant un mineur; il possède un statut d'officier d’état-civil dans les déclarations sur l’état des personnes (reconnaissances de paternité, déclarations de partage d’autorité parentale pour les enfants nés hors mariage), de tuteur d'office pour le recouvrement de pensions alimentaires[23], et de police pour le placement d'urgence d’enfants contre la volonté des parents sans décision judiciaire (art.1666 du code civil, art.42 du code social VIII[24]).

Dans les pays germaniques, le travail social dit communautaire (Gemeinwesenarbeit) est largement répandu sous l'influence des Jugendbewegung. il ne s'agit pas de communautés de destin ou ethnique mais comme dans les pays anglo-saxons de communautés (community) centrées sur le lieu d'habitation. Le travail communautaire est un travail d’organisation et de renforcement de la communauté de quartier[25]. Comme aux États Unis, la situation allemande est marquée par une tendance politique de fond : la participation des habitants à leur propres affaires, dans une démarche d'empowerment, contraire à la tradition française reposant davantage sur la puissance publique.

Lieux et modes d'intervention du travail social en France[modifier | modifier le code]

L'ensemble de l'intervention relève de la direction de l'action sociale au sein du Ministère des Solidarités et de la Cohésion sociale anciennement Ministère des affaires sociales, historiquement l'action sociale à dépendue du Ministère de l'Intérieur jusqu'en 1905, comme sous l'Ancien Régime où elle dépendait du Lieutenant de Police. En 1905 les affaires sociales sont de la responsabilité du Ministère du travail ou du Ministère de la Santé, C'est actuellement un ministère de plein exercice.

Les salariés du travail social sont organisés au sein de fédérations rattachées aux confédérations syndicales organisées à la fois en fonction du statut de leur employeur salariés du privé ou agents de la fonction publique (État - Territoriale - Hospitalière) Pour le privé il existe plusieurs conventions collectives dont les plus importantes sont la CC 51 non lucrative et la CC 66. Voir également : Catégorie:Métier du social. Certaines professions sont organisées en associations ou syndicats professionnels, Les assistants sociaux ANAS et les professions paramédicales (exemple les psychomotriciens SNUP) Les employeurs ont également leurs associations et syndicats professionnels UNIOPSS, UNAPEI, UFJT,Sauvegarde ...

Les établissements sociaux et médico-sociaux sont régis pour leur organisation et fonctionnement par le code de l'action sociale et des familles et pour leur financement par l'Annexe XIV du code. On trouve également des textes spécifiques en fonction de la fonction publique employeur, ou de la nature de la mission de service public par convention (habilitation - agrément - convention) qu'exerce l'établissement ou le service.

L'ensemble des établissements sont contrôlés par les agences régionales de santé (ARS), le territoire national et la coordination entre équipements est organisée en Schéma directeur (exemple Schéma départemental gérontologique) Le contrôle de la qualité est organisée par Agence nationale de l'évaluation et de la qualité des établissements et services sociaux et médico-sociaux ANESM.

Collectivités territoriales[modifier | modifier le code]

  • Les communes au travers des CCAS - également en tant qu'actions facultatives des CCAS : Centre municipal de santé[26] (Dispensaires) - Foyer logement pour personnes âgées[27] - Crédit municipal.
  • Les départements, au titre de l'aide sociale légale - RSA - handicap : Foyers pour adultes handicapés - maison départementale pour personnes handicapés MDPH - APA Allocation personnalisée d'autonomie à domicile - Prévention spécialisée - Aide sociale à l'enfance - Foyers de l'enfance (ex - orphelinats). Le département intervient souvent en partenariat avec l’État sur convention.

Sécurité sociale[modifier | modifier le code]

  • Services sociaux en direction des familles, des malades, des personnes âgées et conventions avec les équipements et associations gestionnaires.
  • centres de santé des CPAM
  • Centres de Soins SSR et Services médico-sociaux gérés par les UGECAM, une par région[28]

Ministère des solidarités et de la cohésion sociales[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Établissement médico-social.

publiques et privés

  • Équipements et Services sociaux (Publics marginalisés ou sans domicile fixe CHRS SAMU Social - SAU Service d'accueil d'urgence pour mineurs - Adoma (Sonacotra) accueil réfugiés, travailleurs migrants, français en résidence sociale. CADA- Foyer pour travailleurs migrants
  • Foyer, Centre maternel[29]
  • ESAT Travail protégé en milieu spécialisé
  • Personnes âgées - EHPAD convention Conseil général État S.S
  • Lieu de vie fédération[30]
  • FJT Foyer de jeunes travailleurs - CLLAJ comité local pour le logement autonome des jeunes[31] - Résidence sociale[7]

Ministère de la justice[modifier | modifier le code]

Ministère de la Santé[modifier | modifier le code]

Ministère du Travail[modifier | modifier le code]

Autres Ministères et grandes entreprises[modifier | modifier le code]

Travail social de la prise en charge à l'accompagnement[modifier | modifier le code]

À partir des années 1990, se met en place une démarche qualité. Cette démarche s'appuie sur la culture de l'évaluation, non seulement quantitative mais également qualitative. Le projet éducatif individualisé, le contrat d'insertion du RMI sont des exemples d'une approche plus qualitative. On passe d'une logique de la prise charge à long terme à une logique de l'accompagnement social à court terme sous les effets de trois phénomènes :

L'accompagnement à court terme financé sur projet, avec la recherche d'un résultat rapide. Cette vision 'courtermiste' peu confiner à l'absurde, l'exemple du financement de l'accueil hivernal des SDF, renvoyés à la rue dès les beaux jours, contraint le travailleur social à interrompre son éventuelle intervention. La personne sans domicile se trouvant dans l'urgence de la survie, est du coup incapable de construire tout projet d'insertion. La crise du SAMU Social d'août 2011 est tout à fait parlante sur ce point.

Éthique du travail social.[modifier | modifier le code]

Plusieurs chartes forment un ensemble de règles déontologiques qui structurent le soin et le prendre soin et naturellement le travail social. Au delà des règles l'éthique est une réflexion sur l'application de ces normes à des situations concrètes que rencontrent les personnels des services et établissements qui accompagnent les usagers des équipements où ils exercent. La démarche éthique devient centrale dans la prise en charge et l'accompagnement au point que cette démarche est un des enjeux de l'évaluation et de l'accréditation des établissements et services. L'Agence nationale d'accréditation et d'évaluation en santé et l'Agence nationale de l'évaluation et de la qualité des établissements et services sociaux et médico-sociaux Anesm, participent pleinement au conventionnement des structures de soin et équipements médico-sociaux.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Par date de parution décroissante:

  • (en) Kishwar Desai, Witness the night (titre français : Témoin de la nuit), Beautiful Books (éditeur de la traduction : 2ditions de l'Aube), 2010 (traduction 2013) (ISBN 9781905636853).
  • Philippe Crognier, Précis d'écriture en travail social. Des ateliers d'écriture pour se former aux écrits professionnels, Éditions ESF, 2011.
  • Emmanuel Jovelin (dir.), Histoire du travail social en Europe, Paris, Vuibert, (ISBN 978-2-7117-1638-8)
  • (en) Amity Gaige, The folded world, New York, Other Press, (ISBN 1590512480).
  • Joël Henry, Du social en Europe, le dispositif français en péril, Paris, Cheminements, (ISBN 978-2-8447-8441-4)
  • Michel Horassius et Jean-Jacques Kress, Le Livre Blanc de la Fédération Française de Psychiatrie, Éthique et psychiatrie, 2004, http://psydoc-fr.broca.inserm.fr/ffp/LivreBlanc/LBChap11.html
  • Christine Rater-Garcette, La professionnalisation du travail social : action sociale, syndicalisme, formation, 1880-1920, L'Harmattan, 1996.
  • Francine Muel-Dreyfus, Le Métier d’éducateur. Les instituteurs de 1900. Les éducateurs de 1968, Paris, Editions de Minuit, 1983.
  • Yvonne Kniebiehler, Nous les assistantes sociales. Naissance d'une profession. Trente ans de souvenirs d'Assistantes sociales françaises (1930-1960), Paris, Aubier, 1980.
  • Roger-Henri Guerrand, Marie-Antoinette Rupp, Brève histoire du service social en France : 1896-1976, Toulouse, Privat, 1978.
  • Jeannine Verdès-Leroux, Le travail social, Éditions de Minuit, 1978.
  • Jacques Donzelot, La police des familles, postface de Gilles Deleuze, Paris, Éditions de Minuit, 1977, Réédition dans la collection de poche « Reprise » n°12.
  • Michel Foucault, Naissance de la prison, Surveiller et punir, Paris, Gallimard, 1975.
  • Louis Chevalier, Classes laborieuses et Classes dangereuses à Paris pendant la première moitié du XIX siècle, Paris, Plon, 1958.
  • Léon Bourgeois, La solidarité, édition Colin 1896.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Isabelle de Foucaud, « Pourquoi le monde va bientôt compter des millions de pauvres en plus », Le Figaro,‎
  2. Tiré de BLOUIN, Maurice; BERGERON, Caroline. Dictionnaire de la réadaptation, tome 2 : termes d'intervention et d'aides techniques. Québec : Les Publications du Québec, 1997, 164 p., p.74
  3. (elle est susceptible d"évoluer comme tout article de wikipédia, la traduction initiale de google est très légèrement modifiée pour tenir compte de la spécificité de la syntaxe en français, naturellement vous pouvez accéder à l'original par le lien en:Social work
  4. International Federation of Social Workers PO Box 6875, Schwarztorstrasse 20, CH-3001 Bern, SWITZERLAND Tel (41) 31 382 6015, Fax (41) 31 381 1222 Email: global@ifsw.org , http://www.ifsw.org/p38000376.html
  5. http://194.199.119.234/tess.htm
  6. http://glossairedusocial.fr/
  7. a et b http://www.unhaj.org/
  8. L’ARIFA, Archives de l’immigration familiale, est une association de femmes relais, implantée sur le site du grand ensemble de Clichy-sous-Bois/Montfermeil depuis 1989. Les femmes relais sont des médiatrices sociales et culturelles, principalement investies dans le champ du social ; elles permettent, notamment aux populations, d’accéder aux droit sociaux en établissant un relais avec les institutions.http://www.professionbanlieue.org/c__v_recherche_themes__RT.html
  9. http://www2.pole-emploi.fr/espacecandidat/romeligne/AfficherDetailFicheMetier.do?ficheMetier=J1501&origineFicheMetier=origineRomeLigne
  10. http://www2.pole-emploi.fr/espacecandidat/romeligne/AfficherDetailFicheMetier.do?ficheMetier=K1301&origineFicheMetier=origineRomeLigne
  11. Jovelin 2008, p. 279.
  12. Henry 2006, p. 199 à 204.
  13. Chauvière et al, Les implicites de la politique familiale, Dunod, 2000, p.2012-219
  14. Jens Alber, Tony Fahey, Chiara Saraceno, Handbook of Quality of Life in the Enlarged European Union, Routledge, Oxon, 2007, fig.4.1 Conceptual map of family policy forms in Europe
  15. W.Lorenz, Social Work in a changing Europe, London, Routledge, 1994
  16. http://www.franceculture.com/oeuvre-la-loi-du-ghetto-enqu%C3%AAte-dans-les-banlieues-fran%C3%A7aises-de-luc-bronner.html , la loi du ghetto, Luc Bronner Edition Calmann -Levy Année 2010
  17. http://cpl.asso.fr/sites/default/files/territoires_515__fev2011_aubervilliers_bd.pdf
  18. Archambault E, Le secteur non lucratif en Europe, quatre modèles, Revue Pour n°169, mars 2001, P.143 et suivantes
  19. a et b Henry 2006, p. 172
  20. Henry 2006, p. 442, 446
  21. Barabas, in L'aide aux familles européennes dans leurs milieu de vie: droit d'ingérence ou ingérence des droits? COmité européen, Bruxelles, 1993, p.72-73
  22. Article 1626 du code civil allemand: http://www.buergerliches-gesetzbuch.info/bgb/1626.html
  23. Article 1712 du code civil allemand: http://www.buergerliches-gesetzbuch.info/bgb/1712.html
  24. Article 1666 du code civil allemand: http://www.buergerliches-gesetzbuch.info/bgb/1666.html
  25. Saul Alinsky, Manuel de l'animateur social, Points Politique, 1976
  26. http://www.lescentresdesante.com/txt/listecds/liste2.html
  27. http://www.unccas.org/positionnements/docs/070525-logements-foyers.pdf
  28. http://www.ugecam-normandie.fr/presentation.php3
  29. http://www.reussirmavie.net/Foyers-et-maisons-d-accueil-pour-vivre-sa-grossesse_a390.html
  30. http://www.fnlv.org/
  31. http://www.uncllaj.org/
  32. http://www.unea.fr/pageLibre00010013.asp

Webographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Article détaillé : histoire de l'économie sociale.
  • ONDAM Financement de la sécurité sociale

Liens externes[modifier | modifier le code]

Annotations[modifier | modifier le code]

  1. Selon la définition de l' ONU