Tramway de Chambéry

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Tramway de Chambéry
Situation Chambéry
Type Tramway
Entrée en service (inauguration)
Fin de service
Lignes 4
Stations 33
Écartement des rails 0,6 m
Propriétaire Société Anonyme des Tramways de Savoie (1892-1910)
Conseil général de la Savoie (1910-1932)
Exploitant Société Anonyme des Tramways de Savoie (1892-1910)
Conseil général de la Savoie (Séquestre de 1910-1914)
Régie Départementale des tramways de la Savoie (1914-1920)
Chemins de fer Départementaux d’intérêt local de la Savoie (1920-1932)

Le Tramway de Chambéry constitue un réseau à voie de 60 centimètres organisé en étoile autour de la gare de Chambéry, en Savoie. Né sous l’impulsion de l’entrepreneur motterain Philippe Cartier-Million, qui obtient la concession d’une ligne entre Chambéry et La Motte-Servolex en , le premier tramway est mis en service sur ce tronçon en . Trois autres voies sont ouvertes jusqu’en 1910 : Challes-les-Eaux en 1897, Cognin en 1906 et Le Bourget-du-Lac en 1910. Cette même année, la compagnie dépose le bilan. La gestion est reprise par le Conseil général de la Savoie, qui réorganise le réseau et l’administre d’abord sous séquestre puis au travers d’une régie départementale. Déficitaire dès les premières années, il disparait définitivement en 1932, remplacé par un électrobus entre Chambéry et Chignin ou par des services d’autocars sur les autres troncons.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le trolleybus et le tramway à Saint-Jeoire-Prieuré vers 1929.

Inspiré par la voie étroite du chemin de fer Decauville de l'exposition universelle de 1889, l'entrepreneur Cartier-Millon[1], de Chambéry, crée à la fin des années 1880 un réseau à voie de 60 cm. À cette fin, il constitue la société anonyme des Tramways de Savoie.

Le décret[1] du 8 février 1913, autorise le département à prendre la gestion du réseau en « régie directe ».

En 1929, la section entre Challes-les-Eaux et Saint-Jeoire-Prieuré est supprimée[PTS 1],[CFRU 1] et le tramway retrouve son terminus d’avant 1905, devant le casino de la station thermale[CFRU 2],[CFRU 3]. À partir de , un électrobus est testé entre les gares de Chambéry et de Chignin[CFRU 1], puis définitivement mis en service trois mois plus tard, le [CFRU 1]. Cela entraine la disparition du chemin de fer sur la branche challésienne : les machines sont remisés au dépôt de Chambéry et les rails, retirés, sont entreposés sur le flanc ouest du hangar de l’aérodrome de Challes-les-Eaux[2] puis vendus à l’entreprise chambérienne Barlet-Ravier le [CFRU 4]. La ligne Chambéry-Challes-les-Eaux est définitivement déclassée par décret le suivant[PTS 1],[CFRU 4].

La décision de fermeture[1] totale du réseau intervient le 28 septembre 1932, elle est effective le 1er janvier 1933.

Réseau[modifier | modifier le code]

À son apogée[3] le réseau s'étend sur 31 km.

  • Chambery - La Motte-Servolex, 5 km, ouverture 1892, fermeture 1932
  • Chambéry - Chignin, 11 km :
Chambéry - Challes, 7 km, ouverture 1897, fermeture 1930
Challes - Saint Jeoire, 2 km, ouverture 1905, fermeture 1929
Saint Jeoire - Chignin, 2 km, ouverture 1905, fermeture 1907
  • Chambéry - Pont Saint Charles, 4 km, ouverture 1906, fermeture 1910
  • Chambéry - Le Bourget, 11 km, ouverture 1910, fermeture 1932

Matériel roulant[modifier | modifier le code]

Locomotives
  • n°1, de type 030T, livrée le 15 février 1896 par Corpet-Louvet, n°673, « Challes-les-Eaux »,
  • n°3, de type 030T, livrée le 30 juillet 1894 par Corpet-Louvet, (n°623), « La Motte Servolex »,
  • N°5, de type 030T, livrée en 1905 par Buffaud et Robatel , poids à vide 10 tonnes,
  • N°6, de type 030T, livrée en 1905 par Buffaud et Robatel , poids à vide 10 tonnes,
  • de type 020t,Weidknecht , n°552, chaudière SLM, 553[4],
  • de type 020t,Weidknecht , n°553, chaudière SLM, 554

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c Johannès Pallière, Le lac du Bourget : Lac majeur de France, La Fontaine de Siloé, 2003 (ISBN 9782842062347) pp. 333-334 lire en ligne (consulté le 24 juin 2010).
  2. Jean-Noël Violette, Challes, avec deux ailes : 1913-2013 Cent ans d’aéronautique à Challes-les-Eaux, Varennes-Vauzelles, Bleu Ciel Éditions, , 286 p. (ISBN 978-2-918015-16-1), p. 28
  3. Site Facs, Les chemins de fer secondaires de France - 73 département de Savoie lire en ligne (consulté le 24 juin 2010).
  4. http://www.cfchanteraines.fr/lvdc/lvdc0089/carnet03.htm
Ouvrages
  • Pierre Messiez, Petits trains de Savoie et de Haute-Savoie : Le Siècle des Petits Trains, Tours, Éditions Cénomane / La Vie du Rail, , 190 p. (ISBN 2 905596 54 6 et 2 902808 62 3). La référence est notée « PTS » dans le texte.
  1. a et b p. 30
  • Maurice Vincent, Des Transports de Savoie (1837-1965) : Transports en commun de l’agglomération chambérienne et tramways de Savoie, Montmélian, , 182 p.. La référence est notée « TS » dans le texte.
  • René Rey et Bernard Rozé, « Les Tramways départementaux de la Savoie : (étoile de Chambéry) », Chemins de Fer Régionaux et Urbains, no 103,‎ . La référence est notée « CFRU » dans le texte.
  1. a b et c p. 68
  2. p. 46
  3. p. 50
  4. a et b p. 70

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pierre Messiez, Petits trains de Savoie et de Haute-Savoie : Le Siècle des Petits Trains, Tours, Éditions Cénomane / La Vie du Rail, , 190 p. (ISBN 2 905596 54 6 et 2 902808 62 3).
  • Maurice Vincent, Des Transports de Savoie (1837-1965) : Transports en commun de l’agglomération chambérienne et tramways de Savoie, Montmélian, , 182 p..
  • René Rey et Bernard Rozé, « Les Tramways départementaux de la Savoie : (étoile de Chambéry) », Chemins de Fer Régionaux et Urbains, no 103,‎ .
  • Les Petits Trains de Jadis - Sud-Est, Cabri,