Tokyo Skytree

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Tokyo Skytree
Tokyo Sky Tree 2012.JPG
Histoire
Ancien(s) nom(s)
New Tokyo Tower
Architecte
Construction
2008 - 2011
Ouverture
Coût
65 milliards de yens (550 millions d'euros)
Usage
Communication
Architecture
Style
Neo-futurisme (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Matériau
Structure en acierVoir et modifier les données sur Wikidata
Hauteur de lʼantenne
634 m
Hauteur
634 mVoir et modifier les données sur Wikidata
Étages
28Voir et modifier les données sur Wikidata
Nombre dʼascenseurs
13Voir et modifier les données sur Wikidata
Administration
Contracteur
Propriétaire
Tobu Tower Sky Tree Co., Ltd. (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Sites web
Localisation
Situation
Coordonnées
Localisation sur la carte du Japon
voir sur la carte du Japon
Red pog.svg
Localisation sur la carte de Tokyo
voir sur la carte de Tokyo
Red pog.svg

La Tokyo Skytree (東京スカイツリー, Tōkyō Sukaitsurī?) est une tour de radiodiffusion du Japon, située dans l'arrondissement Sumida de Tokyo. Haute de 634 mètres, elle devient, le jour de son inauguration en 2012, la deuxième plus haute structure autoportante du monde.

Structure[modifier | modifier le code]

Initialement prévue pour mesurer 610 mètres, la Tokyo Skytree culmine finalement à 634 mètres[4], soit près du double de la Tour de Tokyo[5]. Elle possède trois pieds pour une stabilité maximale et une meilleure résistance aux séismes[3]. Sa forme à partir de la mi-hauteur est cylindrique pour une meilleure résistance aux vents. Deux plates-formes d'observation à 350 et 450 mètres offrent un large panorama sur la ville[6],[7].

Financement et fonctionnement[modifier | modifier le code]

Le coût de sa construction est estimé à 65 milliards de yens (plus de 550 millions d'euros, auquel s'ajoute près d'un milliard d'euros consacré au développement commercial et immobilier du quartier), financé par Tōbu, le groupe audiovisuel public NHK et six chaînes de TV privées[8],[9]. Elle permet de diffuser des émissions télé et radio en numérique sur une surface plus grande que la Tour de Tokyo, dont les émissions sont gênées par les très hauts immeubles qui ont été construits à proximité depuis 1958[3].

Tōbu prévoit environ 5,4 millions de visiteurs de la tour la première année, puis 25 millions chaque année suivante[9]. La structure réalisée est le point culminant d'un futur développement commercial massif autour de la station d'Oshiage.

La Sky Tree abrite un complexe commercial — Sora Machi (空街?, lit. « ville du ciel ») — qui comprend un planétarium, un aquarium, des restaurants et des boutiques, soit quelque 300 magasins répartis sur une surface de 230 000 m2[6],[3].

Dénomination[modifier | modifier le code]

Du au , les suggestions des Tokyoïtes sont rassemblées afin de donner un nom à la tour, alors simplement intitulée « Nouvelle tour de Tokyo » (新東京タワー, Shin Tokyo tawā?). Le , les six noms finaux possibles votés par les résidents de Tokyo sont choisis :

  • Tokyo Edo Tower (東京EDOタワー, Tokyo Edo Tawā?) ;
  • Tokyo Skytree (東京スカイツリー, Tokyo Sukaitsurī?) ;
  • Mirai Tower (みらいタワー, Mirai Tawā?) ;
  • Yumemi Yagura (ゆめみやぐら?) ;
  • Rising East Tower (ライジングイーストタワー, Raijingu Īsuto Tawā?) ;
  • Rising Tower (ライジングタワー, Raijingu Tawā?).

Le nom final de la tour est annoncé le 10 juin 2008 : Tokyo Skytree.

Évolution du projet[modifier | modifier le code]

En , six chaînes de l'audiovisuel japonais s'associent autour d'un projet de construction d'une tour de radiodiffusion[10]. En , la société Tōbu rejoint le projet sur demande des autorités municipales de l'arrrondissement Sumida. Le chantier de construction de la tour, géré par la société Tobu Tower Skytree, débute en sur le site d'Oshiage. Les travaux se terminent en [10]. L'inauguration de l'ouvrage architectural et son ouverture au public ont lieu le [6],[7].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Tokyo Sky Tree, Structurae
  2. (ja) Tokyo Sky Tree, Nikken Sekkei
  3. a, b, c et d (en) Hiroko Nakata, « Tokyo Skytree opener looms large », sur The Japan Times, (consulté le 11 janvier 2017).
  4. L'association des trois chiffres 6, 3 et 4 peut être restituée à l'aide de trois syllables formant l'ancien nom du district dans lequel se dresse la tour : Musashi[3].
  5. (en) Tokyo Sky Tree ups the ante, The Independant, le 22 octobre 2009
  6. a, b et c Languillon-Ausse 2012, p. 26.
  7. a et b Le Point, magazine, « La Tokyo Sky Tree en construction dans la capitale japonaise », sur Le Point, (consulté le 11 janvier 2017).
  8. Languillon-Ausse 2012, p. 28.
  9. a et b Leo West « Le quartier de la Sky Tree Tower à Tokyo doit passer la vitesse supérieure », Aujourd'hui le Japon, le 21 janvier 2011
  10. a et b Languillon-Ausse 2012, p. 29.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Raphaël Languillon-Aussel et al., « Mujô (無常?), Nagare (流れ?), Fukkô (復興?) : entre tradition et modernité, le Tokyo Sky Tree et la culture de l'impermanence, du flux et de la renaissance au Japon », dans Florent Villard, Zhanchun Geng, Yujun Wu, Raphaël Languillon-Aussel, Transtext(e)s Transcultures 跨文本跨文化 : Transcultural Identity and Circulation of Imaginaries, vol. 7, Lyon, Institute of Transtextual and Transcultural Studies,‎ (ISSN 2105-2549, DOI 10.4000/transtexts.463, présentation en ligne, lire en ligne [PDF]).

Liens externes[modifier | modifier le code]

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