Traitements alternatifs de l'autisme

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Les traitements alternatifs de l'autisme sont des techniques visant à obtenir une « guérison » de l'autisme, souvent présentée comme miraculeuse. Ces « guérisons » sont évoquées dans des témoignages individuels, des publications pseudoscientifiques du domaine des médecines alternatives, ainsi que par certains psychanalystes. La possibilité d'une guérison au sens médical est considérée comme peu probable au regard des connaissances de l'autisme, voire comme un mythe, l'OMS spécifiant l'absence de traitement curatif.

Entre 3 et 25 % des personnes ayant reçu un diagnostic d'autisme dans l'enfance ne répondent plus aux critères de ce même diagnostic à l'âge adulte, majoritairement parmi celles sans handicap mental associé. Ce constat peut recouvrir plusieurs réalités, telles qu'un mauvais diagnostic antérieur, ou un apprentissage de compétences sociales doublé d'un masquage des comportements autistiques. Cela fait de l'autisme un terrain idéal pour la prolifération de pseudo-sciences associant la recherche de « guérison » à des traitements charlatanesques potentiellement onéreux et dangereux, tels que la chélation des métaux lourds et l'antibiothérapie.

La focalisation sur cette très hypothétique « guérison de l'autisme » influence les financements et les priorités des politiques de santé dans ce domaine du handicap. Des adultes autistes s'opposent à l'idée selon laquelle l'autisme pourrait ou devrait être guéri. Quelques professionnels de santé, tels que Simon Baron-Cohen, Laurent Mottron et Michael Fitzpatrick, rejoignent cette position. En revanche, les parents d'enfants autistes soutiennent majoritairement la recherche d'un traitement curatif.

Définition et contextualisation[modifier | modifier le code]

Comme le spécifie l'Organisation mondiale de la santé (OMS), il n'existe pas de traitement curatif de l'autisme, les réponses médicales portant sur des interventions qui visent à aider les personnes à compenser leur situation de handicap[1]. Le recours à des « traitements » controversés, voire dangereux, s'explique par la grande détresse de certains parents confrontés à des handicaps lourds, et par une méconnaissance fréquente de ce qu'est l'autisme, dans un contexte de « bombardement d'informations » douteuses en provenance d'internet[2],[3].

Une autre source à cette controverse réside dans les erreurs de diagnostic. Il n'existe pas de marqueur biologique clair permettant de poser un diagnostic d'autisme fiable à 100 %[4]. D'après le Pr Laurent Mottron, des enfants privés de soins parentaux peuvent recevoir, à tort, un diagnostic d'autisme, puis être déclarés « guéris » après avoir reçu des conditions d'existence plus favorables ; la problématique porte alors moins sur cette « guérison » ou sur le « traitement » administré que sur le mauvais diagnostic antérieur[5].

« Guérir » l'autisme ?[modifier | modifier le code]

Les notions de « guérison »[6] et de « traitement » de l'autisme sont très controversées. La Fédération québécoise de l'autisme[7] et le Pr Laurent Mottron[8] estiment que « l'autisme n'est pas une maladie », et qu'il est erroné de parler de traitement ou de guérison. L'institut Pasteur indique que « la gravité de certains symptômes pourrait être réduite, même chez l’adulte », justifiant ainsi la conduite d'essais thérapeutiques[9].

Les psychiatres-psychanalystes, notamment français, ont longtemps relié l'autisme au champ des psychoses, en soutenant sa curabilité, et en décrivant chez les enfants autistes une « folie » réversible[10]. L'autisme est désormais reconnu au niveau international comme étant un trouble neuro-développemental d'origine organique, comme spécifié dans les classifications CIM-10 et DSM-5[10]. Des différences dans le développement du cerveau ont été mises en évidence in-utero, via divers travaux menés depuis les années 1980[11]. L'étiologie de l'autisme, malgré les preuves d'implication génétique, reste cependant mal connue[10].

En 2008, Molly Helt et ses collègues déterminent qu'entre 3 et 25 % des enfants diagnostiqués comme autistes ne répondent plus aux critères de ce même diagnostic à l'âge adulte[12]. Ils identifient, parmi les facteurs prédictifs de cette évolution vers la perte du diagnostic, une intelligence élevée, un langage réceptif, une imitation verbale et motrice, et un développement moteur, mais pas la « gravité globale des symptômes »[12]. En , une étude de l'Université du Connecticut détermine que 34 jeunes qui avaient reçu un diagnostic d'autisme fiable durant l'enfance ont par la suite quitté les critères diagnostiques[6]. La chercheuse Deborah Fein explique cependant dans la presse qu'il reste impossible de prévoir la trajectoire des enfants ; en particulier, l'application de l'ABA n'est guère prédictive, deux enfants suivant un même protocole d'ABA pouvant connaître des trajectoires développementales totalement différentes[13]. En , une étude du Weill Cornell Medical College, menée sur l'évolution de 85 enfants autistes suivis pendant 20 ans, montre que 9 % de ces enfants ne rencontrent plus les critères diagnostiques à l'âge adulte, la plupart du temps parmi ceux qui ont été diagnostiqués sans handicap mental associé[14].

Fonctionnement[modifier | modifier le code]

Avec l'augmentation des diagnostics d'autisme en Californie à la fin du XXe siècle, les professionnels de santé remarquent un recours accru à des « techniques de soin » faisant appel à des théories controversées, voire au paranormal et à l'injection de cellules souches[15]. Selon Brigitte Axelrad, de l'AFIS (en 2009), en France également, l'ignorance des causes exactes de l'autisme et la souffrance parentale « font de l'autisme un terrain idéal pour les théories pseudoscientifiques et les traitements déviants. Parfois les symptômes autistiques peuvent s’atténuer dans un domaine particulier sans raison apparente, semblant accréditer une théorie et une méthode qui se révélera par la suite inefficace. L’exploitation de la crédulité humaine est, dans un tel contexte, sans limites »[16].

Un grand nombre de ces « traitements » proposés pour l'autisme ne repose sur aucune preuve, ou bien sur des études à échantillon trop faible et / ou protocole douteux, soutenues par un marketing visant à recruter des clients pour une nouvelle thérapie potentielle[3]. Une méthode de prise en charge est définie comme controversée dès qu'elle est présentée comme efficace, voire miraculeuse, en l'absence de toute publication scientifique fiable pour le confirmer[17]. Cette définition ne signifie pas que la « thérapie » en question restera à jamais controversée : la publication d'études fiables peut modifier cette définition[18].

Une pseudo-science prolifère autour de l'autisme, de ses causes hypothétiques et de son soi-disant traitement, impliquant un grand nombre de thérapies non conventionnelles, de simples charlatans, mais aussi certaines mouvances sectaires[19]. Des enfants autistes (ou plus fréquemment, avec TDAH) peuvent ainsi être décrits comme enfants indigo par des mouvements sectaires New Age, ce qui permet « de recatégoriser des enfants en échec scolaire, autistes, dyslexiques, des « ados en crise », voire même n’importe quel comportement trivial d’un enfant » dans une catégorie plus valorisante pour lui-même et pour ses parents[20].

Grâce aux importants revenus générés par ces pseudo-thérapies, de puissants instituts se sont formés aux États-Unis pour promouvoir et centraliser ces « méthodes » (comme l’Autism Society of America, l’Autism Research Institute et le Strategic Autism Initiative), appuyés par une communication et un lobbyisme actifs, impliquant jusqu'à Donald Trump[21]. Cette communication est généralement basée sur des témoignages isolés et invérifiables, et sur une grande force de persuasion, parfois assortis de fausses études scientifiques[3]. En réponse, la Food and Drug Administration américaine (FDA) a publié un guide intitulé « Beware of False or Misleading Claims for Treating Autism »[3], et des associations d'aide aux victimes se sont montées, comme la Autism Rights Watch, en lien en France avec la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires[19].

Le médecin irlandais Michael Fitzpatrick décrit dans son ouvrage Defeating autism : A damaging illusion, les ravages provoqués par la croyance en ces remèdes charlatanesques (detoxifications, modifications de régimes alimentaires...) qui déshumanisent les personnes autistes, nuisent à leur santé, voire, dans les cas extrêmes, provoquent leur mort, à l'exemple d'un enfant britannique de 5 ans mort après une chélation[22].

Signes d'alerte[modifier | modifier le code]

La FDA adresse en 2019 des conseils d'alerte aux parents d'enfants autistes, dans les situations suivantes[3] :

  • produits vendus comme des remèdes à un grand nombre de maladies ou de handicaps
  • témoignages individuels qui prétendent se substituer à des preuves scientifiques
  • thérapie de l'autisme qui promet une « guérison » ou une « amélioration » rapide
  • « remèdes » dont les ingrédients exacts sont tenus secrets.

Liste des « thérapies » fallacieuses[modifier | modifier le code]

Face à l'évidence de l'inefficacité des « remèdes » charlatanesques, et au risque d'enquêtes médicales ou judiciaires, ceux qui en font le commerce sont souvent contraints de changer régulièrement de formule pour pouvoir continuer d'abuser leurs patients[19]. De nouvelles « recettes miracles » naissent et envahissent le web (notamment les forums de familles ayant un enfant autiste) puis disparaissent tout aussi rapidement lorsque le mal est fait[19]. Il est donc extrêmement difficile de répertorier tous les pseudo-traitements inefficaces ou dangereux proposés aux personnes autistes, ce qui exige de la part des familles la plus grande méfiance[23].

Le domaine dit « biomédical » compte un nombre particulièrement élevé de pseudo-remèdes dangereux[22],[24], tels que la Miracle Mineral Solution (MMS, à base de dioxyde de chlore[3] comme l'eau de Javel[25]), le protocole médicamenteux Chronimed (des antibiotiques, antifongiques et antiparasitaires[24],[26] qui ont donné lieu à des essais médicamenteux sauvages sur 5 000 enfants autistes en France, selon la journaliste française Olivia Cattan[24]), la thérapie par oxygène hyperbare[3], la chélation des métaux lourds[3], des bains « detoxifiants » censés drainer les polluants hors du corps[3], ou encore le protocole CEASE[27], qui a motivé l'autorité des normes professionnelles britanniques à suspendre la société des homéopathes pour désinformation, en [28]. Du lait de chamelle fermenté et des huiles essentielles peuvent être frauduleusement vendus comme remède à l'autisme, selon la FDA[23].

Publications charlatanesques[modifier | modifier le code]

Le Pr Luc Montagnier en 2008.

En 2015, le Pr Luc Montagnier préface l'ouvrage Autisme - On peut en guérir, affirmant que « l'autisme n'est pas incurable », et qu'une approche biomédicale permettrait d'améliorer la santé de 70 % des enfants suivis[29] ; l'Académie nationale de médecine s'est désolidarisée de ses allégations de guérisons « spectaculaires » dès 2012[30],[31]. Lorène Amet, l'une des co-autrices de cet ouvrage, est épinglée par le Sunday Mirror pour avoir affirmé qu'un changement de régime alimentaire permet de guérir de l'autisme, et que les vaccins en seraient la cause[32].

En 2016, la publication et la médiatisation de l'ouvrage Être et ne plus être autiste de la québécoise Nathalie Champoux, mère d'enfants autistes qui prétend à une guérison par modification alimentaire, suscite de nombreuses réactions de parents et de scientifiques, dont Laurent Mottron, ainsi qu'une réponse officielle de la Fédération québécoise de l'autisme, soulignant qu'il s'agit d'un simple témoignage individuel, et que rien ne prouve que la perte du diagnostic des enfants découle de la modification de leur régime alimentaire[33].

L'existence d'ouvrages qui promeuvent des « remèdes » charlatanesques dangereux a poussé la plate-forme de commerce Amazon à retirer deux d'entre eux de la vente en  : Healing the symptoms known as autism (« Guérir les symptômes de l'autisme », qui promeut le MMS), et Fight autism and win (« Combattre l'autisme et gagner »)[34], qui soutient les « thérapies » biomédicales, et en particulier la chélation[35].

Modifications et compléments du régime alimentaire[modifier | modifier le code]

Ces dernières années, les modifications du régime alimentaire connaissent un engouement populaire. Cet engouement semble lié au fait qu'une part importante des enfants avec autisme présente des problèmes gastro-intestinaux : d'après Stephen M. Shore[réf. nécessaire], environ la moitié d'entre eux rencontrent des problèmes de ballonnement, de gaz, de douleurs abdominales, de constipation chronique, de diarrhée et de selles anormales[36]. Sur 552 parents d'enfants autistes interrogés pour les besoins d'une étude menée aux États-Unis en 2006, 27 % font suivre des régimes alimentaires spéciaux à leurs enfants autistes, et 46 % leur administrent une vitaminothérapie[37]. Des parents indiquent avoir observé des améliorations notables grâce à certains régimes, quoiqu'aucun ne fasse consensus. Une étude sur des modèles de rats suggère qu'un traitement diététique et immunomodulateur pourrait être efficace[38],[39].

Une revue de la littérature scientifique concernant la sélectivité alimentaire des personnes avec autisme, menée en 2013, a permis de constater qu'un nombre important de personnes autistes adopte des « comportements alimentaires aberrants » (tels que la consommation excessive d'un aliment en particulier), et qu'« il existe des preuves empiriques et un consensus scientifique global soutenant une association entre la sélectivité alimentaire et les troubles du spectre autistique »[40].

Immunothérapie[modifier | modifier le code]

L'observation de carences récurrentes dans le système immunitaire des enfants autistes est soupçonnée d'être à l'origine d'allergies, de réactions auto-immunes et de surréactions, ce qui a motivé des pratiques d'immunothérapie. De nombreux enfants autistes reçoivent des traitements par antibiotiques dès le plus jeune âge[41]. Pour compenser ces traitements et prévenir des rechutes, il arrive que des probiotiques soient administrés (pour reconstituer la flore intestinale), des acides gras essentiels, des antioxydants[42] et du colostrum[43]. Aucune étude n'ayant pu prouver que ces compléments influencent l'expression des TSA, l'immunothérapie est « non recommandée » dans le rapport de la haute autorité de santé (HAS) sur les bonnes pratiques, rendu en [44].

Vitaminothérapie et complément en minéraux[modifier | modifier le code]

Dans les années 1980 et 1990, plusieurs études ont été publiées, suggérant une amélioration du comportement des enfants autistes en une semaine, grâce à un complément de vitamine B6 et de magnésium. Depuis, d'autres publications ont souligné les limites de ces études, portant sur des groupes peu nombreux en l'absence de groupe contrôle. Les études en double aveugle avec placebo n'ont pas permis de conclure à une efficacité de ces compléments[45].

Chez 75,3% des enfants avec TSA étudiés, il a été trouvé la présence d'autoanticorps gênant le passage de la vitamine B9 du sang vers le cerveau[46]. Cette vitamine est nécessaire pour la synthèse des neurotransmetteurs: sérotonine, mélatonine, etc.

Certains parents, constatant que le niveau de vitamines et de minéraux des personnes autistes est anormal, effectuent des compléments, notamment par des produits multivitaminés, des injections ou des inhalations pour la vitamine B12. C'est le cas notamment pour des enfants dont le régime alimentaire est appauvri à cause de leur sélectivité. Ces compléments concernent généralement les vitamines A, C, E, B6, P5P et B12. Des compléments en zinc, sélénium, magnésium, acides aminés, glutathion, diméthylglycine et triméthylglycine peuvent être administré[47]. La vitaminothérapie est « non recommandée » dans le rapport de la HAS[48]. Dans tous les cas, les compléments alimentaires représentent une adjonction visant à combler des carences alimentaires, et non un remède pour l'autisme[45]. De plus, de nombreux parents méconnaissent les effets potentiellement néfastes d'une surdose de vitamines et de minéraux[49].

Régime sans caséine et sans gluten[modifier | modifier le code]

Sur la base d'hypothèses concernant les allergies à certaines protéines alimentaires, des régimes excluant la caséine et/ou le gluten sont proposés. Ils sont basés sur l'interprétation d'une étude de Jaak Panksepp publiée en 1979. Ils connaissent depuis un grand succès[50]. À l'appui de cette prescription, des cas anecdotiques ont permis d'observer des effets spectaculaires sur les troubles du comportement et les troubles autistiques. [réf. nécessaire]. En 2002, une étude sur deux groupes d'enfants n'a pas permis d'observer d'effet significativement positif du régime sans caséine ou sans gluten[51].

La consommation produits laitiers est liée, chez certaines personnes, à une augmentation proportionnelle d'autoanticorps bloquant le récepteur des folates[52], récepteur permettant le passage de cette vitamine B9 du sang vers le cerveau.

D'après le rapport de l'AFSSA publié en , « les données scientifiques actuelles ne permettent pas de conclure à un effet bénéfique du régime sans gluten et sans caséine sur l’évolution de l’autisme. Il est impossible d’affirmer que ce régime soit dépourvu de conséquence néfaste à court, moyen ou long terme. Les arguments indirects (excès d’exorphines, peptidurie anormale, troubles digestifs associés, notamment) avancés à l’appui de ce type de régime ne sont pas étayés par des faits validés. Il n’existe donc aucune raison d’encourager le recours à ce type de régime »[53]. Cet avis est partagé par la HAS, qui déconseille ce type de régime dans son rapport[48], de même que par l'étude de Bernard Metz, James A. Mulick et Eric M. Butter sur les thérapies controversées dans l'autisme (2005), qui pointent des risques de malnutrition[50].

Chélation des métaux lourds[modifier | modifier le code]

Certains médecins peuvent administrer des médicaments chélateurs, qui visent à éliminer les métaux lourds détectés chez une personne autiste via la circulation sanguine[54]. Des cas anecdotiques d'amélioration du comportement après une chélation ont été reportés, mais il n'a longtemps existé aucune étude sur l'efficacité de cette approche[55], devenue très populaire aux États-Unis au début du XXIe siècle[56].

Une pré-étude en 2007, sur 10 enfants, souligne que « les études publiées qui signalent les effets de la thérapie de chélation et/ou du contrôle de l'environnement sur l'autisme et le trouble du déficit de l'attention sont rares »[57]. En 2008, la revue Clinical Toxicology rapporte la mort d'un enfant autiste de 5 ans des suites d'une chélation, et en conclut que « l'efficacité de cette thérapie pour les enfants autistes n'a pas été validée, et peut avoir des conséquences tragiques »[56]. Mal administrée, la chélation peut drainer des minéraux utiles ou des métaux pris dans les tissus[58]. Elle est par conséquent « non recommandée » par la HAS en 2012 dans le cadre d'une recherche de réduction des symptômes liés à l'autisme[54], ainsi que par la collaboration Cochrane, qui en conclut que « Compte tenu des rapports antérieurs d'événements indésirables graves, dont l'hypocalcémie, l'insuffisance rénale et les décès rapportés, les risques de l'utilisation de la chélation chez les patients atteints de TSA l'emportent actuellement sur les bénéfices avérés »[59].

Séparation de l'enfant et des parents, thérapies de l'attachement[modifier | modifier le code]

Plusieurs auteurs de formation ou d'inspiration psychanalytique, entre autres Françoise Dolto[60] et Bruno Bettelheim, ont supposé que l'autisme serait déclenché par une mauvaise relation (ou une perte de relation) avec les parents, et notamment avec la mère.

Suivant cette théorie, il a été proposé de séparer l'enfant autiste de ses parents. Bruno Bettelheim et ses collègues soutiennent être capables de « guérir » l'autisme de cette manière[61], et propose des méthodes de « traitement » violentes, impliquant la séparation de l'enfant de son milieu familial[62],[63],[64].

Durant les années 1970, le psychologue américain Robert Zaslow propose son « processus Z » en s'appuyant sur les théories psychanalytiques de son époque, pour « soigner » l'autisme en plaçant les enfants dans un état de rage, et provoquer une rupture de leurs défenses psychiques, ce qui les rendrait ensuite réceptifs aux autres[65],[66]. Cette forme de « thérapie » est proposée puis mise en application durant les années 1990[66]. En réalité, les enfants autistes peuvent présenter des troubles de l'attachement, mais sont dans leur grande majorité capables d'attachement[67].

Plusieurs expériences de re-placements d'enfants autistes chez de nouvelles familles (nommées rebirthing therapies aux États-Unis) se sont révélées non concluantes, ou pire, ont entraîné une souffrance accrue chez les enfants[68].

Traitements alternatifs et « guérison » de nos jours[modifier | modifier le code]

Pour le sociologue australien Matthew Bennett et son équipe, le « mythe de l'autisme pouvant être guéri », qui découle du modèle médical du handicap, a des effets négatifs sur l'existence des personnes autistes, dans la mesure où d'importants investissements et efforts de recherche portent sur la recherche d'hypothétiques « remèdes », plutôt que sur le financement d'aides à la scolarisation et à la professionnalisation des personnes autistes qui, dans ce contexte, ne peuvent réaliser leur plein potentiel[69].

D'après la sociologue française Lise Demailly, en France, deux catégories de personnes impliquées dans le champ de l'autisme continuent de soutenir qu'il serait guérissable au sens médical[70].

Il s'agit, d'une part, de partisans de l'approche psychodynamique, tels que les membres de l'association PRÉAUT (Prévention autisme), entre autres Marie Allione[70],[71]. La psychanalyste Marie-Christine Laznik, théoricienne de PRÉAUT, revendique ainsi avoir « évité un autisme syndromique » à un bébé de trois mois[72], et à un autre de deux mois, dont le frère est autiste, grâce à des « soins » guidés par la psychanalyse[73].

Les partisans de la théorie causale infectieuse (Corinne Skorupka, Lorène Amet...) soutiennent également la possibilité d'une guérison de l'autisme, en estimant que guérir l'infection revient à guérir l'autisme[70].

Aux États-Unis, au moins deux associations soutiennent ou ont soutenu la recherche d'un traitement médical de l'autisme : Defeat Autism Now! (DAN), et Cure Autism Now (CAN, qui a depuis fusionné avec Autism Speaks)[74].

Oppositions aux notions de « traitement » et de « guérison »[modifier | modifier le code]

D'après le Dr en psychologie Simon Baron-Cohen, il existe (en 2009) un début de débat éthique autour de la question de savoir si les connaissances scientifiques de l'autisme doivent être mobilisées pour le « prévenir » ou le guérir[74]. Il déclare à cette occasion, dans le Lancet, que « d'autres aspects de l'autisme bénéficieraient d'un tel traitement, comme le retard important dans l'apprentissage du langage, le handicap intellectuel, l'épilepsie (quand elle se produit), les problèmes intestinaux et les difficultés sociales, mais cela est loin de dire que nous devrions « guérir » l'autisme lui-même »[74]. Ce débat pose la question du respect de l'« intégrité des personnes autistes », autour de l'idée selon laquelle ces personnes font des choix de vie naturellement différents de ceux des personnes non-autistes, et devraient à ce titre bénéficier du respect de leurs choix au même titre que tout autre être humain[75].

Des adultes autistes, en particulier ceux qui militent pour la neurodiversité, considèrent l'autisme comme appartenant à leur identité, ou comme une différence humaine, et non comme une maladie à guérir[76],[77],[78]. Ils rejoignent de façon plus large une revendication de démédicalisation du handicap[79]. Cette prise de position est initiée par le manifeste de Jim Sinclair, en 1993[78] :

« […] quand les parents disent : « Je voudrais que mon enfant n'ait pas d'autisme », ce qu'ils disent vraiment c'est : « Je voudrais que l'enfant autiste que j'ai n'existe pas. Je voudrais avoir à la place un enfant différent (non autiste) ». C'est ce que nous entendons quand vous vous lamentez sur notre existence et que vous priez pour notre guérison. »

— Jim Sinclair, Ne nous pleurez pas[80]

L'ouvrage Comprendre l'autisme pour les nuls rassemble des témoignages d'adultes autistes (dont ceux de Donna Williams et de Temple Grandin) qui réfutent que la guérison soit un objectif souhaitable[81]. Ils reconnaissent néanmoins que les personnes autistes les plus handicapées doivent recevoir un soutien, y compris de leurs pairs, pour accéder à une vie autonome[81]. Hugo Horiot, parfois présenté comme ayant « guéri de l'autisme » dans les médias[82], répond à ces allégations et s'oppose au militantisme pour la « guérison » dans ses ouvrages à but politique, dont Autisme : j'accuse ![83], dans lequel il déclare que « nous devons subir les gourous et charlatans qui prétendent nous « guérir ». Ce jour-là, moi, autiste, j'ai des « bleus à l'âme » »[84]. Cet ouvrage cite par ailleurs Julie Dachez, Daniel Tammet et Josef Schovanec parmi les adultes autistes opposés à cette notion de « guérison »[84].

Cette position « anti-guérison » est moins fréquente parmi les parents d'enfants autistes, bien qu'il existe aussi des parents sensibles au discours de la neurodiversité[85].

Notes et référénces[modifier | modifier le code]

  1. « Principaux repères sur l'autisme, », sur www.who.int, Organisaiton mondiale de la santé (consulté le 11 novembre 2020).
  2. Metz, Mulick et Butter 2005, p. 239.
  3. a b c d e f g h et i FDA 2019.
  4. https://www.has-sante.fr/upload/docs/application/pdf/2018-02/trouble_du_spectre_de_lautisme_de_lenfant_et_ladolescent_-_argumentaire.pdf
  5. Laurent Mottron, L'autisme, une autre intelligence : diagnostic, cognition et support des personnes autistes sans déficience intellectuelle, Mardaga, (ISBN 2-87009-869-3 et 978-2-87009-869-1, OCLC 300268666, lire en ligne), p. 43.
  6. a et b (en) Deborah Fein, Marianne Barton, Inge-Marie Eigsti et Elizabeth Kelley, « Optimal outcome in individuals with a history of autism », Journal of Child Psychology and Psychiatry, and Allied Disciplines, vol. 54, no 2,‎ , p. 195–205 (ISSN 1469-7610, PMID 23320807, PMCID 3547539, DOI 10.1111/jcpp.12037, lire en ligne, consulté le 23 octobre 2020).
  7. « Guérir l’autisme ? », sur www.autisme.qc.ca, Fédération québécoise de l'autisme (consulté le 23 octobre 2020).
  8. Laurent Mottron, L'autisme : une autre intelligence. Diagnostic, cognition et support des personnes autistes sans déficience intellectuelle, Bruxelles, Mardaga, (ISBN 9782870098691).
  9. « Autisme (troubles du spectre de l'autisme) », sur Institut Pasteur, (consulté le 12 novembre 2020).
  10. a b et c Patrick Landman, Audrey Keysers et Simon Critchley, Tristesse Business: Le scandale du DSM-5 - Essais - documents, Max Milo, , 128 p. (ISBN 2315004543 et 9782315004546), p. 7. la querelle de l'autisme : handicap contre folie.
  11. Dominique Yvon, À la découverte de l'autisme: Des neurosciences à la vie en société, Dunod, , 288 p. (ISBN 2100809466 et 9782100809462), p. 10.
  12. a et b Helt et al. 2008.
  13. Slate.fr, « Le mystère des enfants qui guérissent de l'autisme », sur Slate.fr, (consulté le 23 octobre 2020).
  14. (en) Deborah K. Anderson, Jessie W. Liang et Catherine Lord, « Predicting young adult outcome among more and less cognitively able individuals with autism spectrum disorders », Journal of Child Psychology and Psychiatry, vol. 55, no 5,‎ , p. 485–494 (ISSN 1469-7610, PMID 24313878, PMCID PMC5819743, DOI 10.1111/jcpp.12178, lire en ligne, consulté le 22 octobre 2020).
  15. Metz, Mulick et Butter 2005, p. 237-238.
  16. Brigitte Axelrad, « L’autisme, énigme pour la science et cible idéale pour la pseudoscience », Observatoire zététique, (consulté le 20 avril 2016).
  17. Metz, Mulick et Butter 2005, p. 241.
  18. Metz, Mulick et Butter 2005, p. 242.
  19. a b c et d « Autism Rights Watch - nos propositions à la MIVILUDES pour mieux lutter contre les dérives sectaires dans la santé et les universités », sur derive-sectaire.fr, .
  20. Renaud Évrard et Pascal Le Maléfan, « Une marge de la psychopathologie contemporaine : les « enfants indigo » », L'information psychiatrique, vol. 86, no 5,‎ , p. 413 (ISSN 0020-0204 et 1952-4056, DOI 10.3917/inpsy.8605.0413, lire en ligne, consulté le 11 novembre 2020).
  21. (en) « Experts condemn Donald Trump for remarks on vaccines, autism », sur NY Daily News (consulté le 8 février 2016).
  22. a et b Fitzpatrick 2008.
  23. a et b FDA 2019.
  24. a b et c Cattan 2020.
  25. Handicap.fr, « Une 'eau de javel' pour guérir l'autisme ? Attention danger ! », sur Handicap.fr (consulté le 23 octobre 2020).
  26. Le Figaro avec AFP, « Antibiotiques pour « guérir » l'autisme : enquête ouverte à Paris pour « mise en danger d'autrui » », sur Le Figaro.fr, Le Figaro, (consulté le 23 octobre 2020).
  27. (en) « Enforcement Notice: CEASE Therapy », Advertising Standards Authority, .
  28. « Professional Standards Authority suspends the Society of Homeopaths », sur us11.campaign-archive.com (consulté le 12 janvier 2021)
  29. Laurène Amet et Corinne Skorupka (préf. Luc Montagnier), Autisme - On peut en guérir, Mosaïque Santé, , 348 p. (ISBN 2849391069 et 9782849391068).
  30. « Autisme et microbes: l'Académie de médecine se démarque du Pr Montagnier », sur Sciences et Avenir (consulté le 2 août 2019).
  31. [[Jean-Yves Nau|Jean-Yves Nau]], « Autisme et antibiotiques : l’affaire Montagnier (1) », sur Revue Médicale Suisse (consulté le 23 octobre 2020).
  32. (en) Amy Sharpe, « Self-styled £210-an-hour autism guru says organic chicken nuggets helps cure it », sur www.mirror.co.uk, Sunday Mirror, (consulté le 1er novembre 2020).
  33. Nathalie Collard, « Un livre sur l’autisme sème la controverse », sur La Presse+, (consulté le 12 janvier 2020).
  34. Handicap.fr, « Amazon retire des livres des charlatans de l'autisme », sur Handicap.fr (consulté le 23 octobre 2020).
  35. Voir le résumé éditeur de (en) Jan Martin, Tressie Taylor et Rebecca Claire, Fight Autism and Win: Biomedical Therapies That Actually Work!, Unraveled Publishing, , 115 p. (ISBN 0615582095 et 9780615582092).
  36. Shore et Rastelli 2015, p. 134.
  37. (en) Vanessa A. Green, Keenan A. Pituch, Jonathan Itchon et Aram Choi, « Internet survey of treatments used by parents of children with autism », Research in Developmental Disabilities, vol. 27,‎ , p. 70–84 (DOI 10.1016/j.ridd.2004.12.002, lire en ligne, consulté le 23 avril 2016)
  38. (en) Paul Ashwood, Andrew Anthony, Franco Torrente et Andrew J. Wakefield, « Spontaneous mucosal lymphocyte cytokine profiles in children with autism and gastrointestinal symptoms: mucosal immune activation and reduced counter regulatory interleukin-10 », Journal of Clinical Immunology, vol. 24,‎ , p. 664–673 (ISSN 0271-9142, PMID 15622451, DOI 10.1007/s10875-004-6241-6, lire en ligne, consulté le 23 avril 2016).
  39. (en) Raymond H Thomas, Melissa M Meeking, Jennifer R Mepham et Lisa Tichenoff, « The enteric bacterial metabolite propionic acid alters brain and plasma phospholipid molecular species: further development of a rodent model of autism spectrum disorders », Journal of Neuroinflammation, vol. 9,‎ , p. 153 (ISSN 1742-2094, PMID 22747852, PMCID 3472254, DOI 10.1186/1742-2094-9-153, lire en ligne, consulté le 23 avril 2016).
  40. (en) Salvador Marí-Bauset, Itziar Zazpe, Amelia Mari-Sanchis et Agustín Llopis-González, « Food Selectivity in Autism Spectrum Disorders A Systematic Review », Journal of Child Neurology, vol. 29,‎ , p. 1554–1561 (ISSN 0883-0738 et 1708-8828, PMID 24097852, DOI 10.1177/0883073813498821, lire en ligne, consulté le 23 avril 2016).
  41. Shore et Rastelli 2015, p. 132.
  42. Shore et Rastelli 2015, p. 138.
  43. Shore et Rastelli 2015, p. 139.
  44. Shore et Rastelli 2015, p. 128.
  45. a et b Metz, Mulick et Butter 2005, p. 246.
  46. R E Frye, J M Sequeira, E V Quadros et S J James, « Cerebral folate receptor autoantibodies in autism spectrum disorder », Molecular Psychiatry, vol. 18, no 3,‎ , p. 369–381 (ISSN 1359-4184, PMID 22230883, PMCID 3578948, DOI 10.1038/mp.2011.175, lire en ligne, consulté le 30 juillet 2020)
  47. Shore et Rastelli 2015, p. 143-144.
  48. a et b Shore et Rastelli 2015, p. 128.
  49. (en) Scott O. Lilienfeld, « Scientifically Unsupported and Supported Interventions for Childhood Psychopathology: A Summary », Pediatrics, vol. 115,‎ , p. 761–764 (ISSN 0031-4005 et 1098-4275, PMID 15741383, DOI 10.1542/peds.2004-1713, lire en ligne, consulté le 27 avril 2016)
  50. a et b Metz, Mulick et Butter 2005, p. 245.
  51. (en) E. Cornish, « Gluten and casein free diets in autism: a study of the effects on food choice and nutrition », Journal of Human Nutrition and Dietetics: The Official Journal of the British Dietetic Association, vol. 15,‎ , p. 261–269 (ISSN 0952-3871, PMID 12153499, lire en ligne, consulté le 23 avril 2016).
  52. (en) Maria Isabel Berrocal-Zaragoza, Michelle M. Murphy, Santiago Ceruelo et Edward V. Quadros, « High Milk Consumers Have an Increased Risk of Folate Receptor Blocking Autoantibody Production but This Does Not Affect Folate Status in Spanish Men and Women », The Journal of Nutrition, vol. 139, no 5,‎ , p. 1037–1041 (ISSN 0022-3166, DOI 10.3945/jn.108.102475, lire en ligne, consulté le 30 juillet 2020)
  53. « Efficacité et innocuité des régimes sans gluten et sans caséine proposés à des enfants présentant des troubles envahissants du développement (autisme et syndromes apparentés) », AFSSA, (consulté le 23 avril 2016).
  54. a et b Shore et Rastelli 2015, p. 145-149.
  55. Metz, Mulick et Butter 2005, p. 248-249.
  56. a et b (en) Arla J. Baxter et Edward P. Krenzelok, « Pediatric fatality secondary to EDTA chelation », Clinical Toxicology, vol. 6,‎ , p. 1083–1084 (ISSN 1556-9519, DOI 10.1080/15563650701261488).
  57. (en) Kalpana Patel et Luke T. Curtis, « A comprehensive approach to treating autism and attention-deficit hyperactivity disorder: a prepilot study », Journal of Alternative and Complementary Medicine (New York, N.Y.), vol. 13,‎ , p. 1091–1097 (ISSN 1075-5535, PMID 18166120, DOI 10.1089/acm.2007.0611, lire en ligne, consulté le 24 avril 2016).
  58. Metz, Mulick et Butter 2005, p. 249.
  59. « La chélation dans le traitement des troubles du spectre autistique (TSA) », sur www.cochrane.org (consulté le 12 novembre 2020).
  60. Françoise Dolto écrit dans La Cause des enfants (1985), que « l’autisme, en fait, cela n’existe pas à la naissance. Il est fabriqué. C’est un processus réactionnel d’adaptation à une épreuve touchant à l’identité de l’enfant ». Elle estime que son déclenchement provient d'une perte de la relation symbolique et affective avec la mère : Françoise Dolto, La Cause des enfants, Robert Laffont/bouquins/segher, , 477 p. (lire en ligne).
  61. (en) Patrick Kirkham, « ‘The line between intervention and abuse’ – autism and applied behaviour analysis », History of the Human Sciences, vol. 30, no 2,‎ , p. 107–126 (ISSN 0952-6951 et 1461-720X, DOI 10.1177/0952695117702571, lire en ligne, consulté le 30 octobre 2020).
  62. Paul Alerini, « L'autisme : symptôme de l'antipsychanalyse ? », Essaim, vol. 27, no 2,‎ , p. 7 (ISSN 1287-258X et 1776-2839, DOI 10.3917/ess.027.0007, lire en ligne, consulté le 11 novembre 2020)
  63. Ramón Menéndez, « La famille selon Bettelheim, The Family according to Bettelheim », Psychanalyse, no 33,‎ (ISSN 1770-0078) [lire en ligne]
  64. Jacques Bénesteau, Mensonges freudiens : histoire d'une désinformation séculaire, Editions Mardaga, , 400 p. (ISBN 978-2-87009-814-1, présentation en ligne), p. 334.
  65. (en) Donald T. Saposnek, « An experimental study of rage-reduction treatment of autistic children », Child Psychiatry and Human Development, vol. 3, no 1,‎ , p. 50–62 (ISSN 1573-3327, DOI 10.1007/BF01435062, lire en ligne, consulté le 12 novembre 2020).
  66. a et b (en) Matthew L. Speltz, « Description, History and Critique of Corrective Attachment Therapy », The APSAC Advisor, vol. 14, no 3,‎ , p. 4–8 (lire en ligne [PDF], consulté le 16 mars 2008). On trouvera un résumé dans Vivien Prior et Danya Glaser (trad. de l'anglais par Françoise Hallet), Comprendre l'attachement et les troubles de l'attachement : théorie, preuve et pratique, Bruxelles/Paris, De Boeck Supérieur, coll. « Questions de personne. Neuropsychologie. Série TED », , 336 p. (ISBN 978-2-8041-0182-4 et 2-8041-0182-7, lire en ligne), p. 287.
  67. ibid., p. 55.
  68. Metz, Mulick et Butter 2005, p. 253.
  69. (en) Matthew Bennett, Amanda A. Webster, Emma Goodall et Susannah Rowland, « Creating Inclusive Societies for Autistic Individuals: Negating the Impact of the “Autism Can Be Cured” Myth », dans Life on the Autism Spectrum: Translating Myths and Misconceptions into Positive Futures, Springer, (ISBN 978-981-13-3359-0, DOI 10.1007/978-981-13-3359-0_5, lire en ligne), p. 81–102.
  70. a b et c Lise Demailly, « Le champ houleux de l’autisme en France au début du XXIe siècle », SociologieS,‎ (ISSN 1992-2655, lire en ligne, consulté le 14 novembre 2020).
  71. Voir l'étude de cas citée par Demailly : Marie Allione, « Une petite lumière sur le soin précoce », Cahiers de PréAut, vol. 10, no 1,‎ , p. 147 (ISSN 1767-3151 et 2273-2225, DOI 10.3917/capre1.010.0147, lire en ligne, consulté le 30 octobre 2020).
  72. Marie-Christine Laznik, Caroline Pélabon et Muriel Chauvet, « Comment éviter un autisme syndromique : Prise en charge transdisciplinaire d’un bébé entre 3 mois et 5 ans », Le Journal des psychologues, vol. 353, no 1,‎ , p. 23 (ISSN 0752-501X et 2118-3015, DOI 10.3917/jdp.353.0023, lire en ligne, consulté le 11 novembre 2020).
  73. Marie-Christine Laznik, « Traitement psychanalytique d'un bébé de deux mois, frère d'autiste, présentant des signes de danger d'une évolution semblable », Psychiatrie française, vol. 43, no 2,‎ , p. 124-150 (lire en ligne).
  74. a b et c Baron-Cohen 2009, p. 1595.
  75. Baron-Cohen 2009, p. 1596.
  76. (en) Steven K. Kapp, Kristen Gillespie-Lynch, Lauren E. Sherman et Ted Hutman, « Deficit, difference, or both? Autism and neurodiversity. », Developmental Psychology, vol. 49, no 1,‎ , p. 59–71 (ISSN 1939-0599 et 0012-1649, DOI 10.1037/a0028353, lire en ligne, consulté le 23 octobre 2020).
  77. (en) Nancy Bagatell, « From Cure to Community: Transforming Notions of Autism », Ethos, vol. 38, no 1,‎ , p. 33–55 (ISSN 1548-1352, DOI 10.1111/j.1548-1352.2009.01080.x, lire en ligne, consulté le 23 octobre 2020).
  78. a et b Brigitte Chamak, « Autisme et militantisme : de la maladie à la différence », Quaderni. Communication, technologies, pouvoir, no 68,‎ , p. 61-70 (ISSN 2105-2956, DOI 10.4000/quaderni.268, lire en ligne, consulté le 6 octobre 2016).
  79. (en) Erika Dyck et Ginny Russell, « Challenging Psychiatric Classification: Healthy Autistic Diversity and the Neurodiversity Movement », dans Healthy Minds in the Twentieth Century: In and Beyond the Asylum, Springer International Publishing, coll. « Mental Health in Historical Perspective », (ISBN 978-3-030-27275-3, DOI 10.1007/978-3-030-27275-3_8, lire en ligne), p. 167–187.
  80. (en) Jim Sinclair, « Don’t mourn for us », Our Voice, Autism Network International, vol. 1, no 3,‎ (lire en ligne). Traduction française réalisée par l'association Asperansa : Jim Sinclair, « Ne nous pleurez pas [Don't mourn for us] ».
  81. a et b Shore et Rastelli 2015, p. « Sur l'utilité d'un traitement ».
  82. Astrid De Larminat, « Hugo Horiot, autoportrait d'un ancien autiste », sur Le Figaro.fr, (consulté le 23 octobre 2020).
  83. (en) Vivienne Orchard, « Autisme, j’accuse! Life-writing, autism and politics in the work of Hugo Horiot », French Cultural Studies,‎ (DOI 10.1177/0957155819861033, lire en ligne, consulté le 23 octobre 2020).
  84. a et b Hugo Horiot, Autisme : j'accuse ! : Un regard révolutionnaire sur l'intelligence en autisme, Éditions L'Iconoclaste, (ISBN 979-10-95438-97-7 et 1-0954-3897-2)Voir et modifier les données sur Wikidata.
  85. (en) M. Ariel Cascio, « Neurodiversity: Autism Pride Among Mothers of Children with Autism Spectrum Disorders », Intellectual and Developmental Disabilities, vol. 50, no 3,‎ , p. 273–283 (ISSN 1934-9491, DOI 10.1352/1934-9556-50.3.273, lire en ligne, consulté le 23 octobre 2020).

Annexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]