Toueur

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Ancien toueur électrique du canal de Bourgogne, exposé à Pouilly-en-Auxois, sous la halle conçue par les architectes associés Shigeru Ban et Jean de Gastines[1].

Le toueur est un bateau amphidrome se propulsant par touage d’une chaîne ou d’un câble reposant sur le fond[2].

Étymologie[modifier | modifier le code]

Historique[modifier | modifier le code]

Le toueur apparaît au XIXe siècle, avec l'introduction progressive du machinisme dans les procédés de propulsion. Il va jouer un rôle majeur dans la traction des bateaux en navigation intérieure sur les fleuves, les rivières et aussi les canaux. Rarement porteur, le toueur va surtout être utilisé comme remorqueur de bateaux porteurs non motorisés, tels que des chalands ou des péniches.

Principe[modifier | modifier le code]

La vapeur créée actionne un moteur à piston qui actionne lui-même un engrenage autour duquel s’enroule une chaîne immergée au fond du fleuve. Selon le principe du touage, l'engin se hale lui-même grâce à un treuil embarqué motorisé et à l'aide d'une chaîne (parfois un câble) immergée et fixée solidement au sol aux deux extrémités du parcours sur lequel il travaille. Un toueur peut emmener ainsi une trentaine de bateaux chargés à 250 tonnes chacun.

Patrimoine[modifier | modifier le code]

Épave du toueur Ardèche, port de l'Épervière à Valence, Drôme.

En France il existe encore quelques toueurs en fonction. Ils tirent les péniches sur le canal de Saint-Quentin et sur le canal de la Marne au Rhin. Ils traversent les tunnels de 5 670 mètres du touage souterrain de Riqueval (hameau de Bellicourt), et de 4 877 mètres au Tunnel de Mauvages, dans la Meuse (entre les communes de Mauvages et de Demange-aux-Eaux).

On peut voir des toueurs exposés à terre à Riqueval, à Saint-Léger-des-Vignes (Nièvre) ainsi qu'à Pouilly-en-Auxois (Côte d'Or).

Sur le Rhône, le toueur Ardèche, en rade à l'état d'épave dans le port de plaisance de l'Épervière à Valence, a été construit en 1896. À l'origine, il pesait 325 tonnes. Contrairement aux autres toueurs, tous partis à la casse, il a échappé aux ferrailleurs grâce à Pierre Bonnet, aujourd'hui décédé, alors maire de La Coucourde-Derbières, qui l'avait racheté dans les années 1970. Mais des menaces[3] planent sur ce dernier représentant d'un patrimoine exceptionnel[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Voir le film Shigeru Ban, la Halle du toueur de Michel Quinéjure.
  2. « TOUEUR », sur TLFi
  3. lerhoneautrefois.free.fr
  4. YouTube.com

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]