Tramway de Béthune à Estaires

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Tramway de Béthune à Estaires
Ligne de Béthune à Estaires
Image illustrative de l’article Tramway de Béthune à Estaires
date inconnue Croisement de deux trains à Locon.
Pays Drapeau de la France France
Historique
Mise en service 1899
Fermeture 1932
Concessionnaires Compagnie des tramways de l'Artois
Caractéristiques techniques
Longueur 18 km
Écartement Voie métrique (1,000 m)
Électrification Non électrifiée
Trafic
Exploitant(s) Compagnie des tramways de l'Artois
Trafic • voyageurs
• marchandises

Le tramway de Béthune à Estaires surnommé « Maria » est une ancienne ligne de tramway qui a fonctionné entre ces deux villes entre le et le , exploité par la compagnie des Tramways de l'Artois (TA).

Histoire[modifier | modifier le code]

La ligne est mise en service le suivant l'un des projets établis par la compagnie des Tramways de l'Artois (TA), ce sera par ailleurs le seul projet abouti de la compagnie qui n'exploitera pas d'autre ligne.

Partant de Béthune, la ligne suit la route de Béthune à Estaires par Essars, Locon, La Couture et La Gorgue.

Pendant la Première Guerre mondiale, une grande partie de l'infrastructure et du matériel roulant est détruite. La ligne est remise en service entre Béthune et Locon en et jusqu'à Estaires en .

La ligne est fermée le .

Plan de la ligne en 1930 (avec arrêts de ).

Infrastructure[modifier | modifier le code]

Le terminus béthunois de la ligne est situé au sein du dépôt qui jouxte la gare de Béthune ; le dépôt est composé d'un quai pour les passagers, d'un bâtiment administratif, d'une remise et d'une halle à marchandises. La ligne partant du dépôt traverse la place de la gare puis passe à travers la ville en site banal pour ensuite continuer en accotement de la route de Béthune à Estaires par Essars, Locon, La Couture, La Gorgue et Estaires.

À Estaires, la ligne traverse la Lys sur le pont de la Meuse, ce dernier est détruit en lors de la Première Guerre mondiale et remplacé par un pont provisoire en pour permettre le passage du tramway lors du rétablissement du service jusqu'à Estaires, puis par un pont définitif en . La ligne continue ensuite à travers Estaires pour atteindre son terminus de la gare d'Estaires située rue de Lille à proximité du cimetière d'Estaires. L'ensemble comprend un bâtiment voyageur ainsi qu'une remise pour le matériel.

Matériel roulant[modifier | modifier le code]

date inconnue Croisement de deux trains à Locon, chacun composée d'une locomotive bicabine et d'une voiture voyageurs à bogies.
Matériel livré neuf

À l'ouverture de la ligne en , la compagnie dispose de :

En , dans le cadre de la reconstruction, la compagnie se voit attribuer les machines suivantes :

Matériel acquis en seconde main

Auprès de la Société grenobloise de tramways électriques en 1904 :

La compagnie dispose par ailleurs de voitures à voyageurs à bogies et de divers wagons pour les marchandises.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Non-bicabines.
  2. Voir l'article Chemin de fer de Hazebrouck à Bergues et Hondschoote section matériel roulant.
  3. Numérotation conservée des VFD.
  4. Numéros constructeur ANF 71 à 74, La Métallurgique 893 à 896.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :