Tramway de Québec

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Tramway de Québec
Situation Québec, Québec
Drapeau du Canada Canada
Type Tramway
Entrée en service 2026
Longueur du réseau 23 km
Lignes 1
Stations 35[1]
Propriétaire Ville de Québec
Exploitant Réseau de transport de la Capitale
Site internet Site officiel
Vitesse maximale 70 km/h

Le tramway de Québec est un projet de train léger sur rail situé à Québec. Son entrée en opération est prévue pour 2026.

Historique[modifier | modifier le code]

Ancien réseau (1897–1948)[modifier | modifier le code]

Anciens tramways à la place D'Youville, en 1944.

Le transport en commun naît à Québec dans les années 1860 avec la création de circuits de tramways hippomobiles. Moins chers que les traditionnelles calèches, ils gagnent vite en popularité au point où deux compagnies se partageront le service. L'année 1897 est considérée comme charnière puisque le réseau municipal est entièrement électrifié en 1897 et organisé en 4 lignes distinctes. Le tramway connaîtra une expansion jusque dans les années 1930, alors qu'on compte 11 lignes, de Sillery à Montmorency. Comme plusieurs tramways à travers le monde, son réseau est démantelé avec l'avènement de l'autobus.

Retour du tramway[modifier | modifier le code]

En 2000, le ministère des Transports du Québec donne au Réseau de transport de la Capitale le mandat d’effectuer une étude d’opportunité et de faisabilité pour l'insertion d'un tramway le long des axes Métrobus. Trois ans plus tard, l'étude d’opportunité et de faisabilité recommande la construction d’un réseau de tramway à Québec. En 2005, la ville de Québec inscrit ce mode de transport dans son Plan directeur d’aménagement et de développement 2005-2025. En 2010, un rapport du comité sur la mobilité durable est déposé. Il recommande l'implantation du tramway d'ici à 2030. Une deuxième étude de faisabilité est déposée en 2015. La ville de Québec choisit d'écarter le tramway et de privilégier un service rapide par bus (SRB)[2]. Ce projet est abandonné lorsque la ville de Lévis, qui était partenaire, annonce son retrait[3]. Six semaines après les élections municipales de 2017, le maire réélu Régis Labeaume relance le projet d'un tramway, qui ira cette fois-ci de l'avant.

2003 : projet de reconversion des axes Métrobus[modifier | modifier le code]

Le Réseau de transport de la Capitale publie en 2003 une étude d’opportunité et de faisabilité d’un système léger sur rail à la demande du Ministère des transports en 2000. L'étude démontre que l'implantation d'un tramway à Québec est possible et aura des effets positifs. Le projet initial présenté propose d'insérer le tramway le long des axes métrobus 800 et 801 existant. Ces corridors concentrent une forte densité de population. D'une longueur de 21,5 km, on considère que le réseau prendrait 4 ans à construire.

2010 : projet du comité sur la mobilité durable[modifier | modifier le code]

Carte du projet de 2010.

Le , le comité sur la mobilité durable de la Ville de Québec recommande l'implantation de deux lignes de tramway pour un projet évalué en tout à 1,5 milliard de dollars[4]. La première ligne est d'une longueur de 22,3 km. Les wagons partant de la rive-sud du fleuve prennent au passage le pont de Québec, le boulevard Laurier, traversent l'Université Laval, descendent la côte Nérée-Tremblay, longent le boulevard Charest jusqu'au Palais de justice. Bifurquant au nord, ils empruntent le boulevard des Capucins, le chemin de la Canardière pour aboutir au futur écoquartier d'Estimauville. Une branche se sépare au moment de traverser Saint-Roch pour monter sur la Colline parlementaire, jusqu'au Grand Théâtre. La seconde ligne, d'une longueur de 6,6 km, part du Grand Théâtre pour se rendre jusqu'à Charlesbourg. Elle passe par la Pointe-aux-Lièvres, puis par ExpoCité pour se rendre jusqu'aux Galeries Charlesbourg. Cette ligne pouvait être prolongée vers l'ouest de la haute-ville.

Ce projet est finalement abandonné en 2015 au profit d'un service rapide par bus (SRB)[5]. Le projet de SRB est à son tour abandonné en à la suite du retrait de participation de la ville de Lévis.

2018 : projet du réseau structurant[modifier | modifier le code]

Le nouveau tramway de Québec pourrait entrer en opération en 2026.

En , quelques semaines après les élections municipales tenues en novembre, le maire réélu Régis Labeaume indique que sa promesse d'un projet de transport en commun structurant prendrait finalement la forme d'un tramway[6]. La conjoncture politique permet cette fois-ci, contrairement au précédent projet de 2010, un investissement massif des gouvernements fédéral et provincial dans les infrastructures de transport en commun[7].

Dans sa mouture de 2018, le tracé du tramway reliait Cap-Rouge à Charlesbourg.

En mars 2018, la Ville de Québec, conjointement avec le gouvernement Philippe Couillard et l'appui du gouvernement fédéral, annonce la construction d'une ligne de tramway et d'une ligne de trambus au coût avoisinant 3 milliards $. La ligne de tramway, nouvelle colonne vertébrale du réseau, relierait Charlesbourg à Cap-Rouge en passant par la colline parlementaire. Une portion souterraine de 3,5 kilomètres est prévue. Les fréquences de passage seraient de 3 à 5 minutes en période de pointe et de 10 à 15 minutes le jour et la fin de semaine. La capacité du tramway serait de 260 passagers par véhicule. La date de 2026 est retenue pour son ouverture[8],[9]. Ce nouveau réseau structurant de transport en commun est rapidement dénigré par les promoteurs d'un autre projet d'envergure, celui d'un lien autoroutier sous-fluvial entre Québec et Lévis. Le gouvernement Legault, élu en 2018, assure toutefois son appui aux deux projets.

En 2019, une mésentente survient sur le programme fédéral précis qui sera utilisé pour financer le projet. La ville de Montréal acceptera alors de céder 800 M$[10]. En juin 2020, la ville de Québec retranche le trambus du projet afin d'augmenter le financement seul du tramway, ce qui soulève des critiques de l'opposition municipale et du gouvernement provincial[11]. Ce dernier met le projet sur pause, alors que des travaux ont déjà débuté[12]. Du au , le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement mène des consultations publiques. Dans son rapport, l'organisme recommande des modifications au projet présenté par la ville[13]. Fin 2020, les négociations entre la ville et le gouvernement provincial sont tendues. Le premier ministre François Legault affirme que la mouture présentée n'accorde pas assez de place à la desserte des banlieues[14]. Cette saga politique de trois ans[15] se termine finalement avec une entente le , avec des modifications apportées par le gouvernement Legault[16]. Le Conseil exécutif du Québec donne son aval par décret confidentiel le [17]. Il est publiquement officialisé le [18]. L'appel de propositions est prévu prochainement.

Construction[modifier | modifier le code]

Malgré une adoption finale tardive du projet en 2021, des études et des travaux préliminaires débutent sont débutés à partir de 2019. Le consortium de génie-conseil Tram-Innov est choisi pour la conception préliminaire et les devis techniques en juillet[19]. Des acquisitions de terrains, des forages et des fouilles archéologiques sont réalisées dès 2019[20],[21]. Les premiers travaux importants se déroulent dans Saint-Roch, dès mars 2021, avec la transformation des rues de la Couronne et Dorchester[22].

Réseau[modifier | modifier le code]

Le projet n'inclut qu'une seule ligne pour le moment. Le tracé entre Saint-Roch et D'Estimauville n'a pas été encore officiellement dévoilé.

      Station Coordonnées Quartier desservi Correspondances
    Le Gendre 46° 46′ 23″ N, 71° 21′ 11″ O Cap-Rouge
    Chaudière 46° 46′ 25″ N, 71° 20′ 41″ O Cap-Rouge
    McCartney 46° 45′ 58″ N, 71° 19′ 48″ O Pointe-de-Sainte-Foy
    Pie-XII 46° 45′ 39″ N, 71° 19′ 13″ O Pointe-de-Sainte-Foy
    Bégon 46° 45′ 49″ N, 71° 18′ 57″ O Pointe-de-Sainte-Foy
    Duchesneau 46° 46′ 03″ N, 71° 18′ 36″ O Plateau
    Roland-Beaudin 46° 46′ 20″ N, 71° 17′ 57″ O Saint-Louis
    Sainte-Foy 46° 46′ 01″ N, 71° 17′ 29″ O Saint-Louis
    CHUL 46° 46′ 11″ N, 71° 17′ 00″ O Saint-Louis/Cité-Universitaire
    Place Sainte-Foy 46° 46′ 24″ N, 71° 16′ 35″ O Sillery/Cité-Universitaire
    Université Laval 46° 46′ 38″ N, 71° 16′ 29″ O Cité-Universitaire
    Desjardins 46° 46′ 47″ N, 71° 16′ 12″ O Cité-Universitaire
    Myrand 46° 47′ 01″ N, 71° 15′ 46″ O Sillery/Cité-Universitaire
    Maguire 46° 47′ 11″ N, 71° 15′ 28″ O Sillery/Cité-Universitaire/Saint-Sacrement
    Holland 46° 47′ 30″ N, 71° 14′ 56″ O Sillery/Saint-Sacrement
    Saint-Charles-Garnier 46° 47′ 39″ N, 71° 14′ 40″ O Sillery/Saint-Sacrement
    Belvédère 46° 47′ 49″ N, 71° 14′ 22″ O Sillery/Saint-Sacrement/Montcalm
    Brown 46° 48′ 00″ N, 71° 14′ 03″ O Montcalm
    Cartier Norwegian Tunnel Icon.svg 46° 48′ 15″ N, 71° 13′ 36″ O Montcalm
    Colline parlementaire Norwegian Tunnel Icon.svg 46° 48′ 32″ N, 71° 13′ 03″ O Saint-Jean-Baptiste/Vieux-Québec
    D'Youville Norwegian Tunnel Icon.svg 46° 48′ 43″ N, 71° 12′ 55″ O Saint-Jean-Baptiste/Vieux-Québec
    Jean-Paul-L'Allier 46° 48′ 48″ N, 71° 13′ 27″ O Saint-Roch
    Saint-Roch 46° 49′ 08″ N, 71° 13′ 46″ O Saint-Roch
    Cette partie n'a pas été encore dévoilée
    D'Estimauville 46° 50′ 42″ N, 71° 12′ 53″ O Maizerets

Infrastructures[modifier | modifier le code]

Le « Centre d'exploitation et d'entretien » est prévu être construit près du terminus Le Gendre. Il servira à l'entretien et au remisage des rames. Il devrait aussi abrité le poste de commande centralisé de repli[23].

Fonctionnement des voies[modifier | modifier le code]

Aménagement des stations[modifier | modifier le code]

Le design choisi est similaire à celui du tramway de Lyon.

Le design des stations est dévoilé le . Similaires aux arrêts d'autobus récemment construits dans la ville, les stations de tramway auront une structure métallique grise agrémentée d'éléments en bois et d'une fenestration abondante. Elles comporteront toutes un système d'information voyageurs, des distributeurs automatiques de titres de transport et un accès accès wi-fi public. Les stations seront également munies d'un dispositif de vidéosurveillance et conçues pour être accessibles aux personnes à mobilité réduite.

Certaines stations extérieures plus achalandées possèderont des abris tempérés. Les trois stations souterraines seront composées d'un édicule en surface. Celui-ci sera relié à la station par escalier mécanique, escaliers ou ascenseur.

Matériel roulant[modifier | modifier le code]

Le , la ville publie des maquettes conçues par Morelli Designers de l'apparence future des rames. Alors que les esquisses de promotion du projet illustrait souvent le tramway en vert/blanc (2011) ou en bleu/gris (2018), le choix retenu est un gris sombre agrémenté de bandes lumineuses. L'avant du véhicule est profilé. Se voulant « sobre et élégant », l'intérieur laisse place à la luminosité avec la prédominance du blanc et de la fenestration[24].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. [1]
  2. « Le service d'autobus rapide plutôt qu'un tramway, à moyen terme », sur Radio-Canada, (consulté le 25 août 2020).
  3. Labeaume abandonne le SRB
  4. http://www.ville.quebec.qc.ca/apropos/vie_democratique/participation_citoyenne/consultations_publiques/mobilite/index.aspx
  5. http://www.lapresse.ca/le-soleil/actualites/transports/201502/05/01-4841581-le-tramway-est-mort-confirme-labeaume.php
  6. Labeaume admet avoir relancé le projet de tramway
  7. Projet de tramway : l'argent du fédéral est toujours disponible
  8. Jean-Marc Salvet, « Une ligne de tramway de 23 km à 2,9 G$ », Le Soleil,‎ (ISSN 0319-0730, lire en ligne, consulté le 2 décembre 2020)
  9. Caroline Plante, La Presse canadienne, « Couillard et Labeaume présentent un ambitieux projet de tramway à Québec », sur Lactualite.com, Mishmash Média, (consulté le 30 juillet 2020).
  10. Tramway de Québec: les 800 M$ de Montréal en échange du «tronçon ouest de la ligne rose»
  11. Le trambus abandonné pour financer le tramway plus cher que prévu
  12. Tramway: les acquisitions de terrains reportées en 2021
  13. Le BAPE ne recommande pas le projet de tramway de Québec
  14. François Legault critique le tramway de Québec
  15. Tramway: une saga qui dure depuis 3 ans
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  17. Le Conseil des ministres donne son aval au projet de tramway
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