Traité de Kouang-Tchéou-Wan
Le traité de Kouang-Tchéou-Wan a été signé le entre le France et la Chine. Il s'agissait en fait d'un simple échange de lettres[1], complété par une convention franco-chinoise du 16 novembre 1899 précisant les conditions de concession à bail, tout en préservant les droits de souveraineté de la Chine[2]. Il est maintenant considéré comme faisant partie des traités inégaux. L'original est maintenant conservé au Musée national du Palais à Taipei. Le traité a été entériné le par le général Su Yuanchun (en).
Ainsi, le Kouang-Tchéou-Wan devient une colonie française, comparable à Macao pour le Portugal et Hong-Kong pour le Royaume-Uni (à partir de 1900, elle sera gérée par l'Indochine française). Ce territoire de 1 300 km2 est situé sur la péninsule de Leizhou, dans le sud de la Chine continentale[1]. Il est alors peuplé d'environ 200 000 habitants[1].
C'est Paul Doumer, alors gouverneur général de l'Indochine française, qui avait choisi cette baie où l'on pouvait construire un port industriel et dont le géographe et explorateur français Claudius Madrolle avait prospecté le riche sous-sol en 1896[1]. La France voulait alors rivaliser avec les Britanniques installés à Hong Kong un an plus tôt[1].
Le traité
[modifier | modifier le code]- La baie Kouang-Tchéou-Wan (appelée Guangzhouwan au temps de la présence française littéralement la « baie de Guangzhou » maintenant Zhanjiang) est concédée à la France, avec un bail de 99 ans. Celle-ci sera finalement rétrocédée en 1945.
- La concession est détenue par la France au sein de la juridiction de la garnison française dans cette fortification; des navires chinois dans le golfe de Guangzhou sont tenus de payer des taxes à la France;
- La France obtient un permis de construction pour des chemins de fer, des câbles aériens et autres.
Notes et références
[modifier | modifier le code]- Kouang Tchéou Wan : la concession française qui voulait rivaliser avec Hongkong, theconversation, 14 janvier 2024
- ↑ François Joyaux, Nouvelle histoire de l'Indochine française, Perrin 2022 p. 174