Tour Albert

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Tour Albert
Tour Albert rue Croulebarbe.JPG
Histoire
Architecte
Ingénieur
Jean-Louis Sarf
Construction
Usage
Résidentiel
Architecture
Statut patrimonial
Hauteur du toit
67 mètres
Étages
23
Nombre dʼascenseurs
3
Localisation
Adresse
Coordonnées
Localisation sur la carte du 13e arrondissement de Paris
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Localisation sur la carte de Paris
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La tour Albert ou tour Croulebarbe[1] est un immeuble d'habitation situé dans le 13e arrondissement de Paris, au 33 rue Croulebarbe. Construit par l'architecte Édouard Albert de 1958 à 1960 en collaboration avec Robert Boileau et Jacques Henri-Labourdette, il s'agit du premier gratte-ciel de logements de la capitale française[2].

Historique[modifier | modifier le code]

La tour Albert vue de la cour du Mobilier national (2017).

La construction de la tour Albert s'inscrit dans un projet d'urbanisme visant à relier la rue Croulebarbe à l'avenue de la Sœur-Rosalie, séparées par un fort dénivelé ; mais le projet est abandonné car la RATP refuse qu'une passerelle soit construite au-dessus de la gare d'entretien qu'elle occupe[3]. La tour se distingue nettement des bâtiments environnants par sa hauteur et son style architectural[4].

Les promoteurs voulurent économiser sur le prix de réalisation de l'immeuble : dès 1963, un procès les condamna. Premier Immeuble de grande hauteur (IGH), la tour a été l'objet de nombreuses controverses quant aux risques d'incendies et a dû bénéficier de nombreux travaux d'améliorations pour être mise aux normes.[réf. nécessaire]

L'immeuble est inscrit à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques en 1994[5] à l'initiative d'Anne Coutine, urbaniste et fille de l'architecte de l'immeuble Édouard Albert[3].

L'immeuble est restauré en 2005 par l'architecte Gorka Piqueras[6].

En même temps que d'autres réalisations architecturales des années 1950, la tour Croulebarbe connaît un regain d'intérêt des investisseurs à la fin des années 2010 avec fin 2017 des prix de vente allant jusqu’à 9 000 euros le mètre carré, soit 1 000 euros de plus que la moyenne du 13e arrondissement [7].

Description[modifier | modifier le code]

La tour Albert est située au 33, rue Croulebarbe, dans le 13e arrondissement de Paris. Elle mesure 67 mètres de haut sur 23 étages, et compte 110 appartements[3]. Sa structure porteuse est composée de tubes d'acier creux de 19,1 à 21,6 centimètres remplis de béton. Les étages sont constitués de dalles de béton armé posées sur les tubes. La structure est renforcée par un double entrecolonnement longitudinal et par un contreventement de croix de saint André[6]. Cette structure tubulaire, partiellement visible en façade, est caractéristique des réalisations d'Albert, comme le campus de Jussieu. La façade alterne des fenêtres avec allèges translucides (à l'origine du moins, certaines d'entre elles ayant été remplacées par des allèges transparentes) et des panneaux en acier inoxydable.

Le 6e étage est une terrasse ; son plafond de 600 mètres carrés a été peint en noir et blanc par Jacques Lagrange[5]. Elle est prévue pour être ouverte au public, mais en raison de l'abandon du projet de passerelle entre la rue Croulebarbe et l'avenue de la Sœur-Rosalie, elle n'a jamais été rendue accessible. Une autre terrasse se trouve au 22e étage[3].

Accès[modifier | modifier le code]

La tour Albert est accessible par les lignes (M)(7) Les Gobelins et (M)(6) Corvisart, ainsi que par les lignes de bus RATP 27 47 67 91.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Dejean 2007.
  2. Catherine Sabbah, « La tour Albert », Les Échos,‎ (lire en ligne).
  3. a, b, c et d Emmanuelle Walter, « Mme Albert, 35 ans et déjà historique. Inscrit au patrimoine, le plus vieux gratte-ciel de Paris divise ses habitants », Libération,‎ (lire en ligne).
  4. Rouyer 2003.
  5. a et b Notice no PA00132990, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  6. a et b Jean-François Pousse, « L'invention de la tour européenne (7/30) : Tour Croulebarbe (1961), Paris », Le Moniteur, .
  7. Anne-Lise Carlo, « Les « cages à lapin » d’après-guerre s’arrachent à prix d’or », lemonde.fr, (consulté le 15 janvier 2018)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]