Trémie (architecture)

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Trémie et poulie

Une trémie est un espace réservé dans un plancher pour laisser passer un escalier, un ascenseur, une cheminée...

Trémie à Metz
Panneau signalétique à Metz

Une trémie désigne également un tunnel court (moins de 500 m) permettant à une voie de circulation de passer en dessous d'une autre.

Trémie et propagation du feu[modifier | modifier le code]

Lors de leur construction, de nombreux bâtiments doivent respecter des normes en matière de résistance au feu et à sa propagation. Les trémies permettent de faire circuler les personnes et les biens (portes, cages d'escalier, convoyeurs...) et les fluides (eau, air, électricité, fioul, produits chimiques...) au sein du bâtiment. Elles constituent un point faible au regard de la protection incendie qui tend à séparer au maximum les volumes.

La trémie doit assurer, en cas d'incendie, un degré coupe-feu ou pare-flamme au moins équivalent à celui de la structure qu'elle traverse. Les règles sont généralement bien appliquées lors de la construction mais parfois oubliées durant la vie du bâtiment (modifications, travaux...)

Il existe plusieurs techniques disponibles pour atteindre cet objectif :

Pour les trémies concernant des passages de fluides :

Pour les passages plus importants :

  • Porte coupe-feu

Ces dispositifs ou matériaux ne sont pas interchangeables et doivent être employés (seuls ou en combinaison) en fonction de la nature et de la taille des trémies à reboucher.

Les peintures intumescentes et vernis intumescents peuvent être appliqués sur les trémies et constituent une des méthodes de protection efficace contre l'incendie pour la réaction au feu des matériaux inflammables. Elles peuvent s'appliquer sur tous les types de matériaux constituant les trémies comme le bois, le fer ou le plâtre.

Trémies, accès insolites au prémétro[modifier | modifier le code]

Il arrive que les trémies d'accès aux métros et prémétros soient empruntées par des automobilistes distraits.

En Belgique, le 22 février 2016, un automobiliste a ainsi parcouru 1,8 kilomètres dans les tunnels du prémétro de Bruxelles entre les arrêts Jupiter et Gare du Midi. "Je suis mort de honte, mais j'ai suivi mon GPS", déclarait le conducteur de la Range Rover au lendemain de son aventure.[1]

Ce type d'incidents était déjà arrivé à Toronto ou San Francisco, a souligné le ministre bruxellois de la Mobilité en réponse à une interpellation au Parlement bruxellois. "C'est un phénomène assez récent du à la généralisation de véhicules de type SUV. Une voiture classique aurait été bloquée après 2 mètres", a indiqué Pascal Smet. Le député bruxellois Benoît Cerexhe avait demandé la sécurisation des trémies d'accès au réseau souterrain de la STIB (la société de transports publics bruxelloise) "pour éviter qu'à l'avenir des voitures n'empruntent les trémies d'accès au réseau souterrain".[2]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]