Toto Bissainthe

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Toto Bissainthe
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Biographie
Naissance
Décès
Pseudonyme
TotoVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Enfant
Milena Sandler, Soukëyna Bada
Autres informations
Site web

Marie Clotilde "Toto" Bissainthe (1934 à Cap-Haïtien, Haïti - , Haïti) était une chanteuse, compositrice et comédienne. Son mélange innovateur de musique traditionnelle, d'arrangements contemporains de textes modernes, a rendu hommage aux vies, aux difficultés et à la spiritualité du peuple haïtien, en particulier la classe ouvrière et les paysans[1],[2],[3],[4],[5],[6],[7],[8],[9],[10],[11],[12],[13],[14],[15],[16],[17],[18],[19],[20],[21].

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance, formation et débuts[modifier | modifier le code]

Née en 1934, elle quitte Haïti très jeune, pour poursuivre des études à l'étranger. Elle entreprend une carrière théâtrale en 1956 avec la compagnie Griot, dont elle est une des fondatrices.

Carrière[modifier | modifier le code]

Toto Bissainthe a développé sa carrière d'abord dans le théâtre. Elle est révélée au grand public en 1973 avec le spectacle, présenté à La Vieille Grille, à Paris. Toto Bissainthe s'impose alors comme une chanteuse et compositrice incontournable.

Artiste en exil durant la majeure partie de son existence, Toto Bissainthe a vécu trente ans en France et n'a pu retourner à Haïti qu'après le départ du dictateur Jean-Claude Duvalier, en 1986. Cependant, elle connut là-bas de multiples déceptions, en constatant les problèmes politiques et les querelles intestines qui affectaient Haïti, sa terre natale qu'elle aurait tant souhaité aider à rebâtir.

Elle s'éteint le , des suites d'un cancer du foie.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Ses liens avec la ville de Montréal sont obscurs. Cependant, un parc au coin de la rue Hutchison et l'avenue Van Horne porte son nom depuis 1996[réf. nécessaire].

Une rétrospective de sa musique a été publiée par Créon Music en 2006[réf. nécessaire].

Discographie[modifier | modifier le code]

  • Toto à New York (Chango, 1975)
  • Toto chante Haïti (Arion, 1977, Prix de la chanson TF1 en 1978, réimpression 1989)
  • Haïti Chanté - Chant du Monde (réimpression, 1995)
  • Coda (réimpression, 1996)
  • World Network Vol. 43: Haiti (with Ti Koka) (World Network, 1999)
  • Rétrospective (Créon Music, 2006)

Filmographie[modifier | modifier le code]

Théâtre[modifier | modifier le code]

Toto Bissainthe a joué en tant que comédienne dans des pièces de théâtre, notamme de Maryse Condé[22].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en-US) The Associated Press, « Toto Bissainthe, Actress and Singer, 60 », The New York Times,‎ (ISSN 0362-4331, lire en ligne, consulté le 13 avril 2021)
  2. (en) Jason Weiss, « French‐Caribbean music: An introduction », Review: Literature and Arts of the Americas, vol. 32, no 58,‎ 1999-01-xx, p. 75–76 (ISSN 0890-5762 et 1743-0666, DOI 10.1080/08905769908594586, lire en ligne, consulté le 13 avril 2021)
  3. Abdourahman A. Waberi, « Des immigrés aux artistes africains parisiens: Une migration sémantique récente (From Immigrants to African Parisians Artists. A Recent Semantics Migration) », Cahiers d'Études Africaines, vol. 50, nos 198/200,‎ , p. 1147–1161 (ISSN 0008-0055, lire en ligne, consulté le 13 avril 2021)
  4. Gérard Bissainthe, « Il était une fois un pays phare qui s'appelait Haïti », Journal of Haitian Studies, vol. 13, no 2,‎ , p. 151–153 (ISSN 1090-3488, lire en ligne, consulté le 13 avril 2021)
  5. BRENDA F. BERRIAN, « Un peu de bonheur: Jocelyne Béroard and Her Lyrics about Love », Latin American Music Review / Revista de Música Latinoamericana, vol. 36, no 1,‎ , p. 94–115 (ISSN 0163-0350, lire en ligne, consulté le 13 avril 2021)
  6. Timité BASSORI, « Samb Ababacar : Un vieux compagnon de route », Présence Africaine, no 145,‎ , p. 179–180 (ISSN 0032-7638, lire en ligne, consulté le 13 avril 2021)
  7. Claudine Michel, « Mama Lola's Triplets, Haiti's Sacred Ground, and Vodou's Quintessential Lesson », Journal of Haitian Studies, vol. 18, no 2,‎ , p. 34–50 (ISSN 1090-3488, lire en ligne, consulté le 13 avril 2021)
  8. Toni Pressley-Sanon, « Haiti: Witnessing as Revolutionary Praxis in Raoul Peck's Films », Black Camera, vol. 5, no 1,‎ , p. 34–55 (ISSN 1536-3155, DOI 10.2979/blackcamera.5.1.34, lire en ligne, consulté le 13 avril 2021)
  9. Suzy Cater et Juliette Éloi-Blézès, « "Histoire de nègre" ou le début d'une "aventure théâtrale" avec Édouard Glissant et l'Institut Martiniquais d'Études: Entretien avec Juliette Éloi-Blézès », Nouvelles Études Francophones, vol. 30, no 2,‎ , p. 42–56 (ISSN 1552-3152, lire en ligne, consulté le 13 avril 2021)
  10. Christiane Makward, « L'IRONIE COMME STRATÉGIE DRAMATIQUE DANS "LA TRAGÉDIE DU ROI CHRISTOPHE" D'AIMÉ CÉSAIRE ET "AN TAN REVOLISYON" DE MARYSE CONDÉ », Francofonia, no 61,‎ , p. 109–123 (ISSN 1121-953X, lire en ligne, consulté le 13 avril 2021)
  11. Claudine Michel, « Le Vodou Haïtien est-il un Humanisme? », Journal of Haitian Studies, vol. 12, no 1,‎ , p. 116–136 (ISSN 1090-3488, lire en ligne, consulté le 13 avril 2021)
  12. Ariane Arpin-Delorme, « Murales: musée à ciel ouvert dans les rues du Mile-End », sur Journal Métro, (consulté le 13 avril 2021)
  13. (en-US) « Pa Bliye _ Toto Bissainthe • Brooklyn Paper », sur www.brooklynpaper.com (consulté le 13 avril 2021)
  14. Walcam, « À la grande Toto Bissainthe », Le National,‎ (lire en ligne)
  15. Ici Haïti, « iciHaïti - Diaspora : Brooklyn et Montréal, Expo itinérante en hommage à Toto Bissainthe », sur www.icihaiti.com, (consulté le 13 avril 2021)
  16. (en) « Quand Monvelyno Alexis revisite deux chansons de Toto Bissainthe », sur Le Nouvelliste (consulté le 13 avril 2021)
  17. « Haïti-Spectacle : Le souvenir de Toto Bissainthe, interprète révoltée », sur www.alterpresse.org (consulté le 13 avril 2021)
  18. (en) « Mois de l’histoire des Noirs : hommage à Toto Bissainthe », sur www.loophaiti.com (consulté le 13 avril 2021)
  19. « Musiques du monde - 2. Toto Bissainthe, exposition itinérante «An Alé» », sur RFI, (consulté le 13 avril 2021)
  20. « Festival Court Derrière : le festival de courts-métrages dédié au cinéma panafricain », sur Réunion la 1ère (consulté le 13 avril 2021)
  21. « LES GRIOTS », Présence Africaine, no 17,‎ , p. 164–164 (ISSN 0032-7638, lire en ligne, consulté le 13 avril 2021)
  22. Christiane P. Makward, « Reading Maryse Conde's Theatre », Callaloo, vol. 18, no 3,‎ , p. 681–689 (ISSN 0161-2492, lire en ligne, consulté le 13 avril 2021)

Liens externes[modifier | modifier le code]