Tramway de Québec

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Tramway de Québec
Image illustrative de l’article Tramway de Québec
En 1898

Situation Québec (Canada)
Type Tramway
Entrée en service 1897
Fin de service 1948
Exploitant Quebec Railway, Light & Power

Le tramway de Québec est un train léger sur rail ayant existé de 1897 à 1948. Le retour de ce mode de transport à Québec est prévu pour 2026.

Ancien tramway[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1947

Les tramways hippomobiles (tirés par deux chevaux) apparaissent en 1863 grâce à la création de la Quebec Street Railway par un groupe d'hommes d'affaires. Ces véhicules circulent à l'époque sur des rails de bois et desservent les rues les plus achalandées de la Haute-Ville du marché Champlain à la rue de l’Aqueduc. En 1897, plus de 30 ans après sa création, on procède à l'électrification du réseau. Les rails de fer s’étendent du Château Frontenac à l’avenue des Érables, en passant par la rue Saint-Jean et la Grande Allée. Ils assurent également la liaison entre la haute et la Basse-Ville, empruntant les côtes d'Abraham et du Palais[1]. En 1899, avec la fusion des deux compagnies ferroviaires assurant le service de tramway dans la capitale, des nouvelles voitures fabriquées à New York permettent d'accueillir de 25 à 27 passagers jusqu’à parfois 50 personnes et sont équipés de chaufferettes. Ce nouveau moyen de transport favorise à l'époque le développement effréné de Québec notamment vers Ville-Montcalm, qui se densifie et confirme sa vocation résidentielle.

En 1910, la Quebec Railway, Light & Power décide de prolonger son réseau jusqu'à Sillery puis en 1912, jusqu'à Beauport. Le tramway est à son apogée et il couvre pratiquement toute la ville. À partir de 1937, la popularité grandissante du nouveau moyen de transport par autobus fait disparaître entièrement tous les tramways de la ville.

Le , la dernière ligne existante desservant Saint-Sauveur est définitivement fermée.

Lignes[modifier | modifier le code]

Viaduc ferroviaire permettant aux voitures la transition entre la basse et la haute-ville.
Tramways à la place D'Youville en 1944.

En 1932, l'ancien réseau de tramway de Québec s'étendait de Sillery jusqu'à Montmorency. À l'époque, 11 lignes en tout étaient en service.

Ligne Terminus
Saint-Sauveur Marché Champlain Quebec Power Company
Saint-Vallier Saint-Paul Canadien Pacifique
Limoilou Place Jacques-Cartier Externat Saint-Jean-Eudes
Exposition Place d'Youville Parc de l'Exposition
Charlesbourg Charlesbourg Limoilou
Saint-Jean Des Érables Château Frontenac
Grande-Allée Des Érables Château Frontenac
Saint-Cyrille Marché Champlain École de Chimie et des Mines
Sillery Des Érables Sillery
Québec-Montmorency Gare du Palais Clermont
Kent House Place d'Youville Montmorency

Projets[modifier | modifier le code]

Historique[modifier | modifier le code]

  • 2000 : Le ministère des Transports du Québec donne au RTC le mandat d’effectuer une étude d’opportunité et de faisabilité pour l’insertion d’un tramway le long des axes Métrobus.
  • 2003 : L’étude d’opportunité et de faisabilité recommande la construction d’un réseau de tramway à Québec.
  • 2005 : La ville de Québec inscrit le Tramway dans son Plan directeur d’aménagement et de développement 2005-2025.
  • 2010 : Dépôt du rapport du comité sur la mobilité durable. Il recommande l'implantation du tramway d'ici à 2030.
  • 2015 : Dépôt de la deuxième étude de faisabilité. La ville de Québec choisit d'écarter le tramway et de privilégier un service rapide par bus (SRB)[2].
  • 2017 : Six semaines après les élections, le maire réélu de la ville de Québec (Régis Labeaume) relance le projet d'un tramway à dans le ville de Québec.

2003 : Première tentative[modifier | modifier le code]

Le Réseau de transport de la Capitale publie en 2003 une étude d’opportunité et de faisabilité d’un système léger sur rail à la demande du Ministère des transports en 2000. L'étude démontre que l'implantation d'un tramway à Québec est possible et aura des effets positifs. Le projet initial présenté propose d'insérer le tramway le long des axes métrobus 800 et 801 existant. Ces corridors concentrent une forte densité de population. D'une longueur de 21,5 km, on considère que ce nouveau réseau prendrait 4 ans à construire. Sa fréquence de passage serait de 5 à 10 minutes.

2010 : Projet du comité sur la mobilité durable[modifier | modifier le code]

Carte du projet de 2010

Le , le comité sur la mobilité durable de la Ville de Québec recommande l'implantation de deux lignes de tramway pour un projet évalué en tout à 1,5 milliard de dollars[3]. La première ligne est d'une longueur de 22,3 km. Les wagons partant de la rive-sud du fleuve prennent au passage le pont de Québec, le boulevard Laurier, traversent l'Université Laval, descendent la côte Nérée-Tremblay, longent le boulevard Charest jusqu'au Palais de justice. Bifurquant au nord, ils empruntent le boulevard des Capucins, le chemin de la Canardière pour aboutir au futur écoquartier d'Estimauville. Une branche se sépare au moment de traverser Saint-Roch pour monter sur la Colline parlementaire, jusqu'au Grand Théâtre. La seconde ligne, d'une longueur de 6,6 km, part du Grand Théâtre pour se rendre jusqu'à Charlesbourg. Elle passe par la Pointe-aux-Lièvres, puis par ExpoCité pour se rendre jusqu'aux Galeries Charlesbourg. Cette ligne pouvait être prolongée vers l'ouest de la haute-ville.

Ce projet est finalement abandonné en 2015 au profit d'un service rapide par bus (SRB)[4]. Le projet de SRB est à son tour abandonné en avril 2017 à la suite du retrait de participation de la ville de Lévis.

2018 : Réseau structurant[modifier | modifier le code]

En décembre 2017, quelques semaines après les élections municipales tenues en novembre, le maire réélu Régis Labeaume indique que sa promesse d'un projet de transport en commun structurant prendrait finalement la forme d'un tramway[5]. La conjoncture politique permet cette fois-ci, contrairement au précédent projet de 2010, un investissement massif des gouvernements fédéral et provincial dans les infrastructures de transport en commun[6]. Le , la Ville annonce la construction d'une ligne de 23 kilomètres au coût avoisinant 3 G$. Son trajet relie Charlesbourg à Cap-Rouge en passant par la colline parlementaire. À cet endroit, une portion souterraine est prévue de la côte d'Abraham à la rue des Érables[7].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Ancien tramway à Québec
Nouveau projet de tramway

Références[modifier | modifier le code]