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Transbiologisme

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Le transbiologisme est un courant philosophique émergeant en marge du transhumanisme.

Les deux courants partagent l'essentiel de leur revendications[notes 1] mais le transbiologisme se distingue en cela qu'il considère que l'humanité est le fer de lance de l'évolution et doit prendre ses responsabilités envers les autres espèces terrestres en tentant d'améliorer les conditions de vie de tous les animaux, humains et non humains, par le biais de l'avancement technologique, et peut-être un jour apporter aux autres espèces la civilisation et les capacités intellectuelles des humains.

Explication

Le transbiologisme ne se focalise pas sur la transcendance de l'humain à travers sa technologie, mais s'intéresse à l'augmentation des capacités de tous les autres animaux, qui sont en quelque sortes vus comme des humains en devenir.

Par sa nature de mouvement provolutive (ou uplifting, en anglais), à but égalitariste et unificateur (fusion progressive des espèces par les échanges biotechnologiques entre les différentes formes de vie), le transbiologisme se rapproche du mouvement antispeciste : les autres animaux étant vue comme des égaux qu'il faut prendre en main pour leur offrir l’accès aux capacités humaines, et par extension, devant être soustrait a la souffrance (au même titre que les hommes), il est impensable de se servir d'individus conscients comme des ressources à exploiter. De ce fait, les transbiologistes et autres individus tenant le même type de discours, sont ainsi généralement végétaliens ou végétariens, pour ne pas tuer et faire souffrir d'autres individus a des fins personnelles, et opposés à la recherche sur animaux vivants (vivisection). Ils seront plus enclins à promouvoir des vues alternatives comme la viande synthétique, la nourriture minimaliste (soylent), la recherche sur culture de cellules et puces à ADN...

Parmi les défenseurs du transbiologisme on trouve le philosophe anglais David Pearce[notes 2], le transhumaniste Scheindorf Herljos[notes 3], l'antispéciste André Mery[notes 4], David Olivier (défendant l'abolition de la prédation, l’ingénierie du paradis, et certains aspects de l'uplifting, mais rejetant les thèmes chères au transhumanisme comme le désir d'immortalité)[notes 5].

Scheindorf Herljos et Bourbon Benoit revendiquent une forte part de paternité dans l'acceptation actuelle du concept de transbiologisme. Non pas que les valeurs transbiologistes n'existaient pas jusque ici, mais il n'existait pas de mot précis pour évoquer le concept. En 2016 ils publièrent pour poser la définition du transbiologisme, un manifeste transbiologiste, qui est accepté par les acteurs du milieu transhumaniste comme un texte canon donnant un sens précis au mot et au concept qu'il représente.

Notes et références

  1. L'on trouve sur un forum une trace de ce terme utilisé comme regroupement des notions du transhumanisme, du posthumanisme et du transbiologisme, sur un sujet remontant à 2007 : Le transbiologisme sur Futura Science
  2. Membre fondateur du cercle de réflexion The Hedonistic Imperative qui défend des positions dans le sens du transbiologisme : « The Hedonistic Imperative outlines how genetic engineering and nanotechnology will abolish suffering in all sentient life » (L’impératif hédoniste met en valeur la possibilité offerte par l'ingénierie génétique et les nanotechnologies d'abolir la souffrance de toute vies conscientes) figure en entête du site internet du projet
  3. Fondateur de l'association F[T+S+L] (Fondation pour le Développement des Sciences, des Technologies, et des Libertés) en 2012, dont les status mentionnent le nom alternatif : Fondation Transbiologiste Universelle ; Déclaration en préfecture et copie des status sur le réseau social Diaspora
  4. Propos tenus dans le texte suivant
  5. Il défend par exemple ici la caducité de la notion d’espèces.