Trait biélorusse

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Trait biélorusse
Trait biélorusse alezan, de profil
Trait biélorusse alezan, de profil
Région d’origine
Région Drapeau de la Biélorussie Biélorussie
Caractéristiques
Morphologie Cheval de trait
Taille 1,48 m à 1,61 m
Poids 500 à 600 kg
Robe Généralement bai ou alezan
Tête Profil rectiligne

Le Trait biélorusse (biélorusse : belorusskaya uprazhnaya) est une race de chevaux de trait, originaire de Biélorussie. Il provient de croisements de chevaux locaux avec des Døle Gudbrandsdal, des Ardennais, Ardennais suédois, Bretons, trait belges, et des races de la Russie centrale et de l'Ukraine. De modèle carrossier, il en existe deux types, un léger et un lourd. La race, polyvalente, est élevée tant pour l'équitation que pour la traction, la viande et le lait.

Histoire[modifier | modifier le code]

Trait biélorusse avant les années 1960

La race est connue localement sous de nombreux noms : belorusskaya uprazhnaya, « Russe blanc d'attelage » et « Biélorusse d'attelage »[1]. L'Université d'Oklahoma lui attribue pour lointain ancêtre le cheval des forêts[2]. D'après DAD-IS, son origine remonte à la fin du XIXe siècle, par une combinaison de croisements entre diverses races de chevaux de trait, en particulier le Døle Gudbrandsdal[1]. Le guide Delachaux indique le milieu du XXe siècle, par croisements entre les chevaux locaux, en particuliers le Polesskaya, avec une forte influence du Døle, mais aussi du trait belge, du Breton, de l'Ardennais, et de chevaux de trait russes[3]. Le but est l'obtention d'un bon cheval de travaux agricole[2].

Le berceau d'élevage se situe dans l'Ouest de la Biélorussie, où les pâturages sont réputés plus riches[3]. La race est reconnue en 2000[3].

Description[modifier | modifier le code]

D'après le guide Delachaux, les femelles toisent 1,48 m à 1,56 m, les mâles 1,55 m à 1,61 m, pour un poids moyen de 500 à 600 kg[3]. DAD-IS indique une moyenne de 1,50 m chez les femelles et 1,53 m chez les mâles, pour un poids respectif de 495 à 540 kg[1]. CAB International donne une fourchette de taille (2016) allant de 1,48 m à 1,57 m[4].

Il existe deux types chez la race, un lourd et un léger[3]. Le modèle est typique d'un cheval carrossier[2].

Ce cheval est trapu. Sa petite tête étroite[2], de profil rectiligne, présente un front large[3]. L'encolure est musclée[3] et de longueur moyenne[2], le poitrail large, le garrot peu[3] ou moyennement sorti[2]. Le dos est long, et plat[2], la croupe est large et courte[3], arrondie et bien musclée[2]. Crinière et queue sont fournis, une ondulation des crins étant possible[3]. Les fanons sont en revanche peu fournis[2].

Six lignées sont répertoriées chez le trait biélorusse[3]. L'espérance de vie et la fertilité sont réputées bonnes[3].

La robe est de couleur unie, généralement baie ou alezane sous toutes les nuances, le gène dun étant possible[1], de même que le palomino, le louvet, le rouan et le pie[3].

Utilisations[modifier | modifier le code]

La race est polyvalente, puisqu'aussi bien montée qu'attelée ou consommée pour sa viande[3]. Le trait biélorusse est apte aux travaux de débardage et d'agriculture, particulièrement en terrain marécageux, à l'attelage, et au saut d'obstacles[3]. Il est réputé localement pour avoir le plus haut rapport poids/puissance de traction de tous les chevaux de trait[3]. Les mesures de performances dans DAD-IS sont une marche sur 2 km en tirant 150 kg en 14 min 41 sec, le trot sur 2 km en tirant 50 kg en 5 min 13 sec, et la traction de 300 kg sur 388,8 m. La charge maximum tirée par un cheval de cette race est de 660 kg[1].

Les juments fournissent du lait, en moyenne 9 litres par jour, les meilleures juments laitières donnant 2 560 litres sur une lactation de six mois [4]. Le trait biélorusse peut faire un bon cheval d'équithérapie, et a peut-être un avenir dans l'équitation de loisir grâce à ses couleurs de robe attractives[3].

Diffusion de l'élevage[modifier | modifier le code]

Timbres biélorusses montrant la race

Le niveau de menace pesant sur la race n'est pas connu dans DAD-IS[1]. L'étude menée par l'Université d'Uppsala, publiée en août 2010 pour la FAO, signale le trait biélorusse comme race de chevaux locale européenne qui n'est pas menacée d'extinction[5].

La race est exportée vers la Russie[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e et f DAD-IS.
  2. a, b, c, d, e, f, g, h et i Oklahoma state university.
  3. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q et r Rousseau 2016, p. 248.
  4. a et b Porter et al. 2016, p. 443.
  5. (en) Rupak Khadka, « Global Horse Population with respect to Breeds and Risk Status », Uppsala, Faculty of Veterinary Medicine and Animal Science - Department of Animal Breeding and Genetics, , p. 58 ; 67.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • [Porter et al. 2016] (en) Valerie Porter, Lawrence Alderson, Stephen J.G. Hall et Dan Phillip Sponenberg, Mason's World Encyclopedia of Livestock Breeds and Breeding, CAB International, , 6e éd., 1 107  p. (ISBN 1-84593-466-0, OCLC 948839453), « Belorus Harness Horse », p. 443Voir et modifier les données sur Wikidata
  • [Rousseau 2016] Élise Rousseau (ill. Yann Le Bris), Guide des chevaux d'Europe, Delachaux et Niestlé, (ISBN 978-2-603-02437-9), « Trait biélorusse », p. 248Voir et modifier les données sur Wikidata