Albert Toikeusse Mabri

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Albert Toikeusse Mabri
Illustration.
Fonctions
Ministre ivoirien de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique

(1 an, 10 mois et 3 jours)
Président Alassane Ouattara
Vice-président Daniel Kablan Duncan
Premier ministre Amadou Gon Coulibaly
Gouvernement Coulibaly II et III
Prédécesseur Ramata Ly-Bakayoko
Successeur Adama Diawara
Ministre des Affaires étrangères

(10 mois et 12 jours)
Président Alassane Ouattara
Premier ministre Daniel Kablan Duncan
Gouvernement Duncan V
Prédécesseur Charles Koffi Diby
Successeur Marcel Amon-Tanoh
Ministre d'État
Ministre du Plan et du Développement

(4 ans, 7 mois et 12 jours)
Président Alassane Ouattara
Premier ministre Guillaume Soro
Jeannot Ahoussou-Kouadio
Daniel Kablan Duncan
Gouvernement Soro IV
Ahoussou-Kouadio
Duncan IV
Prédécesseur Lui-même (ministre)
Successeur Kaba Nialé
Ministre du Plan et du Développement

(1 mois et 21 jours)
Président Alassane Ouattara
Premier ministre Guillaume Soro
Gouvernement Soro III
Prédécesseur Gilbert Marie N'gbo Aké
Successeur Lui-même (ministre d'État)
Président de l'Union pour la démocratie et la paix en Côte d'Ivoire
En fonction depuis le
(17 ans, 4 mois et 5 jours)
Prédécesseur Robert Guéï
Biographie
Nom de naissance Abdallah Albert Toikeusse Mabri
Date de naissance (59 ans)
Lieu de naissance Danané (Côte d'Ivoire)
Nationalité Ivoirienne
Parti politique UDPCI
Diplômé de Université de Washington
Profession Médecin
Religion Islam

Albert Toikeusse Mabri est un homme politique ivoirien[1] né le à Boueneu, dans le département de Danané. Président de l'Union pour la démocratie et la paix en Côte d'Ivoire (UDPCI), il est ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique entre juillet 2018 et mai 2020.

Biographie[modifier | modifier le code]

Éducation[modifier | modifier le code]

Albert Toikeuse Mabri fait des études de médecine à l'université d'Abidjan. Une fois le doctorat d'État obtenu, il part aux États-Unis poursuivre ses études, et obtient un master en santé publique à l'université George-Washington[2].

Vie politique[modifier | modifier le code]

Depuis le , Toikeuse Mabri préside l'Union pour la démocratie et la paix en Côte d'Ivoire (UDPCI), le parti créé par le général Robert Guéï.

Toikeusse Mabri est candidat de l'UDPCI à l'élection présidentielle de 2010 et arrive au premier tour en 4e position avec 2,57 % des voix. Au second tour, il se rallie à Alassane Ouattara, qui gagne l'élection.

En juillet 2017, Toikeusse Mabri annonce son intention d'être candidat à l'élection présidentielle prévue pour octobre 2020[3].

En mars 2020, le président Ouattara désigne le premier ministre Amadou Gon Coulibaly comme candidat du RHDP pour l'élection présidentielle d'octobre. Toikeusse Mabri refuse de confirmer le choix de Ouattara[4].

Début mai, le président Ouattara lui demande de dissoudre son parti, l'UDPCI, et de soutenir la candidature de Gon Coulibaly. Mabri souhaite être candidat au premier tour et soutenir le candidat du RHDP au second tour. Ouattara refuse[5].

En juillet 2020, les instances dirigeantes de l'UDPCI se déchirent entre ceux qui soutiennent la candidature présidentielle de Toikeusse Mabri et ceux, comme le ministre Laurent Tchagba, qui soutiennent la candidature d'Amadou Gon Coulibaly[6].

Toikeusse Mabri présente sa candidature à l'élection présidentielle de 2020 mais celle-ci est rejetée par le Conseil constitutionnel ivoirien en raison d'un manque de parrainages[7].

L'opposition appelle au boycott de l'élection présidentielle d'octobre et forme le Conseil national de transition qui souhaite « un retour à la légalité constitutionnelle » et l'« organisation d'élections justes, transparentes et inclusives ». Le CNT, présidé par Henri Konan Bédié, conteste en particulier le caractère constitutionnel de la candidature du président Alassane Ouattara. Toikeusse Mabri est le porte-parole du CNT et sa résidence est encerclée début novembre par l'armée[8],[9].

Le 22 mars 2022, il est reçu en audience par le président Alassane Ouattara.

Ministre[modifier | modifier le code]

Toikeuse Mabri a occupé la tête de plusieurs portefeuilles ministériels.

Il est nommé ministre de la Coopération et de l'Intégration africaine sous le gouvernement Charles Konan Banny I et II. Sous Soro I, il devient ministre chargé des Transports. Entre 2011 et 2016, il est ministre du Plan et du Développement sous les gouvernements Soro III, Soro IV, Kouadio-Ahoussou, Duncan IV. Il devient ministre des Affaires étrangères sous Duncan V[10],[11]. Le , sous le gouvernement Gon Coulibaly II, il est nommé Ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique[12].

Il est en outre député à l'Assemblée nationale et conseiller général de Danané.

Le 13 mai 2020, Toikeusse Mabri perd son poste lors d'un remaniement ministériel. Il est remplacé par Adama Diawara[4]. Il est ensuite démis du poste de deuxième vice-président du RHDP, ainsi que trois de ses proches du directoire du RHDP[5].

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES - COTE D'IVOIRE / Biographie d'Abdallah Albert Toikeusse MABRI », sur gouv.ci, (consulté le )
  2. « Côte d’Ivoire : dix choses à savoir sur Albert Mabri Toikeusse, l’héritier politique de Robert Gueï », sur JeuneAfrique.com (consulté le )
  3. Anna Sylvestre-Treiner, « Côte d’Ivoire : Albert Toikeusse Mabri veut porter les couleurs RHDP en 2020 », Jeune Afrique,‎ (lire en ligne)
  4. a et b Vincent Duhem, « Remaniement en Côte d’Ivoire : Mabri limogé, Diawara et Flindé font leur entrée », Jeune Afrique,‎ (lire en ligne)
  5. a et b « Côte d’Ivoire : pourquoi Mabri Toikeusse a rompu avec Ouattara », Jeune Afrique,‎ (lire en ligne)
  6. André Silver Konan, « Côte d’Ivoire : Mabri Toikeusse contesté au sein de son propre parti », Jeune Afrique,‎ (lire en ligne)
  7. « Côte d’Ivoire : les candidatures de Ouattara et Bédié retenues, celles de Gbagbo et Soro rejetées », Jeune Afrique,‎ (lire en ligne)
  8. Vincent Duhem, « Côte d’Ivoire : « Terrorisme », « complot »… Ce que le procureur reproche aux opposants », Jeune Afrique,‎ (lire en ligne)
  9. Benjamin Roger et Vincent Duhem, « Côte d’Ivoire : arrêtés, relâchés, en résidence surveillée… Le point sur le sort des opposants », Jeune Afrique,‎ (lire en ligne)
  10. « GOUVERNEMENT: LE CHEF DE L’ETAT SEM ALASSANE OUATTARA A MIS FIN AUX FONCTIONS DES MINISTRES TOIKEUSSE MABRI ET GNAMIEN KONAN », sur gouv.ci, (consulté le )
  11. « Gouvernement: Mabri Toikeusse Mabri et Gnamien Konan limogés », Abidjan.net,‎ (lire en ligne, consulté le )
  12. « Côte d’Ivoire : Un nouveau Gouvernement de 36 ministres dont 10 entrants », Abidjan.net,‎ (lire en ligne, consulté le )