Transidentité

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Ne doit pas être confondu avec Intersexuation ou Hermaphrodite.

La transidentité est le fait d'avoir une identité de genre et/ou une expression de genre différente du sexe assigné[1],[2],[3] ; l'identité de la personne concernée est transversale aux deux sexes[4]. La transidentité est indépendante de l'orientation sexuelle[5], les personnes trans présentent toute la gamme de la sexualité (hétérosexualité, homosexualité, bisexualité, asexualité, etc.), mais certaines ressentent les étiquettes traditionnelles de l'orientation sexuelle inadéquates ou inapplicables à elles.

Les transidentités sont à distinguer des intersexuations qui désignent les personnes nées avec des caractéristiques génitales « qui ne correspondent pas aux notions binaires d'organes masculins ou féminins »[6].

En 2015, le National Center for Transgender Equality a mené une étude sur la discrimination nationale des personnes transgenres. Sur les 27 715 personnes trans qui ont répondu au sondage, 21 % ont déclaré que le terme « queer » décrit le mieux leur orientation sexuelle, 18 % se sont qualifiées « pansexuelles », 16 % « gay », « lesbienne », ou « aimant le même genre », 15 % « hétérosexuelles », 14 % ont dit « bisexuelles », et 10 % se sont définies « asexuelles »[7].

En France, le nom commun « transidentité » tend à prévaloir sur d'autres termes[8],[9],[10],[11],[12].

Les distinctions entre les termes transgenre et transsexuel sont généralement fondées sur des distinctions entre le genre (psychologique, social) et le sexe (physique)[13],[14]. Par conséquent, la transsexualité peut avoir davantage trait aux aspects physiques du sexe, tandis que les considérations transgenres sont davantage liées aux dispositions psychologiques du genre, ainsi que les attentes sociales qui peuvent accompagner un rôle de genre[15]. Beaucoup de personnes transgenres préfèrent la désignation transgenre et rejettent le terme transsexuel[16],[17],[18]. Par exemple, Christine Jorgensen a rejeté publiquement le terme transsexuel en 1979, et s'est identifiée trans-genre à la place, dans un journal, en disant : « gender doesn't have to do with bed partners, it has to do with identity »[19],[20]. Ce qui renvoie à la préoccupation que transsexuel implique quelque chose à voir avec la sexualité, alors que c'est l'identité de genre dont il est question[21],[note 1]. Certaines personnes transsexuelles, cependant, rejettent le fait d'être incluses dans le parapluie transgenre[22],[23],[24],[25].

Les personnes qui ne sont pas transgenres sont appelées cisgenres[26],[27],[28].

Histoire et évolutions terminologiques[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire de la transidentité.

Un transgenre apparent nommé Héliogabale a été empereur romain de 218 à 222[29],[30].

Diverses culture ancestrales ont eu des rôles sociaux et des cérémonies traditionnelles pour des personnes n'entrant pas dans le système binaire des rôles de genre puisque ces derniers pouvaient différer largement d'une tribu à l'autre. Un statut moderne, connu sous le nom de deux-esprits, a émergé parmi les amérindiens ces dernières années[31] ; cette société ayant un système de genre ternaire, voire quaternaire[32]. Certains chefs de guerre indiens fameux (et craints des envahisseurs Blancs) étaient des personnes qui seraient aujourd'hui définies comme des « hommes trans »[réf. nécessaire].

Origine et utilisation de « transsexuel »[modifier | modifier le code]

Lili Elbe en 1926.

Les termes transsexualism et transsexual ont été introduits en Angleterre, en 1949 et 1950 par David Oliver Cauldwell[note 2],[33],[34],[35] ; il semble être le premier à utiliser le terme pour se référer aux personnes qui désirent un changement sexuel physiologique[36], qui a par la suite été popularisé par Harry Benjamin en 1966 ; à la même époque, transgender a été inventé et a commencé à être popularisé.

Norman Haire a rapporté qu'en 1921[37], Dora R d'Allemagne a débuté une transition, sous la surveillance de Magnus Hirschfeld, qui s'est terminée en 1930 par la réussite de la chirurgie de réattribution sexuelle. En 1930, Hirschfeld a supervisé sa seconde chirurgie qui a été détaillée dans une revue de pairs[réf. nécessaire].

L'identité de genre pourrait être définie comme la conviction intime pour un être humain d'appartenir à un genre, indépendamment de son sexe assigné à la naissance. Pour une grande partie de la population, l'identité de genre d'une personne est en conformité avec le sexe assigné, basé sur ses organes génitaux internes et externes ; ces personnes sont dites « cisgenres »[27]. Chez les personnes transgenres, l'identité de genre ne correspond pas aux aspects attendus avec leur sexe assigné à la naissance.

En 1969, Benjamin a déclaré avoir été le premier à utiliser le terme « transsexuel » lors d'une conférence publique, qu'il a donnée en décembre 1953[38]. Il a popularisé ce terme dans son livre de 1966 The Transsexual Phenomenon, dans lequel il décrivait les personnes trans selon une échelle (appelée plus tard « Échelle de Benjamin ») à trois niveaux d'intensité : « Transsexuel (sans opération) », « Transsexuel (intensité modérée) », et « Transsexuel (haute intensité) »[29],[39],[40]. Dans son livre, Benjamin a décrit le transsexualisme « vrai », selon les critères suivants : « Les transsexuels « vrais » se sentent appartenir à l'autre sexe, ils veulent être, et vivre, en tant que membre du sexe opposé, pas seulement avoir son apparence. Pour eux, leurs organes sexuels primaires (testicules), et secondaires (pénis et autres) sont des déformations dégoûtantes qui doivent être modifiées par le bistouri du chirurgien[41] ».

Le transsexualisme homme vers femme a parfois été appelé « Syndrome de Harry Benjamin », après que l'endocrinologue ait été le premier à étudier la dysphorie[42] ; le terme « transsexualisme » possède une dimension pathologisante[43]. Il a été remplacé, dans le DSM-IV, par « trouble de l'identité de genre chez les adolescents et les adultes ». Comme l'étude médicale actuelle de la variance de genre est beaucoup plus étendue que la première description de Benjamin, il y a une meilleure compréhension de ses aspects[44] et l'utilisation du terme Syndrome de Harry Benjamin a été critiqué aumotifde délégitimer les personnes de genre variant[45],[46].

Depuis les années 1990, transsexuel a été généralement utilisé pour décrire un groupe de personnes transgenres[47],[48] qui a le désir d'effectuer la transition de genre auquel il s'identifie, de façon permanente, et qui demandent une assistance médicale.

Les termes « dysphorie de genre » et « troubles de l'identité de genre » n'ont pas été utilisés jusque dans les années 1970[49] quand Laub et Fisk ont publié plusieurs travaux sur le transsexualisme en utilisant ces termes[50],[51].

La transsexualité ou le transsexualisme sont souvent définis comme des sous-catégories du terme générique « transgenre »[47],[52],[53],[54]. Cependant, certaines personnes transsexuelles rejettent l'étiquette « transgenre »[22],[23],[55],[56].

Le terme « transsexualité » est parfois compris ou amalgamé dans le sens de l’orientation sexuelle ou d'un « comportement sexuel », or la sexualité des personnes trans n'est ni spécifique ni évolutive de manière sensible en cas de transition puisque la transidentité n'a aucune incidence sur les goûts ou les opinions d'un être humain[57].


Benjamin a suggéré que les personnes trans male-to-female, d'intensité modérée, devaient bénéficier d'un traitement hormonal œstrogénique comme « substitut, ou préalable, à l'opération »[29]. Certaines personnes ont eu une CRS, mais sans répondre à la définition du transsexuel ci-dessus (e.g. Gregory Hemingway)[58],[59]. D'autres personnes ne désirent pas de CRS, bien qu'elles répondent à d'autres éléments de la définition du « transsexuel vrai » de Benjamin[60]. La transsexualité a été incluse pour la première fois dans le DSM-III en 1980. Elle apparait à nouveau dans le DSM-III-R en 1987, où elle était placée dans la catégorie Troubles habituellement déjà manifestes dans la petite enfance, l'enfance ou l'adolescence.

Au delà du travail de Benjamin, qui s'est principalement concentré sur les femmes trans, il y a aussi eu des cas d'hommes trans, sur qui l'opération chirurgicale n'était pas praticable. Benjamin a donné les lettres MtF à ses patientes trans pour indiquer que : « Leur anatomie sexuelle, ce qui signifie, leur corps, est masculine. Leur sexe physiologique, ce qui signifie, leur esprit, est féminin » ». Après 1967, Benjamin a abandonné sa première terminologie, et a opté pour « identité de genre »[44].

De « transsexuel » à « transgenre »[modifier | modifier le code]

Thomas Beatie à la marche des fiertés de Stockholm de 2011, connu dans les médias comme le premier « homme enceint », est un homme transgenre qui a eu trois enfants.

À la même époque que le livre de Benjamin, en 1965, le terme transgender a été inventé par le psychiatre John Oliven de l'université Columbia[52] dans son travail de référence de 1965, Sexual Hygiene and Pathology, en écrivant que le terme antérieurement utilisé, « transsexualism » était trompeur ; en réalité, « transgenderism » est plus évocateur, parce que la sexualité n'est pas prédominante dans le transvestisme primaire[61],[62]. Le terme « transgenre » a ensuite été popularisé, avec différentes définitions, de diverses personnes transgenres, transsexuelles et travesties, notamment Virginia Prince[52], qui l'a utilisé dans sa publication de décembre 1969, Transvestia, un magazine national pour travestis qu'elle avait créé[63]. Au milieu des années 1970, les termes « trans-genre » et « personnes trans » étaient des mots-valises[64],[65],[63],[66], et « transgénériste » était utilisé pour décrire des personnes qui voulaient vivre travestis (voir passing), sans subir de chirurgie de réattribution sexuelle[67].

À partir des années 1990, transsexuel a progressivement été considéré comme un sous-ensemble du terme générique transgenre[47],[52],[48]. La notion de « sexe anatomique » ne correspond pas nécessairement à la notion de sexe chromosomique. L'identité de sexe est jusqu'à présent définie par la présence de chromosomes XX ou XY, mais l'existence de personnes de sexe masculin et de caryotype XX ou de sexe féminin et de caryotype XY est connue depuis les années 2000 (voir : gène SRY)[68].

Le terme transgenre est maintenant plus connu, et de nombreuses personnes préfèrent transgenre à transsexuel[69],[17],[18]. C'est un terme générique incluant des personnes dont l'identité de genre diffère de leur sexe assigné : hommes trans, femmes trans, mais également des personnes dont l'identité de genre n'est ni exclusivement masculine, ni exclusivement féminine, par exemple des personnes genderqueer, bigenres, pangenres, genderfluid, ou agenres[70],[71],[72]. D'autres définitions de transgénérisme incluent aussi des personnes appartenant à un troisième genre, ou la conceptualisation des personnes transgenres comme un troisième genre[73],[74]. Plus rarement, la définition de « transgenre » s'élargit de façon à inclure les personnes travesties[75], indépendamment de leur identité de genre.

Le terme transsexuel, cependant, continue d'être utilisé[49], et certaines personnes qui bénéficient de l'aide médicale (par exemple, la chirurgie de réattribution sexuelle) pour harmoniser leurs caractéristiques sexuelles avec leur identité de genre préfèrent transsexuel, et rejettent transgenre[69],[17],[18] ; en effet, ces personnes qui rejettent l'étiquette transgenre pour « transsexuelle », veulent souligner le fait que, bien qu'elles aient réalisé une chirurgie de réassignation sexuelle, donc que leur sexe anatomique a été modifié, leur identité de genre est toujours restée constante[76],[77],[78].

Historiquement, une des raisons pour lesquelles certaines personnes préfèrent transsexuel à transgenre est que la communauté médicale, dans les années 1950 et 1980, a encouragé cette distinction entre les termes, pour permettre l'accès, ou non, au traitement médical[79]. D'autres personnes, s'identifiant transsexuelles, évoquent le fait que ceux qui ne cherchent pas à réaliser de chirurgie sont fondamentalement différents de ceux qui la souhaitent, et que ces deux catégories ont donc des préoccupations différentes[40] mais ce point de vue est controversé ; en effet, certains soutiennent que le fait de réaliser des procédures médicales n'est pas suffisant pour discerner ce qui en subissent et les autres, et ce pour différentes raisons, notamment celle de ne pas être en mesure de les payer ou encore pour la crainte que le terme transsexuel ne soit amalgamé avec la sexualité, quand il s'agit, en fait, d'identité de genre[21]. Par exemple, Christine Jorgensen, la première personne largement connue pour avoir réalisé la chirurgie de réattribution sexuelle d'homme vers femme, a rejeté le terme « transsexuel » et s'est identifiée, à la place, comme « trans-genre »[80],[81].

En 1984, le concept de « communauté transgenre » s'est développé, dans lequel le transgénérisme a été utilisé en tant que terme générique[82]. En 1985, Richard Elkins a créé le « Trans-Gender Archive » à l'Université d'Ulster. En 1992, la Conférence internationale sur les droits transgenres et la politique de l'emploi a défini le transgénérisme comme un grand terme parapluie, incluant les personnes « transsexuelles, transgénéristes, travesties », et toute personne en transition[83]. La brochure de Leslie Feinberg, « Transgender Liberation: A Movement Whose Time has Come », diffusée en 1992, a identifié le transgénérisme comme un terme pour unifier toutes les formes de non conformité de genre ; de cette façon, transgenre est devenu synonyme de queer[23].

Dans son livre de 2007 Transgender, an Ethnography of a Category, l'anthropologue David Valentine affirme que transgenre a été inventé et utilisé par les militants pour inclure de nombreuses personnes qui ne s'identifient pas nécessairement avec ce terme et il dit que les personnes qui ne s'identifient pas avec le terme transgenre ne devraient pas être incluses dans le spectre transgenre. Leslie Feinberg affirme également que transgenre n'est pas une auto-identification (pour certaines personnes), mais une catégorie imposée par des certains pour comprendre d'autres personnes. Cependant, ces affirmations sont contestées par le Transgender Health Program (THP) au Fenway Health à Boston. Il note qu'il n'y a aucune définition universellement acceptée, et que la terminologie confuse est fréquente en raison des termes qui ont été populaires au tournant du XXIe siècle et qui peuvent maintenant être considérés comme offensants. Le THP recommande aux cliniciens de demander aux bénéficiaires la terminologie qu'ils préfèrent, et éviter le terme transsexuel, sauf s'ils sont assurer que le bénéficiaire n'est pas mal à l'aise avec.

Les manuels pour professionnels de santé, journalistes et militants des groupes de défenses LGBT conseillent de se référer aux personnes, de la manière dont elles se définissent elles-mêmes (prénom et pronom), y compris pour évoquer leur présent et leur expérience passée[84],[85].

Les personnes trans recommandent également d'utiliser le terme « transgenre » comme un adjectif, et non comme un nom (par exemple, « Max est transgenre » ou « Max est un homme transgenre », et non « Max est un transgenre »)[86],[87],[88].


Le terme shemale est une expression d'origine anglo-saxonne désignant le plus souvent, en français, des actrices pornographiques.

Androphilie et gynophilie[modifier | modifier le code]

Article principal : Androphilie et gynophilie.

L'utilisation de transsexuel homosexuel, et des termes connexes, a été appliquée aux personnes transgenres depuis le milieu du XXe siècle, bien que des critiques aient été exprimées depuis. Harry Benjamin a dit en 1966 :

« Il semble évident que la réponse à la question « Un transsexuel est-il homosexuel ? » doit être « oui » et « non ». « Oui » si son anatomie est considérée ; « non » si sa psyché est préférentiellement choisie comme référentiel.

Quelle serait la situation après que la chirurgie corrective ait été effectuée et que l'anatomie sexuelle ressemble maintenant à celle d'une femme ? La « nouvelle femme » est-elle encore un homme homosexuel ? « Oui » si la pédanterie et les techniques l'emportent. « Non » si la raison et le bon sens sont appliqués et si le patient est traité comme une personne, et non comme un tampon en caoutchouc[89].  »


De nombreuses sources, notamment certains partisans de la typologie, critiquent ce choix du libellé qui est confus et dégradant. Le biologiste Bruce Bagemihl écrit : « le point de référence pour l'orientation « hétérosexuelle » ou « homosexuelle » dans cette nomenclature est uniquement le sexe génétique de l'individu avant qu'il soit réattribué (voir par exemple Blanchardet al. 1987, Coleman and Bockting, 1988, Blanchard, 1989). Ces étiquettes ne tiennent pas compte de l'identité de genre de la personne, qui prévaut sur le sexe biologique. »[90]. Bagemihl a contesté cette terminologie, en évoquant le fait qu'il était facile de prétendre que des hommes (assignés) homosexuels étaient transsexuels pour échapper à la stigmatisation[90]. Leavitt et Berger ont déclaré en 1990 que « l'étiquette de transsexuel homosexuel était à la fois confuse et controversée parmi les hommes [assignés] qui souhaitaient une réattribution sexuelle »[91],[92]. Les critiques ont fait valoir que le terme « transsexuel homosexuel » était « hétérosexiste »[90], « archaïque »[93] et avilissant, parce qu'il qualifie les personnes selon leur sexe assigné à la naissance, au lieu de leur identité de genre[94].

Benjamin, Leavitt, et Berger ont tous utilisé le terme dans leurs travaux[89],[91]. Le sexologue John Bancroft a, par ailleurs, récemment présenté ses excuses pour l'avoir utilisé dans sa terminologie, qui était classique quand il l'a utilisé à l'époque, pour désigner les femmes trans[95]. Il a dit qu'il essayerait à présent de choisir ses mots avec plus de sensibilité[95],[95]. Le sexologue Charles Moser est également critique de la terminologie[96].

L'utilisation d'androphilie et gyophilie a été proposée et popularisée par le psychologue Ron Langevin, dans les années 1980[97]. Le psychologue Stephen Wegener a écrit : « Langevin a fait plusieurs suggestions concrètes concernant le langage utilisé pour décrire les anomalies sexuelles. Par exemple, il propose les termes gynophilique et androphilique pour indiquer le type de partenaire privilégié, indépendamment de l'identité de genre ou des vêtements d'un individu. Ceux qui sont en train d'écrire et de faire des recherches dans ce domaine feraient bien d'adopter son vocabulaire clair et concis »[98].

Le psychiatre Anil Aggrawal explique pour quoi les termes sont utilisés dans un « glossaire » :

« Androphilie – L'attraction romantique ou sexuelle pour les adultes masculins. Le terme, avec gynophilie est nécessaire pour surmonter les immenses difficultés pour caractériser l'orientation sexuelle des hommes trans et des femmes trans. Par exemple, il est difficile de décider si un homme trans, érotiquement attiré par les hommes, est une femme hétérosexuelle ou un homme homosexuel ; ou si une femme trans, érotiquement attirée par les femmes, est un homme hétérosexuel ou une femme lesbienne. Toute tentative de les classer peut non seulement causer de la confusion, mais aussi susciter une offense pour les personnes concernées. Dans de tels cas, tout en définissant l'attirance sexuelle, il est préférable de se concentrer sur l'objet de leur attrait, plutôt que sur le sexe ou le genre du sujet[99]. »

La psychologue Rachel Ann Heath a écrit : « Les termes homosexuel et hétérosexuel sont maladroits, en particulier lorsque le premier est utilisé avec, ou au lieu de, gay et lesbienne. Sinon, j'utilise gynophilie et androphilie pour désigner la préférence sexuelle pour les femmes et les hommes, respectivement. Gynophilie et androphilie dérivent du grec signifiant « amour d'une femme » et « amour d'un homme », respectivement. Donc, un homme gynophile est un homme qui aime les femmes : un homme hétérosexuel ; alors qu'un homme androphile est un homme qui aime les hommes : un homme gay. Pour être complet, une lesbienne est une femme gynophile ; une femme qui aime les autres femmes. Une femme transsexuelle gynophile désigne une femme transsexuelle dont la préférence sexuelle est dirigée vers les femmes. À moins que les termes « homosexuel » et « hétérosexuel » soient plus faciles à comprendre dans un contexte donné, cette terminologie plus précise sera utilisée tout au long du livre. Comme « homosexuel », « gay », et « lesbienne » sont souvent associés à l'intolérance et à l'exclusion dans de nombreuses sociétés, l'accent mis sur l'appartenance sexuelle est à la fois approprié, et socialement juste »[100]. L'auteure Helen Boyd a approuvé, en écrivant : « Il serait beaucoup plus précis de définir l'orientation sexuelle par « androphile » (aimant les hommes) et « gynophile » (aimant les femmes) »[101]. La scientifique sociomédicale Rebecca Jordan Young défie les chercheurs, tels que Simon LeVay, Michael Bailey et Martin Lalumière, qui, dit-elle, « ont complètement échoué à apprécier les implications alternatives pour encadrer l'orientation sexuelle »[102].

Situation actuelle dans la société[modifier | modifier le code]

Anna Grodzka est la première personne trans membre du Parlement européen.

Prévalence[modifier | modifier le code]

Dans 1 cas sur 2 500[103], l'identité de genre d'une personne, et son sexe assigné, sont en contraste si fort que la personne a entrepris une opération de réattribution de sexe ; il semble que les personnes non prises en charge soient environ 10 fois plus nombreuses, soit environ une personne sur 250. En outre, les personnes transgenres semblent 10 fois plus nombreuses que les personnes transsexuelles non prises en charge, soit environ une personne sur 25[103].

Une étude suédoise a estimé un ratio de 1,4:1 femmes trans par rapport aux hommes trans pour ceux qui demandent une chirurgie de réattribution sexuelle, et un ratio de 1:1 pour ceux qui en ont bénéficié[104].

Un effort pour quantifier la population a donné une « estimation approximative » que 0,3 pourcent des adultes aux États-Unis (1 pour 300) sont transgenres, en sachant qu'environ 3,5 pourcent des adultes américains (1 pour 30) s'identifient LGBT[105],[106]. Des études plus récentes réalisées en 2016 estiment que la proportion d'Américains qui s'identifie transgenre varie de 0,5 % à 6 %. Cela reviendrait à un nombre total d'approximativement 1,4 million d'adultes (en 2016)[107],[108],[109],[110].

Un rapport du Conseil de l'Europe estime à une personne sur 500[111] les personnes concernées par la transidentité.

Les estimations de la prévalence des personnes trans sont très dépendantes des définitions utilisées dans les études, les taux varient selon les ordres de grandeur[112]. L'estimation de prévalence la plus souvent citée vient de l'Amsterdam Gender Dysphoria Clinic[113] ; pendant plus de quatre décennies, la clinique a traité, approximativement, 95 % des clients transsexuels hollandais, et suggère une prévalence de 1:10 000, parmi les personnes assignées homme, et 1:30 000 parmi les personnes assignées femme. Aux États-Unis, le DSM-IV (1994) évoque approximativement 1 personne assignée homme pour 30 000, et 1 personne assignée femme pour 100 000, qui cherchent une chirurgie de réattribution sexuelle. Bien qu'aucune étude directe sur la prévalence de la dysphorie de genre n'ait été fait, une variété de papiers cliniques publiés au cours des 20 dernières années, fournissent des estimations allant de 1:7 400 à 1:42 000 pour les hommes assignés, et de 1:30 040 à 1:104 000 pour les femmes assignées[114]. Une étude de 2008, sur le nombre de détenteurs d'un passeport néo-zélandais, qui ont changé le sexe sur leur passeport, estime que 1:3 639 personne assignée homme, et 1:22 714 personne assignée femme étaient transsexuelles[115].

La plus récente revue systématique de prévalence qui date de 2016, conduisant à une méta-analyse de 27 études, a trouvé des estimations, pour une population de 100 000, de 9,2 (95 % CI = 4,9–13,6) pour le traitement hormonal ou l'opération, et de 6,8 (95 % CI = 4,6–9,1) pour les diagnostics liés au à la transidentité. Dans des études évaluant l'identité transgenre auto-déclarée, la prévalence était de 871 (95 % CI = 519–1,224) ; cependant, ce résultat a été influencé par une étude aux valeurs aberrantes. Après le retrait de cette étude, le chiffre est tombé à 355 (95 % CI = 144–566). Une hétérogénéité importante a été observée dans la plupart des analyses[112].

Olyslager et Conway ont présenté un papier[116] au WPATH 20th International Symposium (2007) faisant valoir que les données de leur propre étude, ainsi que d'autres, impliquaient effectivement une prévalence beaucoup plus élevée, avec des limites minimales inférieures de 1:4 500 femmes trans, et 1:8 000 hommes trans, pour un certain nombre de pays dans le monde entier. Ils estiment le nombre de femmes trans en phase post-opératoire, aux États-Unis, à 32 000 et obtiennent un chiffre de 1:2 500 femmes trans. Ils comparent, en outre, le taux annuel de la chirurgie de réattribution sexuelle avec la naissance des hommes aux États-Unis, et obtiennent un chiffre de 1:1 000 femmes trans, et suggèrent une prévalence de 1:500 extrapolée à partir de la hausse de la CRS aux États-Unis, et de l'estimation du nombre de personnes transsexuelles non diagnostiquées. Olyslager et Conway ont également fait valoir que la population des personnes assignées homme, aux États-Unis, et ayant déjà subi une intervention chirurgicale par l'un des trois chirurgiens américains les plus réputés pour la médecine transgenre, était suffisant pour tenir compte de l'ensemble de la population transsexuelle impliquée par la prévalence 1:10 000, mais cela exclut tous les autres chirurgiens effectuant la CRS aux États-Unis, ainsi que les chirurgiens d'autres pays, tels que la Thaïlande, le Canada, et d'autres, et la proportion élevée de personnes transsexuelles qui n'ont pas encore cherché de traitement, ce qui suggère que la prévalence de 1:10 000 est trop faible.

Une étude suédoise a estimé un ratio de 1,4:1 femme trans par rapport aux hommes trans, pour ceux qui demandaient une chirurgie, et un ratio de 1:1 pour ceux qui l'avaient réalisée[117]

Aspects juridiques[modifier | modifier le code]

Lois concernant l'expression de l'identité de genre par pays ou territoire.
  •      Changement légal d'identité
  •      Absence de changement légal d'identité
  •      Inconnu/ambigu

Les procédures légales existent dans certaines juridictions qui autorisent les individus à changer leur genre ou leur nom légaux pour refléter leur identité de genre. Les documents nécessaires pour ces procédures varient d'un diagnostic formel explicite de transsexualisme, à un diagnostic de trouble de l'identité de genre, à une lettre d'un médecin qui atteste de la transition de genre de l'individu ou l'établissant d'un rôle de genre différent[118]. En 1994, le DSM IV voit « Transsexuel » modifié en « Trouble de l'identité de genre ». Dans de nombreux endroits, les personnes transgenres ne sont pas légalement protégées de la discrimination sur le lieu de travail ou dans les lieux publics. Un rapport américain réalisé en février 2011 a trouvé que 90 % des personnes transgenres ont fait face à de la discrimination au travail et ont été deux fois plus au chômage que la population générale, et plus de la moitié ont été harcelées ou rejetées lorsqu'elles ont tenté d'accéder aux services publics. Des membres de la communauté transgenre rencontrent également des niveaux élevés de discrimination pour les soins de santé[70].


Les lois concernant le changement légal des personnes trans sont différentes d'un pays à l'autre. Certaines juridictions permettent à un individu de changer leur prénom, et parfois, leur genre juridique, afin de refléter leur identité de genre. Aux États-Unis, certains États permettent de modifier ou de remplacer complètement les certificats de naissance originaux[119].

Les juridictions permettant la modification des dossiers de la naissance, permettent généralement aux personnes trans de se marier avec un membre du sexe opposé à leur identité de genre, et d'adopter des enfants. Les juridictions qui interdisent le mariage homosexuel demandent souvent des mariages avant la transition, pour qu'ils se terminent avant l'accord de modification du certificat de naissance[120].

Les manuels de praticiens de santé, les guides professionnels journalistiques, et les groupes de défense des droits LGBT, destinés à informer le public sur les questions trans, conseillent d'utiliser le prénom et les pronoms que la personne trans emploient pour se désigner elle-même, y compris les références à ses expériences présentes et passées[121],[122],[123]. Les membres de la famille et les amis, qui peuvent être embarrassés par l'utilisation du pronom ou des définitions de sexe, sont généralement informés de l'utilisation du pronom approprié, soit par la personne trans elle-même, soit par des professionnels, soit par d'autres personnes qui sont familières avec les questions trans, et notamment l'utilisation d'un autre pronom que celui associé au genre assigné. Parfois, les personnes trans doivent corriger leurs amis ainsi que les membres de leur famille, de nombreuses fois, avant qu'ils utilisent les pronoms souhaités par la personne trans. Selon Julia Serano, le mé-genrage délibéré des personnes trans est « une tentative arrogante pour rabaisser et humilier les personnes trans[124]. »

Coming out[modifier | modifier le code]

Les personnes transgenres varient grandement dans le choix du moment, de la façon et de ce qui se dit pour faire découvrir leur statut de transgenre à leur famille, leurs amis proches, et les autres. La prévalence de la discrimination[125] et de la violence (les personnes transgenres sont 28 % plus susceptibles d'être victimes de violence)[126] contre les personnes transgenres peut rendre la décision du coming out risquée. La peur des représailles, comme être rejeté de la maison parentale pour les mineurs, est une raison de ne pas faire de coming out aux membres de leurs familles jusqu'à ce que les personnes concernées aient atteint l'âge adulte[70]. La confusion parentale et le manque d'acceptation des enfants transgenres peut conduire à faire des efforts pour faire rentrer leurs enfants transgenres dans la norme, en utilisant des services de santé mentale pour modifier l'orientation sexuelle de l'enfant et considérer cette identité comme une « phase »[127].

L'Internet peut jouer un rôle signifiant dans le processus de coming-out pour les personnes transgenres. Certains coming-out peuvent se réaliser d'abord virtuellement, sans risquer de sanctions sociales dans le monde réel[128].

Aspects anthropologiques et religions[modifier | modifier le code]

Il existe une catégorie consacrée à ce sujet : Transidentité en anthropologie.
Article connexe : Transidentité et religion.

James D. Whitehead et Evelyn Eaton Whitehead, éducateurs et auteurs, discutent[129] des liens entre la spiritualité et la sexualité, et l'absence fréquente de compassion dans la communauté ecclésiale, dans leur cas, l’Église catholique, en faisant partie de cette communauté[130].

La transidentité a toujours existé, partout dans le monde. Des identités de genre intermédiaires, entre les polarités cisgenres, sont apparues dans de nombreuses cultures, notamment Mahus à Hawaï, Acaults en Birmanie, les Faikakekines aux Tonga, new half au Japon, Hijras en Inde, muché chez les Zapotèques du Tehuantepec Juchitan, rae rae en Polynésie, fa'afafine aux Samoa, woobie en Côte d'Ivoire, femminielli en Italieetc. Il existe également, à Oman, des hommes (identité sexuelle) très parfumés, et maquillés, nommés Xaniths qui ont le droit de partager la vie sociale des femmes, à l'instar des Hijras en Inde qui ont subi une émasculation complète, s'habillent et vivent en femmes, et sont des parts essentielles de certains rites de base de la société indienne traditionnelle. Maintes sociétés ont ainsi inclus un sexe tiers permettant d'intégrer les personnes homosexuelles et, souvent, aussi les personnes trans, intersexes, androgynes, etc. Selon les groupes, la position sociale de ces genres est très variable. Nombre de sociétés amérindiennes recrutent leurs chamans dans ces groupes.


Amérique latine[modifier | modifier le code]

Dans les cultures d'Amérique latine, un travesti est une personne qui a été assignée homme à la naissance, et qui a une identité de genre féminine, transféminine, ou femme. Les travestis bénéficient généralement d'un traitement hormonal, ont une expression de genre féminine, notamment de nouveaux noms et pronoms pour éviter ceux qui ont une connotation masculine et utilisent des implants mammaires, mais ils ne désirent pas pour autant de chirurgie de réassignation sexuelle. Les travestis pourraient être considérés comme un genre à part entière (un « troisième genre »), un mélange entre homme et femme (« intergenre/androgynes »), ou la présence d'identités masculines et féminines en une seule personne (« bigenre »). Ils sont considérés comme complètement distincts des femmes transgenres, qui possèdent la même identité de genre que les femmes cisgenres[citation nécessaire].

D'autres identités transgenres deviennent plus largement connues, comme un résultat du contact avec d'autres cultures du monde occidental[131].

Kathoey en scène.

Asie[modifier | modifier le code]

En Thaïlande et au Laos[132], le terme katoï est utilisé pour se référer aux personnes transgenres homme vers femme[133] et aux hommes gay efféminés[134]. Les cultures du sous-continent indien incluent un troisième genre, qui se réfère notamment aux hijras en Hindi.

Les personnes transgenres ont aussi été documentées en Iran[135], au Japon[136], au Népal[137], en Indonésie[138], au Vietnam[139], en Corée du Sud[140], à Singapour[141], et dans la grande région de Chine, notamment Hong Kong[142],[143], Taïwan[144], et la République populaire de Chine[145],[146],[147].

En Inde, la Cour suprême d'Inde a reconnu un troisième genre le , qui n'est ni homme ni femme, établissant que « la reconnaissance des transgenres comme un troisième genre n'est pas une question sociale ou médicale, mais une question de droits humains. »[148] L'Indonésie reconnaît trois sexes (femme, homme et hermaphrodite), quatre genres (femme, homme, calabai — hommes travestis en femmes — et calalai — femmes travesties en hommes) ainsi qu'un méta-genre, le bissu[149].

Le , Reuters a établi que la première maire transgenre a été élue dans le centre de l'Inde[150].

Amérique du Nord[modifier | modifier le code]

Dans ce qui correspond de nos jours aux États-Unis et au Canada, de nombreux peuples autochtones et des première nations ont reconnu[151] l'existence de plus de deux genres, tels que le corps d'homme de Zuñi, Ła'mana[152], le corps d'homme de Lakota[153], le corps d'homme de Mojaves, alyhaa, et le corps de femme, hwamee[154]. De telles personnes étaient antérieurement appelées berdache mais elles sont maintenant appelées bispirituelles[155], et leur conjoint-e n'auraient pas été nécessairement considéré-e-s d'un genre différent. Au Mexique, la culture zapotèque inclut un troisième genre : Muxhe[156].

Depuis 2016, l'État américain d'Oregon, ainsi que l'Australie, l'Allemagne et l'Inde reconnaissent un troisième genre, « neutre » sur le plan administratif[149].

Autre[modifier | modifier le code]

Aux débuts de Médine, les personnes trans homme vers femme[157] de religion musulmane étaient semblables[158] aux Mukhannathun. Dans la Rome antique, le galle était castré[159] suivant la déesse phrygienne Cybèle et peut être considéré comme transgenre dans les termes d'aujourd'hui[160],[161].

Parmi les personnes de l'ancien empire akkadien, un salzikrum était une personne qui avait l'apparence d'une femme, mais qui avait des traits masculins distincts. « Salzikrum » est un mot composé qui signifie « fille mâle ». Selon le code de Hammurabi, un salzikrūm avait des droits de succession comme celui des prêtresses ; ils héritaient de leurs pères, contrairement aux filles. Le père d'un salzikrum pouvait également stipuler qu'elle hérite d'un certain montant[162].

Mahu est un statut traditionnel dans les cultures polynésiennes. De plus, dans les traditions Fa'asamoa, la culture Samoane permet un rôle spécifique pour les hommes et les femmes transgenres comme fa'afafine.

Transphobie[modifier | modifier le code]

Fausse plaque de rue affichée dans une rue de Lyon à l'occasion de la journée du souvenir trans en 2016.

La transphobie est l'ensemble des discriminations envers les personnes transgenres, et la transmisogynie désigne les violences que vivent spécifiquement les femmes transgenres et les personnes trans-féminines[43], à l'intersection entre la transphobie et la misogynie. Certains auteurs, inspirés des critiques qui ont été faites à la notion d'homophobie et son remplacement par d'autres notions, comme celle d'hétéronormativité ou d'hétérosexisme, ont critiqué la notion de transphobie pour son caractère individualiste et pathologisant, ancré dans la phobie individuelle plutôt que la dimension structurelle de l'oppression des personnes trans1. Des termes comme cisnormativité et cisgenrisme servent ainsi à remplacer la notion de transphobie. Alexandre Baril, sociologue, écrit d'ailleurs : « Le cisgenrisme est un système d’oppression qui touche les personnes trans, parfois nommé transphobie. Il se manifeste sur le plan juridique, politique, économique, social, médical et normatif. Dans ce dernier cas, il s’agit de cisgenrenormativité. Je préfère la notion de cisgenrisme à celle de transphobie, car elle s’éloigne des origines pathologiques et individuelles de la « phobie » »[163].

Par exemple, certaines personnes transgenres sont confrontées à la discrimination à l'embauche[164], aux installations publiques (toilettes notamment)[70], et relatives à la santé[165]. Elles ne sont pas légalement protégées contre la discrimination dans de nombreux pays[166].

Parmi d'autres contraintes auxquelles les personnes trans peuvent être confrontées sur leur lieu de travail, il peut y avoir la crainte que leurs collègues répondent négativement à leur transition, ainsi que la perte de la reconnaissance de leur expérience professionnelle par le changement de prénom[167]. Au vu des lois concernant le changement du prénom et du genre dans de nombreux pays, il peut être difficile, pour les personnes trans de dissimuler leur statut de trans à leurs employeurs[168].

Dans de nombreux pays, les lois offrent une protection contre la discrimination au travail, fondée sur l'identité de genre ou l'expression de genre, y compris pour les femmes masculines, et les hommes féminins. Un nombre croissant d'entreprises ont notamment des politiques de non-discrimination, incluant notamment l'« identité de genre et son expression »[119],[169]. L'Union européenne offre une protection de l'emploi, dans le cadre de la protection contre la discrimination entre les genres, suivant la décision de la cour de justice de l'Union européenne[170].

Dans une étude de United States National Transgender Discrimination Survey, 44 % des répondants ont déclaré ne pas avoir d'emploi en raison de leur transidentité[171]. 36 % des femmes trans ayant participé au sondage ont rapporté avoir perdu leur emploi à cause de la discrimination, comparé à 19 % pour les hommes trans[171]. 54 % des femmes trans, et 50 % des hommes trans ont rapporté avoir été harcelés sur leur lieu de travail[171]. Les personnes transgenres qui ont été licenciées en raison de genrisme sont 34 fois plus susceptibles de tenter de se suicider que la population générale[171]. En effet, une étude de 2011 a révélé que 41 % des personnes transgenres avaient tenté de se suicider ; le taux étant plus élevé chez les personnes ayant subi de la discrimination dans l'accès au logement ou à la santé, du harcèlement, de l'agression physique ou sexuelle, ou du rejet de la part de la famille[172].

Points de vue scientifique et médical[modifier | modifier le code]

Un parent d'enfant transgenre lors de la marche des fiertés de Washington, en juin 2012.

Recherches actuelles sur les causes[modifier | modifier le code]

Structures cérébrales[modifier | modifier le code]

Les facteurs les plus étudiés sont biologiques[173], notamment le rôle important que pourrait jouer la sexualisation du cerveau[174],[175],[176],[177].

Les études ont débuté avec Zhou, en 1995, qui avait trouvé que les structures cérébrales des femmes trans (volume et densité de neurones) étaient similaires à celles des femmes cisgenres, et différentes des hommes cisgenres ; les structures cérébrales des hommes trans étant similaires à celles des hommes cisgenres, même sous le contrôle des prises hormonales. En 2000, Kruijver et coll ont trouvé que les femmes trans avaient le même nombre de neurones que les femmes [cisgenres], dans le noyau limbique[178].

Une étude de 2002, menée par Chung, suggère que l'important dimorphisme sexuel au niveau du BSTc ne s'établit pas jusqu'à l'âge adulte, en théorisant que tout changement des niveaux hormonaux fœtaux produisent des changements dans la densité synaptique du BSTc, et d'autres facteurs conduisent, plus tard, à des différences observables dans le BSTc, ou encore que les différences résultent de l'inconfort entre l'identité de genre et le sexe assigné à la naissance qui ne sont pas cohérents. Des études de 2004 (Swaab), 2006 (Gooran) et 2008 (Garcia-Falgueras) ont confirmé ces premières recherches en trouvant que l'identité de genre est influencé par la structure cérébrale. (Des différences de structures cérébrales ont aussi été relevées entre des hommes cisgenres gay et hétérosexuels, et entre des femmes cisgenres lesbiennes et hétérosexuelles.) Des études ont également trouvé que la réception et les réponses androphiles et gynéhiles des femmes trans sont semblables à celles des femmes cisgenres, et différentes de celles des hommes cisgenres, ou entre les deux. De la même manière, des études ont trouvé que les hommes trans gynéphiles avaient des patterns de substances blanches similaires à ceux des hommes cisgenres (même avant la prise d'hormones).

Facteurs génétiques[modifier | modifier le code]

En ce qui concerne les facteurs génétiques, une étude menée par Hare a rapporté que les femmes trans avaient un gène récepteur des androgènes plus long que celui des hommes cisgenres, ce qui rend moins efficace la liaison à la testostérone, et donc ce qui pourrait prévenir la masculinisation complète du cerveau. (L'exposition aux androgènes prénatales, ou sensibilité, ou absence de celle-ci, est souvent citée pour expliquer les différences de structures cérébrales observées). Une étude réalisée par Bentz a trouvé que les hommes trans avaient une distribution allélique CYP17 similaire aux hommes cisgenres, et différente des femmes cisgenres[179]. Une étude de jumeaux a trouvé que 33 % de paires de jumeaux homozygotes étaient tous les deux trans, comparé à seulement 2,6 % pour les jumeaux hétérozygotes qui étaient élevés dans la même famille, en même temps, mais qui ne sont pas génétiquement identiques[180].

Facteurs psychologiques[modifier | modifier le code]

Des facteurs psychologiques ont aussi été proposés. L'échec pour élever David Reimer, de l'enfance jusqu'à l'adolescence, en tant que fille, après que ses organes génitaux aient été accidentellement mutilés, est cité comme réfutant la théorie selon laquelle l'identité de genre est déterminée par l'éducation parentale. Ray Blanchard a développé une taxonomie du transsexualisme male-to-female qui suppose que les femmes transsexuelles sont soit homosexuelles, soit autogynéphiles, mais elle est largement controversée ; Michael Bailey, Anne Lawrence, James Cantor et d'autres l'ont soutenue, mais Charles Allen Moser, Larry Nuttbrock, Julia Serano, l'Association professionnelle mondiale pour la santé des personnes transgenres et d'autres, ont fait valoir qu'il s'agissait d'une représentation pauvre, non-instructive, et qui manque de preuves empiriques, étant donné que les expériences sont mal contrôlées et/ou contredites par d'autres données.

Assistance médicale[modifier | modifier le code]

Le transsexualisme fut autrefois répertorié jusqu'en 2012 dans le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux comme un trouble de l’identité sexuelle[181].

L'Association américaine de psychiatrie le retire dans la cinquième édition du DSM, et le remplace par dysphorie de genre[182],[183],[184]. Cette modification a été apportée pour refléter le consensus des membres de l'APA sur le fait que le transsexualisme n'est pas un trouble en soi, et que les personnes trans ne devraient pas être stigmatisées inutilement[185]. En incluant le diagnostic de dysphorie de genre, les personnes trans peuvent encore avoir accès aux soins médicaux relatifs à la transition ; Kenneth Zucker et Ray Blanchard ont fait partie du groupe de travail concerné dans le DSM-5[186].

Le transsexualisme apparait dans la classification internationale des maladies (CIM, actuellement dans sa dixième édition). La CIM-10 comprend le transsexualisme, le transvestisme et le trouble de l'identité de genre dans l'enfance dans la catégorie « troubles de l'identité de genre ». Le transsexualisme est défini comme « le désir de vivre et d'être accepté en tant que membre du sexe opposé, généralement accompagné d'un sentiment de malaise ou d'inconfort avec son sexe anatomique, et le souhait de subir une intervention chirurgicale et un traitement hormonal pour rendre son corps aussi conforme que possible au sexe préféré ».

Le degré auquel les individus se sentent véritables, authentiques, et à l'aise avec leur apparence extérieure et l'acceptation de leur véritable identité a été appelée la congruence transgenre[187]. De nombreuses personnes transgenres font l'expérience de la dysphorie de genre, et certaines cherchent des traitements médicaux tels que la thérapie de remplacement d'hormones, la chirurgie de réattribution sexuelle, ou la psychothérapie[188],[189]. Toutes les personnes transgenres ne désirent pas ces traitements, et certaines ne peuvent pas y recourir pour des raisons médicales ou financières[190].

Harry Benjamin a inventé un système de classification pour les personnes transsexuelles et travesties, appelé l'Échelle de l'orientation sexuelle (EOS), dans laquelle il a attribué les transsexuels et les travestis à l'une des six catégories en fonction de leurs raisons de se travestir et de la relative urgence de besoin (le cas échéant) de chirurgie de réassignation sexuelle[191]. Selon Benjamin, un « vrai transsexuel » a besoin d'œstrogène ou de testostérone comme un « substitut pour ou préalable à l'opération » ; les personnes qui répondent à la définition de Benjamin d'un « vrai transsexuel », mais ne souhaitent pas de CRS inclut Miriam Rivera.

Il existe aussi des cas de personnes qui ont bénéficié de CRS, mais qui ne répondaient pas à la définition de « transsexuel », comme Gregory Hemingway[58],[59].

De la même façon, l'Association professionnelle mondiale pour la santé des personnes transgenres (WPATH), et de nombreuses personnes transsexuelles, ont recommandé le retrait du transsexualisme du chapitre de la santé mentale dans la prochaine édition de la CIM, la CIM-11 (qui devrait être publiée en 2017)[192]. Ils soutiennent que certains professionnels de santé mentale sont insensibles dans le fait d'étiqueter le transsexualisme en tant que « maladie » plutôt que comme un trait inné[193].

Le diagnostic actuel pour les personnes trans qui viennent chercher un traitement médical s'appelle la dysphorie de genre (en laissant de côté les personnes qui ont des troubles de l'identité sexuelle, sans préoccupations de genre)[184]. Selon les Standards of care formulés par l'Association professionnelle mondiale pour la santé des personnes transgenres[194],[195], l'étiquette diagnostique est souvent nécessaire pour obtenir les procédures relatives à la réattribution sexuelle, avec une couverture d'assurance maladie, et l'association des troubles de l'identité de genre avec les troubles mentaux ne stigmatisent pas nécessairement les personnes concernées, et ne les privent pas de leurs droits civils ; la Société française d'études et de prise en charge du transsexualisme créée en 2010 pour aider à la prise en charge des personnes transgenres s'aligne sur ces Standards de soin[196]. Ils sont conçus comme des lignes directrices et non comme des règles rigides, ils sont destinés à informer correctement les patients en matière de santé psychologique, et à décourager ceux dont la transition est basée sur des attentes irréalistes.

Au cours de l'Histoire, toutes les sociétés n'ont pas réagi de la même manière face à la transidentité. Un certain nombre de groupes, dont les Indiens d'Amérique du Nord, ont des sociétés avec trois voire quatre genres qui leur permettent, entre autres, d'intégrer les personnes homosexuelles, transgenres et transsexuelles[197]. D'autre part, des formes primitives d'opération de réattribution de sexe ont été pratiquées depuis l'Antiquité. Des groupes comme les Hijra du sous-continent indien continuent de pratiquer l'émasculation pour des raisons religieuses.

Diagnostic de dysphorie de genre[modifier | modifier le code]

La plupart des professionnels de santé recommandent une thérapie pour les conflits internes concernant l'identité de genre ou pour l'inconfort dans le rôle de genre assigné, surtout si la personne désire faire une transition même si la recherche en psychologie et la compréhension scientifique de ce phénomène et de ses problèmes connexes sont relativement nouveaux[198].

Les personnes trans correspondent aux critères du diagnostic de dysphorie de genre « seulement si [leur condition] cause de la détresse et de l'invalidité »[199].

En France, pour avoir accès à la chirurgie de réattribution sexuelle, les personnes doivent généralement se soumettre à une évaluation psychologique[194] et être suivi par un psychiatre spécialisé pendant au moins deux ans dans le cadre d'une prise en charge. Cette évaluation est généralement accompagnée de conseils sur les questions d'adaptation aux rôles de genre, des effets et des risques des traitements médicaux souhaités, et parfois aussi d'un accompagnement psychologique. Pendant cette période, les personnes doivent vivre pendant au moins deux ans comme un membre du genre souhaité : c'est l'expérience de vie réelle[195]. Après l'évaluation psychologique initiale, les personnes peuvent commencer le traitement hormonnal[195],[200] ou les bloqueurs de puberté dans le cas de mineurs.


Chez les femmes trans, le traitement hormonal féminise la répartition des graisses et des seins, et l'épilation au laser ou l'électrolyse élimine l'excès de poils. Les procédures chirurgicales féminisent la voix, la peau, le visage, la pomme d'Adam, les seins, la taille, les fesses et les organes génitaux.

Chez les hommes trans, le traitement hormonale induit la croissance de la barbe et masculinise la peau, les cheveux, la voix et la répartition des graisses. Les procédures chirurgicales masculinisent la poitrine et les organes génitaux, et consistent à retirer l'utérus, les ovaires et les trompes de Fallope. Ceux qui n'ont pas subi d'hystérectomie et qui prennent de la testostérone ont un risque accru de cancer de l'endomètre en raison de l'androsténédione qui est fabriqué à partir de la testostérone dans le corps, et qui peut être converti en œstrogènes. Or, l'œstrogène externe est un facteur de risque pour le développement du cancer de l'endomètre[201].

L'expression « changement de sexe » a été critiquée pour son accent sur la chirurgie ; le terme « transition » est préféré[202]. La disponibilité de ces procédures dépend du degré de la dysphorie de genre[203], et des standards de soins dans la juridiction concernée.

Soutien psychologique et psychothérapie[modifier | modifier le code]

La formation clinique manque d'informations et de ressources pertinentes pour aider les personnes transgenres, ce qui se traduit par un grand nombre de praticiens qui ne sont pas suffisamment préparés à recevoir cette population[204]. De plus, la recherche sur les problèmes spécifiques rencontrés par la communauté transgenre en santé mentale a essentiellement porté sur le diagnostic et sur les expériences des cliniciens face à ces personnes, au lieu de se concentrer sur les expériences de leurs patients transgenres[205]. En France, la Société française d'études et de prise en charge du transsexualisme organise des formations pour pallier à ce manque de connaissances de la part des professionnels de santé. En février 2010, c'est le premier pays au monde a avoir retiré l'identité transgenre de la liste des maladies mentales[206],[207].

Avant la septième version des Standards de soins, une personne devait être diagnostiquée avec un trouble de l'identité de genre, pour pouvoir poursuivre ses traitements hormonaux ou bénéficier d'une chirurgie de réassignation sexuelle. La nouvelle version a diminué l'accent sur le diagnostic, et a plutôt souligné l'importance d'une souplesse afin de répondre aux divers besoins de soins de santé des personnes transsexuelles, transgenres et de genre non conforme[208].

Les techniques psychologiques qui tentent de modifier l'identité de genre vers celle qui est considérée comme appropriée par rapport au sexe assigné sont généralement inefficaces. Les Standards de soins[195], largement reconnus, notent que, parfois, la seule voie de traitement raisonnable et efficace pour les personnes trans est la réattribution sexuelle[195],[209].

La nécessité de traitement des personnes trans est soulignée par le taux élevé de problèmes de santé mentale, notamment la dépression, l'anxiété, et les addictions aux substances, ainsi qu'un taux supérieur de suicide chez les personnes transsexuelles non traitées, par rapport à la population générale[210]. Ces problèmes sont atténués par un changement de rôle de genre et/ou de caractéristiques physiques[211].

De nombreux militants, ainsi que de nombreux aidants, relèvent que ces problèmes ne sont habituellement pas relatifs aux problèmes de l'identité de genre en elle-même, mais aux réponses sociales et culturelles aux individus de genre variant. Certaines personnes transsexuelles rejettent les conseils recommandés par les Standards of Care[195] parce qu'elles ne considèrent pas leur identité de genre comme étant la cause des problèmes psychologiques.

Brown et Rounsley[212] ont noté que « certaines personnes transsexuelles se conforment aux attentes juridiques et médicales, afin d'obtenir des droits accordés par la hiérarchie médicale/psychologique ». Les besoins juridiques comme le changement légale de sexe sur les documents, et les besoins médicaux, comme la chirurgie de réattribution sexuelle, sont habituellement difficiles à obtenir sans l'acceptation d'un médecin. Pour cette raison, certaines personnes transsexuelles se sentent contraintes d'affirmer des concepts dépassés pour surmonter des obstacles juridiques et médicaux[213].

Qualité de vie après la transition[modifier | modifier le code]

Une étude longitudinale de 2010, basée sur 28 personnes trans hommes et femmes ayant reçu un diagnostic et suivis par une équipe médicale, a constaté que le fonctionnement psychologique général des personnes transsexuelles après la transition était similaire à celui de la population générale, et nettement meilleur que celui des personnes transsexuelles non traitées[214].

Les personnes qui subissent une chirurgie de réattribution sexuelle peuvent développer des sentiment de regret plus tard dans leur vie, largement dû au manque de soutien de la part de la famille ou des pairs, avec des données des années 1990 suggérant un taux de 3,8 % dans des études réalisées avec des patients ayant reçu un diagnostic médical et suivis par une équipe[215],[216]. Une étude de 2001 a révélé que sur les 232 patientes tran qui avaient subi une chirurgie de réattribution sexuelle avec le Dr Toby Meltzer, aucune n'avaient rapporté des sentiments de regret total ; seulement 6 % ont déclaré des regrets partiels ou occasionnels[217]. Une revue de littérature médicale de 2009 ssuggère que le taux global des patients exprimant des sentiments de doute ou de regret est estimé à 8 %[218].

Communauté LGBT[modifier | modifier le code]

Symbole de la transidentité.

Dans de nombreux pays, les communautés trans ont organisé plusieurs événements annuels. En France, il y a la journée du souvenir trans qui a lieu chaque année le 20 novembre, et la marche de l'association Existrans.

Les concepts de l'identité de genre et d'identité transgenre diffèrent de celle de l'orientation sexuelle[219]. L'orientation sexuelle décrit une attirance physique, romantique, émotionnelle, ou spirituelle d'une personne, envers une autre personne, tandis que l'identité de genre est un sentiment personnel d'être un homme ou une femme. Les personnes transgenres ont plus ou moins la même variété d'orientations sexuelles que les personnes cisgenres[220]. Dans le passé, les termes homosexuel et hétérosexuel ont été incorrectement utilisés pour étiqueter l'orientation sexuelle des personnes transgenres selon leur sexe assigné à la naissance[221]. La littérature professionnelle utilise maintenant des termes comme attirées par les hommes (androphilie), attiré par les femmes (gynophilie), attirés par les deux (bisexuel) ou attirés par aucun (asexuel) pour décrire l'orientation sexuelle d'une personne, sans référence à son identité de genre[222]. Les thérapeutes en viennent à comprendre la nécessité d'utiliser des termes en regard des identités de genre et des préférences de leurs bénéficiaires[223]. Par exemple, une personne qui est assignée garçon à la naissance, qui transitionne vers le genre féminin, et qui est attirée par les hommes, voudra être identifiée comme hétérosexuelle.

En dépit de la distinction entre l'orientation sexuelle et le genre, à travers l'histoire, les groupes gays, lesbiens et bisexuels était souvent le seul endroit où les personnes de genre variant étaient socialement acceptées dans le rôle de genre auquel elles estimaient appartenir ; en particulier pendant le temps où la transition médicale et juridique était presque impossible. Cette acceptation a eu une histoire complexe. Comme le reste du monde, la communauté gay dans les sociétés occidentales n'a généralement pas établi la distinction entre le sexe et l'identité de genre jusque dans les années 1970, et a souvent perçu les personnes de genre variant, plus comme des homosexuelles qui se comportaient dans un genre variant, que des personnes de genre variant dans leur propre droit. Aujourd'hui, les membres de la communauté transgenre éprouvent souvent de la difficulté à faire partie du même mouvement que les lesbiennes, les gays et les personnes bisexuelles et à être inclus dans la protection des droits. En outre, le rôle de la communauté transgenre dans l'histoire des droits LGBT est souvent négligé, comme indiqué dans Transforming History[224].

Non-binarité[modifier | modifier le code]

Outre les hommes trans et les femmes trans dont l'identité de genre binaire est à l'opposé de leur sexe assigné, et qui forment le cœur du parapluie transgenre, et qui sont inclus dans des définitions étroites, plusieurs autres groupes sont inclus dans des définitions plus larges du terme. Citons notamment les personnes dont l'identité de genre n'est pas exclusivement masculine ou féminine, mais qui peut, par exemple, être androgyne, bigenre, pangenre, ou agenre — souvent regroupée sous le terme générique alternatif non-binaire — et les personnes troisième genre (quelques références et certaines sociétés conceptualisent les personnes transgenres comme un troisième genre). Bien que certaines références définissent le transgénérisme de façon très large en incluant les travestis, elles y excluent le travestissement fétichiste (parce qu'il est considéré comme une paraphilie plutôt que commeune identification de genre) et les drag kings et les drag queens (qui sont des artistes interprètes ou se travestissent dans le but de divertir).

Les identités non-binaires (ou « genderqueer »), qui ne sont pas exclusivement masculine ou féminine, mais plutôt agenre, androgyne, bigenre, pangenre, ou genderfluid[225], existent en dehors de la cisnormativité[226],[227]. Bigenre et androgyne sont des catégories qui se chevauchent ; les personnes bigenres peuvent s'identifier comme se déplaçant entre les rôles masculins et féminins (genderfluid) ou comme étant à la fois mâle et femelle en même temps (androgyne), et les personnes androgynes peuvent même s'identifier comme au-delà du genre ou sans genre (postgenre, agenre), entre les genres (intergenre), se déplaçant à travers les genres (genderfluid), ou présentant simultanément plusieurs genres (pangenre). Des formes limitées d'androgynie sont fréquents (femmes portant le pantalon, hommes portant des boucles d'oreilles) et ne sont pas considérées comme un comportement transgenre. Androgyne est aussi parfois utilisé comme un synonyme médical d'une personne intersexe[228].

Transvesti ou travesti[modifier | modifier le code]

Rrose Sélavy, ici photographiée par Man Ray, était le double de Marcel Duchamp. 1921.

Une personne transvestie est une personne qui s'habillent avec des vêtements habituellement associé au genre opposé qu sien[229],[230]. Le terme transvesti est utilisé comme un synonyme de travesti[231],[232], bien que le travestissement est généralement considéré comme le plus utilisé[233]. Le terme travesti n'est pas exactement défini dans la littérature pertinente. Michael A. Gilbert, professeur au département de philosophie à l'université York, à Toronto, propose cette définition : « [A cross-dresser] (un travesti) is a person who has an apparent gender identification with one sex, and who has and certainly has been birth-designated as belonging to [that] sex, but who wears the clothing of the opposite sex because it is that of the opposite sex. »[234] Cette définition exclut les personnes « qui portent des vêtements du sexe opposé pour d'autres raisons », tel que « ces femmes travesties qui s'habillent uniquement pour des raisons liées à leurs moyens de subsistance, les acteurs endossant leur rôle, les personnes mâles et femelles profitant d'une mascarade, et ainsi de suite. Ces personnes se travestissent, mais ne sont pas des travesties. »[235]. Les travestis ne s'identifient pas à un autre genre que le leur. De plus, la majorité des travestis se définissent hétérosexuels[236].

Le terme transvesti et le terme désuet transvestisme sont conceptuellement différents du terme transvesti fétichiste[237],[222]. En termes médicaux, le transvestisme fétichiste est différencié du travestissement par l'utilisation des codes distincts 302.3 dans le DSM et F65.1 dans la CIM.

Drag kings et queens[modifier | modifier le code]

Drag est un terme appliqué au fait de s'habiller et de se maquiller pour des occasions spéciales comme des spectacles, contrairement aux personnes qui sont transgenres ou qui se travestissent pour d'autres raisons. La performance drag comprend l'ensemble de la présentation et du comportement, en plus des vêtements et du maquillage. Les drag peuvent être théâtraux, comiques ou grotesques. Les drag queens ont été considérés comme des caricatures de femmes de la deuxième vague du féminisme. Les artistes drag ont une longue tradition dans la culture LGBT. Généralement, le terme drag queen correspond aux hommes qui s'habillent et font les femmes, drag king correspond aux femmes qui s'habillent et font les hommes, et faux queen correspond aux femmes qui s'habillent et font les femmes. Néanmoins, il y a des artistes de drag de tous les genres et les sexualités qui se donnent en spectacle, pour diverses raisons. Certains artistes drag, transvestis, et personnes de la communauté gay ont embrassé le terme dérivé de la pornographie, tranny (travelo), pour décrire les drag queens ou les personnes qui s'engagent dans le transvestisme ou le travestisme ; cependant, ce terme est largement considéré comme offensant s'il est appliqué pour les personnes transgenres[238]. Des concours de Drag King ont lieu depuis les années 1990, le plus connu d'entre eux étant le Concours Drag king de San Franscisco[239].

Symboles de la fierté transgenre[modifier | modifier le code]

Drapeau de la fierté transgenre.

Un symbole fréquent pour la communauté transgenre est le drapeau de la fierté transgenre, qui a été dessiné par Monica Helms, et qui a été montré pour la première fois à la manifestation de fierté à Phoenix (États-Unis), en 2000.

Le drapeau est composé de cinq bandes horizontales, deux sont bleues claires, deux sont roses, avec une bande blanche au milieu au centre.

Helms décrit la signification du drapeau comme suit :

« Le bleu clair est la couleur traditionnelle pour les bébés garçons, le rose pour les filles, et le blanc au milieu est pour « ceux qui sont en cours de transition, ceux qui se ressentent d'un genre neutre ou sans genre », et ceux qui sont intersexes. Le motif est tel que « peu importe dont vous le faites voler [le drapeau], il sera toujours correct. Il nous symbolise par le fait d'essayer de trouver l'exactitude dans nos propres vies »[240]. »

D'autres symboles transgenres incluent le papillon (symbolisant la transformation ou la métamorphose), et un symbole yin et yang rose/bleu clair.

Féminisme[modifier | modifier le code]

Certains féministes et groupes féministes soutiennent les personnes transgenres, tandis que ce n'est pas le cas pour d'autres. Bien que la seconde vague du féminisme fasse la distinction entre le sexe et le genre, certains féministes pensent qu'il y avait un conflit entre l'identité transgenre et la cause féministe, c'est-à-dire qu'ils pensaient que la transition d'homme vers femme abandonnait ou dévaluait l'identité femme, et que les personnes transgenres embrassaient les stéréotypes et les rôles de genre traditionnels [241],[242],[243],[244]. Cependant, de nombreux féministes transgenres se considèrent comme contribuant au féminisme en questionnant et en subversant les normes de genre. La troisième vague féministe contemporaine est généralement plus soutenante envers les personnes transgenres[245].

Représentation dans les médias[modifier | modifier le code]

De plus en plus de personnes transgenres sont représentées et inclues dans la culture de masse, la stigmatisation qui est associée au fait d'être transgenre peut influencer les décisions, les idées, et les pensées à ce sujet. La représentation dans les médias, la culture industrielle, et la marginalisation sociale sont tous des standards de la culture populaire. Ces termes jouent un rôle important dans la formation de notions pour les personnes ayant peu de connaissance à propos des personnes transgenres. Les médias ne représentent qu'un spectre minuscule du groupe transgenre[246], ce qui engendre une connaissance étroite de la société, sur ce qu'est réellement la communauté transgenre et sa diversité.


La transidentité a été discutée dans les médias depuis les années 1930. Le magazine américain The Time lui avait consacré un article en 1936, appelé « hermaphrodites », traitant le sujet avec sensibilité, sans sensationnalisme[247]. Il décrivait l'appel d'Avery Brundage, qui s'occupait de l'équipe américaine des Jeux olympiques d'été de 1936, à Berlin, qu'un système soit mis en place pour examiner les athlètes féminines avec « ambiguïtés sexuelles » ; deux athlètes avaient changé de sexe après les Jeux.

Christine Jorgensen était une femme transgenre qui a reçu une attention considérable de la part des médias populaires, dans les années 1950. Jorgensen était une ancienne militaire qui avait quitté le Danemark pour recevoir une chirurgie de réattribution sexuelle. Son histoire est apparue dans des publications, notamment le Time et Newsweek. D'autres représentations de femmes transgenres sont apparues dans les médias populaires dans les années 1950 et 1960, telles que Delisa Newton, Charlotte McLeod, Tamara Rees, et Marta Olmos Ramiro, mais Jorgensen a reçu le plus d'attention. Son histoire était sensationnalisée, mais elle a été reçue positivement. En comparaison, des nouveaux articles à propos de Newton, McLeod, Rees, et Ramiro ont eu des conséquences négatives[248].

Représentation dans les arts[modifier | modifier le code]

Catégorie connexe : Transidentité dans l'art.

Films et cinéma[modifier | modifier le code]

Les personnes trans ont été représentées dans des films populaires et des émissions de télévision ; Aleshia Brevard, une personne trans dont la chirurgie a eu lieu en 1962[249]:3, était actrice[249]:141 et modèle[249]:200 à Hollywood et à New York, des années 1960 à 1970. Aleshia n'a jamais joué le rôle d'une personne trans, bien qu'elle soit apparue dans huit films produit par Hollywood, sur la plupart des spectacles populaires, notamment The Dean Martin Show, et régulièrement The Red Skelton Show et On ne vit qu'une fois avant de retourner à l'université pour enseigner le théâtre et l'interprétation[250],[249].

Le silence des agneaux, de Thomas Harris, comprenait un serial killer qui se considérait lui-même transsexuelle. Après qu'une chirurgie de réattribution sexuelle lui ait été refusée au motif de ne pas répondre aux critères de l'évaluation psychologique, il a ensuite récolté des corps féminins pour créer une tenue féminine. Dans le roman, il est noté que le personnage n'est pas vraiment transsexuel ; cette distinction n'est faite que brièvement dans le film[251].


Nina Poon, une modèle trans apparue au festival du film de Tribeca en 2010.

Certains films dépeignent les problèmes transgenres comme Reviens Jimmy Dean, reviens, Le Monde selon Garp, Priscilla, folle du désert, Tout sur ma mère, et The Crying Game. Le film Different for Girls est remarquable pour sa représentation d'une femme trans qui est engagée dans une relation amoureuse avec son ancien meilleur ami de pensionnat non-mixte. Ma Vie en Rose met en scène un enfant de six ans de genre variant. Dans le film Wild Zero, le personnage incarné par Kwancharu Shitichai est un acteur trans thaïlandais. Lorsque le personnage principal est confus par rapport au fait de tomber amoureux d'une « femme qui est aussi un homme », Guitar Wolf lui dit : « L'amour ne connaît pas l'ethnie, la nationalité ou le genre ! ». Bien que Better Than Chocolate soit principalement axé sur la romance entre deux femmes lesbiennes, une intrigue secondaire dans le film canadien de 1999 (Peter Outerbridge), comprend une femme trans, Judy, qui a le béguin pour Frances (Ann-Marie MacDonald), la propriétaire d'une librairie lesbienne. Le film contient quelques scènes montrant Judy qui perd ses parents, incapables de l'accepter, et qui lui achètent une maison pour qu'elle les quitte à tout jamais. Southern Comfort est un documentaire de 2001, réalisé par Katie Davis, qui relate les derniers mois de la vie de Robert Eads. Après avoir reçu un diagnostic de cancer ovarien, une douzaine de médecins avaient refusé de le soigner à cause de sa condition trans. Le documentaire suit Eads et plusieurs de ses amis proches, un groupe de soutien de sudistes trans appelé « Southern Comfort ». Le documentaire a remporté plusieurs prix, notamment le grand prix du jury au Festival du film de Sundance, le premier prix au Festival international du film de Seattle, et le prix spécial du public à la Berlinale[252].

Deux films remarquables pour leur représentation de la violence transphobe, basés sur des événements réels : Soldier's Girl (au sujet d'une relation entre Barry Winchell et Calpernia Addams, ainsi que le meurtre ultérieur de Winchell), et Boys Don't Cry (au sujet du meurtre de Brandon Teena). Calpernia Addams est apparu dans de nombreux films et téléfilms, notamment le film de 2005 Transamerica, dans lequel Felicity Huffman joue le rôle d'une femme trans[253].

En automne 2005, SundanceTV a diffusé la série documentaire TransGeneration axée sur quatre étudiants trans (deux femmes et deux hommes), à divers stades de leur transition[254]. En février 2006, Logo TV a diffusé Beautiful Daughters, un film documentaire dont le casting ne comprenait que des personnes trans, parmi lesquelles Lynn Conway, Andrea James, et Leslie Townsend[255]. La même année, la chaîne de télévision américaine Lifetime a diffusé A Girl Like Me: The Gwen Araujo Story, un film biographique sur le meurtre de Gwen Araujo.

Les personnes trans ont aussi été représentées dans les téléfilms populaires. Dans la première saison d'une série humoristique des années 1970, Soap, Billy Crystal joue Jodie Dallas, un homme gay qui subi une chirurgie génitale pour se marier légalement avec son amoureux, qui mettra fin à la relation juste avant l'opération. Dans Voilà !, le personnage de David Spade rencontre un ami d'enfance qui réalise sa transition et qui vit en tant que femme. Après avoir d'abord été effrayé, il a finalement essayé de séduire son amie, mais il a été recalé au motif « qu'il n'était pas son style ». Dans un épisode de Becker, le Dr Becker reçoit la visite d'un vieil ami qui révèle avoir subi une chirurgie de réattribution sexuelle, la scène est très similaire à celle de Voilà !. Dans un épisode de La croisière s'amuse des années 1980, McKenzie Phillips joue le rôle d'une femme trans qui a finalement été acceptée comme amie par son ancien camarade d'université Fred Grandy. Dans les années 1970, The Jeffersons montre comment l'ancien ami d'Eddie travaillant à l'United States Navy a finalement été acceptée par George.

Les drames incluant New York, police judiciaire et Nip/Tuck ont eu des épisodes mettant en scène des personnages et des actrices trans. Alors que dans Nip/Tuck, le rôle a avait été joué par une femme cisgenre, dans New York police judiciaire, certains rôles avaient été joués par des travestis professionnels. FBI : Portés disparus et Les Experts ont eu des épisodes traitant de la violence envers les personnages trans. Beaucoup d'actrices trans et travesties sont apparues dans « Ch-Ch-Changes » dans Les Experts, notamment Marci Bowers et Calpernia Addams[256]. La femmes trans victimes, Wendy, a été jouée par Sarah Buxton, une femme cisgenre. Candis Cayne, une actrice trans, est apparue dans Les Experts : Manhattan, en tant que personne trans. De 2007 à 2008, elle a aussi joué le rôle d'une personne trans dans de nombreux épisodes de la série d'ABC Dirty Sexy Money. Hit and Miss est un drame au sujet de Mia, jouée par Chloë Sevigny, une femme trans en phase pré-opératoire, qui travaille en tant que tueuse à gages et découvre qu'elle a engendré un fils. Myriam et les garçons était une émission de téléréalité de 2003. Six garçons courtisaient la modèle mexicaine de 21 ans, Miriam, sans révéler qu'elle était une femme trans en phase pré-opératoire, jusqu'au dernier épisode. « Coronation Street » : une femme trans nommée Hayley, qui était initialement « Harold » dans son enfance, et qui est décédée le .

Le film Tomboy de Céline Sciamma, tournant autour d'un enfant né fille mais se comportant en garçon, relance la polémique concernant la transidentité et la question du genre en France en 2013, après que le film soit entré dans le dispositif « École et cinéma » (visant à initier les enfants à devenir spectateur)[257].

Concours de beauté[modifier | modifier le code]

Depuis 2004, dans le but de couronner la personne trans « top modèle », un concours de beauté mondial, The World's Most Beautiful Transsexual Contest, a lieu à Las Vegas, dans le Nevada. Le spectacle a accepté les femmes trans en phase préopératoire et postopératoires, mais a exigé la preuve de leur genre de naissance. La gagnante du concours en 2004 était Mimi Marks.

Jenna Talackova, une femme de 23 ans qui a contraint Donald Trump et son concours de Miss Univers Canada, à mettre fin à l'interdiction d'inclure des participantes transgenres, a concouru le à Toronto[258].

Le , Kylan Arianna Wenzel a été la première femme trans à être autorisée à concourir à Miss Univers, depuis que Donald Trump a changé les règles pour permettre aux femmes trans d'y entrer officiellement ; l'année précédente, Jenna Talackova avait été disqualifiée de par sa condition trans[259],[260].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. La préoccupation fréquente de transsexuel qui implique la sexualité découle de la tendance de nombreuses personnes à ignorer la distinction entre le sexe et le genre, et à utiliser le genre pour toute différence masculine/féminine, et sexe pour une l'activité sexuelle.
  2. En 1923, Magnus Hirschfeld a introduit le terme allemand « Transsexualismus » et Cauldwell l'a traduit en anglais.
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    « Where the compulsive urge reaches beyond female vestments, and becomes an urge for gender (« sex ») change, transvestism becomes « transsexualism. » The term is misleading; actually, « transgenderism » is what is meant, because sexuality is not a major factor in primary transvestism. Psychologically, the transsexual often differs from the simple cross-dresser; he is conscious at all times of a strong desire to be a woman, and the urge can be truly consuming. ».
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    « [R]aquel Welch (left), moviedom's sex queen soon to be seen as the heroine/hero of Gore Vidal's transgendered « Myra Breckinridge »... ».
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  66. However A Practical Handbook of Psychiatry (1974) references « transgender surgery » noting, « The transvestite rarely seeks transgender surgery, since the core of his perversion is an attempt to realize the fantasy of a phallic woman. »((en) Joseph R. Novello, A Practical Handbook of Psychiatry, University of Michigan, digitized August 2008, C. C. Thomas, (ISBN 978-0-398-02868-8, lire en ligne), p. 176).
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    « The use of terminology by transsexual individuals to self-identify varies. As aforementioned, many transsexual individuals prefer the term transgender, or simply trans, as it is more inclusive and carries fewer stigmas. There are some transsexual individuals[,] however, who reject the term transgender; these individuals view transsexualism as a treatable congenital condition. Following medical and/or surgical transition, they live within the binary as either a man or a woman and may not disclose their transition history »

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    « Results: During the 20-year period of the study, 233 requests for sex reassignment were processed, and the incidence data were calculated on the basis of this group. This means that the average annual frequency was 11.6 cases. The number of inhabitants in Sweden over 15 years of age increased during the study period from 6.5 million to 7.1 million, i.e. there was a mean population of 6.8 million (12), which gives an annual incidence of request for sex reassignment of 0.17 per 100 000 inhabitants. The sex ratio (male:female) is 1.4 :1. To resolve the question of whether transsexualism increases or decreases, we divided the group into two 10-year periods. As can be seen from Table 1, not only do our results agree with the Swedish incidence data published in the 1970s, but also they remain remarkably stable over time. Separating from all applications the group with primary transsexualism yielded 188 cases, i.e. 9.4 cases annually. As is shown in Table 2, this corresponds to an incidence of primary transsexualism of 0.14 per 100 000 inhabitants over 15 years of age. It should also be noted that primary transsexualism is equally common in women and men »

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Ouvrages en français[modifier | modifier le code]

  • Talia Mae Bettcher et Emilia Lombardi, Social Injustice and Public Health : Lesbian, Gay, Bisexual, and Transgender/Transsexual Individuals, Oxford University Press,
  • Karine Espineira, La transidentité, L'Harmattan
  • Karine Espineira, Médiacultures : La transidentité en télévision. : Une recherche menée sur un corpus de l'INA (1946-2010), Éditions L'Harmattan, coll. « Collection Logiques sociales », (ISBN 978-2-343-05478-0)
  • Karine Espineira, Transidentités : Ordre et panique de genre. Le réel et ses interprétations, Éditions L'Harmattan, coll. « Collection Logiques sociales », (ISBN 978-2-343-05477-3)
  • Karine Espineira, La transidentité, De l'espace médiatique à l'espace public, coll. « Collections Champs visuels », (ISBN 978-2-296-06097-5)
  • Maxime Fœrster, Histoire des transsexuels en France, Éditions H&O, (ISBN 978-2-845-47138-2)
  • Marie Claude Paquette, Autobiographie 17. Pseudo hermaphrodite neurologique, Éditions Médialib, (ISBN 2-9807737-0-0)
  • Françoise Sironi, Psychologie(s) des transsexuels et des transgenres, Éditions Odile Jacob, (ISBN 978-2-7381-2583-5)

Ouvrages en anglais[modifier | modifier le code]

  • Mitchell D. Sellers, Discrimination and the Transgender Population: A Description of Local Government Policies that Protect Gender Identity or Expression, Texas State University-San Marcos,
  • (en) Mildred L. Brown et Chloe Ann Rounsley, True Selves: Understanding Transsexualism--For Families, Friends, Coworkers, and Helping Professionals, Wiley, (ISBN 9780787967024, lire en ligne)
  • (en) Randi Ettner, Confessions of a Gender Defender: A Psychologist's Reflections on Life Among the Transgendered, Chicago Spectrum Press, (ISBN 9781886094512, lire en ligne)
  • (en) Randi Ettner, Gender Loving Care: A Guide to Counseling Gender-variant Clients, W.W. Norton & Company, (ISBN 9780393703047, lire en ligne)
  • (en) Gianna E. Israel, Donald E. Tarver et Joy Diane Shaffer, Transgender Care: Recommended Guidelines, Practical Information, and Personal Accounts, Temple University Press, (ISBN 9781566398527, lire en ligne)
  • (en) Arlene Istar Lev, Transgender Emergence: Therapeutic Guidelines for Working with Gender-Variant People and Their Families, Routledge, (ISBN 9781136384950, lire en ligne)
  • (en) Transgender France, Johns Hopkins University Press, (lire en ligne)
  • (en) Richard Elkins et Dave King, The Transgender Phenomenon, Sage, , 13–14 p. (ISBN 978-0-7619-7163-4, lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles internes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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