Toys “R” Us

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Toys “R” Us
logo de Toys “R” Us
illustration de Toys “R” Us
Entrée d'un magasin Toys “R” Us à Rome en Géorgie (États-Unis).

Création 1948
Disparition Voir et modifier les données sur Wikidata
Fondateurs Charles Lazarus
Forme juridique Société Anonyme
Slogan Les jouets, c'est nous
Siège social WayneVoir et modifier les données sur Wikidata
Direction Dave Brandon
Actionnaires Kohlberg Kravis RobertsVoir et modifier les données sur Wikidata
Activité CommerceVoir et modifier les données sur Wikidata
Produits Jeux, Jouets et articles de puériculture
Société mère Kohlberg Kravis RobertsVoir et modifier les données sur Wikidata
Effectif 70 000 (dont 7 000 en France)
Site web www.toysrus.com

Dette 500 millions de dollars (via un LBO en 2017)
Chiffre d’affaires 11 milliards de dollars
Magasin Toys “R” Us à Ravensburg, Allemagne.

Toys “R” Us[a] (« toys are us » en anglais, « les jouets, c'est nous » en français[1]) est une chaîne de magasins de jouets créée aux États-Unis en 1948. En septembre 2017, la société se déclare en faillite, avec une dette de l'ordre de 5 milliards de dollars. En mars 2018, l'entreprise liquide tous ses magasins américains et licencie ses 33 000 salariés aux États-Unis.

La compagnie gérait plus de 1 500 magasins dans le monde dont 800 aux États-Unis. Le magasin Toys “R” Us de Times Square à New York, inauguré en novembre 2001, était le plus grand magasin de jouets du monde après celui de Londres, Hamleys.

En France, JouéClub et La Grande Récré sont ses deux plus grands concurrents.

Histoire[modifier | modifier le code]

Débuts[modifier | modifier le code]

Charles Lazarus lance à l'âge de 25 ans un magasin spécialisé dans la puériculture à Washington durant la période du baby boom en 1948. Attentif aux demandes de ses clients, il fait régulièrement évoluer son commerce et commence à vendre des jouets premier âge puis étend son offre aux plus grands.

En 1957, dix ans après l'ouverture de son premier magasin, Charles Lazarus ouvre le premier supermarché du jouet. Sa mascotte est Geoffrey, une girafe anthropomorphique apparue en 1965[2].

Expansion internationale[modifier | modifier le code]

Magasin Toys "R" Us de Plaisir (Yvelines).

En 1984, Toys “R” Us ouvre des premiers magasins Toys “R” Us au Canada et à Singapour. Elle sera bientôt présente dans 36 pays dans le monde avec plus de 1 500 magasins dont 1 250 Toys “R” Us.

En France, cinq magasins font leur apparition en 1989 (Plaisir, Parinor, Velizy, Bordeaux et Noyelles-Godault), sous l'impulsion notamment de Jacques Le Foll. Quarante-quatre sont bientôt présents mais un plan de restructuration internationale entraîne la fermeture de treize sites en 1999. Les magasins français restants sont remodelés : le modèle à gondoles hautes parallèles, inspiré des hypermarchés, est abandonné au profit d'un concept multi-univers mettant en valeur des rayons forts : Imaginarium, Babies “R” Us, “R” Zone... Le client est désormais « guidé » par une arête centrale qui l'accompagne tout au long du magasin jusqu'en ligne de caisse.

En 1996, l'entreprise lance l’enseigne Babies “R” Us[3].

En 1998, la marque lance son site internet aux États-Unis [4].

L'expansion du parc reprend doucement au début des années 2000, le groupe détenant quarante-deux Toys “R” Us et cinq Babies “R” Us. En France, les trois derniers magasins Toys “R” Us inaugurés en 2010 sont ceux de Reims, Limoges et Mulhouse. Les magasins français disposent d'une superficie moyenne de 2 600 mètres carrés. La société est le leader français de la distribution de jeux-jouets avec 13,2 % de part de marché en 2006[5].

L'ensemble du groupe est racheté le par un consortium composé de Bain Capital Partners LLC, Kohlberg Kravis Roberts & Co. et Vornado Reality Trust pour 6,6 milliards de dollars[6].

À la rentrée de septembre 2010, Toysrus.fr et Babiesrus.fr sont ouvert en tant que sites marchands[réf. nécessaire].

Banqueroute[modifier | modifier le code]

Depuis les années 2010, l'enseigne américaine, comme tout magasins spécialisés dans ce secteur qui ne réalisent que 41 % des ventes de jouets, est de plus en plus soumis à une concurrence féroce des hypermarchés qui remportent 33 % des ventes, des sites Pure players (17 % des ventes) et des autres magasins (10 %). Des sites de vente en ligne comme Amazon et Cdiscount deviennent les redoutables concurrents des boutiques spécialisées[7].

De plus, les habitudes de consommations de la clientèle se modifient. Ainsi, les parents achètent de moins en moins de jouets à leurs enfants pré-ados au profits de produits numériques (consoles, téléphones, tablettes…)[7].

Enfin, les difficultés de ces enseignes sont aggravées par le fait que l'essentiel de leurs activités sont saisonnières puisque 40 % de leur chiffre d’affaires annuels se réalisent sur le seul mois de décembre[7].

États-Unis[modifier | modifier le code]

Affiche signalant la fermeture d'un magasin américain de l'enseigne en juin 2018 (East Brunswick, New Jersey).

Le , les activités de l'entreprise Toys "R" Us aux États-Unis sont placés sous le chapitre 11 de la loi sur les faillites du fait du poids de la dette, de l'ordre de 5 milliards de dollars[8].

En janvier 2018, l'entreprise annonce la fermeture de 182 magasins aux États-Unis sur les 881 qu'elle dirigeait[9].

Les 14 et , la marque liquide tous ses magasins restants et licencie ses 33 000 salariés aux États-Unis[10].

Royaume-Uni[modifier | modifier le code]

En , la division Toys "R" Us au Royaume-Uni est placée en liquidation judiciaire, menaçant l'ensemble de ses magasins britanniques[11],[12].

Suisse / Autriche / Allemagne[modifier | modifier le code]

En , le groupe irlandais Smyths Toys se porte acquéreur pour les activités de Toys "R" Us en Suisse, c'est à dire l'acquisition des 10 magasins. Pendant cette même annonce, Smyths Toys reprend également les activités en Allemagne et en Autriche ; il s'agit d'un accord provisoire, sous réserve de validation des autorités de la concurrence[13].

Canada[modifier | modifier le code]

Le , la division de Toys "R" Us au Canada annonce que les tribunaux américains et canadiens ont donné leur approbation pour la reprise de celle-ci par la société Fairfax Financial. Cette transaction devrait être officiellement conclue d'ici la fin du deuxième trimestre de 2018[14].

France[modifier | modifier le code]

En mars 2018, la division de Toys’R’Us en France négocie avec de possibles repreneurs, l'activité se poursuivant dans les 53 magasins français à cette date[15].

En juillet 2018, la filiale française annonce son intention de demander son placement en redressement judiciaire[16].

Identité visuelle (logo)[modifier | modifier le code]

Note : la lettre au centre du logo ne doit pas être confondu avec la lettre cyrillique Я (« Ia »).

Pays d’implantation[modifier | modifier le code]

Divisions[modifier | modifier le code]

Concepts[modifier | modifier le code]

Magasin Babies “R” Us à Englos (France).

D'autres concepts de magasins sont gérés par Toys “R” Us :

  • Kids “R” Us : créé en 1983, spécialisé dans les vêtements de marques pour enfants ;
  • Babies “R” Us : créé en 1996, spécialisé dans la puériculture ;
  • Imaginarium : créé en 1999, spécialisé dans les produits éducatifs ;
  • Geoffrey : créé en 2002, petites surfaces regroupant les divers univers du groupe dans des zones moins urbaines.

Sur ces quatre concepts, seul Babies “R” Us est exploité en dehors du continent américain.

Toys “R” Us développe des marques propres innovantes dans chacun de ses univers. Les plus connues sont Bruin (jouets 1er âge et articles puéricultures), FastLane (jouets garçons), You & Me (poupées), Just like Home (dinettes), Stats (jouets de plein air), Univers of Imagination (jeux créatifs).

Babies “R” Us[modifier | modifier le code]

Vue intérieure du magasin Babies “R” Us Englos (France).

Le groupe Toys “R” Us bénéficie d'une présence depuis 1996 sur le marché de l’équipement pour Bébé grâce à son réseau de plus de 250 magasins Babies “R” Us aux États-Unis. Sur le continent européen, les magasins doivent se contenter d'un simple espace Babies “R” Us d'environ 200 mètres carrés.

En 2006, le groupe lance au Canada un nouveau concept : le « Side by Side », magasin Babies “R” Us accolé au magasin de jouets Toys “R” Us. Trois ouvertures-tests sont programmées en Espagne en 2007 pour tester la viabilité du système en Europe.

En France, le premier magasin Babies “R” Us ouvre ses portes sur le site d'Englos dans la banlieue de Lille le  : il accueille plus de 800 mètres carrés dédiés à la puériculture et au Premier âge, intègre un corner textile de la marque Orchestra, une entrée et une ligne de caisse autonomes et est rattaché par deux sas au magasin Toys “R” Us principal. Les clients peuvent librement circuler d'un magasin à l'autre.

Le concept « Side by side » est dupliqué dès le second semestre 2008 sur les sites de Nantes, Ormesson, Avignon et Bordeaux, d'autres pays européens se lancent également dans l'aventure.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le logo de la société emploie un « R » inversé, que l'on peut noter avec le caractère cyrillique « Я » ; en revanche le site officiel emploie Toys “R” Us comme titre

Références[modifier | modifier le code]

  1. confirmé par le site institutionnel
  2. stephaneatwork, « Geoffrey va baisser le rideau sur Times Square », (consulté le 22 septembre 2016)
  3. « Les grandes surfaces spécialisées qui se développent : Babies'R"Us », sur Le Journal du Net.com (consulté le 22 septembre 2016)
  4. (en) Steve Frank, Networth: Successful Investing in the Companies* That Will Prevail through Internet Booms and Busts *(They're not always the ones you expect), Simon and Schuster, (ISBN 9780743217644, lire en ligne)
  5. NPD, chiffres 2006
  6. Tracie Rozhon et Andrew Ross Sorkin, « Three Firms Are Said to Buy Toys 'R' Us for $6 Billion », sur The New York Times,
  7. a, b et c « La Grande Récré, Toys'R'us... Pourquoi les magasins de jouets sont-ils en crise? », sur www.20minutes.fr (consulté le 25 juillet 2018)
  8. (en) Michael Corkery, « Toys ‘R’ Us Files for Bankruptcy, Crippled by Competition and Debt », sur The New York Times.com,
  9. (en) Samantha Masunaga, « Toys R Us is closing up to 182 stores, 27 of them in California », sur Los Angeles Times.com,
  10. « Toys’R’Us liquide tous ses magasins américains, un séisme pour l’industrie du jouet », sur Le Monde.fr,
  11. « Toy R Us en liquidation au Royaume-uni, 3000 emplois menacés », sur Les Echos.fr avec Reuters,
  12. (en) « All Toys R Us stores set to close », BBC News.com,‎ (lire en ligne)
  13. « Un repreneur irlandais pour les magasins suisses de Toys'R'Us », sur Zonebourse.com,
  14. « Vente de Toys "R" Us (Canada) à Fairfax Financial Holdings Limited : les tribunaux donnent leur accord », sur Le Journal de Montréal.com,
  15. « Toys'R'Us France négocie avec des repreneurs, l'activité se poursuit », sur Challenges.fr,
  16. « Toys’R’Us France va demander son placement en redressement judiciaire », sur Le Parisien.fr,

Liens externes[modifier | modifier le code]