Todor Jivkov

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Todor Jivkov
Toдор Живков
Illustration.
Todor Jivkov le 15 janvier 1963.
Fonctions
Secrétaire général du comité central du
Parti communiste bulgare

(35 ans, 8 mois et 6 jours)
Prédécesseur Valko Tchervenkov
Successeur Petar Mladenov
Président du Conseil des ministres

(8 ans, 7 mois et 18 jours)
Président Dimitar Ganev
Gueorgui Koulichev
Gueorgui Traikov (en)
Prédécesseur Anton Yugov
Successeur Stanko Todorov
Président du Conseil d'État
de la République populaire de Bulgarie

(18 ans, 4 mois et 10 jours)
Président du Conseil Stanko Todorov
Grisha Filipov
Gueorgui Atanassov
Prédécesseur Gueorgui Guirovski
Successeur Petar Mladenov
Biographie
Nom de naissance Todor Khristov Jivkov
Date de naissance
Lieu de naissance Pravets (Bulgarie)
Date de décès (à 86 ans)
Lieu de décès Sofia (Bulgarie)
Nationalité Bulgare
Parti politique PCB
Conjoint Mara Maleeva
Enfants Deux, dont Lyudmila Jivkova

Todor Jivkov
Présidents du Conseil des ministres bulgare
Chefs d'État bulgares

Todor Khristov Jivkov (Toдор Xpиcтoв Живков, translittération scientifique internationale : Todor Hristov Živkov), né le et mort le , était un homme politique communiste bulgare. Il fut durant 33 ans le principal dirigeant de la République populaire de Bulgarie.

Biographie[modifier | modifier le code]

Todor Jivkov et le président de la République socialiste de Roumanie, Nicolae Ceaușescu, en 1979.
Todor Jivkov avec son garde du corps Boïko Borissov, futur Premier ministre de Bulgarie, en 1985.

Enfance[modifier | modifier le code]

Todor Jivkov naît dans le village bulgare de Pravec, dans une famille rurale.

En 1928, à 17 ans, il s'inscrit à l'union des jeunes populaires bulgare BSNM, une association intimement liée au Parti des travailleurs bulgares. L'année suivante, il obtient un emploi d'imprimeur à la Dǎržavna pečatnica, l'imprimerie nationale du royaume de Bulgarie à Sofia.

Parcours politique[modifier | modifier le code]

Membre important de l'appareil policier de l'État après 1945, Todor Jivkov intègre le politburo du Parti communiste bulgare en 1951 et devient chef du parti en 1954. Il manœuvre habillement à Moscou pour supplanter ses concurrents.

Président du Conseil des ministres de 1962 à 1971, il est chef de l'État bulgare du au . Sa politique est marquée par une grande stabilité, voire une stagnation, similaire à celle de Léonid Brejnev, avec qui il entretient de bonnes relations. Il déclare vouloir « procéder à l'unification définitive d'une nation majoritairement chrétienne par l'éradication de la présence turque/musulmane dans le pays » ; il mène ainsi une politique de « bulgarisation » des minorités musulmanes baptisée « processus de régénération nationale ».

Le 10 novembre 1989, une révolution de palais des communistes réformateurs le force à démissionner[1]. Le complot était prévu depuis plusieurs mois et n'est pas lié à la chute du mur de Berlin, qui a eu lieu la veille, bien qu'il s’inscrive dans le cadre de la chute des régimes communistes européens.

Peu après la chute du régime communiste, Todor Jivkov est arrêté et condamné à sept ans de prison pour détournement de fonds ; du fait de son état de santé, il purge une partie de sa peine à domicile. Dans ses mémoires, il déclare ne rien regretter de ses actions mais critique vigoureusement la perestroïka[1].

Il meurt en 1998, alors qu’il était le dernier grand dirigeant communiste du bloc de l'Est encore vivant[1].

Décorations[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c « Bulgarie : mort de l'ex-dictateur Jivkov », Libération,‎ (lire en ligne).
  2. « La table des douze », L'Humanité,‎ (lire en ligne, consulté le 29 mai 2021).

Liens externes[modifier | modifier le code]