Tonnie Davy

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Tonnie Davy (Léone Le Martin), 1930.
Tonnie Davy (Léone Le Martin), 1930.

Tonnie Davy (Léone Le Martin dite), institutrice et journaliste française née à Dunes (Tarn-et-Garonne) le , décédée à Toulouse le . Fille posthume de Léon Lemartin, gadzart notoire, premier pilote d'essai au monde (par contrat avec Louis Blériot)[1]. Elle a deux sœurs, Louise et Simone, et deux demi-frères Maurice et Roger.

Naissance à Dunes, Tarn-et-Garonne[modifier | modifier le code]

Tonnie Davy est issue d'une famille de techniciens et d'artisans, pionniers dans leur domaine et, remarquable pour l'époque, d'enseignantes.

Son père est ingénieur des Arts et Métiers (promotion 1901), dessinateur chez Charron, ingénieur chez Gnome, recordman du monde de vol avec passagers[2] et chef-pilote de la Maison Blériot à Pau et Étampes ; son grand-père Edmond Le Martin dit « Bordelais », maréchal-ferrant, compagnon du Tour de France, titulaire de plusieurs brevets et médailles, inventeur d'un four itinérant et du « vélociplane » ; son arrière-grand-père Théodore Gourmel dit « Rochelais », maréchal-ferrant ; sa tante Marie-Louise, diplômée institutrice en 1902 dans le Tarn-et-Garonne, puis directrice de l'école de Saint-Martin de Ré ; sa grand-tante Amanda Gourmel, institutrice à Dunes dès 1875 (puis à Mansonville) où elle enseigne selon les lois scolaires de Jules Ferry et en fait la promotion en demandant au Préfet, dès 1907, l'ouverture d'une école laïque républicaine à Donzac[3]. Ce qui sera fait en 1912[4].

Léone hérite de l'esprit de la Libre-Pensée, aux idées de laquelle adhère son père l'humaniste Léon Lemartin, et de la vigueur des Républicains, dont le « Cercle de l'ordre » se réunit à Dunes dans la maison natale, celle acquise par son grand-père Théodore le maréchal-ferrant, place de la Liberté, sur la Bastide, face à la mairie de Dunes.

À Paris, années folles et début du cinéma parlant[modifier | modifier le code]

En 1930, Léone Le Martin tente l'aventure parisienne avec sa sœur Louise. Elle n'a pas encore 20 ans quand elle s'inscrit à la Faculté de lettres de Paris. Louise, institutrice elle-aussi, donne des cours de piano.

Alice Field, entretien avec Tonnie Davy. Pour vous, 1933.
Alice Field, entretien avec Tonnie Davy. Pour vous, 1933.

Léone fait ses facultés en rêvant de théâtre et de cinéma. Elle rencontre Charles Dullin et intègre sa troupe. Elle joue à Paris au théâtre de l'Atelier et part en tournée. Mais, l'argent manque et dès 1933, le cinéma « parle »... depuis 4 ans, elle intègre l'équipe de l'hebdomadaire L'Image dirigé par Roland Dorgelès, ou celle de Pour vous, Le plus grand hebdomadaire de cinéma[5]. Grâce, sans doute, à Blaise Cendrars, qui lui écrit régulièrement et qui est alors grand reporter pour le journal Paris-Soir de Jean Prouvost où officient Colette, Jean Cocteau, Georges Simenon, Joseph Kessel, Antoine de Saint-Exupéry ou Pierre Lazareff. Le cinéma les rapproche, il raconte son voyage en Californie dans Hollywood. La Mèque du cinéma. Elle rédige des articles sur de jeunes comédiens français qu'elle rencontre : Ginette Leclerc, Alice Field, Mary Glory de la troupe de Pierre Colombier dont fait partie Raimu, qui tourne Charlemagne, Georges Lyon ou Bernard Blier[6]… et parlant anglais, elle retranscrit ses entretiens avec de jeunes vedettes d'Hollywood comme Lana Turner, Ingrid Bergman, Joan Fontaine ou James Stewart. Elle signe également des articles de fond sur le nu au cinéma ou pour la défense du documentaire.

En 1955, de retour à Paris après plusieurs années de voyages à travers l'Europe, elle est secrétaire de la Société Ingres, Amicale des Tarn et Garonnais à Paris sous la présidence d'honneur de Mme Antoine Bourdelle.

Elle est toujours titulaire d'une carte de presse pour les années 1958 et 1959 et écrit pour divers journaux et revue.

Dans les années 1960, elle revient vivre dans son sud-ouest natal. D'abord à Dunes, puis à Toulouse, où elle loge chez sa mère, afin de se rendre fréquemment au château des MilandesJoséphine Baker lui confie une partie de l'enseignement de ses dix enfants.

Articles de Tonnie Davy[modifier | modifier le code]

Dans la revue Pour vous, de 1934 à 1939[7] :

  • « À Joinville dans le Palais des Borgia », no 361, 17 octobre 1935, p. 10 (Abel Gance) ;[8]
  • « Pour que vive le documentaire », n° 502, 28 juin 1938, p. 5 ;
  • « Jeune vedette de l'écran, Bernard Blier n'en persiste pas moins à préparer le concours du Conservatoire », no 534, 8 février 1939, page 11 (entretien) ;
  • « Dans Terrain Vague Ginette Leclerc sera la tante d'Yvette Lebon et la sœur d'Aimos », 16 août 1939[9] ;
  • « Une Nouvelle vedette : Ingrid Bergman », no 594, du 3 avril 1940, page 9 ;
  • « Entretien avec Joan Fontaine », no 600 du 15 mai 1940, page 6.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Les gadz'arts », sur patrimoine.gadz.org (consulté le 16 avril 2018)
  2. « Le 2 février 1911 dans le ciel : Lemartin promène 7 passagers dans les airs », Air Journal,‎ (lire en ligne)
  3. « Les lois scolaires de Jules Ferry - Sénat », sur www.senat.fr (consulté le 16 avril 2018)
  4. « Donzac. Retrouvailles émouvantes pour le centenaire de l'école », ladepeche.fr,‎ (lire en ligne)
  5. « Danielle Darrieux dans le magazine « Pour vous » - La Cinémathèque française », sur www.cinematheque.fr (consulté le 16 avril 2018)
  6. Jean-Philippe Guerand, Bernard Blier: Un homme façon puzzle, Groupe Robert Laffont, (ISBN 9782221145203, lire en ligne)
  7. Jean-Pierre Calenge et Gilles Calenge, « calindex.eu - le site des index de revues de cinéma », sur calindex.eu (consulté le 16 avril 2018)
  8. Bernard Bastide, « Bibliographie », 1895. Mille huit cent quatre-vingt-quinze, no 31,‎ , p. 299–322 (ISSN 0769-0959, DOI 10.4000/1895.85, lire en ligne)
  9. « Les entretiens de Ginette Leclerc dans Pour vous », La Belle Equipe,‎ (lire en ligne)