Tous les hommes n'habitent pas le monde de la même façon

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Tous les hommes n'habitent pas le monde de la même façon
Auteur Jean-Paul Dubois
Pays France
Genre roman
Éditeur L'Olivier
Lieu de parution Paris
Date de parution
Nombre de pages 246
ISBN 978-2-8236-1516-6

Tous les hommes n'habitent pas le monde de la même façon est un roman de Jean-Paul Dubois paru le aux éditions de l'Olivier[1].

Le , le roman reçoit le prix Goncourt 2019[2] à l'issue de deux tours de scrutin, par six voix contre quatre à Soif d'Amélie Nothomb[3].

Résumé[modifier | modifier le code]

Le livre raconte la biographie de Paul Hansen qu'on apprend à connaître tout d'abord dans la prison de Bordeaux pour un meurtre qu'il ne regrette pas d'avoir commis. L'ouvrage va donc nous retracer toute l'histoire de sa vie pour nous apprendre comment il en est arrivé là. Né dans les années 60-70 d'un pasteur protestant danois et d'une propriétaire d'un cinéma proche des idéaux de Mai 68, Paul est le fruit de cet étrange couple qui finit par se séparer lorsqu'il devient un adulte. Il passe sa petite enfance au Danemark et grandit en France. Puis vient la mort de ses parents, tous les deux ayant vécu dans la tristesse après leurs divorces. Son père s'étant ruiné dans les jeux d'argent et perdant totalement la foi. Et sa mère ayant essayé tristement de refaire sa vie avec un autre homme et de voir son cinéma n'intéresser plus grand monde. Paul souffre d'avoir vu sa famille d'abord se séparer, puis s'éloigner jusqu'à perdre tout lien affectif et de les voir disparaître sans avoir pu leur faire des adieux. Paul reconstruit sa vie dans les années 2000 en s'installant au Québec. Il est naturalisé canadien, trouve un poste de concierge/homme à tout faire dans un hôtel appelé Excelsior, prend une chienne qu'il baptise Nouk et trouve l'amour, une femme, une Indienne Winona. L'hôtel est un endroit tranquille où s'installe des personnes âgées qui espèrent passer leurs derniers jours tranquilles. Paul travaille dur et bien. Même s'il rend plus des services en écoutant et aidant sentimentalement les résidents qu'en s'occupant du ménage, de l'électricité ou de la plomberie. Paul est alors vraiment heureux pendant près de vingt ans. Cependant, les choses se compliquent lorsque les résidents commencent à vieillir tous ensemble. Les décès s'accumulent et un nouveau gérant de l'hôtel Sedgwick commence à forcer Paul à ne plus s'occuper des résidents pour ne se préoccuper que des tâches ménagères. Paul ne le supporte pas pour le manque de cœur dont il fait preuve. Puis un soir, Paul apprend la mort de sa femme dans un accident d'avion. Dévasté, il identifie le corps, mais les autres Indiens lui refusent d'assister aux funérailles. Et un soir pour oublier, il se baigne avec sa chienne dans la piscine de l'hôtel. Interdit par le règlement. Sedgwick licencie Paul sans états d'âme ou considération pour ses 20 années de bons et loyaux services ou pour la mort de sa femme. En s'apprêtant à partir, Sedgwick demande à Paul de dégager avec brutalité. Cette fois-ci, Paul libère toute sa rage qu'il a cumulée pendant des années. Il le bat, lui brise, casse des membres et lui arrache des lambeaux de chair avec les dents. C'est ce meurtre qu'il la conduit en prison. Une fois ressortit sans amour et sans famille, Paul retourne dans le Danemark d'où vient son père pour recommencer une nouvelle vie.

Personnages[modifier | modifier le code]

Dans sa vie d'avant, pendant 26 ans, Paul Christian Frederic Hansen, né à Toulouse (France) en 1955, était superintendant de fait de l'Excelsior, concierge à tout faire d'un grand immeuble résidentiel de Montréal.

Johanes Hansen, son père, est né en 1930 dans le port de pêche de Skagen, à l'extrémité nord du Danemark. Intéressé par l'église ensablée de Skagen, il devient pasteur. Sa mère est Anna Madeleine Margerit (1930-), de Toulouse, versée dans le cinéma "art et essai". En 1975, Johanes quitte Toulouse pour l'église méthodiste de Thetford Mines (Appalaches, Canada). L'orgue B-3 Hammond est tenu pour les offices par Gérard Leblond.

La compagne de Paul est Winona Mapachee, Indienne Algonquine de mère irlandaise, pilote d'un avion-taxi Beaver.

Patrick Horton, co-détenu de Paul, est un Hells Angel incarcéré pour meurtre[4], depuis cinq ans. Cette figure de colosse assassin est respectée du pénitencier, et imprévisible, en cellule.

Noël Alexandre, Kieran Read et Edouard Sedgwick sont résidents et/ou administrateurs de l'Excelsior.

Accueil de la critique[modifier | modifier le code]

Éditions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]