Trampot

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Trampot
Trampot
Intersection de la Grande Rue et de la Rue de Grand en février 2019
Blason de Trampot
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Vosges
Arrondissement Neufchâteau
Intercommunalité Communauté de communes de l'Ouest Vosgien
Maire
Mandat
Didier Maginel
(mars 2022)
2020-2026
Code postal 88350
Code commune 88477
Démographie
Gentilé Trampotins, Trampotines
Population
municipale
97 hab. (2019 en stagnation par rapport à 2013)
Densité 7,4 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 21′ 45″ nord, 5° 26′ 15″ est
Altitude 384 m
Min. 364 m
Max. 441 m
Superficie 13,14 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Neufchâteau
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Neufchâteau
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Trampot
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Trampot

Trampot est une commune française localisée à l’extrémité occidentale du département des Vosges. Située dans la région historique et culturelle de Lorraine, cette commune fait partie depuis 2016 de la région administrative Grand Est.

Ses habitants sont appelés les Trampotins et les Trampotines.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Trampot est limitrophe du département de la Haute-Marne et de la Champagne-Ardenne.

Il se situe à 23 km de Neufchâteau, 28 km de Joinville et 42 km de Chaumont.

Le village est le plus occidental du département des Vosges ainsi que le seul de ce département à faire partie du bassin versant de la Seine.

Représentations cartographiques de la commune
Carte OpenStreetMap
Carte topographique
Vues satellites de Trampot

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Morionvilliers
Haute-Marne
1,9 km
Grand
4,6 km
Rose des vents
N Brechainville
3,7 km
O    Trampot    E
S
Chambroncourt
Haute-Marne
2,5 km
Aillianville
Haute-Marne
3,8 km

Relief et géologie[modifier | modifier le code]

Le territoire communal comporte une forêt dans laquelle se trouvent des dolines résultant de la dissolution du calcaire par l'eau acide. Il s'agit d'un phénomène karstique rare connu au niveau national.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

L’ancienne route nationale 427 relie Trampot à Aillianville (4 km) en direction de Liffol-le-Grand (13 km) et à Germay (9 km) vers Thonnance-lès-Joinville (27 km). Cette route est notamment entourée par une allée d'arbres sur le territoire de la commune divisée en deux parties : une allée d'un kilomètre en direction de Joinville et une allée de deux kilomètres vers Neufchâteau où la route passe à proximité du hameau de la Ferme d'Audeuil.

Le village est également traversé par la route départementale 19 qui le relie à Grand (4 km) et à Leurville (6 km). Cette route prolongée par la route départementale haut-marnaise 225 qui suit un tracé rectiligne vers Leurville date de l'époque gallo-romaine et permettait de relier la cité voisine d'Andésina à l'Ad Fines.

Les habitations prennent la forme d'un village-rue lorrain typique que compose la Grande Rue. Il s'agit d'une section commune entre l'ancienne Route Nationale 427 et la route départementale 19 qui se séparent à chaque extrémité du village. Deux rues se détachent perpendiculairement de cet axe principal au niveau de la mairie : la rue de Morionvilliers au nord et la rue Morée au sud.

Trampot est également relié aux villages voisins de Chambroncourt et Bréchainville par des routes communales, et ce dernier village est relié à la Ferme d'Audeuil de la même manière. Une route goudronnée relie également les habitations à la forêt communale.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est située dans la région hydrographique « La Seine de sa source au confluent de l'Oise (exclu) » au sein du bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par le fossé 01 des Combottes[1],[Carte 1].

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseaux hydrographique et routier de Trampot.

La qualité des cours d’eau peut être consultée sur un site dédié géré par les agences de l’eau et l’Agence française pour la biodiversité[Carte 2].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Trampot est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[2],[3],[4].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Neufchateau dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 72 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[5],[6].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (67,6 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (67,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (52,6 %), forêts (30,5 %), prairies (15 %), zones urbanisées (1,9 %)[7].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[8].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Trampot[modifier | modifier le code]

La première mention de Trampot date de 1158, sous l'appelation de « Temprou ». Aucun document officiel n’explique l’origine de ce nom.

Ce nom a par la suite évolué à de nombreuses reprises pour former le nom Trampot :

  • le « u » final a été supprimé en 1172 donnant le toponyme « tempro » ;
  • quelques années plus tard, le « r » fut déplacé après le « t » formant l’appellation « trempo » ;
  • le village prit successivement le nom de « Trempos » en 1180 et « Trempol » en 1882 ;
  • le « e » fut remplacé par un « a » en 1225 et le « r » reprit sa position initiale donnant l’appellation « Tamprou » auquel fut rajouté le « r » en deuxième position en 1252 alors que le village prend le nom de « Tramprou-en-Ornois », en référence à la région naturelle d'Ornois dans laquelle se trouve Trampot ;
  • la commune devient simplement « Tramprou » un siècle plus tard ;
  • en 1364, le second « r » est supprimé et le village prend le nom de « Trampou », puis la dernière lettre de ce nom évolue pour former les toponymes « Trampol » en 1490, « Trampod » en 1530 et enfin « Trampot » en 1565.

Audeuil[modifier | modifier le code]

Le lieu dit de la « Ferme d'Audeuil » est rattaché à la commune de Trampot depuis le XIIe siècle.

Ce nom vient du latin, aqua ductum, qui signifie l'endroit où on peut trouver de l'eau. Cette origine semble provenir du fait que ce hameau se situait entre la forêt de Trampot qui comporte un plateau karstique et la cité gallo-romaine voisine d'Andésina.

Dans sa monographie[réf. nécessaire] « Trampot. État d’une communauté à la veille de la Révolution de 1789 », Joseph Chicanaux, instituteur et maire de Trampot de 1900 à 1905, indique que cette ferme était appelée Andois en 1243, Audeu lors de l'apparition des actes d'état civil en 1669 et Odeu en 1731. Des documents plus anciens relèvent les toponymes Auedoiz en 1158, lorsque la ferme a été cédée à l'abbaye de Mureau et Awedois en 1241[9][source insuffisante].

Histoire[modifier | modifier le code]

Avant la Révolution française[modifier | modifier le code]

Sous l'Ancien régime, le hameau de Trampot dépendait de la généralité de Châlons et de l'élection de Chaumont[10]. Concernant son église, dédiée aux saints Pierre et Paul, elle dépendait du diocèse de Toul[10].

Avant la Révolution française, le village dépendait des seigneurs de Grand et de l'église de l'Abbaye de Mureau.

Depuis le XIIe siècle, le lieu dit Ferme d'Audeuil est rattaché à la commune.

Les actes d'état-civil commencèrent en 1669. L'école du village est apparue dix ans plus tard.

En 1786, la commune vend un quart de ses réserves de bois pour financer la reconstruction de son église, faisant suite à l’effondrement de l’édifice existant en 1733.

Révolution Française et XIXe siècle[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Pierre et Saint-Paul a été construite entre 1789 et 1791, sous la direction de François-Nicolas Lancret[11].

Le lavoir est ensuite construit en 1825, cinq ans avant la mairie et l'école du village.

La Route Nationale 427 reliant Joinville à Neufchâteau est construite en 1839 et constitue la Grande Rue du village.

Entre le et le , une épidémie de choléra a tué 30 Trampotins.[12]

XXe siècle[modifier | modifier le code]

Pendant la Première Guerre mondiale, un aérodrome de l'armée américaine se trouvait au lieu-dit de la Ferme d'Audeuil[13].

Le monument rendant hommage aux trampotins morts pour la France pendant ce conflit est inauguré en novembre 1924.

Le , lors de l'invasion allemande de la France, sept militaires français furent tués sur le territoire de la commune. Une plaque installée en 1996 devant le monument aux morts leur rend hommage.

Le village fut le premier des Vosges à être libéré de l'occupation allemande le 1er septembre 1944[14].

La Route Nationale 427 a été déclassée en 1972 et l'école du village est fermée depuis 1986, faute d'effectif suffisant.

XXIe siècle[modifier | modifier le code]

L’église Saint-Pierre et Saint-Paul est classée monument historique en septembre 2010, date qui coïncide avec des travaux de réaménagement de la place communale.

En avril 2012, Trampot a attiré l'attention des médias en raison de la présence d'un loup aux alentours du village[15].

La Grande Rue a été réaménagée en 2019, après le renouvellement de son éclairage public en 2013. La place de l'église a également subie une rénovation à la fin des années 2000.

En 2021, la municipalité refuse un projet éolien et finance l'implantation d'une fontaine dans le village. Elle se dote d’un défibrillateur l’année suivante.

Depuis 2014, le maire de Trampot est Didier Maginel, ayant pour adjoints Roger Schoindre et Claude Paquin.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Budget et fiscalité 2014[modifier | modifier le code]

En 2014, le budget de la commune était constitué ainsi[16] :

  • total des produits de fonctionnement : 58 000 , soit 572  par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 73 000 , soit 716  par habitant ;
  • total des ressources d’investissement : 150 000 , soit 1 469  par habitant ;
  • total des emplois d’investissement : 48 000 , soit 466  par habitant.
  • endettement : 0 , soit 0  par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d’habitation : 18,50 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés bâties : 9,00 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 15,68 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 0,00 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 0,00 %.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1792[17] 1794[17] Etienne Bouët   Curé
1794[17] 1796[17] Médard Mongin   Cultivateur
1796[17] 1799[17] Joseph Prevost   Instituteur
1799[17] 1800[17] Etienne Bouët   Curé
1800[17] 1802[17] Gaspard Malherme   Cultivateur
1802[17] 1804[17] Nicolas Bourgeois   Cultivateur
1804[17] mars ou avril 1814[17] Antoine Thomas   Instituteur
mars ou avril 1814[17] aout à octobre 1815[17] Pierre-Claude Adam   Rentier
aout à octobre 1815[17] mars 1826[17] François Thabouret   Cultivateur
mars 1826[17] janvier ou février 1835[17] Joseph Bourgeois   Cultivateur
janvier ou février 1835[17] aout à novembre 1837[17] Etienne Morlot   Cultivateur
aout à novembre 1837[17] novembre ou décembre 1846[17] Joseph Bourgeois   Cultivateur
novembre ou décembre 1846[17] juin ou juillet 1848[17] Thiébault Curel   Couvreur
juin ou juillet 1848[17] juin ou juillet 1855[17] Médard Bertinet   Maréchal-ferrant
juin ou juillet 1855[17] octobre ou novembre 1863[17] Nicolas Bourgeois[18]   Cultivateur
octobre ou novembre 1863[17] octobre 1870[17] Jean-Baptiste Prudent[18]   Tisserand
octobre 1870[17] mai 1892[17] Alexandre Mongin[18]   Cultivateur
mai 1892[17] mai 1896[17] Thimothé Bertinet[18]   Cultivateur
mai 1896[17] avril 1900[réf. souhaitée] Alexandre Mongin[18]   Cultivateur
avril 1900[réf. souhaitée] 31 décembre 1905[réf. souhaitée] Joseph Chicanaux[18]   Instituteur
31 décembre 1905[réf. souhaitée] 6 avril 1908[réf. souhaitée] Thimothé Bertinet[18]   Cultivateur
6 avril 1908[réf. souhaitée] 19 mai 1912[réf. souhaitée] Prosper Mathieu   Boulanger
19 mai 1912[réf. souhaitée] octobre 1917[réf. souhaitée] Adolphe Vaillant[18]   Carrier
octobre 1917[réf. souhaitée] 10 décembre 1922[réf. souhaitée] Emile Mongin[18]   Cultivateur
10 décembre 1922[réf. souhaitée] 7 août 1924[réf. souhaitée] Camille Mongin[18]   Cultivateur
7 août 1924[réf. souhaitée] 2 septembre 1924[réf. souhaitée] Albert Mongin[18]   Cultivateur
2 septembre 1924[réf. souhaitée] 16 mai 1929[réf. souhaitée] Henri Bourgeois   Menuisier
16 mai 1929[réf. souhaitée] 19 mai 1953[réf. souhaitée] Henri Vouton[18]   Cultivateur
19 mai 1953[réf. souhaitée] 7 février 1958[réf. souhaitée] André Mangin[18]   Cultivateur
7 février 1958[réf. souhaitée] 18 mars 1974[réf. souhaitée] Paul Baï[18]   Maçon
18 mars 1974[réf. souhaitée] 23 juin 1995[réf. souhaitée] Robert Mathieu[18]   Maçon
23 juin 1995[réf. souhaitée] 14 mars 2008 Bernard Mongin SE Cultivateur
14 mars 2008 30 mars 2014 André Schoindre SE Instituteur
30 mars 2014 En cours Didier Maginel[19] SE Fonctionnaire

Associations[modifier | modifier le code]

Depuis le , deux associations loi de 1901 ont un siège situé à Trampot :

  • l’association Club de l’Avenir, fondée en 1987, qui organise des activités culturelles dans le village ;
  • l’association Trampot Durable, créée en 2021 dans le but d’empêcher l’implantation d’éoliennes en forêt communale.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Un document communiqué par la municipalité aux trampotins en janvier 2021 fait état de 99 habitants dans la commune en 2020. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[20]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[21].

En 2019, la commune comptait 97 habitants[Note 3], en stagnation par rapport à 2013 (Vosges : −2,86 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1856
286311344325334350350353345
1861 1866 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
372375333344321320288275256
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968
230210206220192190211210204
1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010 2015 2019
1671591501261201201049297
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[22] puis Insee à partir de 2006[23].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

En 2017, on compte dans la population de 15 à 64 ans, 66,7 % d'actifs occupant un emploi, 4,4 % de demandeurs d'emplois et 28,0 % d'inactifs (étudiants et retraités)

Sur la population active de Trampot, 64,5 % ont sont sous statut de Contrat à Durée Indéterminée, 9,7 % de Contrat à Durée Déterminée, 25,8 % sont des Indépendants et 9,7 % sont des employeurs.

41,9 % des actifs travaillent sur le territoire de la commune. Trampot compte 14 établissement actifs : 5 entreprises agricoles, 1 entreprise industrielle, 2 entreprises de construction, 3 services de commerces et de transports et 3 administrations publiques[24].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Pierre et Saint-Paul[modifier | modifier le code]

L'église

L'église de Trampot a été construite pendant la Révolution Française, entre 1789 et 1791. Elle se situe au cœur du village, entourée par le cimetière communal et à proximité immédiate de la mairie et de la salle des fêtes. L'architecte chargé de sa construction était François-Nicolas Lancret, membre de l'Académie Royale d'Architecture.

L'église est composée d'une nef et de deux bas côtés, son abside forme un pentagone et elle est couverte de voûtes d'arêtes et d'ogives. L'intérieur du bâtiment, d'une hauteur allant jusqu'à 11,4 m comprend une corniche qui ceinture entièrement la nef, y compris le chœur polygonal. À l'extérieur, la pente présente une pente de 45 degrés par souci d'équilibre. L’élévation appartient à l'ordre toscan, et est ornée de motifs végétalisants. Le fronton de l'église porte la devise « Tabernaculum Domus Dei », qui peut être traduite en français par « La demeure de Dieu [est] le tabernacle ».

Deux objets de l'église communale proviennent de l'Abbaye de Mureau : une vierge et un saint-évêque, tous deux en pierre polychromique qui sont inscrits au titre de monuments historiques. Par arrêté du 3 septembre 2010, l'intégralité du bâtiment a été classé monument historique[11].

Le site spéléologique[modifier | modifier le code]

Le site spéléologique

L’acidité de l’eau dissout le calcaire, donnant naissance à des phénomènes karstiques (dolines, avens, conduits souterrains, sources, résurgences, etc.), telles que les nombreuses dolines en cours de formation en forêt de Trampot. Ces formes singulières de « doline-perte » sont désignées localement sous le nom de « fontaines », phénomènes particuliers dont plusieurs exemples ont été inventoriés à ce jour dans la forêt de Trampot[25],[26],[27],[28].

La quatrième plus longue cavité naturelle du département des Vosges se trouve dans la forêt de Trampot : la gouffre Hadès, dont le développement est de 1 379 m[29].

Le lavoir[modifier | modifier le code]

Le lavoir

Le lavoir de Trampot a été construit en 1825.

Il s'agit d'un lavoir clos qui se situe à l'extrémité ouest du village en direction de Leurville.

Le bâtiment est couvert d'un toit à long pats en tuile plate et le gros œuvre a été réalisé à partir de calcaire et de moellon[30].

Le citerneau municipal[modifier | modifier le code]

Le citerneau municipal

Le citerneau municipal est composée de trois bassins voutés de 360 m3. Ils se situent à proximité immédiate de la mairie et de l'église.

L'ouvrage a été réalisé en 1884. Son objectif était d'une part d'alimenter en eau le lavoir communal, et d'autre part de constituer une réserve incendie[31].

Le monument aux morts[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts

Le monument aux morts de Trampot comporte le nom des treize trampotins morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale et du trampotin tué au cours de la Seconde Guerre mondiale.

Le monument a été inauguré en 1924 en présence de deux députés des Vosges et du sous-préfet de Neufchâteau.

Une plaque installée devant le monument depuis 1996 rend hommage aux sept militaires français tués sur le territoire de la commune lors de l’invasion allemande, le 17 juin 1940.

La mairie[modifier | modifier le code]

La mairie

La mairie de la commune a été construite en 1830 à proximité immédiate de l'Eglise Saint-Pierre et Saint-Paul.

L'école du village se trouvait dans ce bâtiment jusqu'à sa fermeture en 1986.

Au rez de jardin du bâtiment se trouve la salle des fêtes du village.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Parti : au 1er d'or à la bande de gueules chargée de trois alérions d'argent, au 2e coupé au I d'azur à l'épée basse d'or brochant sur deux clefs de même passées en sautoir, au II de sinople au sapin d'argent.
Commentaires : La bande aux alérions indique que Trampot est une commune de Lorraine. Les clefs et l'épée indiquent que saint Pierre et saint Paul sont les patrons de la paroisse. Le sapin évoque bien sûr le département des Vosges[32].

Vie communale[modifier | modifier le code]

La fête communale a lieu chaque année le 3ème dimanche de juillet et un repas des ainés se déroule le dernier dimanche d'octobre.

Des activités d'initiation à des jeux de cartes et à la gymnastique sont proposés à la population tous les mois par une élue municipale à la salle communale.

Une page Facebook créée en 2017 par une particulière porte le nom de Trampot et donne des informations sur les villages autour de Trampot (périmètre des publications pouvant aller jusqu’à Mirecourt).

Les comptes-rendus de conseils municipaux sont publiés sur internet par l’association Trampot Durable depuis 2022.

3 à 4 messes se déroulent chaque année à l'église communale, le 3ème dimanche de juillet et le dernier dimanche d'octobre, et certaines années le dernier dimanche de décembre ainsi qu'une fois au cours du printemps.

Galerie[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.
  • Cartes
  1. « Réseau hydrographique de Trampot » sur Géoportail (consulté le 29 juillet 2022).
  2. « Qualité des eaux de rivière et de baignade. », sur qualite-riviere.lesagencesdeleau.fr/ (consulté le )

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Fiche communale de Trampot », sur le système d'information pour la gestion des eaux souterraines dans le bassin Seine-Normandie (consulté le )
  2. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  3. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  5. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Neufchâteau », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques (consulté le ).
  6. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  7. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  8. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  9. https://champagneoulorraine.wordpress.com/2014/11/26/audeuil-au-pays-des-deuilles/
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  11. a et b « Eglise Saint-Pierre Et Saint-Paul De Trampot », sur Fondation du patrimoine (consulté le ).
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