Transidentité

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Pictogramme de la transidentité.

La transidentité est le fait, chez certaines personnes, d'avoir une identité de genre et/ou une expression de genre différente de leur sexe assigné[1],[2],[3]. Les personnes transgenres souhaitant une assistance médicale à la transition d'un genre social à l'autre sont parfois appelées transsexuelles, terme issu du vocabulaire médical et psychiatrique et possédant une dimension pathologisante[4],[5]. « Transgenre » est un terme générique incluant des personnes dont l'identité de genre diffère de leur sexe assigné : hommes trans, femmes trans, mais également des personnes dont l'identité de genre n'est ni exclusivement masculine, ni exclusivement féminine, par exemple des personnes genderqueer, bigenres, pangenres, genderfluid, ou agenres[6],[7][8] . D'autres définitions de transgénérisme incluent aussi des personnes appartenant à un troisième genre, ou la conceptualisation des personnes transgenres comme un troisième genre[9],[10]. Plus rarement, la définition de « transgenre » s'élargit de façon à inclure les personnes travesties[11], indépendamment de leur identité de genre.

La transidentité est indépendante de l'orientation sexuelle[12], les personnes transgenres peuvent s'identifier hétérosexuelles, homosexuelles, bisexuelles, asexuellesetc., ou peuvent ressentir les étiquettes traditionnelles de l'orientation sexuelle comme inadéquates ou inapplicables à elles (voir androphilie et gynophilie). Les transidentités sont également à distinguer des intersexuations, un terme qui désigne les personnes nées avec des caractéristiques génitales « qui ne correspondent pas aux notions binaires d'organes masculins ou féminins »[13].

Le degré auquel les individus se sentent véritables, authentiques, et à l'aise avec leur apparence extérieure et l'acceptation de leur véritable identité a été appelée la congruence transgenre[14]. De nombreuses personnes transgenres font l'expérience de la dysphorie de genre, et certaines cherchent des traitements médicaux tels que la thérapie de remplacement d'hormones, la chirurgie de réattribution sexuelle, ou la psychothérapie[15] [16]. Toutes les personnes transgenres ne désirent pas ces traitements, et certaines ne peuvent pas y recourir pour des raisons médicales ou financières[17].

Certaines personnes transgenres sont confrontées à la discrimination à l'embauche[18], aux installations publiques (toilettes notamment)[6], et relatives à la santé[19]. Elles ne sont pas légalement protégées contre la discrimination dans de nombreux endroits[20]. La transphobie est l'ensemble des discriminations envers les personnes transgenres, et la transmisogynie désigne les violences que vivent spécifiquement les femmes transgenres et les personnes trans-féminines[5], à l'intersection de la transphobie et de la misogynie. Certains auteurs, inspirés des critiques qui ont été faites à la notion d'homophobie et son remplacement par d'autres notions, comme celle d'hétéronormativité ou d'hétérosexisme, ont critiqué la notion de transphobie pour son caractère individualiste et pathologisant, ancré dans la phobie individuelle plutôt que la dimension structurelle de l'oppression des personnes trans1. Des termes comme cisnormativité et cisgenrisme servent ainsi à remplacer la notion de transphobie. Alexandre Baril écrit : «Le cisgenrisme est un système d’oppression qui touche les personnes trans, parfois nommé transphobie. Il se manifeste sur le plan juridique, politique, économique, social, médical et normatif. Dans ce dernier cas, il s’agit de cisgenrenormativité. Je préfère la notion de cisgenrisme à celle de transphobie, car elle s’éloigne des origines pathologiques et individuelles de la “phobie”»[21]

Évolution de la terminologie du transgénérisme[modifier | modifier le code]

Le psychiatre John F. Oliven de l'université de Columbia a inventé le terme transgender en 1965, dans l'ouvrage de référence Sexual Hygiene and Pathology, écrivant que le terme utilisé précédemment, transsexualisme, « est trompeur ; en réalité, « transgénérisme » est plus signifiant parce que la sexualité n'est pas un facteur majeur dans le transvestisme primaire. »[22],[23],[24]. Le terme transgenre a ensuite été popularisé, avec des définitions variantes, par différentes personnes transgenres, transsexuelles, et travesties, notamment Virginia Prince[25] qui l'a utilisé en décembre 1969, dans Transvestia, un magazine national pour travestis, qu'elle a fondé[26]. Au milieu des années 1970, les termes trans-genre et personnes trans ont été utilisés tous les deux comme des termes génériques[note 1], et « transgénériste » a été utilisé pour décrire les personnes qui voulaient vivre dans le genre opposé, sans chirurgie de réattribution sexuelle (CRS)[27]. En 1976, transgénériste a été abrégé en TG dans les ressources éducationnelles[28].

En 1984, le concept de « communauté transgenre » s'est développé, dans lequel le transgénérisme a été utilisé en tant que terme générique[29]. En 1985, Richard Elkins a créé le « Trans-Gender Archive » à l'Université d'Ulster. En 1992, la Conférence internationale sur les droits transgenres et la politique de l'emploi a défini le transgénérisme comme un grand terme parapluie, incluant les personnes « transsexuelles, transgénéristes, travesties », et toute personne en transition[30]. La brochure de Leslie Feinberg, « Transgender Liberation: A Movement Whose Time has Come », diffusée en 1992, a identifié le transgénérisme comme un terme pour unifier toutes les formes de non conformité de genre ; de cette façon, transgenre est devenu synonyme de queer[31].

Le terme homme trans fait référence à un homme qui a fait la transition de femme vers homme, et femme trans se rapporte à une femme qui a fait la transition d'homme vers femme. Les manuels de santé sexuelle, les codes typographiques des journalistes et les groupes de défenses LGBT conseillent l'adoption du nom et des pronoms associés à l'identification de la personne concernée, y compris pour les références au passé de la personne transgenre[32],[33] ; beaucoup ont également noté que transgenre devrait être utilisé comme un adjectif, non comme un nom (par exemple, « Max est transgenre » ou « Max est un homme transgenre », et pas « Max est un transgenre »)[6],[34],[35].

Les personnes qui ne sont ni transgenres, ni travesties — les personnes dont le ressenti de l'identité personnelle correspond au sexe et au genre assignés à la naissance — sont appelées cisgenres[36] [37].

Le transsexualisme et sa relation avec le transgénérisme[modifier | modifier le code]

Le terme transsexual a été introduit en 1949 par David Oliver Cauldwell[note 2], et popularisé par Harry Benjamin en 1966 ; à la même époque, transgender a été inventé et a commencé à être popularisé. Depuis les années 1990, transsexuel a été généralement utilisé pour décrire un groupe de personnes transgenres[38],[39] qui a le désir d'effectuer la transition de genre auquel il s'identifie, de façon permanente, et qui demandent une aide médicale (par exemple, la chirurgie de réattribution sexuelle). Cependant, les préoccupations des deux groupes sont parfois différentes ; par exemple, les hommes et les femmes transsexuels qui bénéficient de traitements médicaux sont susceptibles d'être concernés par une vie privée/intime médicale, et par le changement du statut juridique de leur genre.

Les distinctions entre les termes transgenre et transsexuel sont généralement fondées sur des distinctions entre le genre (psychologique, social) et le sexe (physique)[40],[41]. Par conséquent, la transsexualité peut avoir davantage trait aux aspects physiques du sexe, tandis que les considérations transgenres sont davantage liées aux dispositions psychologiques du genre, ainsi que les attentes sociales qui peuvent accompagner un rôle de genre[42]. Beaucoup de personnes transgenres préfèrent la désignation transgenre et rejettent le terme transsexuel[43],[44],[45]. Par exemple, Christine Jorgensen a rejeté publiquement le terme transsexuel en 1979, et s'est identifiée trans-genre à la place, dans un journal, en disant : « gender doesn't have to do with bed partners, it has to do with identity »[46],[47]. Ce qui renvoie à la préoccupation que transsexuel implique quelque chose à voir avec la sexualité, alors que c'est l'identité de genre dont il est question[48],[note 3]. Certaines personnes transsexuelles, cependant, rejettent le fait d'être incluses dans le parapluie transgenre[49],[50],[51],[52]. Les définitions de ces deux termes ont été historiquement variables.

Dans son livre de 2007 Transgender, an Ethnography of a Category, l'anthropologue David Valentine affirme que transgenre a été inventé et utilisé par les militants pour inclure de nombreuses personnes qui ne s'identifient pas nécessairement avec ce terme et il dit que les personnes qui ne s'identifient pas avec le terme transgenre ne devraient pas être incluses dans le spectre transgenre. Leslie Feinberg affirme également que transgenre n'est pas une auto-identification (pour certaines personnes), mais une catégorie imposée par des certains pour comprendre d'autres personnes. Cependant, ces affirmations sont contestées par le Transgender Health Program (THP) au Fenway Health à Boston. Il note qu'il n'y a aucune définition universellement acceptée, et que la terminologie confuse est fréquente en raison des termes qui ont été populaires au tournant du XXIe siècle et qui peuvent maintenant être considérés comme offensants. Le THP recommande aux cliniciens de demander aux bénéficiaires la terminologie qu'ils préfèrent, et éviter le terme transsexuel, sauf s'ils sont assurer que le bénéficiaire n'est pas mal à l'aise avec.

Harry Benjamin a inventé un système de classification pour les personnes transsexuelles et travesties, appelé l'Échelle de l'orientation sexuelle (EOS), dans laquelle il a attribué les transsexuels et les travestis à l'une des six catégories en fonction de leurs raisons de se travestir et de la relative urgence de besoin (le cas échéant) de chirurgie de réassignation sexuelle[53]. Selon Benjamin, un « vrai transsexuel » a besoin d'œstrogène ou de testostérone comme un « substitut pour ou préalable à l'opération » ; les personnes qui répondent à la définition de Benjamin d'un « vrai transsexuel », mais ne souhaitent pas de CRS inclut Miriam Rivera. Il y a aussi des personnes qui ont bénéficié de CRS, mais qui ne répondaient pas à la définition de « transsexuel », comme Gregory Hemingway[54],[55].

Autres catégories[modifier | modifier le code]

Outre les hommes trans et les femmes trans dont l'identité de genre binaire est à l'opposé de leur sexe assigné, et qui forment le cœur du parapluie transgenre, et qui sont inclus dans des définitions étroites, plusieurs autres groupes sont inclus dans des définitions plus larges du terme. Citons notamment les personnes dont l'identité de genre n'est pas exclusivement masculine ou féminine, mais qui peut, par exemple, être androgyne, bigenre, pangenre, ou agenre — souvent regroupée sous le terme générique alternatif genderqueer — et les personnes troisième genre (quelques références et certaines sociétés conceptualisent les personnes transgenres comme un troisième genre). Bien que certaines références définissent le transgénérisme de façon très large en incluant les travestis, elles y excluent le travestissement fétichiste (parce qu'il est considéré comme une paraphilie plutôt que commeune identification de genre) et les drag kings et les drag queens (qui sont des artistes interprètes ou se travestissent dans le but de divertir).

Genderqueer, incluant androgyne et bigenre[modifier | modifier le code]

Les identités genderqueer ou non-binaires, qui ne sont pas exclusivement masculine ou féminine, mais plutôt agenre, androgyne, bigenre, pangenre, ou genderfluid[56], existent en dehors de la cisnormativité[57],[58]. Bigenre et androgyne sont des catégories qui se chevauchent ; les personnes bigenres peuvent s'identifier comme se déplaçant entre les rôles masculins et féminins (genderfluid) ou comme étant à la fois mâle et femelle en même temps (androgyne), et les personnes androgynes peuvent même s'identifier comme au-delà du genre ou sans genre (postgenre, agenre), entre les genres (intergenre), se déplaçant à travers les genres (genderfluid), ou présentant simultanément plusieurs genres (pangenre). Des formes limitées d'androgynie sont fréquents (femmes portant le pantalon, hommes portant des boucles d'oreilles) et ne sont pas considérées comme un comportement transgenre. Androgyne est aussi parfois utilisé comme un synonyme médical d'une personne intersexe[59]. Les identités genderqueer sont indépendantes de l'orientation sexuelle.

Transvesti ou travesti[modifier | modifier le code]

Une personne transvestie est une personne qui s'habillent avec des vêtements habituellement associé au genre opposé de leur genre assigné à la naissance[60],[61]. Le terme transvesti est utilisé comme un synonyme de travesti[62],[63], bien que le travestissement est généralement considéré comme le plus utilisé[64]. Le terme travesti n'est pas exactement défini dans la littérature pertinente. Michael A. Gilbert, professeur au département de philosophie à l'université York, à Toronto, propose cette définition : « [A cross-dresser] (un travesti) is a person who has an apparent gender identification with one sex, and who has and certainly has been birth-designated as belonging to [that] sex, but who wears the clothing of the opposite sex because it is that of the opposite sex. »[65] Cette définition exclut les personnes « qui portent des vêtements du sexe opposé pour d'autres raisons », tel que « ces femmes travesties qui s'habillent uniquement pour des raisons liées à leurs moyens de subsistance, les acteurs endossant leur rôle, les personnes mâles et femelles profitant d'une mascarade, et ainsi de suite. Ces personnes se travestissent, mais ne sont pas des travesties. »[66] Les travestis ne peuvent pas s'identifier avec, ne veulent pas être, ou adopter des comportements ou des pratiques du genre opposé et ne veulent généralement pas changer médicalement leur coprs. La majorité des travestis s'identifient hétérosexuels[67]. Les personnes qui se travestissent en public ont parfois le désir d'avoir un passing dans le genre opposé, afin de ne pas être détecté comme un travesti.

Le terme transvesti et le terme désuet transvestisme sont conceptuellement différents du terme transvesti fétichiste, qui décrit ceux qui, par intermittence, utilisent des vêtements du genre opposé à des fins fétichistes[68],[69]. En termes médicaux, le transvestisme fétichiste est différencié du travestissement par l'utilisation des codes distincts 302.3 dans le DSM et F65.1 dans la CIM.

Drag kings et queens[modifier | modifier le code]

Drag est un terme appliqué au fait de s'habiller et de se maquiller pour des occasions spéciales comme des spectacles, contrairement aux personnes qui sont transgenres ou qui se travestissent pour d'autres raisons. La performance drag comprend l'ensemble de la présentation et du comportement, en plus des vêtements et du maquillage. Les drag peuvent être théâtrals, comiques ou grotesques. Les drag queens ont été considérés comme des caricatures de femmes de la deuxième vague du féminisme. Les artistes drag ont une longue tradition dans la culture LGBT. Généralement, le terme drag queen correspond aux hommes qui s'habillent et font les femmes, drag king correspond aux femmes qui s'habillent et font les hommes, et faux queen correspond aux femmes qui s'habillent et font les femmes. Néanmoins, il y a des artistes de drag de tous les genres et les sexualités qui se donnent en spectacle, pour diverses raisons. Certains artistes drag, transvestis, et personnes de la communauté gay ont embrassé le terme dérivé de la pornographie, tranny (travelo), pour décrire les drag queens ou les personnes qui s'engagent dans le transvestisme ou le travestisme ; cependant, ce terme est largement considéré comme offensant s'il est appliqué pour les personnes transgenres[70].

Des concours de Drag King ont lieu dès les années 1990, le plus connu d'entre eux étant le Concours Drag king de San Franscisco[71].

Intersexe[modifier | modifier le code]

Les personnes Intersexes ont des organes génitaux ou d'autres caractéristiques physiques sexuelles qui ne sont pas conformes aux définitions strictes de mâle ou femelle, mais les personnes intersexes ne sont pas nécessairement transgenres parce qu'elles ne sont pas nécessairement en désaccord avec leur sexe assigné. Les questions transgenres et intersexes se recoupent souvent toutefois, car elles peuvent toutes deux défier les définitions rigides du sexe et du genre.

La communauté LGBT[modifier | modifier le code]

Les concepts de l'identité de genre et d'identité transgenre diffèrent de celle de l'orientation sexuelle[72]. L'orientation sexuelle décrit une attirance physique, romantique, émotionnelle, ou spirituelle d'une personne, envers une autre personne, tandis que l'identité de genre est un sentiment personnel d'être un homme ou une femme. Les personnes transgenres ont plus ou moins la même variété d'orientations sexuelles que les personnes cisgenres[73]. Dans le passé, les termes homosexuel et hétérosexuel ont été incorrectement utilisés pour étiqueter l'orientation sexuelle des personnes transgenres selon leur sexe assigné à la naissance[74]. La littérature professionnelle utilise maintenant des termes comme attirées par les hommes (androphilie), attiré par les femmes (gynophilie), attirés par les deux (bisexuel) ou attirés par aucun (asexuel) pour décrire l'orientation sexuelle d'une personne, sans référence à son identité de genre[69]. Les thérapeutes en viennent à comprendre la nécessité d'utiliser des termes en regard des identités de genre et des préférences de leurs bénéficiaires[75]. Par exemple, une personne qui est assignée garçon à la naissance, qui transitionne vers le genre féminin, et qui est attirée par les hommes, voudra être identifiée comme hétérosexuelle.

En dépit de la distinction entre l'orientation sexuelle et le genre, à travers l'histoire, les groupes gays, lesbiens et bisexuels était souvent le seul endroit où les personnes de genre variant étaient socialement acceptées dans le rôle de genre auquel elles estimaient appartenir ; en particulier pendant le temps où la transition médicale et juridique était presque impossible. Cette acceptation a eu une histoire complexe. Comme le reste du monde, la communauté gay dans les sociétés occidentales n'a généralement pas établi la distinction entre le sexe et l'identité de genre jusque dans les années 1970, et a souvent perçu les personnes de genre variant, plus comme des homosexuelles qui se comportaient dans un genre variant, que des personnes de genre variant dans leur propre droit. Aujourd'hui, les membres de la communauté transgenre éprouvent souvent de la difficulté à faire partie du même mouvement que les lesbiennes, les gays et les personnes bisexuelles et à être inclus dans la protection des droits. En outre, le rôle de la communauté transgenre dans l'histoire des droits LGBT est souvent négligé, comme indiqué dans Transforming History[76].

Orientation sexuelle des personnes transgenres[modifier | modifier le code]

En 2015, le National Center for Transgender Equality a mené une étude sur la discrimination nationale des personnes transgenres. Sur les 27 715 personnes transgenres (et non binaires) qui ont répondu au sondage, 21 % ont dit que le terme « queer » décrit le mieux leur orientation sexuelle, 18 % ont dit « pansexuelle », 16 % ont dit « gay », « lesbienne », ou « aimant le même genre », 15 % « hétérosexuelle », 14 % ont dit « bisexuelle », et 10 % ont dit « asexuelle »[77].

Soins de santé[modifier | modifier le code]

Soin de santé mentale[modifier | modifier le code]

La plupart des professionnels de santé recommandent une thérapie pour les conflits internes concernant l'identité de genre ou pour l'inconfort dans le rôle de genre assigné, surtout si la personne concernée désire transitionner. Les personnes qui ressentent de la discordance entre leur genre et les attentes des autres ou dont l'identité de genre entre en conflit avec leur corps peuvent en profiter pour discuter en profondeur de leurs ressentis. Cependant, la recherche sur l'identité de genre en matière de psychologie et la compréhension scientifique du phénomène et de ses problèmes connexes sont relativement nouveaux[78]. Les termes transsexualisme, transvestisme bivalent, trouble de l'identité de genre chez les adolescents ou les adultes, et trouble de l'identité de genre non spécifié autrement sont listés dans la Classification Internationale de Maladies (CIM) ou le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM) avec les codes F64.0, F64.1, 302.85, et 302.6 respectivement[79]. Le DSM-5 se réfère au sujet par la dysphorie de genre, en renforçant toutefois l'idée que le transgénérisme n'est pas considéré en soi comme une maladie mentale[80].

Les personnes transgenres peuvent correspondre aux critères du diagnostic du trouble de l'identité de genre (TIG) « seulement si [le fait d'être transgenre] cause de la détresse et de l'invalidité »[81]. Cette détresse est caractérisée par la dysphorie de genre et elle peut se manifester par de la dépression ou une incapacité à travailler et à fonder des relations saines avec les autres. Ce diagnostic est souvent mal interprété comme impliquant que les personnes transgenres souffrent de trouble de l'identité de genre ; cette mauvaise interprétation a hautement embrouillé les personnes transgenres et celles qui cherchent à les critiquer. Les personnes transgenres qui sont à l'aise avec leur genre et celles dont le genre ne cause pas directement de frustration ou qui ne nuit pas à leur fonctionnement, ne souffrent pas de TIG. De plus, le TIG n'est pas nécessairement permanent et il est souvent résolu par une thérapie ou une transition de genre. Se sentir opprimé par les attitudes et les comportements négatifs d'autres personnes ou par certaines entités juridiques n'indique pas un TIG. Le TIG n'implique pas une opinion d'immoralité ; les aidants psychologiques considèrent que les personnes ayant des difficultés mentales ou émotionnelles ne devraient pas subir de stigmatisation. La meilleure réponse à apporter au TIG  est tout ce qui va alléger la souffrance et restaurer la fonctionnalité ; cette solution consiste souvent, mais pas toujours, à bénéficier d'une transition de genre.

La formation clinique manque d'informations et de ressources pertinentes pour aider les personnes transgenres, ce qui se traduit par un grand nombre de praticiens qui ne sont pas suffisamment préparés à recevoir cette population[82]. De nombreux fournisseurs de soins de santé mentale connaissent peu de choses sur les questions transgenres. Les personnes qui cherchent de l'aide auprès de ces professionnels doivent souvent former les professionnels, sans recevoir d'aide en retour. De nombreux thérapeutes qui prétendent connaître les questions transgenres pensent que le passage d'un sexe à l'autre (le « prototype »/modèle transsexuel standard) est la meilleure, ou la seule, solution[réf. nécessaire]. Cette solution est appropriée pour les personnes transsexuelles, mais pas pour d'autres personnes transgenres, en particulier les personnes non binaires qui ont une identité de genre qui n'est ni exclusivement masculine, ni exclusivement féminine. A la place, les thérapeutes peuvent aider ces personnes dans leur choix de transition, ou soutenir leur décision de ne pas transitionner.

La reconnaissance du manque de formation clinique a augmenté ; cependant, la recherche sur les problèmes spécifiques rencontrés par la communauté transgenre en santé mentale a essentiellement porté sur le diagnostic et sur les expériences des cliniciens face à ces personnes, au lieu de se concentrer sur les expériences de leurs patients transgenres[83]. La thérapie n'était pas toujours recherchée par les personnes transgenres en raison de problèmes de santé mentale. Avant la septième version des Standards de soins, une personne devait être diagnostiquée avec un trouble de l'identité de genre, pour pouvoir poursuivre ses traitements hormonaux ou bénéficier d'une chirurgie de réassignation sexuelle. La nouvelle version a diminué l'accent sur le diagnostic, et a plutôt souligné l'importance d'une souplesse afin de répondre aux divers besoins de soins de santé des personnes transsexuelles, transgenres et de genre non conforme[84].

Les raisons de chercher à obtenir des services de santé mentale varient selon les personnes. Une personne transgenre en demande de traitement ne signifie pas nécessairement que son identité de genre est problématique. Le stress émotionnel résultant de devoir faire face à la stigmatisation et à la transphobie pousse beaucoup de personnes transgenres à chercher un traitement pour améliorer leur qualité de vie, comme les propos d'une femme trans le reflète : « Les individus transgenres vont venir consulter un thérapeute et la plupart de leurs questions n'ont rien à voir spécifiquement avec le fait d'être transgenre. Il y a à faire, parce qu'ils ont eu à cacher, ils ont eu à mentir, et ils ont senti toute cette culpabilité et cette honte, malheureusement, généralement pendant des années ! » Beaucoup de personnes transgenres cherchent aussi des traitements en santé mentale pour la dépression et l'anxiété causées par la stigmatisation d'être transgenres, et certaines personnes transgenres ont souligné l'importance de la reconnaissance de leur identité de genre avec un thérapeute, afin de discuter des questions relatives à la qualité de la vie.

Des problèmes subsistent encore autour d'une mauvaise information sur les questions transgenres, ce qui nuit aux expériences de santé mentale des personnes transgenres. Un homme trans qui était inscrit comme étudiant à un programme d'études supérieures en psychologie a mis en évidence les principaux problèmes cliniques modernes de formation : « La plupart des gens connaissent probablement le terme transgenre, mais c'est peut-être tout. Je ne pense pas avoir eu de formation officielle en passant par les programmes [cliniques]... Je ne pense pas que la plupart des [thérapeutes] en aient connaissance. La plupart des thérapeutes - avec un niveau de maîtrise, de doctorat - ont reçu... [des formations] d'une catégorie de la diversité des problèmes GLBT. Une catégorie hors de l'immense formation à la diversité. Une catégorie. Et c'était probablement surtout sur le mode de vie gay. » Aux États-Unis où le système de la sécurité sociale n'existe pas, de nombreuses politiques d'assurance-maladie ne couvrent pas le traitement associé à la transition de genre, et de nombreuses personnes sont sous-assurées, ou non-assurées, ce qui soulève des préoccupations au sujet du manque de formation de la plupart des thérapeutes, avant de travailler avec des clients transgenres, augmenter la pression financière sur les clients sans fournir le traitement dont ils ont besoin. De nombreux cliniciens qui travaillent avec des clients transgenres reçoivent seulement de médiocres formations sur l'identité de genre, mais de la formation initiale sur l'interaction avec les personnes transgenres a récemment été mis à la disposition des professionnels de santé afin d'aider à éliminer les obstacles et à accroître le niveau de service pour la population transgenre[85].

Les problèmes des classifications psychologiques et de la stigmatisation associée (placée comme une paraphilie ou non) des travestis, des hommes et des femmes transsexuels (et des enfants lesbiennes et gays, qui peuvent ressembler à des enfants trans tôt dans la vie) sont devenus plus complexes, car des collègues du CTSM (Centre de Toxicomanie et de Santé Mentale), Kenneth Zucker et Ray Blanchard, ont annoncé avoir servi au groupe de travail sur le trouble de l'identité de genre et sexuelle, dans le DSM-V[86]. Le CTSM a pour but de « guérir » les personnes transgenres de leur « trouble », en particulier chez les enfants. Au sein de la communauté « trans », cette intention a produit un choc et de l'indignation, avec des tentatives d'organiser d'autres réponses[87]. En février 2010, la France est devenu le premier pays au monde à retirer l'identité transgenre de la liste des maladies mentales[88],[89].

Une étude de 2011 a révélé que 41 % des personnes transgenres avaient tenté de se suicider ; le taux étant plus élevé chez les personnes ayant subi de la discrimination dans l'accès au logement ou à la santé, du harcèlement, de l'agression physique ou sexuelle, ou du rejet de la part de la famille[90].

Soins de santé physique[modifier | modifier le code]

Les procédures médicales et chirurgicales existent pour les personnes transsexuelles et certaines personnes transgenres, bien que la plupart des catégories des personnes transgenres, comme décrites ci-dessus, ne sont pas connues pour rechercher les traitements suivants. La thérapie de remplacement d'hormone pour les hommes trans induit la croissance de la barbe et masculinise la peau, les cheveux, la voix et la répartition des graisses. Le traitement hormonal substitutif pour les femmes trans féminise la répartition des graisses et des seins. L'épilation au laser ou l'électrolyse élimine l'excès de poils pour les femmes trans. Les procédures chirurgicales pour les femmes trans féminisent la voix, la peau, le visage, la pomme d'Adam, les seins, la taille, les fesses et les organes génitaux. Les procédures chirurgicales pour les hommes trans masculinisent la poitrine et les organes génitaux, et consistent à retirer l'utérus, les ovaires et les trompes de Fallope. Les acronymes « CRG » (chirurgie de réattribution de genre) et « CRS » (chirurgie de réattribution sexuelle) se rapportent à la chirurgie génitale. Le terme « thérapie de réattribution sexuelle » (TRS) est utilisé comme un terme générique pour les procédures physiques de la transition. L'utilisation du terme « changement de sexe » a été critiqué pour son accent sur la chirurgie ; le terme « transition » est préféré[91]. La disponibilité de ces procédures dépend du degré de la dysphorie de genre, et de la présence ou de l'absence de trouble de l'identité de genre[92], et des standards de soins dans la juridiction concernée.

Les hommes trans qui n'ont pas subi d'hystérectomie et qui prennent de la testostérone ont un risque accru de cancer de l'endomètre en raison de l'androsténédione qui est fabriqué à partir de la testostérone dans le corps, et qui peut être converti en œstrogènes ; or, l'œstrogène externe est un facteur de risque pour le développement du cancer de l'endomètre[93].

Loi[modifier | modifier le code]

Camille Cabral militant lors d'une manifestation pour les personnes transgenres à Paris, le .

Les procédures légales existent dans certaines juridictions qui autorisent les individus à changer leur genre ou leur nom légaux tpour refléter leur identité de genre. Les documents nécessaires pour ces procédures varient d'un diagnostic formel explicite de transsexualisme, à un diagnostic de trouble de l'identité de genre, à une lettre d'un médecin qui atteste de la transition de genre de l'individu ou l'établissant d'un rôle de genre différent[94]. En 1994, le DSM IV voit « Transsexuel » modifié en « Trouble de l'identité de genre ». Dans de nombreux endroits, les personnes transgenres ne sont pas légalement protégées de la discrimination sur le lieu de travail ou dans les lieux publics. Un rapport américain réalisé en février 2011 a trouvé que 90 % des personnes transgenres ont fait face à de la discrimination au travail et ont été deux fois plus au chômage que la population générale, et plus de la moitié ont été harcelées ou rejetées lorsqu'elles ont tenté d'accéder aux services publics. Des membres de la communauté transgenre rencontrent également des niveaux élevés de discrimination pour les soins de santé[6].

Canada[modifier | modifier le code]

Malgré un rapport favorable de la Chambre des communes, en 2011, le Sénat fit avorté le projet de loi C-389[95], qui proposa alors, d'insérer l'identité ou l'expression de genre, au nombre des motifs de distinction illicite, énoncés par la Loi canadienne sur les droits de la personne (L.R.C. (1985), ch. H-6)[96]; cette loi étant toutefois, avec ses limites, restreinte et sujette à compétence fédérale.

Québec[modifier | modifier le code]

En revanche, le 10 juin 2016, l'Assemblée nationale du Québec adopta, puis fit entrer en vigueur, la Loi visant à renforcer la lutte contre la transphobie et à améliorer notamment la situation des mineurs transgenres (2016, chapitre 19)[97], insérant ainsi, à la Charte des droits et libertés de la personne (RLRQ, chapitre C-12), l'identité ou l'expression de genre, au nombre des motifs interdits de discrimination et de harcèlement.

En la matière, la Charte établit depuis lors, à l'article 10, que « toute personne a droit à la reconnaissance et à l’exercice, en pleine égalité, des droits et libertés de la personne, sans distinction, exclusion ou préférence fondée sur [...] le sexe, l’identité ou l’expression de genre, [...] l’orientation sexuelle [...]. Il y a discrimination lorsqu’une telle distinction, exclusion ou préférence a pour effet de détruire ou de compromettre ce droit. » Par surcroît, il y est établi que « nul ne doit harceler une personne en raison de l'un des motifs visés à l'article 10. »[98]

En droit québécois, le harcèlement est dit discriminatoire lorsqu'il porte sur une caractéristique personnelle, « c'est-à-dire des caractéristiques propres à une personne qui sont immuables ou difficilement modifiables »[99], tels que les motifs interdits de discrimination énumérés dans la Charte des droits et libertés de la personne. « Il y a harcèlement lorsque la conduite d’un individu porte atteinte à la dignité ou à la santé psychologique ou physique d’un ou plusieurs autres individus. Cette conduite (dite vexatoire) peut se manifester par des paroles ou des comportements offensants, méprisants, hostiles ou non désirés à l'égard d'une ou de plusieurs personnes. Un seul acte grave, s’il entraîne un effet nocif continu sur la personne qui le subit, peut aussi constituer du harcèlement. »[100]

Tel qu'affirmé dans son énoncé de mission, la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse assure la promotion et le respect de ce droit[101]; la Charte régissant tous services publics sur le territoire québécois - gouvernementaux (hormis fédéraux), municipaux ou scolaires -, ainsi que tous rapports entre personnes, groupes, organismes, entreprises ou services privés - qu'ils soient de nature commerciale, communautaire, professionnelle, sociale ou autre (hormis les relations de travail dans la fonction publique fédérale, les banques, les entreprises de télécommunications et les services de transport aérien, ferroviaire ou maritime - lesquelles étant sous compétence fédérale).

En plus de la Charte, dont la portée générale s'applique à l'ensemble de la province, la Loi sur les normes du travail (RLRQ, ch. N-1.1) interdit spécifiquement le harcèlement en milieu de travail, c'est-à-dire dans la plupart des entreprises opérant sur le territoire québécois (excepté donc, celles sous compétence fédérale), imposant notamment des obligations aux employeurs, en matière de prévention et de gestion[102]. Ainsi, la Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) protège les personnes transgenres contre le harcèlement discriminatoire et ses effets néfastes au travail.[103]

États-Unis[modifier | modifier le code]

aux États-Unis, une loi fédérale pour protéger les travailleurs de la discrimination basée sur l'orientation sexuelle et l'identité de genre a été proposée et rejetée plusieurs fois au cours des deux dernières décennies[6]. Les États et les villes individuelles ont commencé à adopter leurs propres ordonnances de non-discrimination. À New York, par exemple, le gouverneur David Paterson a signé le premier statut pour inclure les protections transgenres en septembre 2010[6].

Nicole Maines, une femme trans, a saisi une affaire devant la Cour suprême de Maine en juin 2013. Elle a soutenu que l'accès aux toilettes des femmes de son lycée qui était refusé, constituait une violation de la loi des droits de l'Homme dans le Maine ; un juge de l'État n'a pas été du même avis qu'elle[104], mais Maines a remporté son procès contre le district scolaire d'Orono en janvier 2014, devant le tribunal judiciaire suprême du Maine[105].

Le , le département de l'éducation des États-Unis et le département de la justice ont publié des directives pour orienter les écoles publiques afin de permettre aux élèves transgenres d'utiliser les toilettes qui correspondent à leur identité de genre[106].

Les personnes transgenres sont aussi refusées dans l'armée américaine, mais le secrétaire de défense des États-Unis, Chuck Hagel, est cité comme indiquant que les militaires devraient « continuellement » examiner cette interdiction des personnes transgenres et déclarant : « Tout Américain qualifié qui veut servir notre pays devrait avoir une opportunité s'il correspond aux qualifications et qui peut le faire. »[107].

Inde[modifier | modifier le code]

En avril 2014, la Cour suprême de l'Inde a déclaré que le transgénérisme était un « troisième genre » dans la loi indienne[108],[109],[110]. La communauté transgenre en Inde (représentée notamment par les Hijras et d'autres) a une longue histoire en Inde et dans la mythologie hindoue[111],[112]. Radhakrishnan a noté dans sa décision que « rarement, notre société ne se rendait compté, ou ne se souciait du traumatisme, de l'agonie, et de la douleur que les membre de la communauté transgenre subissent, ni n'apprécie les sentiments des membres de la communauté transgenre, surtout ceux dont l'esprit et le corps renient leur sexe biologique », en ajoutant :

Religion[modifier | modifier le code]

Article connexe : Transidentité et religion.

James D. Whitehead et Evelyn Eaton Whitehead, éducateurs et auteurs, discutent[113] des liens entre la spiritualité et la sexualité, et l'absence fréquente de compassion dans la communauté ecclésiale, dans leur cas, l’Église catholique, en faisant parti de cette communauté[114]. « Non-recognition of the identity of Hijras/transgender persons denies them equal protection of law, thereby leaving them extremely vulnerable to harassment, violence and sexual assault in public spaces, at home and in jail, also by the police. Sexual assault, including molestation, rape, forced anal and oral sex, gang rape and stripping is being committed with impunity and there are reliable statistics and materials to support such activities. Further, non-recognition of identity of Hijras /transgender persons results in them facing extreme discrimination in all spheres of society, especially in the field of employment, education, healthcare, etc.

Hijras/transgender persons face huge discrimination in access to public spaces like restaurants, cinemas, shops, malls etc. Further, access to public toilets is also a serious problem they face quite often. Since, there are no separate toilet facilities for Hijras/transgender persons, they have to use male toilets where they are prone to sexual assault and harassment. Discrimination on the ground of sexual orientation or gender identity, therefore, impairs equality before law and equal protection of law and violates Article 14 of the Constitution of India[115] »

Féminisme[modifier | modifier le code]

Certains féministes et groupes féministes soutiennent les personnes transgenres, tandis que ce n'est pas le cas pour d'autres. Bien que la seconde vague du féminisme fasse la distinction entre le sexe et le genre, certains féministes pensent qu'il y avait un conflit entre l'identité transgenre et la cause féministe, c'est-à-dire qu'ils pensaient que la transition d'homme vers femme abandonnait ou dévaluait l'identité femme, et que les personnes transgenres embrassaient les stéréotypes et les rôles de genre traditionnels [116] [117] [118] [119]. Cependant, de nombreux féministes transgenres se considèrent comme contribuant au féminisme en questionnant et en subversant les normes de genre. La troisième vague féministe contemporaine est généralement plus soutenante envers les personnes transgenres[120].

Études scientifiques sur la transsexualité[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Causes du transsexualisme.
Article connexe : Androphilie et gynophilie.

Une étude suédoise a estimé un ratio de 1,4:1 femmes trans par rapport aux hommes trans pour ceux qui demandent une chirurgie de réattribution sexuelle, et un ratio de 1:1 pour ceux qui en ont bénéficié[121].

Chiffres de la population[modifier | modifier le code]

Europe[modifier | modifier le code]

Un rapport du Conseil de l'Europe estime à une personne sur 500[122] les personnes concernées par la transidentité.

États-Unis[modifier | modifier le code]

Un effort pour quantifier la population a donné une « estimation approximative » que 0,3 pourcent des adultes aux États-Unis (1 pour 300) sont transgenres, en sachant qu'environ 3,5 pourcent des adultes américains (1 pour 30) s'identifient LGBT[123],[124]. Des études plus récentes réalisées en 2016 estiment que la proportion d'Américains qui s'identifie transgenre varie de 0,5 % à 6 %. Cela reviendrait à un nombre total d'approximativement 1,4 million d'adultes (en 2016)[125],[126],[127],[128].

Amérique latine[modifier | modifier le code]

Dans les cultures d'Amérique latine, un travesti est une personne qui a été assignée homme à la naissance, et qui a une identité de genre féminine, transféminine, ou femme. Les travestis bénéficient généralement d'un traitement hormonal, ont une expression de genre féminine, notamment de nouveaux noms et pronoms pour éviter ceux qui ont une connotation masculine, en raison de l'assignation homme à la naissance, et utilisent des implants mammaires, mais ils ne désirent pas pour autant de chirurgie de réassignation sexuelle. Les travesti pourrait être considérés comme un genre en soi (un « troisième genre »), un mélange entre homme et femme (« intergenre/androgynes »), ou la présence d'identités masculines et féminines en une seule personne (« bigenre »). Ils sont considérés comme complètement « séparés » des femmes transgenres, qui possèdent la même identité de genre que les femmes cisgenres[citation nécessaire].[citation nécessaire]

D'autres identités transgenres deviennent plus largement connues, comme un résultat du contact avec d'autres cultures du monde occidental[129]. Ces nouvelles identités, parfois connues sous le terme parapluie genderqueer, avec l'ancien termetravesti, sont connues comme non-binaires, et accompagnent les identités binaires transgenres (ceux qui ont été diagnostiqués avec l'étiquette « transsexualisme »), et sont regroupées sous le terme parapluie de transgenre, mais qui restent toutefois distinctes des drag queens et des drag kings, qui sont des expressions de genre non conforme, sans lien avec les identités de genre transgenres.

Le fait de dévier des standards sociétaux pour le comportement sexuel, l'orientation/l'identité sexuelle, l'identité de genre, et l'expression de genre est connu sous le terme parapluie sexodiverso ou sexodiversa en Espagne et au Portugal, avec la plupart des traductions approximatives en anglais qui sont « queer ».

Cultures non occidentales[modifier | modifier le code]

Nong Tum, une Kathoï internationalement reconnue pour sa représentation dans le film Fighting Beauty.

Asie[modifier | modifier le code]

En Thaïlande et au Laos[130], le terme Katoï est utilisé pour se référer aux personnes transgenres homme vers femme[131] et aux hommes gay efféminés[132]. Les cultures du sous-continent indien incluent un troisième genre, qui se réfère notamment aux hijras en Hindi. Les personnes transgenres ont aussi été documentées en Iran[133], au Japon[134], au Népal[135], en Indonésie[136], au Vietnam[137], en Corée du Sud[138], à Singapour[139], et dans la grande région de Chine, notamment Hong Kong[140],[141], Taïwan[142], et la République populaire de Chine[143],[144],[145].

En Inde, la Cour suprême d'Inde a reconnu un troisième genre le , qui n'est ni homme ni femme, établissant que « la reconnaissance des transgenres comme un troisième genre n'est pas une question sociale ou médicale, mais une question de droits humains. »[146]

Le , Reuters a établi que la première maire transgenre a été élue dans le centre de l'Inde[147].

Amérique du Nord[modifier | modifier le code]

Dans ce qui est maintenant les États-Unis et le Canada, de nombreux peuples autochtones et des première nations ont reconnu[148] l'existence de plus de deux genres, tels que le corps d'homme de Zuñi, Ła'mana[149], le corps d'homme de Lakota[150], le corps d'homme de Mojaves, alyhaa, et le corps de femme, hwamee[151]. De telles personnes étaient antérieurement[152] appelées berdache mais elles sont maintenant appelées bispirituelles[153], et leur conjoint-e n'auraient pas été nécessairement considérés d'un genre différent. Au Mexique, la culture zapotèque inclut un troisième genre sous la forme de Muxe[154].

Autre[modifier | modifier le code]

Aux débuts de Médine, les personnes trans homme vers femme[155] de religion musulmane étaient semblables[156] aux Mukhannathun. Dans la Rome antique, le galle était castré[157] suivant la déesse phrygienne Cybèle et peut être considéré comme transgenre dans les termes d'aujourd'hui[158],[159].

Parmi les personnes de l'ancien empire akkadien, un salzikrum était une personne qui avait l'apparence d'une femme biologique, mais qui avait des traits masculins distincts. Un salzikrum est un mot composé qui signifie fille mâle. Selon le code de Hammurabi, un salzikrūm avait des droits de succession comme celui des prêtresses ; ils héritaient de leurs pères, contrairement aux filles. Le père d'un salzikrum pouvait également stipuler qu'elle hérite d'un certain montant[160].

Mahu est un statut traditionnel dans les cultures polynésiennes. De plus, dans les traditions Fa'asamoa, la culture Samoane permet un rôle spécifique pour les hommes et les femmes transgenres comme fa'afafine.

Coming-out[modifier | modifier le code]

Les personnes transgenres varient grandement dans le choix du moment, de la façon et de ce qui se dit pour faire découvrir leur statut de transgenre à leur famille, leurs amis proches, et les autres. La prévalence de la discrimination[161] et de la violence (les personnes transgenres sont 28 % plus susceptibles d'être victimes de violence)[162] contre les personnes transgenres peut rendre la décision du coming-out risquée. La peur des représailles, comme être rejeté de la maison parentale pour les mineurs, est une raison de ne pas faire de coming-out aux membres de leurs familles jusqu'à ce que les personnes concernées aient atteint l'âge adulte[6]. La confusion parentale et le manque d'acceptation des enfants transgenres peut conduire à faire des efforts pour faire rentrer leurs enfants transgenres dans la norme, en utilisant des services de santé mentale pour modifier l'orientation sexuelle de l'enfant et considérer cette identité comme une « phase »[163].

L'Internet peut jouer un rôle signifiant dans le processus de coming-out pour les personnes transgenres. Certains coming-out peuvent se réaliser d'abord virtuellement, sans risquer de sanctions sociales dans le monde réel[164].

Représentation dans les médias[modifier | modifier le code]

De plus en plus de personnes transgenres sont représentées et inclues dans la culture de masse, la stigmatisation qui est associée au fait d'être transgenre peut influencer les décisions, les idées, et les pensées à ce sujet. La représentation dans les médias, la culture industrielle, et la marginalisation sociale sont tous des standards de la culture populaire. Ces termes jouent un rôle important dans la formation de notions pour les personnes ayant peu de connaissance à propos des personnes transgenres. Les médias ne représentent qu'un spectre minuscule du groupe transgenre[165], ce qui engendre une connaissance étroite de la société, sur ce qu'est réellement la communauté transgenre et sa diversité.

Évènements[modifier | modifier le code]

Journée internationale de visibilité transgenre[modifier | modifier le code]

Il s'agit d'un évènement annuel qui a lieu le 31 mars[166],[167] et qui est dédié à la célébration des personnes transgenres et à la sensibilisation à la discrimination auxquelles font face les personnes transgenres du monde entier. Cette journée spéciale a été créée par le militant transgenre basé au Michigan[168] Rachel Crandall, en 2009[169], en réaction au manque de journée de célébration LGBT consacrée aux personnes transgenres, en citant la frustration que la seule journée connue qui est consacrée aux personnes trans était la journée du souvenir trans qui rend hommage aux personnes transgenres ayant été victimes de crimes de haine, mais aucune journée n'était dédiée à la célébration les membres vivants de la communauté transgenre.

Semaine de la sensibilisation transgenre[modifier | modifier le code]

Elle est traditionnellement observée les deux premières semaines de novembre, et il s'agit d'une célébration de deux semaines qui aboutissent généralement à la journée du souvenir trans. Le but de la semaine de la sensibilisation transgenre est de sensibiliser les personnes transgenres et les personnes de genre non conforme aux questions associées à leur transition ou à leur identité.

Journée du souvenir trans[modifier | modifier le code]

C'est une journée qui a lieu le 20 novembre de chaque année, en honneur à Rita Hester, qui a été tuée le , lors d'un crime de haine anti-transgenre. La journée du souvenir trans a plusieurs objectifs :

  • commémorer tous ceux qui ont été victimes de crimes haineux et de préjugés,
  • sensibiliser sur les crimes haineux envers la communauté transgenre,
  • rendre hommage aux personnes décédées et à leurs proches[170].

Trans March[modifier | modifier le code]

Se réfère aux marches annuelles, aux manifestations ou aux rassemblements qui se déroulent partout dans le monde, et souvent pendant la semaine de la fierté locale. Ces événements sont souvent organisés par des communautés transgenres pour fonder une communauté pour souder, lutter pour les droits de l'Homme et créer de la visibilité.

Symboles de la fierté transgenre[modifier | modifier le code]

Article connexe : Drapeaux transgenres.
Drapeau de la fierté transgenre.

Un symbole fréquent pour la communauté transgenre est le drapeau de la fierté transgenre, qui a été dessiné par Monica Helms, et qui a été montré pour la première fois à la manifestation de fierté à Phoenix (États-Unis), en 2000.

Le drapeau est composé de cinq bandes horizontales, deux sont bleues claires, deux sont roses, avec une bande blanche au milieu au centre.

Helms décrit la signification du drapeau comme suit :

Le bleu clair est la couleur traditionnelle pour les bébés garçons, le rose pour les filles, et le blanc au milieu est pour « ceux qui sont en cours de transition, ceux qui se ressentent d'un genre neutre ou sans genre », et ceux qui sont intersexes. Le motif est tel que « peu importe dont vous le faites voler [le drapeau], il sera toujours correct. Il nous symbolise par le fait d'essayer de trouver l'exactitude dans nos propres vies »[171].

D'autres symboles transgenres incluent le papillon (symbolisant la transformation ou la métamorphose), et un symbole yin et yang rose/bleu clair.

Plusieurs symboles genrés ont été utilisés pour représenter les personnes transgenres, notamment et .

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles internes[modifier | modifier le code]

Lectures complémentaires[modifier | modifier le code]

  • Isabelle Alonso, ... même pas mâle !, Robert Laffont
  • Alexandre Baril, « Sexe et genre sous le bistouri (analytique) : interprétations féministes des transidentités », Recherches féministes, vol. 28, no 2,‎ , p. 121-141 (lire en ligne)
  • Laure Bereni et Sébastien Chauvin, Introduction aux Gender Studies : Manuel des études sur le genre, De Boeck Supérieur,
  • Talia Mae Bettcher et Emilia Lombardi, Social Injustice and Public Health : Lesbian, Gay, Bisexual, and Transgender/Transsexual Individuals, Oxford University Press,
  • Judith Butler, Défaire le genre, Amsterdam
  • Karine Espineira, La transidentité, L'Harmattan
  • Naïel, « La cissexualité », ce douloureux problème : quand les minorités viennent questionner la norme, (lire en ligne)
  • Mitchell D. Sellers, Discrimination and the Transgender Population: A Description of Local Government Policies that Protect Gender Identity or Expression, Texas State University-San Marcos,
  • Sébastien Sengenès, « D’un genre à l’autre. », Terrain, no 42,‎ , p. 81-94 (DOI 10.4000/terrain.1748, lire en ligne)
  • Torkild Thanem et Louise Wallenberg, « Just doing gender ? Transvestism and the power of underdoing gender in everyday life and work », Organization, vol. 23, no 2,‎ , p. 250–271 (DOI 10.1177/1350508414547559)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. En avril 1970, TV Guide a publié un article qui référençait un personnage de film transsexuel en phase post-opération avec le terme « transgendered ».((en) « Sunday Highlights », TV Guide (États-Unis),‎ (lire en ligne) :

    « [R]aquel Welch (left), moviedom's sex queen soon to be seen as the heroine/hero of Gore Vidal's transgendered « Myra Breckinridge »... »

    .
  2. Magnus Hirschfeld a inventé le terme allemand « Transsexualismus » en 1923, et Cauldwell l'a traduit en anglais.
  3. La préoccupation fréquente de transsexuel qui implique la sexualité découle de la tendance de nombreuses personnnes à ignorer la distinction entre le sexe et le genre, et à utiliser le genre pour toute différence masculine/féminine, et sexe pour une l'activité sexuelle.
  1. (en) Oxford Textbook of Palliative Social Work, Oxford University Press, (ISBN 0199838275, lire en ligne), p. 380 :

    « Transgender is an umbrella term for people whose gender identity and/or gender expression differs from the sex they were assigned at birth (Gay and Lesbian Alliance Against Defamation [GLAAD], 2007). »

    .
  2. (en)Encyclopedia of Social Deviance, Sage Publications, (ISBN 1483364690, lire en ligne), p. 740 :

    « Transgender is an umbrella term for people whose gender identities, gender expressions, and/or behaviors are different from those culturally associated with the sex to which they were assigned at birth. »

    .
  3. (en) Marla Berg-Weger, Social Work and Social Welfare: An Invitation, Routledge, (ISBN 1317592026, lire en ligne), p. 229 :

    « Transgender: An umbrella term that describes people whose gender identity or gender expression differs from expectations associated with the sex assigned to them at birth. »

    .
  4. Genres Pluriels asbl, Transgenres/Identités pluriel.le.s – Accueil, droits, santé, jeunesse, emploi… Tous.tes bien informé.e.s, Bruxelles, (lire en ligne).
  5. a et b La Transyclopédie : tout savoir sur les transidentités, Des Ailes sur un tracteur, (ISBN 9781291103229, OCLC 851921127, lire en ligne).
  6. a, b, c, d, e, f et g (en)Gay and Lesbian Alliance Against Defamation.
  7. (en) B Bilodeau, Beyond the gender binary : A case study of two transgender students at a Midwestern research university, dans le Journal of Gay & Lesbian Issues in Education (2005): « Yet Jordan and Nick represent a segment of transgender communities that have largely been overlooked in transgender and student development research – individuals who express a non-binary construction of gender ».
  8. Alexandre Baril, La normativité corporelle sous le bistouri : (re)penser l’intersectionnalité et les solidarités entre les études féministes, trans et sur le handicap à travers la transsexualité et la transcapacité. Thèse de doctorat., Ottawa, Université d'Ottawa, 396-401 (lire en ligne), Glossaire
  9. (en) Susan Stryker, Stephen Whittle, The Transgender Studies Reader (ISBN 1-135-39884-4), p. 666 : « The authors note that, increasingly, in social science literature, the term « third gender » is being replaced by or conflated with the newer term « transgender ». ».
  10. (en) Joan C. Chrisler, Donald R. McCreary, Handbook of Gender Research in Psychology, volume 1 (2010, (ISBN 1-4419-1465-X)), page 486 : « Transgender is a broad term characterized by a challenge of traditional gender roles and gender identity ».
  11. (en) Sari L. Reisner, Kerith Conron, Matthew J. Mimiaga, Sebastien Haneuse et et al, « Comparing in-person and online survey respondents in the US National Transgender Discrimination Survey: implications for transgender health research », LGBT Health, vol. 1, no 2,‎ , p. 98–106 (DOI 10.1089/lgbt.2013.0018) :

    « Transgender was defined broadly to cover those who transition from one gender to another as well as those who may not choose to socially, medically, or legally fully transition, including cross-dressers, people who consider themselves to be genderqueer, androgynous, and... »

    .
  12. (en) « Sexual orientation, homosexuality and bisexuality » [archive du ], American Psychological Association (consulté le 10 août 2013).
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  14. (en) H. B. Kozee, T. L. Tylka et L. A. Bauerband, « Measuring transgender individuals' comfort with gender identity and appearance: Development and validation of the Transgender Congruence Scale », Psychology of Women Quarterly, vol. 36,‎ , p. 179–196 (DOI 10.1177/0361684312442161).
  15. Victoria Maizes, Integrative Women's Health (2015, (ISBN 0190214805), page 745 : « Many transgender people experience gender dysphoria—distress that results from the discordance of biological sex and experienced gender » (American Psychiatric Association, 2013).
  16. (en) Alexandre Baril, « Transness as Debility: Rethinking Intersections Between Trans and Disabled Embodiments », Feminist Review, no 111,‎ , p. 59-74 (lire en ligne)
  17. (en) « Understanding Transgender People FAQ », sur National Center for Transgender Equality, (consulté le 20 avril 2016).
  18. (en) Emilia L. Lombardi, Riki Anne Wilchins, Dana Priesing et Diana Malouf, « Gender Violence: Transgender Experiences with Violence and Discrimination », Journal of Homosexuality, vol. 42, no 1, {{Article}} : paramètre « année » ou « date » manquant, p. 89–101 (DOI 10.1300/J082v42n01_05).
  19. (en) Judith Bradford, Sari L. Reisner, Julie A. Honnold, Jessica Xavier, Experiences of Transgender-Related Discrimination and Implications for Health: Results From the Virginia Transgender Health Initiative Study, American Journal of Public Health, volume 103, issue 10 (October 2013).
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  21. Alexandre Baril, « Sexe et genre sous le bistouri (analytique) : interprétations féministes des transidentités », Recherches féministes,‎ , p. 121 (lire en ligne)
  22. (en) R. A., « Book Reviews and Notices: Sexual Hygiene and Pathology », American Journal of the Medical Sciences, vol. 250, no 2,‎ , p. 235 (DOI 10.1097/00000441-196508000-00054, lire en ligne).
  23. (en) John F. Oliven, Sexual Hygiene and Pathology, , p. 514 :

    « Where the compulsive urge reaches beyond female vestments, and becomes an urge for gender (« sex ») change, transvestism becomes « transsexualism ». The term is misleading ; actually, « transgenderism » is what is meant, because sexuality is not a major factor in primary transvestism. Psychologically, the transsexual often differs from the simple cross-dresser ; he is conscious at all times of a strong desire to be a woman, and the urge can be truly consuming. »

    .
  24. (en) K. J. Rawson et Cristan Williams, « Transgender: The Rhetorical Landscape of a term », Present Tense: A Journal of Rhetoric in Society, vol. 3, no 2,‎ (lire en ligne).
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  26. (en) Richard Elkins et Dave King, The Transgender Phenomenon, Sage, , 13–14 p. (ISBN 978-0-7619-7163-4, lire en ligne).
  27. (en) Stryker, S. (2004), « ... lived full-time in a social role not typically associated with their natal sex, but who did not resort to genital surgery as a means of supporting their gender presentation... » in Transgender from the GLBTQ: an encyclopedia of gay, lesbian, bisexual, transgender and queer culture.
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