Tourisme en Géorgie

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Le tourisme est une composante importante de l'économie de la Géorgie, et a apporté une contribution de 6,7 % au produit intérieur brut du pays en 2015[1].

Généralités[modifier | modifier le code]

Il bénéficie d’un patrimoine de plusieurs sites archéologiques et de nombreux sites médiévaux, ainsi que de centaines d’édifices religieux marquant deux millénaires de chrétienté. Ce patrimoine s’est enrichi d’éléments architecturaux résolument contemporains ouvrant une période de cohabitation contrastée. Aux formes traditionnelles de tourisme —  stations balnéaires, thermales et montagnardes —, se sont ajoutées récemment des formes plus recherchées au XXIème siècle comme la découverte d’un écosystème encore protégé, voire à l’opposé la pratique de sports extrêmes[2].

Tourisme[modifier | modifier le code]

Tourisme balnéaire[modifier | modifier le code]

Le tourisme de loisirs a retrouvé une clientèle étrangère, après la période les années 1990 de la guerre civile : les stations balnéaires, petites comme Anaklia, Grigoleti, Kobouleti, Oureki ou grandes comme Batoumi proposent sur les bords de la mer Noire des plages de sable et un climat chaud[3].

Tourisme culturel[modifier | modifier le code]

La richesse du patrimoine géorgien en termes de sites archéologiques (Armazi, Dmanissi, Dzalissi, …), de bâtiments religieux (églises, cathédrales, monastères, …) et de bâtiments militaires (forteresses, tours,…) a conduit l’UNESCO a inscrire dans ses différentes listes dix-neuf d’entre eux[4].Ils se complètent de maisons traditionnelles agrémentées de balcons dans les villes (vieux Tbilissi en particulier), et de différentes architectures d’habitat rural dans les provinces. Ce patrimoine constitue l’élément fondamental du développement du tourisme en Géorgie ; il témoigne aussi des influences grecque, perse, ottomane et russe qui ont marqué l’histoire de ce pays. La naissance au début des années 2000 d’une architecture contemporaine (Pont de la paix à Tbilissi, Parlement à Koutaïssi, …) correspond à un objectif de modernisation du pays, elle tente de préserver néanmoins les architectures historiques, vitrines indispensables au tourisme[5].

La réhabilitation des différents musées entreprise ces dernières années (Musée national géorgien, Centre national des manuscrits, …) a favorisé le développement du tourisme culturel[6].

Parmi les trois éléments de la liste du patrimoine culturel immatériel de l’humanité inscrits par l’UNESCO concernant la Géorgie, deux sont toujours pratiqués aujourd'hui, le chant polyphonique et la méthode de vinification à l’ancienne dans des kvevris traditionnels[7].

Tourisme écologique[modifier | modifier le code]

41 % du territoire de la Géorgie est couvert de forêts, 25 % du territoire de la Géorgie se trouvant dans les parcs nationaux, en particulier ceux d'Algeti, de Bordjomi-Kharagaouli, de Kolheti, de Lagodekhi, de Tbilissi et de Vashlovani[8]. Les aires protégées de la Géorgie offrent divers services, notamment excursions en bateau, observations des oiseaux, visites éco-éducatives[9], randonnées pédestres, équitation, vélo[10], tours[11], pêche sportive[12]. La Géorgie abrite environ 5601 espèces d'animaux, dont 648 espèces de vertébrés (plus de 1 % des espèces présentes dans le monde entier) et un grand nombre de ces espèces sont endémiques[13].

En 2016, 311 471 citoyens étrangers et 423,203 citoyens géorgiens ont visité les aires protégées de Géorgie[14].

Tourisme gastronomique[modifier | modifier le code]

Si les vins géorgiens ont retrouvés une vinification à l'ancienne et ont donné naissance à de multiples lieux de dégustation, en Kakhétie en particulier, la cuisine géorgienne, méditerranéenne et variée selon les régions, est en soi un objet de curiosité tant les saveurs y sont diverses[15].

L'art de la table, avec un protocole de toasts, de musique, de danses et de chants traditionnels, orchestré par un chef de table — le Tamada —, constitue une coutume ancestrale que l'UNESCO a inscrit le à sa liste du patrimoine culturel immatériel de l’humanité[16].

Tourisme sportif[modifier | modifier le code]

Escalade[modifier | modifier le code]

L’existence de sommets montagneux à plus de 5 000 mètres d’altitude, comme le mont Chkhara, favorise l’organisation d’expéditions dans le Grand Caucase géorgien et l’escalade en haute montagne[17]. Un alpinisme moins extrême peut être pratiqué en Svanétie, ou dans les autres régions de la Géorgie, voire de la randonnée, à pied ou à cheval (Touchétie en particulier).

Sports d’hiver[modifier | modifier le code]

Les stations de sports d’hiver, Goudaouri avec 60 kilomètres de piste (1990 à 3 279 mètres) et 11 remontées mécaniques, Telnoudi, Goderzi, Bakouriani, Mestia et Betiani disposent désormais d’équipements modernes et les infrastructures hôtelières s’étoffent[18],[19].

Tourisme thermal[modifier | modifier le code]

Géographiquement parsemé de sources, le territoire géorgien a donné naissance à plusieurs catégories de stations thermales, des plus grandes comme Bordjomi — préférée par les tsar russes — au plus petites comme Tskhaltubo — dont la légende veut qu’elle fut fréquenté par Staline —, des moyennes comme Abastumani, voire en milieu urbain comme les bains sulfureux de Tbilissi, Abanotubani[20].

Statistiques[modifier | modifier le code]

Nationalités des voyageurs entrés[modifier | modifier le code]

Les 10 nationalités les plus représentées parmi les voyageurs entrés en Géorgie se répartissent annuellement de la manière suivante[1],[21] :

Rang Pays 2015 Rang Pays 2016
1 Drapeau de l'Arménie Arménie 1 468 888 1 Drapeau de l'Azerbaïdjan Azerbaïdjan 1 523 075
2 Drapeau de l'Azerbaïdjan Azerbaïdjan 1 393 257 2 Drapeau de l'Arménie Arménie 1 496 246
3 Drapeau de la Turquie Turquie 1 391 721 3 Drapeau de la Turquie Turquie 1 254 089
4 Drapeau de la Russie Russie 926 144 4 Drapeau de la Russie Russie 1 037 564
5 Drapeau de l'Ukraine Ukraine 141 734 5 Drapeau de l'Ukraine Ukraine 172 631
6 Drapeau d’Israël Israël 59 487 6 Drapeau de l'Iran Iran 147 915
7 Drapeau de la Pologne Pologne 41 425 7 Drapeau d’Israël Israël 92 213
8 Drapeau de l'Allemagne Allemagne 36 826 8 Drapeau du Kazakhstan Kazakhstan 48 809
9 Drapeau du Kazakhstan Kazakhstan 36 777 9 Drapeau de la Pologne Pologne 44 388
10 Drapeau des États-Unis États-Unis 31 147 10 Drapeau de l'Allemagne Allemagne 40 889
Total des entrées en 2015 5 901 094 Total des entrées en 2016 6 350 825

Pour l'année 2015, les entrées de voyageurs français étaient dénombrées à 14 087, chiffre stable par rapport à 2014.

Durée des séjours[modifier | modifier le code]

Près de 40 % des séjours ont été supérieurs à la journée en 2015, et ont atteint en moyenne 5,1 jours[1].

Durée 2015
Transit 1 400 835
Une journée 2 218 288
Plus d'une journée 2 281 971

Capacité hôtelière par région[modifier | modifier le code]

Les régions de Tbilissi et de Batoumi concentrent plus de la moitié de la capacité hôtelière de la Géorgie[1] :

Région Nombre de lits
Tbilissi 13 218
Adjarie 11 293
Samtskhé-Djavakhétie 7 860
Kakhétie 4 349
Iméréthie 4 145
Gourie 2 998
Mtskheta-Mtianeti 2 887
Mingrélie-et-Haute-Svanétie 2 750
Ratcha-Letchkhoumie et Basse Svanétie 1 138
Basse Kartlie 539
Kartlie intérieure 218

Économie du tourisme[modifier | modifier le code]

Le tourisme international est en croissance rapide. En 2015, cette activité employait 158 500 personnes, fournissant des revenus de 1,94 milliard de dollars, soit 8,3 % de plus qu’en 2014[1].

Les dépenses des visiteurs étrangers ont eu un impact déterminant sur la balance des paiements, et environ 61,4 % des revenus de l'exportation de services de la Géorgie proviennent du tourisme[1].

Infos pratiques[modifier | modifier le code]

Visa d'entrée[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Ambassade de Géorgie en France.

Pour les séjours de moins de 12 mois, les personnes ayant la nationalité d’un État membre de l’Union européenne peuvent voyager avec un passeport (ou une carte d’identité nationale) en cours de validité : elles sont exemptées de visa[22].

Quelques voyagistes en France[modifier | modifier le code]

  • Clio : voyages culturels. Adresse: 34 rue du Hameau, 75015 Paris. Téléphone: 01 53 68 82 82,
  • Gallia : voyages culturels et touristiques. Adresse: 30 rue Mogador, 75009 Paris. Téléphone : 01 53 43 36 30,
  • Intermèdes : voyages culturels. Adresse: 10 rue de Mézières, 75 006 Paris. Téléphone: 01 45 61 90 90,
  • Tsar Caucase: voyages culturels et touristiques. Adresse: 2 bis rue Edouard Jacques, 75014 Paris. Téléphone : 01 75 43 96 77.

Quelques agences en Géorgie[modifier | modifier le code]

Les agences suivantes comptent du personnel francophone

  • Caucasus Trekking Company : randonnées équestres. Adresse : Laliskhuri Village, Telavi District, Georgia. Téléphone: 06 17 12 15 61 ou +995 599 075 195,
  • Prométhéa : voyages culturels et touristiques. Adresse : 4 Besiki Street, 0108 Tbilisi, Georgia. Téléphone : +995 322 221 425,
  • VisitGeorgia : yoyages culturels et touristiques. Adresse:4a rue Ingorokva, 0105 Tbilissi. Téléphone : +995 322 996 829.

Guides francophones[modifier | modifier le code]

La plupart des guides géorgiens proposent leurs services en anglais, ou en russe, peu d’entre eux parle français : l’Association des guides de Géorgie mentionnait sur son site, en 2016, 5 guides sur 123 pratiquant la langue française.

Parallèlement à l’emploi de ces guides, les agences géorgiennes font appel à du personnel francophone pour les groupes francophones. De leur côté, les voyagistes français utilisent souvent les services d’accompagnateurs français — au départ de Paris — qui connaissent la Géorgie et assurent la liaison avec le personnel géorgien.

Conseils aux voyageurs[modifier | modifier le code]

Le Ministère français des Affaires étrangères donne plusieurs conseils aux ressortissants français voyageant en Géorgie, en termes de sécurité (ne pas se rendre en Abkhazie et en Ossétie du Sud par le territoire géorgien), d'entrée de médicaments, de risque sismique et d'expédition en montagne[23].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e et f (en) Georgian National Tourism Administration : « 2015 Georgian Tourism in Figures », 13 avril 2017.
  2. Le guide touristique Géorgie du Petit Futé, 13 avril 2017.
  3. La Croix : « Batoumi, la capitale du divertissement géorgien », 18 août 2005.
  4. UNESCO : « Géorgie. Biens inscrits sur la Liste du patrimoine mondial. Biens soumis à la Liste indicative », 13 avril 2017.
  5. Regard sur l’Est : «  Tbilissi à l'heure du marketing urbain » par Yoann Morvan, 1er juillet 2012.
  6. (en) Georgian national Museum : « Museums and the Gallery », 13 avril 2017.
  7. UNESCO : « Géorgie. Éléments sur les Listes du patrimoine culturel immatériel », 13 avril 2017.
  8. (en) Convention on Biological Diversity : « Georgia – Country Profile », 13 avril 2017.
  9. (en) Agency of protected areas : « Kolkheti National Park », 13 avril 2017.
  10. (en) Agency of protected areas : « Bordjomi-Kharagauli Protected Areas », 13 avril 2017.
  11. (en) Agency of protected areas : « Vashlovani Protected Areas », 13 avril 2017.
  12. (en) Agency of protected areas : « Chachuna Protected Areas », 13 avril 2017 .
  13. (en) « Georgian Biodiversity Database »,13 avril 2017.
  14. (ka) Agency of Protected Areas : « წლის ვიზიტორთა სტატისტიკა თვეების მიხედვით », 13 avril 2017.
  15. « Les saveurs de la Géorgie », 13 avril 2017.
  16. (en) Georgian Journal : « Georgian supra included in UNESCO Intangible Cultural Heritage List », 15 avril 2017.
  17. (en) Summipost : « Shkhara », 12 avril 2017.
  18. Skiresort : « Domaine de Gudauri », 13 avril 2017.
  19. Easyvoyage : « Les stations de ski – Géorgie », 13 avril 2017.
  20. (ka) ძველი თბილისი : « აბანოთუბანი », 13 avril 2017.
  21. (en) Georgian National Tourism Administration : « 6,350,825 International visitors arrived in Georgia 2016 », 13 avril 2017.
  22. Ministère géorgien des Affaires étrangères : « Séjour en Géorgie », 14 avril 2017.
  23. Ministère français des Affaires étrangères : « Conseils aux voyageurs », 14 avril 2017.