Tony Bloncourt

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Tony Bloncourt
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Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
Tony Marie Edmond Louis Clainville BLONCOURTVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalités
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RésistantVoir et modifier les données sur Wikidata
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Distinction

Tony Bloncourt, né le à Port-au-Prince (Haïti) et mort fusillé le au fort du Mont-Valérien[1],[2] est un militant communiste d'origine haïtienne qui a rejoint la résistance intérieure française contre l'Occupation de la France par l'Allemagne pendant la Seconde Guerre mondiale.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né dans une famille d'ascendance guadeloupéenne, Tony Bloncourt est le fils d'enseignants partis vivre en Haïti[1]. Il est le petit-neveu du député et communard Melvil-Bloncourt, le neveu d'Élie Bloncourt, futur député socialiste de l'Aisne et fondateur du Parti socialiste unitaire, et de Max, dit Max Clainville-Bloncourt, avocat et militant anti-colonialiste, proche d'Ho Chi Minh.

Étudiant à la faculté des sciences de Paris à la fin des années 1930, il adhère à l'Union des étudiants communistes.

Il fait partie des militants ayant participé au premier acte de résistance communiste en France, le défilé du 11 novembre 1940 à Paris.

Il participe ensuite à de nombreux actes de résistance, principalement sous la direction de Gilbert Brustlein, dans le cadre des Bataillons de la Jeunesse. Au moment de son arrestations par les Allemands, en , 17 opérations peuvent lui être attribuées.

Il est un des accusés du Procès du Palais Bourbon, qui se conclut par la condamnation à mort des sept résistants inculpés. Il est fusillé le 9 mars au Mont Valérien.

Hommages[modifier | modifier le code]

Une plaque commémorative où figure son nom est apposée au Lycée Jacques-Decour de Paris.

Tardivement, il sera décoré de la Médaille militaire, de la croix de guerre, et de la médaille de la résistance, à titre posthume.

La mention Mort pour la France lui a été attribuée par le Ministère des anciens combattants en date du [3].

Sources[modifier | modifier le code]

  • Albert Ouzoulias, Les Bataillons de la Jeunesse, Éditions Sociales, 1972 (ISBN 2-209-05372-2)
  • Éric Alary, Mars 1942. Un procès au Palais-Bourbon, éditions de l'Assemblée nationale, 2000 (préface de Jean-Pierre Azéma)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Guy Krivopissko, À vous et à la vie: lettres de fusillés du Mont-Valérien, 1940-1944, Tallandier, 2010 (ISBN 978-2847347050) p. 121
  • Emmanuel Lemieux, Tony, 1942 : un procès oublié sous l'Occupation, Ed. François Bourin, Paris, 2012, (ISBN 978-2849413050)[4]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]