Tour de la Madone (Villeneuve-Loubet)

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Tour de la Madone
Château de La Garde
Image illustrative de l’article Tour de la Madone (Villeneuve-Loubet)
Période ou style Médiéval
Début construction XIIIe siècle
Propriétaire actuel Propriété privée
Protection Logo monument historique Inscrit MH (1989)
Coordonnées 43° 39′ 22″ nord, 7° 05′ 56″ est
Pays Drapeau de la France France
Région historique Provence
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Alpes-Maritimes
Commune Villeneuve-Loubet
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Tour de la Madone Château de La Garde
Géolocalisation sur la carte : Provence-Alpes-Côte d'Azur
(Voir situation sur carte : Provence-Alpes-Côte d'Azur)
Tour de la Madone Château de La Garde
Géolocalisation sur la carte : Alpes-Maritimes
(Voir situation sur carte : Alpes-Maritimes)
Tour de la Madone Château de La Garde

La tour de la Madone est le donjon de l'ancien château fort de La Garde construit au XIIIe siècle, situé sur la commune française Villeneuve-Loubet dans le département des Alpes-Maritimes et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

La tour de la Madone a été inscrite au titre des monuments historiques le [1].

Situation[modifier | modifier le code]

La tour se situe au sommet d'une colline de Villeneuve-Loubet, au Jas de Madame, à 2 km du village, sur la route conduisant à Grasse.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le lieu de La Garde est nommé pour la première fois en 1113. Les Romains s'y étaient probablement établis. Un castrum y a été construit. Deux églises y existaient, une très ancienne dédiée à la Trinité, devenue la chapelle du castrum qui fut attribuée à l'évêque d'Antibes en 1139, l'autre, dédiée à saint Martin, attribuée en 1146 à l'abbaye de Lérins[2].

Le château de La Garde a été construit dans la première moitié du XIIIe siècle. Le château est entouré d'un village avec une église.

Le château apparaît dans l'histoire en 1341 quand le prieur de Roquefort et de La Garde, Féraud de Cabris, commet des actes de brigandage. Il assiège Draguignan et l'incendie. Le roi Robert d'Anjou ordonne à la communauté de Grasse d'attaquer le château mais elle échoue. Le roi demande alors à la communauté de Saint-Paul d'intervenir. Le château est décrit comme tenu par un moine devenu un pilleur.

Les États de Provence, réunis à Sisteron, en 1367, dans une période de trouble, demandent aux habitants d'abandonner leurs campagnes pour se retirer dans les châteaux. Les habitants de Biot se retirent au château de La Garde.x

De nouveaux brigands s'étant rassemblés autour du château, la reine Marie ordonne en , « sous peine de mille marcs d'argent, de faire démolir et aplanir jusqu'à ses fondements le lieu ou tour surnommé de Garde avec ses murs ». L'ordre est exécuté le mois suivant par des habitants de Cannes et Mougins, sauf la tour qui a résisté. Le village autour du château est détruit.

Henri Thomas est marquis de La Garde. À sa mort sans descendance, ses biens sont transmis en 1742 à la famille Mark-Tripoli de Panisse-Passis qui devient propriétaire du château de Villeneuve-Loubet. La tour a été réparée en 1877 par Pierre-Henri de Panisse-Passis (1837-1911).

Une statue de la Vierge y a été installée au sommet au XIXe siècle.

Description[modifier | modifier le code]

La tour est un donjon pentagonal de 14 m de haut dont la pointe est dirigée vers le côté d'une attaque possible. Il est composé de trois types d'appareil sur sa hauteur. La forme pentagonale du donjon se retrouve dans le donjon du château de Villeneuve-Loubet, construit en 1231-1234.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Tour de la Madone », notice no PA00080953, base Mérimée, ministère français de la Culture
  2. Yves Bernard, Annuaire touristique des Alpes-Maritimes et de la principauté de Monaco, p. 154, éditions Campanile, 1997 (ISBN 978-2-912366-009) ; p. 495

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Charles-Laurent Salch, Dictionnaire des châteaux et des fortifications du moyen âge en France, p. 1235, Éditions Publitotal, Strasbourg, 1979
  • Edmond Rossi, Histoires et légendes des balcons d'azur, p. 142-143, éditions Campanile, 2011 (ISBN 978-2-912366832) ; p. 157

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]