Transformation (génétique)

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En génétique, une transformation génétique est l'intégration d'un fragment d'ADN étranger dans une cellule, ce qui peut entraîner une modification héréditaire du phénotype de l'organisme receveur. C'est un phénomène naturel et courant chez les bactéries. Le phénomène a été découvert en 1928 par un médecin anglais, Frederick Griffith. Le caractère transféré est héréditaire, si la cellule receveuse peut reproduire un organisme entier.

Les transformations génétiques peuvent se produire naturellement, elles causent des recombinaisons génétiques et l'apparition de nouveautés dans le génome. C'est un facteur d'évolution des espèces (voir Théorie synthétique de l'évolution).

Artificielles, les transformations génétiques réalisées par génie génétique peuvent être des ajouts ou des remplacements de gènes (transgénèses).

La transformation bactérienne est une technique couramment utilisée dans les laboratoires de biologie moléculaire. Cette technique permet d'introduire un gène d'intérêt chez la bactérie. Par exemple, la bactérie Rosetta est utilisée afin de produire des protéines tandis que la bactérie DH5alpha est utilisée pour amplifier de l'ADN.

Une des expériences connues dans l'étude des bactéries est celle de Griffith[1] où le mécanisme de transformation est mis en évidence lors du passage des bactéries de souche (R) non virulentes en bactéries (S) virulentes grâce à la présence de matériel génétique nu de bactéries (S) préalablement tuées.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]