Tourterelle des Galapagos

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Zenaida galapagoensis

Zenaida galapagoensis
Description de cette image, également commentée ci-après
Tourterelle des Galapagos
Classification (COI)
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Sous-embr. Vertebrata
Classe Aves
Ordre Columbiformes
Famille Columbidae
Genre Zenaida

Espèce

Zenaida galapagoensis
Gould, 1841

Statut de conservation UICN

( LC )
LC  : Préoccupation mineure

Îles Galapagos
Carte des îles Galapagos.
Carte des îles Galapagos.
Géographie
Pays {{Équateur}}
Coordonnées 0° 30′ 37″ S, 90° 42′ 18″ O
Administration
Autres informations
Géolocalisation sur la carte : Monde
(Voir situation sur carte : Monde)
Îles Galapagos
Îles Galapagos

La Tourterelle des Galapagos, Zenaida galapagoensis, est une espèce d'oiseaux appartenant à la famille des Columbidae, endémique des Galapagos. C’est l’unique représentant des Colombidés dans l’archipel depuis l’éradication en 2006 de l’espèce introduite du pigeon commun[1].

Description[modifier | modifier le code]

La Tourterelle des Galapagos mesure entre 18 et 23 cm et pèse environ 88 gr. Le mâle a les parties supérieures brun foncé, le cou est brun rosâtre avec un léger reflet violacé sur les côtés. La poitrine est rosâtre, le ventre chamoisé et les ailes brunes striées de blanc et de noir. Sur la queue, on remarque une barre subterminale noire. Le bec noir est légèrement courbé vers le bas. Les yeux sont brun foncé. Le large cercle oculaire est bleu cobalt, bordé de noir. Deux rayures noires parallèles barrent la face, juste sous les yeux, séparées par une bande grisâtre allant de la commissure jusqu’au début du cou. Les pattes sont rouge violacé jusqu'à l'extrémité des doigts. La femelle est plus terne, plutôt brun fauve en dessous et avec un reflet moins visible sur le côté du cou. Elle est plus petite que le mâle.

Sous-espèces[modifier | modifier le code]

Deux sous-espèces sont décrites :

Zenaida galapagoensis galapagoensis, Gould, 1841, qui correspond à l’espèce occupant l’ensemble des grandes îles de l’archipel sauf les îles Darwin et Wolf.

Zenaida galapagoensis exsul, (Rothschild & Hartert, 1899), qui désigne l’espèce vivant à l’extrême nord-ouest de l’archipel sur les deux petites îles excentrées (comme l’indique le qualificatif « exsul » pour exilé, isolé) de Darwin et Wolf, respectivement à 180 et 145 km (soit 333 et 268 milles nautiques) au nord de l’île Isabela.

Répartition[modifier | modifier le code]

La Tourterelle des Galapagos se rencontre sur l’ensemble de l’archipel, préférant les îles inhabitées. Ce n’est qu’au niveau des sous-espèces que la géolocalisation diffère.

Comportement[modifier | modifier le code]

Cette tourterelle passe la plupart du temps sur le sol, à la recherche de sa nourriture dans les tapis de feuilles mortes. Elle s’envole rarement et ne le fait, sur de courtes distances, que si elle est vraiment dérangée.

Habitat[modifier | modifier le code]

Elle habite les basses terres arides de l'archipel, les zones rocheuses et herbeuses avec des arbres, des buissons et des cactus Opuntia dispersés, préférant les îles inhabitées.

Alimentation[modifier | modifier le code]

Son régime alimentaire dépend de la saison. Chenilles, bourgeons et pulpe des cactus Opuntia constituent son alimentation pendant la saison humide. Pendant les périodes les plus sèches, elle se nourrit surtout au sol où elle trouve des graines enterrées. La nourriture dépend aussi de chaque île et de ses ressources alimentaires.

Reproduction[modifier | modifier le code]

La plupart des nids, rudimentaires, faits de brindilles et de feuilles mortes, sont construits sur le sol, souvent dans des cavités rocheuses. Parfois ce sont de vieux nids de Moqueurs réutilisés. Une couvée classique se compose de deux œufs. L’incubation dure 13 jours, partagée par les deux adultes. Les jeunes quittent le nid au bout de 13 à 17 jours. Il peut y avoir jusqu'à trois couvées dans la saison.

Menaces[modifier | modifier le code]

Au XVIIe siècle, les tourterelles des Galápagos ont commencé à être chassées par les marins. Les déprédations humaines étendues se sont poursuivies au moins jusque dans les années 1960. La prédation des adultes, des œufs et des jeunes par des chats redevenus sauvages et autres prédateurs introduits est probablement la principale menace pour cette espèce aujourd'hui.

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) R. Brand Phillips et al., « Eradication of rock pigeons, Columba livia, from the Galápagos Islands », Biological Conservation, no 147,‎ , p. 264-269 (résumé).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • del Hoyo J., Elliott A. & Sargatal J. (1997) Handbook of the Birds of the World, Volume 4, Sandgrouse to Cuckoos. BirdLife International, Lynx Edicions, Barcelona, 679 p.
  • Prin J. & G. (1997) Encyclopédie des Colombidés. Editions Prin, Ingré, 551 p.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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