Transports Bordeaux Métropole

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Transports Bordeaux Métropole
Image illustrative de l'article Transports Bordeaux Métropole
Logo du réseau TBM.

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Ligne 1 à Mérignac Centre.

Situation Bordeaux Métropole
Type Autobus, Tramway, Vélos en libre service, Navettes fluviale
Entrée en service  : CGFTE Bordeaux devient TBC
 : TBC devient TBM
Lignes 77 lignes de bus, 3 lignes de tram (+ 1 en construction), 1 ligne BatCub et 1700 VCUB
Écartement des rails 1 435 mm (pour le tramway)
Propriétaire Bordeaux Métropole
Exploitant Keolis Bordeaux Métropole
sous-traitants : Keolis Gironde, Citram Aquitaine, Cars de Bordeaux et SARL Evadys.
Site internet www.infotbm.com
Réseaux connexes TransGironde, TER Aquitaine, TGV

Le réseau Transports Bordeaux Métropole, également connu sous le sigle TBM, est le nom du réseau de transport en commun desservant Bordeaux Métropole.

Le le réseau Tram et bus de la Cub (TBC) a changé officiellement de nom pour devenir Transports Bordeaux Métropole (TBM), choix validé selon une délibération du conseil de Bordeaux Métropole du 29 mai 2015[1],[2]. Ce choix est justifié par le changement de nom de l'intercommunalité (de CUB vers Bordeaux Métropole), rendant l'ancien nom obsolète[2]. Une refonte de l'identité visuelle du réseau sera progressivement déployée pour accompagner ce changement de nom sur les différents supports (tickets, fiches horaires, agences, site internet, signalétique aux arrêts ...) et la livrée des autobus[2]. D'ici à septembre 2016 500 bus et 130 tramways vont être équipés du nouveau logo, la livrée TBC disparaîtra des derniers véhicules d'ici à mi-2018[3].

La marque Tbc avait remplacé la CGFTE le 3 juillet 2004 après l'ouverture complète de la dernière des trois lignes de tramway et la réorganisation partielle du réseau.

Historique[modifier | modifier le code]

Jusqu'en 1765, la majorité des habitants de Bordeaux se déplaçaient à pied, l'utilisation des chevaux, calèche ou chaise à porteurs devait recevoir une autorisation royale. Une autorisation royale permet alors à Vital Muret de créer un service de louage de carrosse dans Bordeaux et sa banlieue au prix de 15 sols le trajet. C'est un échec commercial. Le flambeau est alors repris par M. du Hautoir qui obtient une concession pour 29 ans, le succès est au rendez-vous. En 1781, la municipalité autorise la libre concurrence, M. du Hautoir doit laisser la place à plusieurs sociétés.

Omnibus et premier tramway (1830-1872)[modifier | modifier le code]

Omnibus à impériale par David W. Bartlett.

En 1830, l'omnibus se substitue aux carrosses. Il s'agit en général d'un fiacre tiré par deux chevaux permettant de transporter une dizaine de clients. Ultérieurement l'omnibus sera doté d'une impériale, c'est-à-dire un étage à ciel ouvert. On accède à celle-ci par un escalier en colimaçon. Plusieurs sociétés se partagent le marché bordelais. Mais à partir de 1838, l'ouverture d'une ligne est soumise à l'accord de la municipalité.

Bordeaux décide en 1859 de réunir les sociétés d'omnibus de la ville, le financier bordelais Pierre Debans sera un des associés à la création de la Compagnie générale des omnibus de Bordeaux en 1860 et en devient administrateur[4],[5].

La faible vitesse est le point faible de l'omnibus. En 1872, il est alors décidé d'importer en France un mode de transport new-yorkais : le « chemin de fer à traction de chevaux dit américain ». C'est le premier tramway, un omnibus mis sur des rails, ce qui lui permet de circuler plus vite.

Premières lignes de tramway (1880-1897)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Ancien tramway de Bordeaux.

La première ligne de tramway de Bordeaux, avec des voitures à l'époque tractées par des chevaux, remonte au 4 mai 1880 avec son inauguration par Albert Brandenburg le maire de l'époque. En 1891, la ville comporte 8 lignes de tram pour une longueur de 39 kilomètres[6].

La révolution électrique[modifier | modifier le code]

Tramway électrique place de la Comédie dans les années 1900

En 1897 une déclaration municipale sous le mandat du maire Camille Cousteau est adoptée pour substituer la traction électrique à la traction animale. En 1898 la compagnie Française des Tramways Électriques et Omnibus de Bordeaux (TEOB) est créée. Camille Cousteau inaugurera en février 1900 la première ligne de tramway électrique[7].

En 1946, le réseau de transport en commun de Bordeaux compte 38 lignes de tramway d'une longueur totale de 200 km qui véhiculent 160 000 voyageurs par jour. Un système rudimentaire d'alimentation par le sol fonctionne sur certains tronçons avec un succès mitigé. Comme dans les autres villes de France à l'époque, la municipalité, dont le maire était Jacques Chaban-Delmas, décide de mettre fin à l'exploitation du tramway à l'image désuète par rapport à l'autobus et dont l'emprise au sol gêne le flot croissant des automobiles. Les lignes sont fermées les unes après les autres. En 1958 la dernière ligne de tramway est arrêtée.

Les années 2000[modifier | modifier le code]

Ancien logo des TBC.
Ancienne livrée TBC.

Le réseau TBC était géré de 2001 à 2008 par la filiale transport de Veolia Environnement, Veolia Transport (ex-Connex), qui était liée à la CUB par un contrat de délégation de service public de 8 ans.

En 2008, après plusieurs mois de discussion, le contrat de délégation de service public est remporté par Keolis battant ainsi Veolia Transport qui perd son plus gros réseau urbain de France. L'exploitation du réseau par Keolis était prévue pour commencer le . Le contrat de Veolia Transport a été prolongé pour des raisons juridiques. Le , Keolis a pris les rênes du réseau de transport en commun de la CUB avec sa nouvelle filiale, Keolis Bordeaux, jusqu'au 1er mai 2014. En octobre 2014, la CUB à reconduit Keolis jusqu'en 2022.

À l'occasion de cette reprise, le , Keolis Bordeaux et la Communauté urbaine de Bordeaux ont restructuré le réseau. Le service de bus est mis au même niveau que le tramway afin d'améliorer la desserte du réseau de bus et de désengorger le tramway. La mise en place de l'intermodalité, qui multiplie les possibilités de connexions entre modes de transports différents, est également un élément clé de cette restructuration. Le coût des travaux liés à la mise en place de ce nouveau réseau est estimé à 2 millions d'euros[8].

Le réseau[modifier | modifier le code]

Le réseau doit sa structure actuelle à la restructuration effectuée le à la suite du changement de délégataire au profit de Keolis Bordeaux et son nom actuel au changement de nom effectué en avril 2016 quand le nom TBC a été abandonné au profit de TBM[3].

En , le réseau est composé de trois lignes de tramway, 77 lignes de bus, une zone de transport à la demande et une navette fluviale. Dans un futur proche, une ligne BHNS de Bordeaux à Saint-Aubin-de-Médoc pourrait voir le jour.

Après avoir enregistré 125,9 millions de voyages en 2014, le réseau en a totalisé 130,7 millions en 2015, dont 79,6 millions en tramway, 50,9 millions en bus et 240 000 en Bat3[9]. La croissance s'est accélérée en 2016 pour atteindre 141 millions de voyages[10].

À cela s'ajoutent le service de vélo en libre service VCUB, le service d'autopartage BlueCub et 15 parc relais.

Tramway[modifier | modifier le code]

Les trois lignes de tramway circulent de 5 h 30 à 1 h et jusqu'à 2 h du jeudi au samedi.

Lignes du réseau de tramway de Bordeaux en décembre 2016
Ligne Parcours Longueur [km] Stations
(A) Le Haillan Rostand / Pin Galant ↔ La Gardette Bassens Carbon-Blanc / Floirac Dravemont 24,2[11]. 46[11]
(B) Berges de la Garonne / La Cité du Vin ↔ Pessac France Alouette / Pessac Centre 19,5[11] 37[11]
(C) Parc des Expositions - Stade Matmut-Atlantique / Gare de Blanquefort / Cracovie ↔ Gare de Bègles / Lycée Václav Havel 19,4 33

Bus[modifier | modifier le code]

La Citéis 47 dessert l'hyper-centre de Bordeaux.
Certaines lignes du réseau sont sous-traitées, comme la Corol 32.

Les lignes de bus sont réparties en :

  • 13 « Lianes » ou « Lignes à niveau élevé de service » dont trois labellisées « Lianes + » ;
  • 10 lignes principales ;
  • 6 lignes « Corol », ou lignes de rocades ;
  • 10 lignes « Citéis », ou navettes à caractère communal ou intercommunal ;
  • 14 lignes locales ;
  • 12 lignes spécifiques, à caractère scolaire ;
  • 10 lignes semi-virtuelles « Flexo » dont quatre de jour et six de soirée ;
  • une zone « Resago » de transport à la demande ;
  • une ligne de nuit en fin de semaine.

En soirée de 21 h à h du matin en complément du tramway et du VCUB, seules les « lianes » et les « Flexos » de soirée circulent.

Entre h et h du matin du jeudi au samedi, en plus du VCUB, seule la « ligne de nuit » circule.

Mobibus[modifier | modifier le code]

Mobibus est le nom du service de transport de personnes à mobilité réduite. La réservation se fait 7 jours sur 7, par téléphone ou par internet[12].

V3[modifier | modifier le code]

Article détaillé : VCUB.

En plus de ce nouveau réseau de bus, les V3 (initialement calligraphié VCUB) sont mis en service comprenant 174 stations de vélos en libre service (99 sur Bordeaux, 40 sur le reste de Bordeaux Métropole) avec un parc de 1545 vélos et 800 places de stationnement complémentaires[13].

Bat3[modifier | modifier le code]

Le Bat3 sur la Garonne

Depuis le jeudi 2 mai 2013, le réseau TBM propose une navette fluviale, le Bat3 (initialement calligraphié BatCub[14])[15]. Dès 7 h du matin et jusqu'à 19 h, les bateaux transportent les usagers d'une rive à l'autre entre les pontons suivants (dans le sens du courant, soit du sud au nord) :

  • Stalingrad : Correspondances avec la ligne A du tramway et les lignes de bus 10, 27, 28, 45, 62, 80, 91 et 92 (au niveau de Quai de Queyries) et une station V3 ;
  • Quinconces - Jean Jaurès : Correspondances avec les lignes B et C du tramway, et les lignes de bus 2, 3, 6, 26, 29 et 47 et une station V3 ;
  • Les Hangars : Correspondances avec la ligne B du tramway (à la station Cours du Médoc) et la ligne de bus 45 et une station V3 ;
  • La Cité du Vin : Correspondances avec la ligne B du tramway et les lignes de bus 7, 32 et 45, et une station V3 ;
  • Lormont Bas : Correspondances avec les lignes de bus 7, 40, 91 et 92.

Exception du week-end et des jours fériés et selon les services, les bateaux peuvent soit effectuer la liaison entre les cinq haltes, soit fonctionner uniquement entre Stalingrad et Quinconces ou entre cette dernière et Lormont Bas en ne desservant qu'une seule halte intermédiaire (Les Hangars ou La cité du Vin selon les services)[16].

Journée du transport public[modifier | modifier le code]

Depuis 2010, le réseau TBM participe chaque année à la journée du transport public. C'est l'un des moyens pour sensibiliser les habitants de Bordeaux Métropole aux transports en commun.

Exploitation[modifier | modifier le code]

Matériel roulant[modifier | modifier le code]

Keolis Bordeaux Métropole[modifier | modifier le code]

  • Date de dernière mise à jour : 19 mars 2017.
Tous les véhicules, au nombre de 391, de Keolis Bordeaux Métropole sont la propriété de Bordeaux Métropole.
Modèles[17] Numéros[17] Années[17] Affectations Dépôts
Rames (100)
Accessible aux personnes handicapées 12 Alstom Citadis 302 2241 à 2246 & 2541 à 2546 2002, 2005 (T) (C) La Jallère
Accessible aux personnes handicapées 88 Alstom Citadis 402 1301 à 1326, 2201 à 2232, 2301 à 2306, 2501 à 2520 & 2801 à 2804 2002, 2003, 2005, 2008, 2013 (T) (A) (B) (C) La Bastide, Achard et La Jallère
Standards (164)
60 Heuliez GX 217 GNV 2030 à 2038, 2040 & 2101 à 2150 2000, 2001 (Bus) 24 33 34 35 37 40 45 63 64 67
(Série en cours de réforme, les véhicules de 1999 sont déjà retirés du service, ceux des années 2000 sont en cours de réforme)
CEL et Bastide-Niel
Accessible aux personnes handicapées 35 Heuliez GX 327 GNV 2551 à 2565 & 2701 à 2720 2006, 2007 (Bus) 16 27 28 40 45 62 63 64 67
(Trois d'entre eux sont utilisés pour la formation des conducteurs)
Bastide-Niel et CEL
Accessible aux personnes handicapées 10 Heuliez GX 327 EEV 1001 à 1010 2010 (Bus) 20 87 Lescure
Accessible aux personnes handicapées 29 Heuliez GX 327 Hybride 1120 à 1144 et 1146 à 1149 2013 (Bus) 11 23 Lescure
Accessible aux personnes handicapées 30 MAN Lion's City A21 CNG[18] 1501 à 1530 2016 (Bus) 15 29 (Dimanches et jours fériés : (Bus) 5 Nord 5 Sud) CEL et Bastide-Niel
Articulé (186)
25 Irisbus Agora L GNV 2275 à 2299 2002 (Bus) 2 3 9 34 35 CEL
Accessible aux personnes handicapées 95 Irisbus Citelis 18 GNC 2601 à 2615 & 2617 à 2696 2006 (Bus) 2 3 4 5 Nord 5 Sud 6 9 16 34 35 CEL
Accessible aux personnes handicapées 8 Mercedes-Benz Citaro G C1 Facelift GNV 2751 à 2758 2007 (Bus) 9 CEL
Accessible aux personnes handicapées 43 Heuliez GX 427 €4/EEV 1051 à 1080 & 2851 à 2863 2008, 2010 (Bus) 8 10 23 58 87 Lescure
Accessible aux personnes handicapées 25 MAN Lion's City G GNV 1401 à 1425 2014 (Bus) 1 9 CEL
Midibus (24)
Accessible aux personnes handicapées 22 Heuliez GX 127 1190 à 1198, 2790 à 2799, 2891 & 2892 2007, 2008, 2011 (Bus) 26 41 42 Lescure
Accessible aux personnes handicapées 2 Heuliez GX 137 1598 & 1599 2016 (Bus) 26 41 42 Lescure
Minibus (42)
Accessible aux personnes handicapées 5 BredaMenarinibus Zeus M200 E 1350 à 1354 2015 (Bus) 47 Allée des Pins
Accessible aux personnes handicapées 3 Gruau Microbus 2882 à 2884 2008 (Bus) 41 (en cours de réforme) Lescure
Accessible aux personnes handicapées 6 Citroën Jumper 1091 à 1096 2010 Mobibus
Accessible aux personnes handicapées 11 Opel Movano 1291 à 1299, 1330 et 1331 2013 Mobibus
Accessible aux personnes handicapées 6 Renault Kangoo 1450 à 1452, 3083, 3084 et 3121 Mobibus
Accessible aux personnes handicapées 5 Fiat Ducato 1651 à 1655 2016 Mobibus
Accessible aux personnes handicapées 8 Renault Master 3063, 3071 à 3073, 3081, 3082, 3091 et 3092 Mobibus
Véhicules de service (...)
Renault Kangoo II Est utilisé par les contrôleurs et par la sécurité du réseau.

Sous-traitants[modifier | modifier le code]

Keolis Gironde / Cars de Bordeaux[modifier | modifier le code]
  • Date de dernière mise à jour : 11 février 2017.
Modèles[17] Numéros[17] Années[17] Affectations
Standards (80)
Accessible aux personnes handicapées 29 Mercedes-Benz Citaro C1 Facelift 109003 à 109010, 109012 à 109025, 109150, 109151 et 109160 à 109164 2010 (Bus) 21 22 30 36 Flexo 57
Accessible aux personnes handicapées 51 Heuliez GX 337 159112 à 159117, 159133 à 159137, 159140 à 159145, 169012 à 169023, 169025 à 169029, 169119 à 169126, 169136 à 169141, 169158 à 169160 2015, 2016 (Bus) 7 22 30 44 72 76 83 91 92 93
Autocars (1)
1 Irisbus Crossway 217 2008
Midibus (11)
3 Heuliez GX 117 057005 (ex-Rochefort), 086752 et 086753 (ex-Châtellerault) 2001, 2005 (Bus) 43 89 Flexo 68 Flexo 51 Flexo 52
Accessible aux personnes handicapées 6 Heuliez GX 127 107002 à 107007 2010 (Bus) 43
Accessible aux personnes handicapées 2 Heuliez GX 127 L 087014 et 087015 (ex-Keolis Armor) 2008 (Bus) 43
Transdev Citram Aquitaine[modifier | modifier le code]
  • Date de dernière mise à jour : 4 avril 2017.
Modèles[17] Numéros[17] Années[17] Affectations
Standards (36)
Accessible aux personnes handicapées 22 Irisbus Crossway LE 6800 à 6803 et 6805 à 6822 2008/2009/2010/2012 (Bus) 25 32 71 73 80 90 Flexo 50
Accessible aux personnes handicapées 13 Iveco Bus Crossway LE City 6840, 6841, 6843 à 6853 2015/2016 (Bus) 25 32
Accessible aux personnes handicapées 1 Irisbus Citelis 12 092450 (ex-Pays d'Oc Mobilités) 2005 (Bus) 32 80
3 Setra S 315 NF 0010, 0011 et 0013 2003 (Bus) 71 80
Autocars (1)
1 Renault/Irisbus Ares 0202 2002 et 2003 (Bus) 80 Flexo 49
Minibus (2)
Accessible aux personnes handicapées 2 Mercedes-Benz Sprinter City 65 8600 et 8601 (Bus) Flexo 49
SARL Evadys[modifier | modifier le code]
  • Date de dernière mise à jour : 27 novembre 2016.
Modèles[17] Numéros[17] Années[17] Affectations
Minibus (??)
Accessible aux personnes handicapées Dietrich City 21 (sur châssis Fiat Ducato) Pas de numéro. (Bus) 46 Flexo 38
Accessible aux personnes handicapées 1 Dietrich City 23 (sur châssis Mercedes-Benz Sprinter) Pas de numéro. 2016 (Bus) 46
Bordeaux River Cruise[modifier | modifier le code]

Sous-traitant de la navette fluviale Batcub, cette compagnie se nommait initialement Gens d'Estuaire[19].

  • Date de dernière mise à jour : 19 novembre 2016.
Modèles Noms et numéros Années Affectations
Bateaux (4)
Accessible aux personnes handicapées 2 Catamarans L'Hirondelle (6901), La Gondole (6902) 2013 BatCub (Service régulier)
Accessible aux personnes handicapées 2 Bateaux Le Silnet, La Mouette BatCub (réserve)

Dépôts[modifier | modifier le code]

Keolis Bordeaux Métropole possède sept dépôts, trois pour le tramway et quatre pour les bus.

Le dépôt de La Bastide est le plus ancien des trois dépôts du tramway bordelais, ouvert en 2003[20]. Il accueille le remisage des rames de la ligne A ainsi que le poste de commandement centralisé du tramway (PCC). Ce dépôt dispose d'un atelier et d'un remisage couvert réparti sur neuf voies[20]. Il est situé au 100 rue Bouthier, dans le quartier de La Bastide (44° 51′ 02″ N, 0° 33′ 19″ O).

Le dépôt Achard est le second construit pour le tramway[21]. Ouvert en 2008, il a été construit en prévision des extensions du tramway bordelais et accueille là aussi un atelier et un remisage sur neuf voies, mais non couvertes, et d'un atelier pour les autobus depuis 2013[21]. Il accueille depuis lors le remisage des rames de la ligne B. Il est situé au 66 rue Achard, dans le quartier de Bacalan. En 2017 il accueillera un atelier de carrosserie pour les bus et les tramways[22] (44° 52′ 02″ N, 0° 32′ 49″ O).

Le dépôt de La Jallère est le troisième et dernier dépôt de tramway construit, il accueille depuis son ouverture en 2015 le remisage des rames de la ligne C[23],[24]. Il est situé rue Micheline-Ostermeyer, dans le quartier de Bordeaux-Lac (44° 53′ 53″ N, 0° 33′ 23″ O).

Les quatre dépôts suivant sont destinés aux bus :

Le Centre d'exploitation du Lac (CEL) est un dépôt s'étendant sur près de 55 000 m2 dont 21 000 m2 de remisage pouvant accueillir 234 bus et d'un atelier de maintenance et de réparation couvrant près de 4 300 m2 de surface[25]. En outre, il est équipé pour le remise de bus roulant au gaz naturel pour véhicules (GNV)[25]. Un atelier mécanique de près de 2 000 m2 a été mis en service en et inauguré en novembre, afin de remplacer celui du dépôt de l'Allée des pins[25],[26]. Il est situé au 14 rue Bougainville, dans le quartier de Bordeaux-Lac (44° 52′ 29″ N, 0° 33′ 41″ O).

Le dépôt de Lescure, construit dans les années 1930, est l'un des plus ancien dépôt de bus en activité[27]. Il a la particularité architecturale d'avoir une structure partiellement réalisée en briques chose peu courante à Bordeaux[27]. En , une partie de la halle métallique a du être fermée car jugée trop fragile et risquant de s'effondrer, obligeant à stationner ailleurs une soixantaine de véhicules et même à suspendre temporairement l'exploitation des lignes 20 et 87[28]. Des travaux d'agrandissement sont prévus et ont débuté en 2016 par la démolition du bâtiment existant sur les terrains qui serviront à cet agrandissement[29] ; la halle existante sera reconstruite à l'horizon 2022[30]. Il est situé au 25 rue Commandant-Marchand, dans le quartier de Saint-Augustin - Tauzin - Alphonse Dupeux (44° 50′ 03″ N, 0° 36′ 02″ O).

Le dépôt de l'Allée des Pins, situé à l'ouest de Lescure est encore plus ancien que ce dernier et sa façade porte encore le logo de la compagnie française des tramways électriques et omnibus de Bordeaux (TEOB)[31]. Il devrait fermer vers 2022 lorsque la halle de Lescure sera reconstruite[30]. Il est situé au 31 allée des Pins, dans le quartier de Saint-Augustin - Tauzin - Alphonse Dupeux (44° 50′ 06″ N, 0° 36′ 12″ O).

Un quatrième dépôt de bus, provisoire, voit le jour à côté du dépôt tramway de La Bastide[32]. Baptisé Bastide-Niel, il sert depuis au remisage d'une partie des bus de Lescure durant les travaux de restructuration de ce dernier (44° 50′ 57″ N, 0° 33′ 23″ O).

Accidents[modifier | modifier le code]

Les accidents restent rares et souvent spectaculaires et peuvent être causés par le non respect du code de la route. On peut citer la collision entre un camion et un tramway en dans le campus universitaire ou l'accident mortel survenu le même mois entre un autobus et un scooter sur la route entre Cestas et Pessac, le conducteur de ce dernier étant décédé sur le coup[33],[34]. En mars 2017 une série d'accidents dont un mortel ont eu lieu.

Sécurité[modifier | modifier le code]

Des incivilités ou des agressions se produisent parfois sur les lignes de transport en commun bordelaises (comme une agression au couteau à une station de tramway à Talence en 2016)[35].

Le personnel d'exploitation[modifier | modifier le code]

Tarification et financement[modifier | modifier le code]

Tarification[modifier | modifier le code]

Les mêmes titres de transport sont valables dans tous les bus et tramways ; les tickets, sur support magnétique, sont pour la plupart nommés « Tickartes ». La « Tickarte » coûte, pour un voyage, 1,50 € et 12,70 € pour dix voyages et de 4,60 ou 13 € pour un ou sept jours. Des abonnements hebdomadaires, mensuels et annuels sont possibles, avec des tarifs réduits pour les scolaires, les étudiants, les personnes handicapées à 80 % minimum et personnes âgées. Des abonnements multimodaux sont possibles pour les personnes combinant plusieurs réseaux, comme avec les TER ou les autocars TransGironde.

À partir de la fin de l'année 2016, la billetique du réseau sera entièrement renouvelée au profit d'un nouveau système développé par Thalès reposant intégralement sur le paiement sans contact, changement acté fin-2014, et qui sera utilisé pendant dix ans[36]. Les tickets seront changés dès la fin de l'année, tandis que les cartes d'abonnements seront renouvelées à partir du début de l'année 2017[37]. L'avantage d'un tel système est qu'un ticket peut être rechargé plusieurs fois, dix fois dans le cas du réseau bordelais[38]. Au prix du ticket devra s'ajouter la première fois le coût de création du titre, qui devrait être de dix centimes d'euros. L'actuelle « tickarte » dix trajets sera remplacé par un titre pouvant contenir 15, 30 ou 50 voyages[38].

Un système de tarification solidaire sera mis en place au , dont le montant sera calculé en fonction du quotient familial[38] : plus ce dernier est faible, plus l'utilisateur bénéficiera de réductions sur son abonnement.

Les nouveaux valideurs BV 600 de Thalès permettront à terme le paiement de son ticket via une carte bleue, en passant cette dernière devant la machine[36],[39]. En outre, l'application pour smartphones, renouvelée durant l'été 2016, sera dotée dès la fin de l'année 2016 d'un espace commercial permettant d'acheter un ticket avec son smartphone, expérimenté plusieurs comme durant l'Euro 2016[39] : l'acheteur recevra un flashcode permettant la validation ou le contrôle du titre.

Financement[modifier | modifier le code]

En 2016, le financement du fonctionnement du réseau (entretien, matériel et charges de personnel) est assuré par l'exploitant Keolis Bordeaux Métropole. Cependant, les tarifs des billets et abonnements dont le montant est limité par décision politique ne couvrent pas les frais réels de transport. Le manque à gagner est compensé par l'autorité organisatrice, Bordeaux Métropole. Elle définit les conditions générales d'exploitation ainsi que la durée et la fréquence des services. L'équilibre financier du fonctionnement est assuré par une dotation globale annuelle à Keolis Bordeaux Métropole, notamment grâce au versement transport payé par les entreprises et aux contributions des collectivités publiques dont le taux est fixé à 2 % depuis le , sauf sur la commune de Martignas-sur-Jalle où il est de 0,4 % depuis le [40].

Fraudes[modifier | modifier le code]

En 2016, l'opérateur constate une hausse de la fraude par rapport à l'année précédente. En conséquence, Keolis Bordeaux Métropole annonce en 2017 l'augmentation du nombre de contrôleurs et une hausse du montant des amendes[41].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Délibérations 0273 », Extrait du registre des délibérations du conseil de Bordeaux Métropole (consulté le 3 février 2016), p. 9
  2. a, b et c « Bordeaux: Le réseau de transports TBC change de nom », sur http://www.20minutes.fr, (consulté le 15 avril 2016).
  3. a et b Thomas Biet, « Transports sur Bordeaux Métropole : ne dîtes plus Tbc mais TBM ! », sur https://www.francebleu.fr, (consulté le 18 avril 2016).
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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Le tramway de Bordeaux : une histoire, de Christophe Dabitch, éditions Sud-Ouest, 2004.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]