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Tofailles

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Tofailles
Description de cette image, également commentée ci-après
Plat de tofailles avec patates, oignons, lard, viande fumée et saucisses.
Autre(s) nom(s) Touffaye
Lieu d’origine Hautes-Vosges
Créateur Marcaires des chaumes vosgiennes
Date Ancestrale
Place dans le service Plat principal ou accompagnement
Température de service Chaud
Ingrédients Pomme de terre, oignon, lard et poireau
Mets similaires Touffaye gaumaise, roigebrageldi, baeckeoffe, bian hâs[1], poêlée franc-comtoise, poêlée montagnarde, tartiflette, salade vosgienne
Accompagnement Riesling, pinot gris
Classification Plat à l'étouffée, cuisine vosgienne

Les tofailles ou tofailles vosgiennes (à l'étouffée, en patois vosgien[2]) sont une spécialité culinaire traditionnelle montagnarde typiquement vosgienne[3], à base de pommes de terre, avec ou sans poireau, de lard (ou de lardons), d'oignons, de beurre et de vin blanc.

La touffaye, simple variation phonétique du même mot « étouffée », est la forme gaumaise de cuisine belge, quelque peu divergente de cette recette.

Étymologie

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Le terme « tofailles », également écrit « toffâyes », provient du lorrain roman des Hautes-VosgesGérardmer) et veut dire « à l'étouffée »[4]. À La Bresse, on dit « tofôlles » de l'expression « é l'étoffôe » signifiant à l’étouffée[5].

Préparation

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Divers variantes existent de ce plat traditionnel montagnard calorique vosgien, selon les lieux et les habitudes locales. Le plat consiste traditionnellement à alterner dans un grand plat (ou une terrine) des tranches de viandes de salaison fumée vosgiennes (saucisse, lard, jambon, palette, filet mignon...) avec des couches de pommes de terre et d'oignons, le tout cuit à l'étouffée à feu doux pendant une heure et demie à deux heures. Les pommes de terre ainsi cuites se défont beaucoup et le résultat est une sorte d'épaisse purée aux lardons si la cuisson est très longue, que l'on sert avec de la palette de porc fumée (proche du petit salé). Celui-ci est dénommée la dehpeuille[6], [7] (dépouille).

Le repas marcaire

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Préparation de tofailles géantes à Gérardmer.

Les tofailles sont un plat traditionnel très courant dans les fermes-auberges[8] des chaumes des Hautes-Vosges (Firstmiss, Schmargult, Balveurche, etc.), et font partie d'un repas traditionnel appelé « repas marcaire » (mot emprunté à l'allemand Melker, trayeur) dont voici le détail :

L'équivalent alsacien

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Le même plat que les tofailles existe en Alsace haut-rhinoise, avec le nom dialectal Roigebrageldi de la cuisine alsacienne. Le partage de cette recette d'un côté à l'autre de la crête du massif des Vosges[9] s'explique par une cohabitation séculaire des pâtres d'estive, dits marcaires, sur les prairies d'altitude que sont les hautes chaumes. La différence de nom du plat s'explique par le fait qu'à l'époque où le patois vosgien était encore pratiqué (avant la Seconde Guerre mondiale), chacune des deux communautés linguistiques partageait ou échangeait certes de nombreuses pratiques culturelles et professionnelles, mais s'exprimait dans sa langue vernaculaire.

Poêlée franc-comtoise géante au munster du marché de Noël de Montbéliard.

L'équivalent franc-comtois

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La poêlée franc-comtoise est une variante de ce plat de la cuisine franc-comtoise, avec du Comté ou de la cancoillotte (ou du munster sur la frontière vosgienne).

Bibliographie

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  • Anne-Lise Henry, Les recettes lorraines de nos grands-mères, Gérard Louis, Haroué, 2002, 93 p. (ISBN 9782914554251)

Notes et références

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  1. Constant Lemasson, Lexique du patois vosgien de Fiménil, 1926
    ALLR J. Lanher, A. Litaize, 1979, CNRS éditions,
    M. Jean Baptiste Thomas, Revue Lorraine Populaire, Juin 1976, n°10,
    Pierre Fève, Bulletin de la Société Philomatique des Vosges, n° 74 à 77, 1971-1974
  2. « tofailles », sur fr.wiktionary.org (consulté en ).
  3. Xavier Brouet, Richard Sourgnes, La Lorraine Pour les Nuls, 2013 : Avec la tarte aux myrtilles ou la tofaille (plat rustique à base de pommes de terre, oignons, lard, vin blanc), le munster est le mets obligé de tout repas marcaire servi dans les fermes auberges, sur le versant lorrain.
  4. Georges Savouret, Vosges, chapitre Ethnographie, collectif chez Christine Bonneton éditeur, Paris, 1987, 432 pages, page 160, (ISBN 2-86253-077-8)
  5. Chanoine Jean Hingre, Patois de La Bresse, Bulletin de la Société Philomatique des Vosges, 1903-1924
  6. Définition du mot patois haut-vosgien « dehpeuille » dans La petite Nèratte (page 176), roman historique de Jean Mougel, maire de la Bresse de 1969 à 1965
  7. Op. cit. Georges Savouret, page 157,
  8. Gîtes ruraux à Munster, recette en ligne sur [1]
  9. Guide vert Alsace-Lorraine, Michelin, chapitre Traditions et art de vivre, sous-chapitre les marcaireries,en ligne sur [2], consulté le 23/09/2014

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Articles connexes

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Liens externes

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