Titus Flavius Postuminus

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Titus Flavius Postuminus
Fonctions
Flamine
Mars Mullo
Ie siècle-IIe siècle
Duumvir
Ie siècle-IIe siècle
Biographie
Naissance
Époque
Activité

Titus Flavius Postuminus est l’une des plus anciennes personnalités connues de la civitas Riedonum (région de Rennes à l’époque romaine) et un notable de cette civitas à son époque.

Une stèle datée de 135 cite la liste de ses fonctions administratives et religieuses : prêtre de Rome et d'Auguste[n 1], premier[n 2] flamine perpétuel de Mars Mullo, il a également « exercé toutes les charges officielles dans sa patrie » (la civitas Riedonum, région autour de Condate Riedonum) avant d'être nommé deux fois duumvir, gravissant ainsi toutes les étapes du cursus honorum[1].

Son nomen « Flavius » suggère que lui ou plus surement un ancêtre a accédé à la citoyenneté romaine sous les Flaviens.

Il existe une rue Postuminus en son honneur à Rennes[2].

Épigraphie[modifier | modifier le code]

Titus Flavius Postuminus n’est connu qu’à travers un petit nombre d’inscriptions.

Chronologiquement, la première inscription fut découverte fin 1868 à l’emplacement de la porte Saint-Michel. Ce fragment étant très court, la signification est resté incertaine[n 3] jusqu’à la découverte des stèles en 1968.

Les deux stèles mentionnant Titus Flavius Postuminus et découvertes quai Duguay-Trouin le 26 juin 1968[3] font partie d'une série de blocs de granit réemployés au IIIe siècle dans la construction du rempart de la ville. À l'origine, elles étaient sans doute les socles de statues placées dans la basilique du temple de Mars Mullo[4], qui est à l'époque le principal dieu de la cité[n 4].

Texte
Inscription[5],[6] Stèle 1 (0,91 × 0,74 × 0,74 m)[7],[8] Stèle 2 (0,91 × 0,67 × 0,685)[8]
Inscription de la porte Saint-Michel à Rennes
La stèle évoquant Titus Flavius Postuminus au musée de Bretagne.
Base dédiée à Mercure Atepomaros


[In] honor[em domus]
[di]vinae et [pagi 3]
[3]ini Mar[ti Mulloni]
[T(itus) Fl(avius) P]ostumi[nus sacerd(os) Ro]
[ma]e et Aug(ustorum) q[uem primum]
[civ]itas Ried[onum

T(ito) Fl(avio) Postumino sac(er-)
doti rom(ae) et aug(usti) quem pri-
mim civitas Riedonum pe(r-)
petuo flamonio Marti Mu-
lonis honoravit bis duoviro om-
nibus officis apud suod functo civi-
tas Riedonum publice statuas cum
suis ornamentis possuit decreto in-
fra scribto
L(ucio) Tutilio Luperco Pontiano C(aio) calpur
nio Atiliano co(n)s(ulibus) decreverunt pari
et summo consensu Fl(avio) Postumino
honestissimo civi ob eiius erga rem
publicam et in singulo merita et
liberalitatem et mores emendatis-
simos ob quos ei subinde gratia ege-
rant statuas quae in basilica templi
Martis Mulonis hac inscribtione po-
nerentur et in eadem basilica loca sta(t-)
uarum quas positrum se numinibus

(pa)gorum edixerat

In honorem domus
divinae et pagi Ma-
tantis Deo Mercurio
     Atepomaro
T. Fl. Postuminus sacerd(os) Ro-
mae et Aug(usti), quem primum
civitas Riedonum perpe-
tuo flamonio Martis Mul-
lonis honoravit, bis duovirum,
omnibus officis apud suos
functus, statuam cum suis
ornamentis de suo posui(t)

(Loco) d(ato) ex (decurionum sententia)

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Voir l'article Religion de la Rome antique.
  2. Premier est très certainement à prendre dans son sens « premier chronologiquement » (Bousquet 1971, p. 114).
  3. Robert Mowat envisage le nom « Postumius » et écarte un lien avec l’empereur Postume (Mowat 1870, p. 12).
  4. Jean-Claude Meuret précise que Mars Mullo n’accède sans doute à ce statut qu'après la conquête romaine (Histoire de Rennes 2006, p. 35).

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Claude Meuret, « Les origines : du confluent à Condate », dans Histoire de Rennes 2006, p. 33 et 34
  2. (fr) Rue Postuminus sur Wiki-Rennes.
  3. Bousquet 1971, p. 109
  4. Jean-Claude Meuret, « Les origines : du confluent à Condate », dans Histoire de Rennes 2006, p. 33
  5. CIL 13, 3151
  6. Numéro d’inventaire 868.0003.7 au musée de Bretagne.
  7. L’Année épigraphique : revue des publications épigraphiques relatives à l’antiquité romaine 1969-1970, Académie des inscriptions et belles-lettres, PUF, 1972, p. 109 n°405a.
  8. a et b Bousquet 1971, p. 112

Source[modifier | modifier le code]

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