Tout ce qui est solide se volatilise

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Tout ce qui est solide se volatilise
Image illustrative de l’article Tout ce qui est solide se volatilise

Auteur Marshall Berman
Genre Philosophie
Éditeur Entremonde
ISBN 978-2-940426-40-9

Tout ce qui est solide se volatilise est un essai écrit par Marshall Berman entre 1971 et 1981, paru à New York en 1982. L'ouvrage s'interroge sur les significations de la modernité, les effets de la modernisation sociale et économique et ses rapports conflictuels et contradictoires avec le modernisme. Le titre du livre est tiré du Manifeste communiste de Karl Marx et Friedrich Engels.

L'ouvrage est construit autour de plusieurs chapitres qui se rattachent à certains archétypes emblématiques, élaborés par de grands témoins littéraires de la modernité. Dans un premier temps, Berman utilise le Faust de Goethe comme un analyseur littéraire de la modernisation, à travers les processus du rêve, de l'amour et du développement de soi ; il cherche à dégager la figure du développeur et son rôle dans le processus historique mené par la bourgeoisie, la destruction/création évoquée par le Manifeste. Dans une deuxième partie, attachée à la figure de Marx rédacteur de ce texte, Berman emploie une terminologie marxiste pour caractériser le caractère autodestructeur de la modernisation.

Dans la troisième section, Baudelaire est au centre de l'expérience moderniste et de son ambivalence au cours du temps, vis à vis du progrès et de la bourgeoisie. Berman visite ensuite, dans un chapitre plus long et encore plus ambitieux, le locus essentiel de la modernisation ambigüe dans la ville de Pétersbourg en s'aventurant dans la littérature russe (Pouchkine, Dostoïevski, Bely, Gogol et Mandelstam), en passant par la place de la ville dans les Révolutions de 1905 et de 1917. Le livre évoque enfin, dans un jeu de miroir saisissant, le devenir de New York dans les années 1960 et 1970, en particulier l'urbanisation violente du Bronx sous l'impulsion de Robert Moses à partir des années 1950. L'édition française comprend en outre un dernier chapitre inédit qui remonte à l'Antiquité grecque pour évoquer l'agora et sa place particulière dans les représentations politiques d'auteurs classiques tel que Platon.

L'édition française est publiée à Genève et Paris par Entremonde en 2018.

Voir aussi[modifier | modifier le code]