Traquenard au Havre

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Traquenard au Havre
1er album de la série Ric Hochet
Scénario André-Paul Duchâteau
Dessin Tibet
Genre(s) Policier

Langue originale Français
Éditeur Le Lombard
Première publication 1963
Nb. de pages 60 planches (30 + 30)

Prépublication Journal de Tintin 1961-1962
(à partir du n° 6 de 1961 pour Signé Caméléon, du n° 42 de la même année pour Traquenard au Havre)
Albums de la série

Traquenard au Havre est le premier tome de la série de bande dessinée Ric Hochet. L'album, surtitré « Deux enquêtes de Ric Hochet », inclut Signé Caméléon, première aventure en bande dessinée du personnage, dont le titre figure également sur la couverture mais en caractères plus petits. Chacune de ces enquêtes a une longueur de trente pages, parce que ces récits étaient destinés, après leur prépublication dans l'hebdomadaire Tintin, à paraître séparément dans la collection « Vedette » des éditions du Lombard[1], avant que l'éditeur change d'avis et que soit lancée, en 1963, une collection Ric Hochet d'albums à couverture cartonnée de soixante pages (tel sera le nombre de pages des albums de la série jusqu'au sixième inclus, Rapt sur le France).

Signé Caméléon[modifier | modifier le code]

Publication[modifier | modifier le code]

Les planches de Signé Caméléon furent publiées dans le Journal de Tintin entre le 1er février et le (n° 6/61 à 20/61).

Personnages principaux[modifier | modifier le code]

  • Ric Hochet
  • Commissaire Bourdon
  • Inspecteur Ledru
  • Inspecteur Manière
  • Deux malfrats arrêtés au moins une fois par Bourdon : Otto Nader (perceur de coffres-forts) et Jo-le-Colosse [2].

Lieux de l’action[modifier | modifier le code]

Résumé[modifier | modifier le code]

Les numéros de pages indiqués ci-dessous ne sont pas les numéros des planches. Dans la mesure où la planche 1 commence en page 3, on obtient le numéro de planche en soustrayant 2 au numéro de la page.

Mise en place de l'intrigue (page 3 à 5)[modifier | modifier le code]

Le commissaire Bourdon est renversé par une voiture, dont le conducteur prend la fuite. Rentré chez lui avec Ric, Bourdon découvre qu'il vient d'être cambriolé, et un dossier top-secret qu'il avait placé dans son coffre-fort a disparu.

L'enquête de Ric et de Bourdon (page 6 à 30)[modifier | modifier le code]

Les indices semblent impliquer deux malfrats bien connus du commissaire. Tous deux ont néanmoins des « alibis en béton ». Le Directeur général de la police donne 24 h à Bourdon pour retrouver le dossier secret, faute de quoi sa démission sera demandée.

Un magnétophone se met en marche dans le bureau même du chef de la police, menaçant les enquêteurs et Bourdon !

Le dossier secret réapparaît ; il a été communiqué à la presse. Un mystérieux personnage, qui signe « Caméléon », revendique ce forfait. Dessaisi de l'affaire, Bourdon prend quelques jours de congé dans son pavillon de Chevreuse.

Là-bas, il est attaqué par Caméléon et enchaîné à un mécanisme à retardement qui doit mettre le feu au pavillon. Inquiet de ne pouvoir joindre le commissaire, Ric, accompagné de l'inspecteur Manière, fonce à Chevreuse. Ils arrivent à temps pour tirer le commissaire des flammes.

Révélations finales et dénouement de l'intrigue (page 30 à 32)[modifier | modifier le code]

Manière, démasqué comme étant « Caméléon », est confondu grâce au compteur kilométrique de sa voiture : il est évident qu'il a déjà fait un aller-retour Paris-Chevreuse. De plus, lui seul avait pu mettre un magnétophone dans le bureau du Directeur de la police judiciaire et voler les coordonnées téléphoniques (secrètes) de Bourdon que Ric avait placées dans sa veste.

On apprend que l'inspecteur Manière est un orphelin qui avait été jadis adopté par Pierrot Volcan, un détenu mort en prison et dont l'arrestation avait été réalisée par Bourdon. Par la suite Manière, devenu inspecteur de police, s'était juré de venger son bienfaiteur et de ridiculiser Bourdon, avant de l'assassiner.

Véhicules remarqués[modifier | modifier le code]

MGA
Une MGA roadster, semblable à celle de Ric Hochet

Traquenard au Havre[modifier | modifier le code]

Publication[modifier | modifier le code]

Les planches de Traquenard au Havre furent publiées dans le Journal de Tintin entre le et le (n° 42/61 à 4/62).

Personnages principaux[modifier | modifier le code]

  • Ric Hochet
  • Commissaire Bourdon
  • Inspecteur Ledru
  • Paul Chevallier : armateur ; sa femme Edith est hospitalisée (pour dépression) ; leur fils Marc a environ 3 ans
  • Doyen : armateur, il est l'associé de Chevallier. C'est aussi son beau-frère.

Lieux de l’action[modifier | modifier le code]

Résumé[modifier | modifier le code]

Les numéros de pages indiqués ci-dessous ne sont pas les numéros des planches. Dans la mesure où la planche 1 commence en page 3, on obtient le numéro de planche en soustrayant 2 au numéro de la page.

Mise en place de l'intrigue (page 35 à 37)[modifier | modifier le code]

Dans les rues du Havre, la voiture de Ric est percutée par celle de Paul Chevallier. Son fils vient d'être enlevé et on lui réclame une rançon. Par peur de la réaction de sa femme, il refuse d'alerter la police. Il propose à Ric de venir chez lui. Les deux hommes discutent de l'enlèvement lorsqu'un appel téléphonique a lieu : l’enfant sera rendu moyennant versement d'une rançon de 200 000 dollars.

L'enquête de Ric et de Bourdon (page 38 à 62)[modifier | modifier le code]

Ric se propose d'aller remettre la rançon aux bandits ; Chevallier accepte. Ric cache un émetteur dans la valise, parvient à suivre les ravisseurs jusqu'à un navire (La Marie-Jeanne) et réussit à récupérer l'enfant et la rançon. Il s'enfuit du navire grâce à un petit bateau. Arrivé au quai, sa voiture refusant de démarrer, il vole la voiture des ravisseurs.

Un coup de téléphone anonyme, émis par le chef des ravisseurs, prévient la police et les journaux : un jeune homme blond a enlevé le petit Marc Chevallier. Ric est pris en chasse par des pêcheurs qui pensent avoir affaire au malfrat signalé par la radio.

Révélations finales et dénouement de l'intrigue (page 63 à 64)[modifier | modifier le code]

Le commissaire Bourdon arrive juste à temps pour disculper Ric. Celui-ci, alors qu'une réunion familiale émouvante a lieu en l’honneur de la libération de Marc, confond Doyen, l'associé de Chevallier, grâce à des taches de cambouis et quelques mots du petit garçon qui le reconnaît. Doyen voulait contraindre Chevallier à vendre ses parts sociales de l'entreprise ; la rançon exigée pour la libération de l'enfant n'était qu'un moyen pour évincer Chevallier de l'entreprise.

Véhicules remarqués[modifier | modifier le code]

Corvette C1
Une Chevrolet Corvette, semblable à celle de Paul Chevallier

Voitures[modifier | modifier le code]

Ric Hochet roule dans ces premiers épisodes dans une MGA jaune, qui est emboutie au début de Traquenard au Havre. Les voitures ont un rôle assez important.

Dans Signé Caméléon, il y a l'ID19 qui doit faire accuser Otto Nader et la Peugeot 203 dont le kilométrage dénonce Manière. C'est la Corvette C1 de Chevallier qui emboutit la voiture de Ric au début de Traquenard au Havre. Ric continuera à utiliser cette voiture, notamment pour rendre la rançon.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Voir ’’Intégrale Ric Hochet’’, tome 12, p. 6 (introduction) : La série d'enquêtes illustrées intitulée « Relevez le gant » [feuilleton signé « Ric Hochet » et dont la solution était fournie dans le numéro suivant] devient très vite un énorme succès [au sein du journal Tintin]. […] C'est ainsi que Raymond Leblanc décide de commander une série de BD aux deux jeunes auteurs. Destinés au journal Tintin, mais aussi à une collection d'albums brochés intitulée « Vedette », les deux premiers épisodes comportent trente pages chacun…
  2. On retrouvera ce personnage, devenu honnête, dans l'album Suspense à la télévision.

Voir aussi[modifier | modifier le code]