Travail numérique

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Le travail numérique (digital labour en anglais), concept paru à la fin des années 2000[1], désigne la réduction des liaisons numériques à un moment de rapport de production, en considérant l'ensemble des pratiques liées au numérique qui produisent de la valeur, qui sont soumises à un encadrement contractuel et à des métriques de performance[2]. L'expression anglaise est souvent employée telle quelle en français, en raison des connotations spécifiques du terme labour (qui désigne un travail subi plus qu'un emploi rémunéré).

Histoire[modifier | modifier le code]

Antécédents théoriques[modifier | modifier le code]

  • Immaterial labour : Les processus par lesquels les publics contribuent à la création de valeur, notamment dans les industries culturelles.
  • Audience labour : Travaux se concentrant essentiellement la télévision.
  • Invisible labour[3] : Domaine de recherche apparaissant dans les années 1960 sur les activités productives réalisées en dehors des lieux de production (exemple : la mère au foyer). Des activités qui pour certaines seraient indispensables pour le bon fonctionnement du capitalisme.
  • Consumer work : L'exemple des caisses automatiques.

Externalisation des processus d'affaires[modifier | modifier le code]

Article principal : Externalisation.

L'histoire du travail numérique est étroitement lié à l'histoire d'Internet et de l'externalisation (outsourcing) des processus d'affaires ou business process outsourcing (BPO)[4].

Au milieu du XXème siècle, les premières formes d'externalisation à l'étranger commencent à apparaître. Les maquiladoras, zones de traitement pour l'exportation qui ont apparu au Méxique suite à la fin du programme Bracero en 1964, produisaient des marchandises exonérées de droits de douane à finalité d'exportation. Dans les années 80, des entreprises telles que General Electric et American Express ont commencé à internationaliser leurs processus d'affaires en Inde[5].

L'externalisation de processus d'affaires via Internet s'est développé dans les années 90 grâce à des changements technologiques et économiques, notamment la libéralisation des marchés et la croissante connectivité à Internet[6]. Cela a permis le support technique suffisant pour permettre des échanges transnationaux des flux de travail[7].

Production participative[modifier | modifier le code]

Article principal : Production participative.

Plateformes de travail numérique[modifier | modifier le code]

La connectivité croissante à Internet dans les années 2000 et la popularisation des modèles d'externalisation par production participative ont encouragé le développement de plateformes de travail numérique (digital labour platforms). Grâce à ces plateformes, les clients peuvent désormais publier des appels d'offre destinés à des travailleurs externalisés. À la différence du travail à partir de l'externalisation des processus d'affaires, les plateformes de travail numérique permettent aux entreprises un accès direct à des travailleurs sans devoir faire appel à des organisations intermédiaires[8]. Cependant, le travail devient aussi une commodité et les travailleurs équivalents à des "services de calcul"[9].

Secteurs de travail numérique[modifier | modifier le code]

Le travail numérique (digital labour) regroupe toutes sortes d'activités non reconnues, mal rémunérées, de travail de l'ombre, parfois atypiques ou anodines, ainsi que des activités assimilées à du loisir, du partage ou de la coopération[10]. Il se situe donc sur un continuum dont les activités se trouvent dans plusieurs secteurs :

  • L'économie collaborative (Uber, Airbnb, BlaBlaCar, etc.). Ce secteur est caractérisé par des plateformes de coordination dont le fonctionnement repose sur des algorithmes qui font de la mise en relation entre différents acteurs sociaux. Dans ce cas, le digital labour a pour particularité d'être à la fois en ligne et hors ligne. De plus, sur ces plateformes, les usagers se notent entre eux et ces notes sont très importantes. Ainsi, un chauffeur Uber dont la notation est inférieure à 4.5/5 court le risque de voir son compte désactivé par Uber[11]. De même, les passagers sont aussi notés par les chauffeurs et une note moyenne trop faible leur fait courir le risque de voir des chauffeurs refuser leurs courses[12].
  • Les médias sociaux (Facebook, YouTube, Twitter, etc.). Sur ces sites web, les internautes réalisent des activités de micro-production qui engendrent de la valeur sans la reconnaître et sans les rémunérer. Ainsi, tous les contenus (photos, vidéos,...) postés sur les réseaux sociaux font la valeur de ceux-ci. De plus, les données des utilisateurs sont collectées par les plateformes, afin, par exemple, d'améliorer leurs algorithmes.
  • Les objets connectés. Bien que ce secteur soit en devenir, tout ce qui auparavant était exclu de l’activité productrice de valeur commence à être quantifié et transformé en données.

D'autres activités, parmi lesquelles celles des click-farmers ou encore des reCAPTCHA participant à alimenter les algorithmes sont également considérées comme du digital labor. Dans cette optique, une recherche sur le moteur de recherche de Google serait une forme de travail numérique.

On peut également assimiler au digital labor des activités qui ne sont pas accomplies en ligne[14]. Pour Christian Fuchs et Marisol Sandoval[15], la notion désigne ainsi tout « un réseau d'activités agricoles, industrielles et informationnelles qui permettent l'existence et l'utilisation des médias numériques ». Trebor Scholz[16] inclut lui dans le digital labor l'extraction des métaux rares nécessaires à la fabrication des smartphones ou encore l'assemblage des ordinateurs dans les usines chinoises.

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Notion de digital labour[modifier | modifier le code]

Le digital labour se situe au croisement de l'émergence de nouveaux usages en ligne et du changement du monde du travail[10]. Il s'agit d'un travail que l'on peut qualifier d'invisible ou d'implicite dans le sens ou c'est une production de valeur qui ne dit pas son nom. En effet, les usagers, à travers leurs activités en ligne génèrent des contenus et des métadonnées. Cette agrégation de tâches et de pratiques parcellisées, non spécialisées, parfois micro-rémunérées à laquelle s'ajoute un ensemble de métadonnées est alors captée, puis extraite afin de produire de la valeur. Cette valeur est par ailleurs et de fait produite collectivement. Cette forme de captation de la valeur est davantage focalisée sur des activités accessoires que les internautes réalisent. À la fois qualitatives (comme en laissant un avis à propos d'un produit par exemple) mais aussi quantitatives (à travers la mise en chiffres de nos activités en ligne : likes, vues, commentaires, etc).

On observe ainsi trois changements :

  1. On passe de la création de valeur à la captation de valeur. Au sein même des plateformes qui captent et s'approprient la valeur produite par les utilisateurs.
  2. On passe d'un Internet de publication via lequel l'utilisateur produit du contenu à un Internet d'émission au sein duquel les moindres traces et les données émises sont extraites.
  3. On passe d'un emploi formel à un travail implicite. L’externalisation de la force de travail n'est plus reversée à des experts ou à des sous-traitants mais à des utilisateurs, et sans rémunération.

On peut reconnaître dans ces nouvelles pratiques une économie du partage. Néanmoins, une vision plus critique souligne que la participation des internautes tend à être encadrée et dirigée. Tout ceci n'est pas sans rappeler une forme d'exploitation non rémunérée[17]. L'activité en ligne crée du contenu qui est exploité par les plateformes du web pour générer du profit. Ainsi, le produit du travail est détourné des mains du travailleur. On arriverait ainsi à une nouvelle forme d'exploitation au sens marxiste du terme[18].

Intermédiation[modifier | modifier le code]

La récupération de la plus-value est l'impératif le plus important des acteurs d'une chaîne de valeur[19]. Une partie significative de la plus-value est récupérée non par les producteurs de la valeur mais par des acteurs tiers. Ils profitent de leur avantage géographique et technologique pour servir d'intermédiaires entre les vendeurs et les acheteurs, contribuant ainsi à renforcer les inégalités économiques existantes[20].

Les plateformes de travail numérique permettent théoriquement aux travailleurs de ne plus avoir recours à des intermédiaires car ils sont directement mis en contact avec les acteurs qui proposent des tâches. Cependant, l'évidence empirique suggère que ces plateformes proposent des opportunités de ré-intermédiation. Il s'agit d'un comportement de recherche de rente où les travailleurs contractuels, qui ont déjà une réputation déjà établie auprès des clients, utilisent leur avantage afin de se positionner entre eux et les travailleurs à la tâche qui ont une réputation moins importante. Ces nouveaux intermédiaires ajoutent de la valeur à la chaîne en soumettant les travailleurs à la tâche à des métriques de performance[8].

Développement de compétences[modifier | modifier le code]

La désintermédiation permet aux producteurs dans une chaîne de valeur de réaliser des services d'une valeur ajoutée supérieure[21], ce qui pourrait s'appliquer théoriquement au contexte des plateformes de travail numérique[22],[23],[24].

Cependant, l’externalisation aidée par les technologies de l'information et de la communication écarte les travailleurs du cœur des processus d'affaires, empêchant le flux de connaissances et perpétuant les disparités de compétences[25]. Les travailleurs des plateformes numériques qui se trouvent dans cette situation ne peuvent pas connaître le but des tâches qu'ils réalisent ou à quoi elles vont être destinées[8].

Ces asymétries d'information ne produisent pas un espace propice pour que les travailleurs des plateformes numériques puissent développer leurs compétences ou changer de place dans les chaînes de valeurs auxquelles ils sont associés. De même, parfois ces travailleurs doivent accomplir des tâches qui ne correspondent pas à leur expérience professionnelle ou à leurs compétences initiales[8].

Pouvoir de négociation[modifier | modifier le code]

En économie, le pouvoir de négociation est défini comme la capacité d'une des deux parties dans une situation donnée d'exercer son influence sur l'autre. Si les deux parties ont le même dégrée d'influence, ils ont un pouvoir de négociation égal à zéro[26]. Dans le cas du travail par l'usage de plateformes numériques, la régulation extérieure entre employeur et employée est minimisée et ces derniers sont classés non comme des salariés mais comme des travailleurs contractuels ou bien des auto-entrepreneurs[27],[28]. Également, les lois de travail nationales sont rarement adaptées à ce contexte, spécialement dans le cas où les flux de travail transcendent les frontières nationales[8].

Le travail à la tâche est hyper-standardisé et désintégré, ce qui se rapproche de la vision du travail en miettes de Georges Friedmann[2] et devient une commodité qui peut être vendue ou achetée[8]. Ces caractéristiques suggèrent un marché dans lequel il y a une demande de travail plus importante que l'offre proposée et où les travailleurs à bas coût et à la tâche deviennent des preneurs de prix avec un pouvoir de négociation faible[29],[30].

La délocalisation du marché de travail numérique permet de réduire les limites géographiques qui restreignent traditionnellement les travailleurs, leur permettant ainsi de réaliser du travail partout dans le monde[31] ayant pour seul requis d'avoir un ordinateur et une connexion à Internet. Les travailleurs avec plus de compétences peuvent augmenter leur pouvoir de négociation dans ce contexte en offrant leur travail aux employeurs qui sont prêts à payer en ignorant leur localisation[8].

Exclusion économique[modifier | modifier le code]

Dans le cas des marchés de travail délimités géographiquement, quelques segments de la population peuvent se voir exclus à cause de situations de discrimination ou de ségrégation professionnelle[32],[33].

Les plateformes de travail numérique peuvent permettre aux travailleurs d'accéder à des marchés éloignés géographiquement, où la discrimination et la ségrégation sont moins présentes, et ainsi profiter d'un certain anonymat qui pourrait masquer les caractéristiques qui sont à l'origine de cette discrimination[8].

Cependant, l'exclusion économique est présente, même de manière explicite, dans le marché global du travail numérique. Par exemple, une enquête réalisée par les chercheurs de l'Oxford Internet Institute a montré que quelques annonces publiées dans des plateformes de micro-travail interdisent explicitement des travailleurs venant de certains pays de répondre à leurs appels d'offre[34].

Travail et digital labour[modifier | modifier le code]

Les individus concernés par cette forme de travail alternatif, ne peuvent être pas conçus comme des employés ni comme des auto-entrepreneurs. Ils sont des utilisateurs de plateformes qui créent de la valeur, dont la rémunération est assurée par un contrat qui, plus qu’un véritable contrat de travail, contenant des garanties pour le travailleur, ressemble à un contrat de « termes et conditions » soussigné par un internaute.

Pourquoi parler de travail dans le cadre du digital labour ?

  • C'est une action (co)produisant de la valeur (monétisation, enchères, etc).
  • Il est encadré d'un point de vue contractuel (CGU, conditions d’utilisation, etc).
  • Il est sujet à des métriques de performance (likes, partages, etc)
  • Il est soumis à des formes d'injonction (invitations, notifications, alertes, etc).

Avec le digital labour, on envisage donc le travail dans une perspective plus large, prenant des distances avec son sens commun[14].

La valeur du digital labour : le cas des États-Unis[modifier | modifier le code]

Une étude menée par Oxford University’s Martin Programme on Technology and Employment a estimé qu’en 20 ans, le 30 % des travaux aux États-Unis sera structuré selon les caractéristiques du digital labor. Ni employés ni travailleurs indépendants, ce travail alternatif a connu, depuis cinq années, une croissance très importante, qui représente désormais le 15,8 % de la force travail (données 2015)[35]. La cible sensible des travaux alternatifs est représentée surtout par les femmes et les minorités : les résultats de Katz et Krueger (2016) ont été confirmés lors d’une étude menée par M. L. Gray et B. Fellow[36] une enquête de deux ans aux États-Unis et en Inde, qui vise à la compréhension de la structure de ce nouveau secteur. Dans le cas des femmes, par exemple, elles se sentent gratifiées par ces travaux, car ils leur permettent de se poser comme contributrices de la subsistance économique de la famille. Néanmoins, il manque totalement une quelconque forme de régulation, capable d’assurer un niveau minimal de tutelle à cette nouvelle catégorie de travailleurs, qui souvent exploités par les plateformes[37].

Nouvelle forme de travail ou évolution d’un labour déjà existant?[modifier | modifier le code]

L’un des caractéristiques qui distingue le travail numérique d’autres formes de travail qui s’appuient sur l’accomplissement d’un tâche par des acteurs qui sont à l’extérieur du processus de production traditionnel, dont la production participative en est un exemple, c’est la conscience qui investie les travailleurs. En effet, ils savent que leur travail sera rémunéré en fonction de la valeur qu’ils génèrent, rémunération normalement fixée à l’avance. Tel est le cas d’Amazon Mechanical  Turk (AMturk) une plateforme qui demande l’accomplissement de certaines tâches, irréalisables par une machine, à des internautes contre une rémunération. Ce qui distingue cette forme de travail c’est le morcellement des tâches à accomplir, structure qui rassemble à la division du travail décrit par  Le travail en miettes de Friedmann (1956)[37].C’est là qu’on peut interpréter le digital labour comme une évolution de l’aliénation d’un travail, qui ne trouve pas encore, au sein des institutions étatiques, une forme de reconnaissance et donc de protection. 

Luttes liées au travail numérique[modifier | modifier le code]

Le travail numérique (digital labour) provoque par ailleurs des tensions face auxquelles de nouveaux types de luttes s'organisent[38] :

  • Recours collectifs face à la captation de données personnelles[39].
  • Luttes centrées sur les plateformes collaboratives ou de micro-paiements (exemple : FairCrowdWork en Allemagne).
  • Attention croissante portée aux travailleurs du clic (clickfarms) dans les pays émergents.

Travail numérique et développement[modifier | modifier le code]

L'emploi et le sous-emploi sont des enjeux socio-économiques majeurs des décideurs politiques et des travailleurs[40]. La croissance dans la connectivité d'usagers[41] a encouragé à des millions de personnes à voir dans l'externalisation du travail via Internet une façon de surpasser les contraintes de leurs marchés de travail locaux[8]. Le marché du travail numérique est estimé de 4,4 milliards de dollars[42] et leur usage s'accroît à 25% chaque année[43].

Les décideurs politiques qui encouragent ces pratiques considèrent que les personnes les moins favorisées économiquement peuvent profiter de cette connectivité et du croissant désir d'externalisation des processus d'affaires[8]. Dans le marché mondial du travail, la localisation réelle des travailleurs n'est plus relevante, ce qui permet d'employer des personnes dans des régions du monde qui ont des problèmes de chômage. Ainsi, la Fondation Rockefeller a créé le programme Digital Jobs Africa, le gouvernement de la Malaisie a développé la stratégie Digital Malaysia[44] et le Ministère des technologies de la communication du Nigéria a créé le programme Microwork for Job Creation – Naijacloud.

Critiques et limites du digital labor[modifier | modifier le code]

On peut néanmoins se demander si toutes les contributions génératrices de valeur doivent être considérées comme du travail, surtout lorsque ceux qui s'y adonnent estiment qu'il s'agit de loisir[45], même lorsqu'ils sont conscients que leurs contributions génèrent des revenus pour certaines entreprises[14]. Le digital labor peut donc être perçu comme un choix théorique ou politique visant à porter une critique sur l'économie numérique et les modèles économiques qui la sous tendent.

Digital labor et droit à la déconnexion[modifier | modifier le code]

En France, depuis la loi travail de 2016, les salariés français ont acquis un droit à la déconnexion. Ce droit leur permet de ne pas répondre aux sollicitations professionnelles, comme des e-mails, hors de leur temps de travail. C'est pourquoi certains salariés sont susceptibles de passer encore plus de temps sur des réseaux sociaux ou des plateformes de micro-travail, substituant ainsi à leur activité professionnelle du digital labor, fournissant plus de données et de contenu aux médias sociaux ou accomplissant plus de tâches pour les plateformes de micro-travail.

Notes et références[modifier | modifier le code]

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  2. a et b Casilli et Cardon 2015
  3. (en) Soraya Chemaly, « At work as at home, men reap the benefits of women’s “invisible labor” », sur Quartz, (consulté le 20 juin 2016)
  4. Graham et al. 2017
  5. (en) « Special report: Outsourcing and offshoring. Here, there and everywhere », sur The Economist (consulté le 14 avril 2017)
  6. Kimura 2010
  7. UNCTAD 2009
  8. a, b, c, d, e, f, g, h, i et j Graham, Hjorth et Lehdonvirta 2017
  9. Irani 2015
  10. a et b « Le digital labor : une question de société », sur InaGlobal, (consulté le 20 juin 2016)
  11. Francetvinfo, « Un chauffeur de VTC témoigne : "J'étais noté 4,1 sur 5 et Uber m'a désactivé mon compte" », sur francetvinfo.fr
  12. RTL, « Uber : comment savoir quelle note les chauffeurs vous ont attribué », sur rtl.fr
  13. (en) Mary L. Gray, « Your job is about to get 'taskified' », sur latimes.com, (consulté le 20 juin 2016)
  14. a, b et c Sébastien Broca, « Le digital labor est-il vraiment du travail ? », sur InaGlobal, (consulté le 20 juin 2016)
  15. (en) Christian Fuchs et Marisol Sandoval, « Digital Workers of the World Unite! A Framework for Critically Theorising and Analysing Digital Labour », tripleC: Communication, Capitalism & Critique. Open Access Journal for a Global Sustainable Information Society, vol. 12,‎ , p. 486–563 (ISSN 1726-670X, lire en ligne)
  16. (en) Trebor Scholtz, « Think Outside the Boss », sur Public Seminar, (consulté le 20 juin 2016)
  17. « Digital labor : portrait de l'internaute en travailleur exploité », sur France Culture, (consulté le 14 juin 2016)
  18. Fuchs et Sevignani 2013
  19. Coe 2015
  20. Pietrobelli 2008
  21. Kaplinsky 2001
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  23. Graham 2013
  24. Lehdonvirta 2011
  25. Pietrobelli 2001
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  28. Wood 2016
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  39. « europe-v-facebook.org | EUROPE versus FACEBOOK », sur europe-v-facebook.org (consulté le 20 juin 2016)
  40. ILO 2015
  41. ITU 2016
  42. Kuek 2015
  43. Kassi 2016
  44. (en) « National Digital Economy Initiative », sur Digital Malaysia (consulté le 14 avril 2017)
  45. Sebastien Broca. Les deux critiques du capitalisme numérique. 2015. <hal-01137521>

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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